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26e Marathon des Sables au Maroc: le grand « trail » des ergs

AFP, 12/03/2011

Une course unique au monde dans le Sahara marocain, 900 concurrents de 42 nationalités âgés de 19 à 79 ans, 250 km à travers dunes, jebels, oueds asséchés: le Marathon des Sables dont la 26e édition se courra du 3 au 9 avril, s’est imposé en un quart de siècle comme l’une des épreuves reines de la course de pleine nature, le « trail »

L’épreuve créée en 1986 par Patrick Bauer qui en eut l’idée en crapahutant, seul entre ksars et oasis, dans le grand sud, au-delà de Ouarzazate, dans les magnifiques vallées des oueds Dra et Ziz, ne compta que 23 concurrents-pionniers lors de sa 1ère édition.

Mais le patron du Marathon des Sables eut le sens de l’histoire en imaginant cette course du désert inédite, qui pris en quelques années son essor avec le développement concomitant du sport-nature hors-stade, à la fin des années 80.

Le « trail » a deux autres épreuves emblématiques: le Grand Raid ou Diagonale des fous dans l’île de la Réunion et l’Ultra-Trail du Mont Blanc entre France, Suisse et Italie.

En 25 ans, 11.000 concurrents (70% internationaux, 14% de femmes) du Marathon des Sables, ont transpiré à grosses gouttes, les pieds en feu, le souffle de forge, sur l’itinéraire balisé, de nuit comme de jour, dans les paysages grandioses et arides du sud-marocain.

Au pays de la dynastie chérifienne, cette épreuve est aussi devenue un des grands évènements sportifs de l’année. Ce sont d’ailleurs deux coureurs marocains, les frères Lahcen et Muhammad Ahansal, qui successivement occupent depuis 1997, la plus haute marche du podium.

Comme chaque année, les concurrents vont découvrir le tracé du parcours dans l’avion qui les transporte outre-Méditerranée.

Mais ils savent déjà qu’ils devront parcourir sur le papier, 250,700 KM en 6 étapes balisées et qu’un bivouac de tentes sahariennes les attend chaque soir.

Pour le reste, qu’ils courent individuellement ou en équipes, ils doivent en permanence transporter dans leur petit sac à dos, leur couchage ainsi que leur nourriture pour toute la durée de l’épreuve.

« On limite le nombre de poils sur la brosse à dent pour s’alléger…. » dit un concurrent. Les plus économes en poids sont chargés de 6 à 7 kg. Les moins prévoyants, d’une douzaine de kg.

La longueur des étapes varie de 20 km pour la plus courte à 80 km pour la plus longue qui se court jour et nuit et en partie à la boussole. Chocs thermiques (jours torrides et nuits fraîches), et forts vents de sable qui aveuglent, sont chaque année au rendez-vous.

« Le Marathon des Sables est le modèle de la course d’endurance où il convient de savoir gérer son effort au millimètre et de la tête aux pieds », dit Joseph Le Louarn dont c’est la 6e participation.

Joseph, ancien haut fonctionnaire des Douanes originaire de Paimpol (Côtes d’Armor), le port terre-neuvas, va porter le dossard 679, nombre à décomposer ainsi: 6 pour le nombre de marathons courus et 79 pour … son âge!

« Cette année, ce sera une course d’entraînement pour l’année prochaine, assure-t-il. J’entends bien fêter mon 80e anniversaire en allongeant la foulée, dans le 27e Marathon des Sables en 2012 ».

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Publié 12 mars 2011 par Michel Terrier dans Sport

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