par Malika Alami – leconomiste.com
- PRÈS DE 50% DE LA PRODUCTION NATIONALE À AÏT BAÂMRANE
- UNE UNITÉ DE TRANSFORMATION OPÉRATIONNELLE CE MOIS D’AOÛT
- UN INVESTISSEMENT DE 18 MILLIONS DE DH

Au Maroc, la superficie totale du cactus est estimée entre 120.000 et 150.000 ha. Ses dérivés servant aussi bien dans la pharmacologie que la cosmétologie, sans compter l’alimentation humaine et le fourrage pour le bétail surtout en période de sécheresse, aussi est-il prévu de développer la culture de cette plante. D’ici 2020, quelque 100.000 hectares de cactus seront plantés à travers le royaume
A Sidi Ifni, il y a d’autres richesses que les plages… La localité de Aït Baâmrane, à elle seule, génère près de 50% de la production nationale de cactus. Elle reste cependant peu organisée et peu productive comparativement à ses potentialités de développement et de création de valeur, donc de richesses et d’emplois, considérables. Pour organiser la filière et développer les revenus des petits producteurs sans oublier la création de nouveaux emplois, le Conseil régional du Souss-Massa-Draâ a programmé l’aménagement d’une unité de conditionnement et de transformation du cactus sur un terrain de 8.200 m2. Un projet de 18 millions de DH financé par le département de l’Agriculture, le Conseil régional du Souss-Massa-Draâ ainsi que le GIE Cactus d’Aït Baâmrane et la municipalité de Sidi Ifni. L’unité devrait être opérationnelle ce mois d’août. Une fois réalisé, l’établissement offrira 90 postes d’emploi permanents lors de ses trois premières années. En outre, il permettra de réunir l’ensemble des producteurs existants au sein d’une dynamique commune afin de défendre les mêmes intérêts. Objectif: produire mieux et en quantité, et se donner les moyens d’écouler la production autant sur le marché national qu’international. Et aussi répartir équitablement les gains de plus-value et rémunérer les prestataires de service d’appui technique et commercial. Le souci est une meilleure répartition de la valeur ajoutée le long de la chaîne de production au profit des professionnels afin d’augmenter leur pouvoir de négociation. Il faut préciser qu’au Maroc, la superficie totale du cactus est estimée entre 120.000 et 150.000 ha. C’est une culture présente sur l’ensemble du territoire, mais avec des densités variant d’une région à l’autre. Au sud du Royaume, on la trouve à des altitudes allant de zéro à 1.000 m. Plus précisément, 50% de la superficie nationale de cactus se situe entre la zone d’Aït Baâmrane et Sidi Ifni. 40.000 ha se trouvent dans la région de Sidi Ifni. Dans cette région, des coopératives agricoles cultivent le cactus pour en faire de la confiture et des fruits confits. Ainsi, cette culture permet la mise en valeur de zones enclavées et éloignées. Selon les chercheurs du domaine, cette plante présente divers avantages. Ils sont d’ordre écologique, socioéconomique, alimentaire, cosmétique, voire thérapeutique. D’un point de vue scientifique et écologique, d’après un chercheur scientifique en la matière, l’utilisation du cactus au Maroc est une alternative d’envergure pour lutter contre la sécheresse et la désertification. En effet, cette plante possède une très grande adaptation aux conditions des milieux les plus critiques (aridité du climat, chaleur, terrains pauvres.). Elle permet, en outre, une production en biomasse très efficiente et d’une valeur fourragère acceptable. Le cactus constitue ainsi une source fourragère de survie lors des périodes de sécheresse. Il joue également un rôle important dans la protection des sols sans compter que sa culture est très rémunératrice. Un hectare de cactus rapporte à son exploitant jusqu’à 10.000 DH de bénéfice, contre 3.500 DH pour l’arganier et 1.500 DH pour les céréales.
Bientôt 100.000 hectares plantés
Selon les chercheurs, le sud marocain dispose d’une très grande variabilité d’écotypes de cactus. En effet, lors de prospections menées en 1999 et 2000 au nord, à l’est et au sud de la ville d’Agadir et à travers les provinces de Tata, Goulmime, Tiznit (Sidi Ifni, Aït Baâmrane), Inezgane, Chtouka Aït Baha, Taroudant et Essaouira, 100 écotypes dont Achfri, Aïssa et Moussa ont été collectés et plantés. Les résultats de ces essais ont révélé l’existence d’une très grande variabilité génétique entre les écotypes aussi bien au niveau de leurs fruits que de leurs raquettes. A titre d’exemple, le poids du fruit varie entre 44g et 142g et la teneur en sucre entre 4,5 et 18,7%. Nombreuses sont aussi les vertus du cactus.
Ses dérivés servent aussi bien dans la pharmacologie que la cosmétologie, sans compter l’alimentation humaine et le fourrage pour le bétail surtout en période de sécheresse. Aussi il est prévu de développer la culture de cette plante. En effet, d’ici 2020, quelque 100.000 hectares de cactus seront plantés à travers le Royaume.

.Agadir Première
.U. F. E. : Union des Français de l'Etranger Agadir
A. F. E. : Assemblée des Français de l'Etranger
Ambassade de France au Maroc
C. F. E. : Caisse des Français de l'Etranger
Expat Blog : Le Blog des expatriés
I. F. A. : Institut Français d'Agadir
Igoudar : le site de Salima Naji
Kane Ya Makane
Le Groupement des Etrangers Résidant au Maroc
M. F. E. : Maison des Français de l'Etranger
Sénat des Français à l'Etranger
Le site Agadir 1960
Le site de Guelmim
Le site de Tafraout
Photos du sud-Maroc d'Albert Jacob