Archives de 25 août 2011

Agadir anticipe sur la prochaine saison touristique

L’année 2011 est loin d’avoir été fructueuse pour les professionnels du tourisme. A Agadir, tour-opérateurs, hôteliers, professionnels et administrations planchent sur le moyen de remonter la pente. Après une année 2010 marquée par une embellie, les professionnels de la première station balnéaire restent optimistes quant à la capacité de transcender l’actuelle conjoncture peu favorable et pouvoir relancer un secteur crucial pour le développement de la région. Pourtant, les quatre premiers mois de l’année ont été prometteurs, le secteur ayant enregistré une progression d’environ 22%. La crise financière mondiale et ses retombées sur l’industrie du voyage, l’instabilité politique dans certains pays de la région, ainsi que l’impact de l’attentat de Marrakech, sans oublier un mois de Ramadan estival, sont autant de facteurs qui ont contribué à un renversement de situation. Un recul notable a été constaté au niveau de destinations stratégiques comme les marchés français et allemand. Le nombre de touristes russes, en évolution ces deux dernières années, ne cesse de régresser accusant une baisse de 60% en juillet dernier. Dans ces conditions, l’anticipation d’une nouvelle saison touristique est de mise. A ce niveau, les acteurs du secteur de la région ne manquent pas de se renvoyer la balle.

Pour Abdellatif Abid, hôtelier et consul honoraire de la Russie à Agadir, «opérateurs et pouvoirs publics doivent faire un effort de promotion et de communication tant sur les marchés traditionnels que les destinations à fort potentiel». De son côté, le président de la commission évènements et animation, Khalil Tizniti, regrette, pour sa part, la tendance de certains TO à vouloir pousser les professionnels marocains à brader les prix. Mohamed Boussaid, wali de la région Souss-Massa-Drâa, juge, quant à lui, nécessaire de capitaliser les efforts déployés ces dernières années pour consolider et fidéliser les marchés stratégiques de la région, conquérir de nouveaux marchés et encourager le marché national. C’est d’ailleurs dans ce sens que le président du Conseil régional du tourisme d’Agadir prévoit de renforcer sa présence lors d’événements touristiques (salons et foires internationaux), tout en ouvrant les portes de la cité balnéaire à un ensemble d’événements à dimension internationale.

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Publié 25 août 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Figue de Barbarie : la nouvelle huile de jouvence

Les régions de Guelmim et Sidi Ifni assisteront prochainement à la mise en œuvre d’un plan de développement de la culture du cactus. Objectif : augmenter la production de figues de barbarie, mais surtout devenir le premier producteur d’huile de figue de barbarie. Ce programme soutenu à hauteur de 1,7 million de dollars par le Programme de développement des Nations unies (PNUD), disposera également d’une assistance technique de l’organisation onusienne. Pourquoi un tel intérêt pour la culture de ces figues ? À près de 1.000 euros le litre, l’huile de figue de barbarie est considérée comme le nouveau pétrole cosmétique marocain. Véritable potion anti-âge, cette huile extraite en très petite quantité des figues de cactus serait pour le Maroc une nouvelle source de revenu non négligeable, à l’image de l’argan dans les régions rurales.

C’est pour cette raison que les Nations unies ont encouragé le Maroc à développer la culture du cactus et son exploitation commerciale, voyant en cela l’émergence d’un nouveau modèle entrepreneurial dans les zones rurales et particulièrement arides et semi-arides. Encore faut-il disposer de la logistique adéquate. Et pour cause : si l’on en croit Karim Anegay, chef du programme cactus au bureau de promotion économique pour le sud du Maroc «il faut près de huit tonnes de fruits de figue de barbarie pour produire un litre d’huile utilisée pour les cosmétiques». Et d’ajouter que «cette huile est commercialisée par des sociétés marocaines pour ses vertus anti-âge». Mohamed Boujnah, chercheur, explique que cette huile miracle est «riche en vitamine E, ce qui lui procure un grand pouvoir antioxydant».

À titre indicatif, la production annuelle de figue de barbarie au Maroc s’élève à près de 1,2 millions de tonnes sur 150.000 hectares (370.000 acres) de plantations, principalement dans les régions du sud du pays.

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