Business d’été : La fièvre des plages privées

Musique à fond, clientèle selecte, service sur mesure, alcool à flot… Ce sont les clés du succès du concept des plages privées. Après un démarrage timide il y a plus de 10 ans, la formule a désormais la cote. Un business qui a fait ses débuts dans les plages du Nord et à Agadir. Il a gagné la région de Casablanca-Mohammedia dans les années 90 avant de passer dernièrement à Saïdia.
A elle seule, la zone de Tamaris (sud de Casablanca) compte actuellement 6 plages privées. Ces plages payantes offrent une palette de prestations: douches, restauration, animation, sécurité, aires de jeux.

C’est dire que plage ne rime pas systématiquement avec baignade.
Déclinée en packages, la nouvelle formule séduit: restaurants, bars, cafés, vue imprenable sur la mer et des transats pour bronzer en toute tranquillité.

Les prix varient selon l’emplacement et le service proposé. Ainsi, l’on trouve des transats à 60 DH ou encore des emplacements à 100 DH. Pour la restauration, il faut compter 90 DH pour les entrées et 100 DH pour les plats. «En moyenne, la journée revient à 250 DH par personne», explique Fayçal Tazi, cogérant de Sunny Beach. Un concept qui cible une clientèle familiale, tout en proposant des animations adaptées aux autres catégories. «Chaque plage essaie de développer un positionnement différent, certaines s’adressent aux familles alors que d’autres ciblent les jeunes branchés», signale Tazi.
La fréquentation varie. Si, en semaine, c’est un semblant de sérénité et de repos, le week-end, c’est le branle-bas de combat. «Notre chiffre d’affaires passe de 3.500 DH par jour en semaine à 30.000 DH en week-end, soit 10 fois plus de recettes», annonce Tazi. Un chiffre d’affaires où l’alcool contribue à hauteur de 10 à 20%. Généralement fréquentées la journée, les plages privées ouvrent également le soir. «Nous avons le droit d’organiser des soirées. Une loi nous permet d’ouvrir jusqu’à 1 heure du matin», souligne le cogérant de Sunny Beach. En cas de dépassement du couvre feu, une autorisation préalable est requise.
Même Marrakech a concocté sa propre formule. Baptisée Plage rouge, la formule séduit une clientèle internationale depuis 2006. A 10 mn du centre de Marrakech, la Plage rouge se veut une oasis en zone semi-aride. Un havre de paie avec relax et transats design, lits à baldaquins ombragés, terrasses de restaurant.

Chaque été, la concentration d’une jeunesse Bling Bling y est impressionnante. En termes de prix, le ticket d’entré est de 250 DH (accès piscine, matelas et serviette).
Autre formule à guichets fermés, celle des acquaparcs. Difficile d’y trouver un transat libre le mois de juillet en week-end! Comme les plages privées, le concept est récent mais s’est déjà implanté à Casablanca, Tanger, Tétouan, Marrakech et Agadir. «Nous proposons des attractions qui s’adaptent à tous les âges en plus d’espaces de restauration. En général, nos clients viennent passer toute la journée», explique Mehdi Lakhmiri, directeur d’exploitation de l’aquaparc Tamaris. Ce dernier reste néanmoins discret sur les recettes et le nombre de visiteurs. En juillet, il faut compter 160 DH par adulte et 100 DH par enfant pour accéder à l’aquaparc de Tamaris. A Oasiria, l’aquaparc de Marrakech, les prix sont plus élevés: 190 DH pour un adulte et 150 DH pour un enfant.
Mais si ces espaces font le plein en juin et juillet, les opérateurs n’ont en revanche aucune visibilité sur le mois d’août qui coïncide avec Ramadan cet été. Certains anticipent la baisse de régime et développent de nouvelles activités pour attirer plus de clientèle. «Nous avons ouvert le bowling de Tamaris pour compenser le manque à gagner de Ramadan», explique Lakhmiri.

Camping: Le come-back

Le concept de camping opère son come-back. Beaucoup de Marocains ne sont pas friands du confort luxueux qu’offrent les hôtels. Du coup, ils optent pour la formule camping-caravaning. «Camper favorise le contact humain et permet aux gens blasés de se rapprocher et de se redécouvrir», insiste le gérant d’un camping.
Bungalows équipés, caravanes, tentes.

Le concept séduit les inconditionnels de la nature et les nostalgiques. L’on y trouve aussi piscines, restaurants, barbecue, court de tennis, aires de jeux, blocs sanitaires, douches et autres commodités en plus de bacs pour le linge et la vaisselle. Des bornes électriques sont placées tout le long des allées et sont utilisées volontiers par les campeurs. Miramonte (Tanger), Atlantica Parc (Agadir), Tifina (Erfoud), Hamada du Draa (M’hamid), Le Relais (Marrakech), ou Diamant vert (Fès)… les offres se sont diversifiées et les prix varient entre 70 et 800 DH la nuitée.

Ilham BOUMNADE – L’Economiste

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Publié 1 juillet 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Tourisme

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