Archives de 19 août 2011

Poisson: Les spéculateurs font exploser les prix

  • La sardine atteint le pic de 30 DH le kilo
  • Les professionnels dénoncent l’absence de contrôle de la pêche hauturière

Les débarquements de poisson ont baissé de 32% depuis début 2011 par rapport à la même période de l’année précédente. Selon les chiffres de la tutelle, la production des segments de la pêche côtière et artisanale s’est établie à 386.717 tonnes. Ce qui représente une baisse de 33% par rapport aux sept premiers mois de 2010. Mais la baisse des captures explique-t-elle à elle seule la flambée des prix constatée depuis quelques semaines sur les marchés de poisson et particulièrement depuis le début du mois de Ramadan? Pour Mehdi Choukhman, responsable de la section poisson au sein du Syndicat national des commerçants et des professionnels (SNCP), section poisson, d’autres facteurs contribuent au renchérissement des prix. Il y a d’abord les perturbations des circuits de commercialisation. «Le marché du poisson connaît actuellement une situation d’anarchie structurée, caractérisée par la spéculation et l’absence de tout contrôle», explique-t-il. Si l’on en croit le professionnel, le marché de gros de poisson de Sidi Othmane n’a pas réglé le problème de l’approvisionnement des commerces.
En effet, «contrairement au marché du port, aucune vente aux enchères n’y est organisée. Le poisson fait l’objet de transactions entre plusieurs intervenants, parfois même à l’extérieur du marché. Or, la vente aux enchères est justement un mécanisme de régulation des prix», explique Choukhman. De plus, le secteur a vu ces derniers mois l’arrivée de nouveaux intermédiaires, qui proviennent d’autres domaines d’activité et d’autres régions. «Ces intervenants, qui se sont multipliés récemment, ont introduit de nouvelles méthodes de travail. Ce qui crée des tensions sur les marchés», affirme-t-on auprès du SNCP. Et d’ajouter que ces intermédiaires achètent du poisson selon la disponibilité de la ressource et l’expédient dans la région où ils sont convaincus de le vendre au prix fort. «Il arrive que ces spéculateurs rappellent leur marchandise pour la réorienter vers un autre marché ou une autre région où la demande est plus élevée. Transporté dans de très mauvaises conditions, le poisson arrive souvent impropre à la consommation», explique le commerçant. Certains camions et autres triporteurs transportent, en effet, le poisson sans aucun respect de la chaîne du froid ni des conditions d’hygiène.
Conjuguée à la spéculation, la multiplicité des intermédiaires, surtout depuis la création du nouveau marché de gros du poisson, explique la flambée des prix. Par ailleurs, contrairement aux secteurs des fruits et légumes, qui connaît le même phénomène, «les intermédiaires opérant dans le commerce du poisson exercent de manière permanente». Depuis l’avènement du printemps arabe, de nouveaux marchands se sont reconvertis dans le commerce du poisson. Ce qui n’est pas pour contribuer à la baisse des prix.
Ainsi, selon la profession, la sardine, qui est l’espèce de poisson la plus populaire au Maroc, est achetée à environ 8 DH par le mareyeur pour être vendue à 12 DH. Elle est ensuite revendue par le grossiste avec une marge bénéficiaire de 4 à 5 DH. La sardine est par la suite commercialisée par les intermédiaires occasionnels avec une marge bénéficiaire située entre 10 et 15 DH environ, selon la situation. Quant au détaillant, il s’adjuge une marge bénéficiaire de 5 à 10 DH, selon les quartiers huppés ou populaires. Soit un prix total de 30 DH parfois. Pour les poissons nobles, tels que le merlan colin, l’espadon, l’ombrine…, les marges sont encore plus importantes.
Autre facteur expliquant les niveaux de prix atteints par le poisson, la forte demande des consommateurs pour cette denrée alimentaire d’une manière générale, et pendant Ramadan en particulier. «Les habitudes de consommation des Marocains ont changé. Ecoutant les conseils médicaux, ils préfèrent désormais consommer du poisson à la place des viandes rouges», analyse Choukhman.
Pour Abderrahman Bousri, président de l’Association professionnelle de la pêche côtière à Tan-Tan, la flambée des prix ne s’explique pas que par la multiplicité des intermédiaires. Selon ce dernier, la sardine, qui constitue «un véritable baromètre du secteur», était achetée à 2 DH par les mareyeurs. Depuis quelques semaines, elle a complètement disparu d’Agadir, quand bien même ils seraient prêts à la payer à 15 DH. «C’est plutôt la rareté de la ressource qui explique la flambée des prix».
Selon Bousri, «cette année a été marquée par de fortes variations de température des eaux de mer, essentiellement dans la zone sud, qui approvisionne tout le Maroc». C’est la raison pour laquelle les professionnels ont saisi la tutelle pour réclamer une nouvelle cartographie des eaux poissonneuses, entre Boujdour et Dakhla.

Economie de rente
Les professionnels de la pêche dénoncent l’absence de contrôle des bateaux russes et de l’Union européenne opérant dans les eaux territoriales marocaines. «Ces bateaux n’ont jamais débarqué leurs captures au port de Dakhla comme convenu lors de la signature des accords de pêche. De plus, le port de Dakhla n’a pas été dimensionné par rapport à ces volumes de pêche», affirme Abderrahman Bousri, président de l’Association professionnelle de la pêche côtière à Tan-Tan. Ce dernier n’est pas le seul à relever l’absence de contrôle de la pêche hauturière. «Les barons de ce segment pêchent en haute mer et débarquent leurs captures au port de Las Palmas au détriment du marché national», fustige Mehdi Choukhman, responsable de la section poisson au sein du Syndicat national des commerçants et des professionnels (SNCP).

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Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Pêche

Une rencontre étonnante !

Lorsque nous avons été à Imchguiguilne et à Inoumar avec l’équipe d’Agadir Première, pour les photographies des modèles de caftans de haute couture, nous avons eu la surprise de rencontrer un ancien esclave.

Le voici :
Ce beau vieillard est né en 1903 en Afrique noire, il a été vendu comme esclave en 1909 à Essaouira et acheté par le père de M’Bareke, le gardien du grenier d’Imchguiguilne.

Il est resté au service de cette famille jusqu’en 1956, année où il a été affranchi. Bien qu’étant sous protectorat français, le Maroc n’appliquait apparamment pas toutes les lois en vigueur en France !

A l’âge de 107 ans maintenant, il se porte très bien, il n’a, parait-il, jamais pris de médicaments ! et on peut vous dire qu’il aime bien les croissants et les pains au chocolat !

Il est maintenant choyé par ceux qui l’ont eu comme esclave : juste retour des choses !

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Insolite, Société, Souvenir

La réussite de la première chirurgie sur la colonne vertébrale par télescope dans le sud du Maroc

Une équipe médicale de l’hôpital Hassan II à Agadir chapeautée par Dr. Abderafie JAMILI, était en mesure, le mercredi (17 Août 2011), de réaliser une opération chirurgicale qui est la première du genre dans le sud du Maroc. L’intervention consistait à opérer la colonne vertébrale d’un patient à l’aide d’un télescope.

Selon Dr. Abderafie, le processus de cette opération est basé sur l’introduction d’une Micromachine dans le corps du patient contenant une caméra, qui agrandit la taille des organes du corps pour permettre au médecin de réaliser l’opération avec une vision quasi réelle.

Toujours selon Dr. Abderafie, ce genre d’opération est nouveau dans le monde de la médecine en Europe et en Amérique, et seulement trois médecins au Maroc ont déjà effectué une telle opération. Concernant les patients qui subissent  ce type de chirurgie ; ils sont principalement touchés par la maladie du « prolapsus du disque intervertébral ».

Certains médecins affirment que ce type de chirurgie garde les cellules du corps saines, et n’affecte pas le reste des organes du corps; mais la possibilité de généraliser cette machine reste tributaire de son coût élevé, qui dépasse les 600 000 Dh.

Agadirnet.com

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Santé

Immobilier: La baisse des transactions se poursuit

  • -17,5% au second trimestre et -25,8% sur un an
  • Les prix, eux, sont en repli de 1,6% sur les quatre derniers mois

L’été ne semble pas rayonnant pour les professionnels de l’immobilier, sauf à Agadir et Marrakech. Les transactions, arrêtées au 4 août, affichent une baisse de 17,5% par rapport au premier trimestre 2011 et près de 26% en glissement annuel, selon l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI). Moins de 16.000 ventes ont été enregistrées à cette date. La chute des transactions s’est accompagnée d’une baisse des prix, soit 1,6% au second trimestre. La baisse des tarifs a été plus ressentie au niveau des biens fonciers et commerciaux avec un repli respectif de 3,7 et 3,8% au cours des quatre derniers mois. Comparés à la même période en 2010, les prix des actifs immobiliers ressortent en hausse de 1,9% dont 3,8% dans le résidentiel.
Les prix des appartements affichent une baisse de 0,3% au dernier trimestre, mais en hausse de 5,4% sur une année glissante.
Les transactions, elles, ont reculé respectivement de 15,5% et 25,9%.
Les ventes d’appartements représentent plus de la moitié des transactions, soit 60% sur la période de calcul de l’indice. Les plus fortes baisses sont enregistrées à Tanger-Tétouan ou encore dans la région de Fès-Boulemane. Tanger, Fès, Kenitra et Oujda affichent les plus fortes baisses des transactions pour l’ensemble des segments.
Par contre, la dynamique est tout autre sur les marchés d’Agadir, Marrakech ou encore Meknès. Les ventes sont en hausse de 30,4% à Agadir et 20,7% à Marrakech par exemple. Parallèlement, les prix ont augmenté de 2,1% à Agadir au second trimestre, alors qu’ils ont stagné à Marrakech. Casablanca affiche une hausse de 1,3% d’un trimestre à l’autre et 2% sur un an. Les transactions dans la capitale économique ressortent pour leur part en légère hausse de 4,9%. Sur l’ensemble du marché, la baisse des transactions et celle des prix, même si elles tiennent selon une logique économique, reste tout de même surprenante en raison de la période où elles interviennent. L’été est généralement considéré comme la haute saison pour les promoteurs immobiliers notamment avec le retour de la clientèle étrangère, principalement les MRE. Pour l’heure, l’effet été semble plus prendre à Marrakech et Agadir qu’ailleurs.
Généralement les promoteurs immobiliers entendent vendre à un « bon prix» pendant la période estivale. De toute évidence, les résultats ne semblent pas à la hauteur des attentes, pour l’instant. Sachant que, «l’indice des prix des actifs immobiliers ne reflète pas une tendance lourde du marché », relèvent les professionnels.

A contre-courant du marché national, les ventes sont en forte hausse à Agadir (+30,4%) et Marrakech (20,7%).
Parallèlement, les prix ont augmenté de 2,1% à Agadir au second trimestre, alors qu’ils ont stagné à Marrakech. A Casablanca, les ventes ont progressé de 4,9% et les prix de 1,3%
 
 

 Elargissement du panier de l’IPAI
Le calcul de l’indice des prix des actifs immobiliers prend désormais en compte les bureaux, les locaux commerciaux et les terrains urbains. L’indice passe ainsi de trois à six catégories de biens immobiliers. D’autres améliorations seront apportées prochainement. Elles permettront notamment de juger l’impact des évolutions des prix des actifs immobiliers sur l’inflation ou de façon générale sur la stabilité financière, indique Bank Al-Maghrib.

lavieeco.com

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement

Agadir : Un programme ramadanesque à la mémoire des victimes du séisme de 1960

C’était une nuit de Ramadan en 1960. Agadir fut secouée de plein fouet par un tremblement de terre qui a anéanti toute la ville en quelques fractions de seconde. Pourtant, c’est aujourd’hui les locaux et survivants de cette tragédie qui entretiennent la mémoire collective. En effet, c’est à l’occasion du 51ème anniversaire du tremblement de terre d’Agadir que l’association «Izorane n’Agadir » a mis en place un programme dédié à cette tragédie durant ce mois de Ramadan. «La démarche n’est qu’une tentative de restituer et de transmettre notre patrimoine collectif au bénéfice des Gadiris actuels et futurs dans une cité, qui, nous souhaitons ardemment, saura garder son identité. C’est pour nous, non pas uniquement un devoir de mémoire mais aussi un devoir d’association
citoyenne», annonce-t-on auprès des membres de cette association. Ainsi, le programme mis en place par cette association a débuté avec les premiers jours du mois sacré. La première initiative dans ce sens étant l’inauguration de la plaque commémorative des fausses communes des disparus du 29.02.1960 au cimetière d’Ihchach ainsi que l’organisation d’une veillée religieuse. Par ailleurs, une conférence –débat portant sur le bilan de l’évolution urbaine de la ville pendant cette moitié de siècle a été également donnée à l’occasion.
L’objectif de ce débat étant de dresser l’état des lieux d’un développement urbain en fort croissance et souvent au détriment de l’identité de la ville.
Ceci étant, on note également la projection d’un documentaire sur Agadir d’avant le séisme suivi d’un débat sur le projet de mise en place d’un jardin botanique au niveau du site de l’ancienne «Talborjt». Le programme de l’association «Izoran n’Agadir» continue tout au long de ce mois de Ramadan. Ainsi, on signale au programme de la soirée du 23 août une projection portant sur «les sports et animation d’antan à Agadir» suivie d’un hommage à l’une des figures sportives anciennes de la ville. Pour rappel, la ville d’Agadir a été frappée par le séisme le 29 février 1960 à 23h. D’une durée de 15 secondes et d’une magnitude
de 5.7 sur l’échelle de Richter, ce tremblement de terre meurtrier a fait quelque 20.000 morts et des dizaines de milliers de blessés. Notons que plusieurs documentaires, livres sites Internet et événements ont été dédiés, depuis, à cette tragédie qui marquera à jamais la ville d’Agadir.

Majda Saber – aujourdhui.ma

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Souvenir

Chtouka Ait-Baha : de nouvelles infrastructures pour la mise à niveau des zones rurales

Agadir, 19/08/11

Les zones rurales de la province de Chtouka Ait-Baha ont bénéficié de nouveaux projets d’équipement, à l’occasion de la fête de la jeunesse qui coïncide avec le 58ème anniversaire de la révolution du Roi et du peuple.

Dans la commune de Hlala, le coup d’envoi a été donné aux travaux de raccordement de plusieurs douars à l’eau potable pour un investissement de 3,3 millions de dirham (MDH), financé par la direction générale des collectivités locales.

Le projet lancé par le gouverneur de la province, Abderrahmane Ben Ali, permettra à quelque 7.000 personnes d’avoir accès à cette ressource précieuse et d’améliorer ainsi leurs conditions de vie dans une zone qui souffre de stress hydrique.

En matière d’infrastructures routières, il a été procédé, dans la commune de Targan Touchka, au lancement des travaux d’un axe de 13 Km entre les routes provinciales 1009 et 1003. Un budget de 17 MDH a été alloué à ce projet initié dans le cadre d’un partenariat entre la Direction de l’équipement, le conseil provincial et les communes de Targan Touchka et Ait ouadrime. La route qui devrait être opérationnelle dans un an, permettra de désenclaver plusieurs douars de la région.

Afin d’encourager la scolarisation en milieu rural, notamment parmi les filles, les travaux de réalisation d’une école communale à Idaougnidif ont été lancés pour un budget de 6 MDH financé par l’Académie d’éducation et de formation de Souss-Massa-Draa.

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Agadir

Dakhla : Près de 100 millions DH pour le développement de la filière cameline

En bénéficiant à 300 éleveurs, ce projet devra booster la production
dans les années à venir.
Une enveloppe budgétaire de près de 99,27 millions DH a été consacrée au développement de l’élevage des dromadaires et à la valorisation des produits camelins dans la région de Oued Eddahab-Lagouira qui compte un énorme potentiel dans ce secteur. Selon un rapport de la direction régionale de l’agriculture à Dakhla, ce projet de développement de la filière cameline, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Maroc Vert, devra bénéficier à 300 éleveurs dans la région, où l’élevage de dromadaires demeure une activité majeure tant sur le plan économique, social que culturel. Etalé sur 10 ans, ce projet
concerne la création et l’équipement de six centres de collectes de lait et six autres pour la collecte de fourrages, l’aménagement et l’équipement d’une usine de traitement de lait à Taouarta, la valorisation des produits camelins, l’acquisition de dromadaires mâles pour l’amélioration de la race ainsi que la mise en place de système de suivi et d’encadrement sanitaire du cheptel. Il porte également sur l’équipement de zones pastorales de points d’eau pour le breuvage des dromadaires, la réalisation d’une étude sur l’amélioration des parcours de pâturage, la mise en place de mécanisme de labellisation des produits camelins, outre l’organisation des producteurs et des éleveurs au sein de structures professionnelles en mesure de qualifier le secteur. S’agissant des résultats prévisionnels, le projet devra contribuer à l’augmentation à l’horizon 2020, de 150% de la production de lait pour atteindre 10.000 tonnes, de 93% de la production de viandes qui s’élèvera à 500 tonnes et de 110% des jours de travail offerts dans le secteur. Le nombre de camelins s’élève à plus de 25.000 têtes dans la région de Oued Eddahab-Lagouira, qui, en raison de son caractère pastoral et l’existence de plusieurs points d’eau, attire des éleveurs de dromadaires d’autres régions limitrophes. Les principales races camelines élevées dans la région sont le Grezni (60%), le Marmouri (35%) et le Khouwari (5%).

MAP

Publié 19 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Développement, Région

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