Agadir/station de Taghazout : Le péril écologique appréhendé

Le projet touristique de Taghazout dont les travaux entament leurs premiers balbutiements dans le hors site, après une longue période de tâtonnement, suscite aujourd’hui, de larges appréhensions dans les milieux associatifs et les adeptes de l’écologie. En effet, estime l’une de ces instances non gouvernementales, dans une requête adressée à la commission chargée de la recherche publique sur les retombées environnementales de la station balnéaire en question, le projet «aura une incidence destructrice considérable et contribuera à la dégradation écologique de toute la commune avoisinante et du milieu naturel sur l’océan Atlantique en front de mer, sur la biomasse marine, de par les rejets des eaux usées liquides des hôtels et habitations de haut standing prévues à ériger sur l’écosystème des lieux par les arrivages et la grande concentration des estivants et des propriétaires du site». En effet, aucune station de traitement des eaux de quelque taille que ce soit ne pourrait satisfaire le traitement des rejets des liquides domestiques et autres telles les eaux pompées et rejetées des stations de thalassothérapie des hôtels spa, des eaux de traitement phytosanitaires du circuit fermé de l’arrosage du gazon des terrains de golf et des rejets liquides souvent pollués des complexes hôteliers. Outre les conseillers communaux des communes environnantes qui ont toujours émis des réserves autour de ce projet d’envergure, du fait qu’ils ne sont pas consultés ni impliqués dans les différentes phases de  cette réalisation, le mouvement associatif s’en mêle pour de bon et continue à monter au créneau. Dans les pays qui se respectent, poursuit-il, «l’environnement d’un tel projet devrait être intégré selon le maximum d’études techniques architecturales sans porter atteinte au milieu environnemental, prévoyant de grands espaces verts, respectant les zones forestières qui fournissent l’oxygène». Il est à rappeler que le projet est mitoyen à une forêt d’arganiers, cette espèce emblématique ancestrale qui n’existe nulle part ailleurs, qu’il faudrait protéger à tout prix et non détruire par les constructions des hôtels, des immeubles de villégiature, des campings et d’autres investissements touristiques portant sauvagement préjudice à la nature. D’autre part, la denrée de l’eau se raréfie de plus en plus dans un approche avenir pour une région qui se situe dans une zone aride et désertique ; Il est donc inadmissible de fonder des projets grandioses à forte demande de ressources hydriques avec des terrains de golf à 8 et 18 trous, nécessitant une irrigation permanente à haut débit des pelouses, des haies et des arbres d’ornement, lesquelles sont sans répercussions bénéfiques pour l’être humain, sans oublier la forte consommation domestique journalière des touristes dans les hôtels. Le projet Taghazout, soulignent les plaignants, sera très lourd à gérer, de par son application directe dans l’atteinte à l’environnement de façon systématique et générera, sans doute, de gros profits financiers aux pourvoyeurs de fonds, mais avec un prix à payer, à long terme pour l’anéantissement écologique. Même si cette appréhension, concluent-ils, ne sera pas prise en compte, ils s’élèvent énergiquement contre la destruction de la nature au détriment de profits et de gains des spéculateurs.

Saoudi El Amalki – albayane.press.ma

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A propos Michel Terrier

Un ancien d'Agadir revenu au pays.
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Une réponse à Agadir/station de Taghazout : Le péril écologique appréhendé

  1. agadir dit :

    d’agadir a taghazout les plages ont toujours eté polluées, quand je creusais dans le sable etant gosse, il y avait toujours des traces de mazout en dessous… anza n’etait pas connue pour sa qualité de l’air ni taghazout pour son odeur avec le probleme des égouts, donc vaut mieux construire et creer des emplois. si on ecoutait tout le monde on serait encore dans des cavernes.

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