Archives de septembre 2011

Centre médico-sportif d’Agadir : Un établissement de référence au service des champions du Souss Massa Drâa

Situé au complexe administratif annexé au stade Al Inbiâat, le Centre médico-sportif d’Agadir (C.M.S.) a été  inauguré le samedi 1er mai 2010,en marge des premières Journées médico-sportives du Sud organisées par l’Association régionale de médecine du sport du Souss Massa Drâa (ARMS-SMD).
Né de la rencontre de deux hommes, le regretté président de la Ligue du Souss,  haj Lahoucine Radif et le Dr. Mohamed Bizrane,  président de l’ARMS-SMD et médecin conseil de la  Ligue, et d’un partenariat tripartite entre la Commune urbaine d’Agadir,  la Ligue du Souss de football et l’Association régionale de médecine du sport du Souss-Massa-Drâa (ARMS-SMD),  le centre médico-sportif d’Agadir est une expérience unique en son genre au Maroc.

Opérationnel depuis le 1er mars 2011,  le centre est au service de tous les sportifs pratiquant un sport de compétition,  et relevant d’une ligue sportive régionale.
Il comprend cinq unités : unité de consultation médicale,  unité d’exploration fonctionnelle,  réalisation d’électrocardiogramme (ECG) et  d’échographie générale et spécialisée,  unité régionale de lutte antidopage,  unité de kinésithérapie et unité de formation et d’encadrement.
Placée sous la responsabilité du médecin chef du centre,  l’unité de consultation médicale comprend le secrétariat qui contribue à l’organisation du travail administratif du centre,  assiste le médecin chef et le directeur administratif et financier et veille sur les modalités administratives d’ouverture des dossiers médicaux des sportifs.
Responsable de l’étape préclinique,  l’infirmier du centre assiste le sportif pour l’établissement de la partie sportive du dossier médical (antécédents médicaux et chirurgicaux personnels et familiaux) et procède à un relevé biométrique (taille,  poids,  périmètre thoracique  en inspiration  et en expiration,  ECG de repos,  mesure de l’acuité visuelle et examen des urines),  et dispense les soins infirmiers.
La consultation médico-sportive est le travail quotidien du médecin chef du centre qui complète les dossiers médicaux des sportifs,  fait passer un examen général et spécifique.  Il peut demander un examen paraclinique (examen biologique, radiologique, ECG d’effort , spirométrie ,  podoscopie…),  et faire procéder à une investigation nutritionnelle complémentaire.  A la fin de cette consultation,  le médecin peut délivrer le certificat de non contre-indication à la pratique du sport au sportif sur sa demande.  Il est à noter que chaque sportif est répertorié et peut ainsi bénéficier de toutes les autres prestations du centre médical.
Quant à la consultation médicale spécialisée,  elle est assurée par une équipe de médecins spécialistes,  membres de l’Association régionale de médecine du sport(ARMS-SMD). Dans un premier temps,  les spécialités disponibles au centre sont  la médecine du sport,  la traumatologie,  la cardiologie,  la nutrition et  la diététique et la psychologie du sport.
Il est à souligner que les athlètes doivent bénéficier d’au moins trois consultations médicales au cours de l’année ( VMS et deux consultations de suivi).  L’unité d’exploration fonctionnelle est placée sous la responsabilité du médecin chef du C. M. S.  Les explorations fonctionnelles réalisées au niveau de cette unité sont : la spirométrie,  la mesure directe de la consommation maximale d’oxygène, VO2Max. (cette mesure est destinée aux athlètes de haut niveau, une fois par an, et à la demande de leurs entraîneurs, ), la mesure indirecte de la consommation maximale d’oxygène (VO2max. ), l’ECG de l’effort et l’échographie générale et spécialisée (appareil locomoteur). Le Centre médical assure le suivi médical de ces athlètes en matière de performances,  et tous les résultats obtenus sont mémorisés pour servir aux études analytiques.
Le Centre médico-sportif d’Agadir comprend également une unité antidopage. Cellule régionale de lutte antidopage (CRLAD), et antenne de la Commission nationale de lutte antidopage, elle est dirigée par le médecin chef du C. M. S.  en collaboration avec les agents de contrôle. Elle est chargée de l’information, l’éducation et la communication (IEC) antidopage au profit des sportifs de la région Souss-Massa-Drâa, la réalisation de prélèvements pour examen antidopage, le suivi des athlètes impliqués dans le dopage, et de l’évaluation de l’état des lieux régional en matière de lutte antidopage qui fait l’objet d’un rapport annuel.
Dirigée par le kinésithérapeute du centre médical, l’unité de kinésithérapie est un centre de référence en matière de rééducation fonctionnelle sportive. Tous les soins kiné nécessaires y sont dispensés. L’unité est également dotée d’un générateur de glace écaille.
Dirigée par le médecin chef du CMS, l’unité de formation et d’encadrement a pour mission la formation des cadres sportifs en matière de médecine du sport, dans un cadre conventionnel avec les ligues sportives régionales, l’AREF, les délégations de l’enseignement, l’Université Ibn Zohr…, l’organisation périodique de tables rondes en collaboration avec l’ARMS-SMD, et l’encadrement et la gestion des stages des étudiants des instituts de formation aux carrières paramédicales.
Depuis sa création, le Centre médico-sportif d’Agadir est un centre pilote qui suscite un vif intérêt dans les milieux médicaux et sportifs concernés. Il a déjà reçu la visite de délégations des associations régionales de médecine du sport de Marrakech, Casablanca et Rabat. D’autres associations régionales ont également manifesté le désir de le visiter prochainement.

libe.ma

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Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Sport

Pêche : la sardine se fait rare !

Le volume capturé a baissé de 58%, au cours des sept premiers mois de 2011.

La sardine, l’une des espèces les plus consommées par les Marocains, se fait rare. Les chiffres relatifs à l’activité de la pêche le mettent bien en évidence. Le volume capturé des poissons de cette espèce accuse une nette baisse cette année ; au cours des sept premiers mois de l’année en cours, ce recul est de 58%, par rapport à fin juillet 2010. C’est surtout la baisse des débarquements de cette espèce qui explique le recul (-36,8%) des captures des poissons pélagiques, et des débarquements de la pêche côtière et artisanale dans leur ensemble qui ont baissé de 33,1%.
Cette baisse explique également en partie la hausse des prix de la sardine qui a atteint des niveaux insupportables, notamment au cours du mois de Ramadan, période de grande
consommation de cette espèce. Mais ce n’est pas la seule espèce dont le prix a augmenté, comme le montre l’évolution contrastive des indicateurs de l’activité de la pêche. En fait, au moment où le volume des captures baisse, leur valeur augmente. Ainsi, au cours des sept premiers mois de cette année, la valeur des débarquements s’est appréciée de près de 6% par rapport à la même période de l’année précédente, tirée principalement par la hausse de près de 56% de la valeur des débarquements des céphalopodes. Cette hausse est due essentiellement à l’augmentation des prix moyens de vente de poulpe, de seiche et de calmar de 66,7%, de près de 58% et de près de 16% respectivement.

Pour les poissons pélagiques, c’est vrai que la valeur des volumes pêchés a régressé de
près de 22%, mais cette baisse est due à la forte chute des captures alors que leur prix moyen s’est accru de 23,6%.
S’agissant du poisson blanc, la valeur des débarquements a quasiment stagné et celle des crustacés a progressé de 28%, et ce en dépit de la baisse de leur prix moyen de 37,5%.

En ce qui concerne les exportations des produits de la mer, elles ont rapporté 6,8 milliards de DH au titre de la même période, soit une baisse de 7,6%. Dans le détail, on note une baisse de la valeur des exportations des poissons en conserve de 20,9% et une hausse de 9,7% de la valeur des exportations des crustacés, mollusques et coquillages.

lematin.ma

Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Pêche, Région

Agadir accueillera son 1er Triathlon en novembre prochain

Agadir, 30/09/11

Près de 150 athlètes élites et amateurs sont attendus au 1er Triathlon d’Agadir, prévu le 12 novembre prochain, ont annoncé vendredi les organisateurs.

L’épreuve, initiée par la Fédération marocaine de sport pour tous et la Fédération française de triathlon, sera conforme aux distances olympiques (1500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied), ont-ils assuré lors d’un point de presse, tenu vendredi à Agadir.

Le Triathlon d’Agadir, qui vient conforter la volonté de la première station balnéaire nationale de se positionner sur le segment du tourisme sportif, sera « la destination de fin de saison pour beaucoup d’athlètes, notamment français », a indiqué le directeur de la course, le Français Gilles Gaubert.

Agadir offrira, a-t-il dit, un « triathlon d’exception ». Le parcours a déjà obtenu le label « Coupe d’Afrique du Triathlon » de la Fédération internationale de ce sport, compte tenu de critères liés à la qualité du tracé, de la sécurité et des installations d’accueil.

Côté participation, nombre de triathlètes de renommée internationale devraient faire le déplacement à Agadir, dont certains qualifiés pour les Jeux Olympiques de Londres en 2012.

La délégation française comprendra, notamment, la championne d’Europe 2011, Emmie Charayron, et le N.7 mondial et champion de France 2009 et 2011, Laurent Vidal.

Plus d’une centaine d’amateurs devraient être également de la course, dont un tiers de Marocains.

Intervenant au nom de la Fédération royale marocaine du sport pour tous, l’ancienne championne d’athlétisme, Nezha Bidouane, a indiqué que la participation à l’organisation de cet évènement est une manière de promouvoir et rendre accessible le sport de masse, insistant sur l’apport social et éducatif du sport.

Le triathlon est un sport complet, car il consiste à enchaîner les trois activités sportives élémentaires les plus pratiquées dans le monde: la natation, le cyclisme et la course, a-t-elle dit.

Elle a par ailleurs indiqué qu’une fédération marocaine de triathlon devra voir le jour prochainement pour prendre en charge la promotion de ce sport.

Le Maroc abrite déjà un triathlon à Larache, qui constitue l’une des étapes de la Coupe d’Afrique, aux côtés d’épreuves similaires à Port Elizabeth et Pretoria en Afrique du sud, Mombassa au Kenya ou encore Troutbeck au Zimbabwe.

MAP

Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir

Les Canaries souhaitent le renforcement des connexions maritimes avec le Maroc

Las Palmas, 30/09/11

La visite d’une délégation canarienne dans la région du Souss-Massa-Drâa, dans le cadre des « Journées économiques » à Agadir (27/29 septembre), à été l’occasion pour souligner l’importance de renforcer les connexions maritimes et aériennes entre le Maroc et les Canaries, en vue de « concrétiser les opportunités de coopération », indique-t-on de source officielle canarienne.

« L’amélioration du transport devrait constituer la base pour la mise en marche de multiples projets qui présentent d’importantes opportunités d’affaires pour les entreprises canariennes », a déclaré le vice-conseiller (ministre) de l’Economie et des Affaires économiques avec l’UE, Ildefonso Socorro.

Les projets présentés durant les « Journées économiques » sont le résultat des études menées à travers le premier appel du Programme de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures pour la période 2008-2013, Axe Atlantique (Poctefex) et dont le budget est de plus de trois millions d’euros, a-t-il ajouté.

Lors de ces journées, les deux parties ont passé en revue l’état d’avancement des projets adoptés dans le cadre du POCTEFEX et examiner les possibilités de partenariat dans différents domaines ayant trait notamment aux secteurs de l’aménagement du territoire, du tourisme, de l’immobilier, de l’environnement et du transport.

La délégation canarienne était composée outre de Ildefonso Socorro, de la vice-ministre de l’Industrie et de l’Energie, Francisca Luengo, du directeur général des relations avec l’Afrique, Pablo Martin Carbajal, du Directeur général de la Promotion économique, Laureano Pérez et du Directeur de l’institution « Casa Africa », Ricardo Martinez ainsi que des représentants de 33 entreprises de l’Archipel.

MAP

Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Transports

Global Ocean Race : Les leaders accélèrent au large d´Agadir

Class 40′ / vendredi 30 septembre 2011

Après avoir été engluée au large des côtes marocaines, la flotte de la Global Ocean Race a pu repartir hier avec l’arrivée d’une brise de nord plus forte. Halvard Mabire et Miranda Merron sur Campagne de France disposent d’un petit avantage au large d’Agadir avec Ross et Campbell Field à leurs trousses sur BSL. Les deux Class40 progressent à environ 9 noeuds. Un duel est lancé à une cinquantaine de milles du tableau arrière des leaders. En effet, Marco Nannini / Paul Peggs sur Financial Crisis ont réduit l’écart sur Conrad
Colman / Hugo Ramon sur Cessna Citation. Souffrant du manque de voile de tête efficace, Sec. Hayai mené par Nico Budel et Ruud van Rijsewijk est désormais à plus de 300 milles des leaders.

Classement à 8h
1. Campagne de France à 5721 milles de l’arrivée de l’étape
2. BSL à 8 milles du leader
3. Cessna Citation à 50 milles
4. Financial Crisis à 64 milles
5. Pheshaya Racing à 188 milles
6. Sec Hayai à 309 milles

Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport

TGV Maroc

aufaitmaroc.com

Publié 30 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Humour

Agadir : Huit projets avec un cofinancement de plus de 4,3 millions d’euros

Les comités de pilotage de la coopération reliant la région du SMD et les Iles Canaries mesurent les résultats des projets retenus dans le cadre du Poctefex 1, le 27 septembre à Agadir.

Commerce, tourisme, aménagement du territoire, énergies renouvelables, tels sont les domaines de coopération liant la région du Souss-Massa-Draâ au gouvernement des Iles Canaries depuis la signature en 2008 d’un protocole d’accord fixant les domaines prioritaires de partenariat entre les deux parties.
Cependant, après des années de coopération, l’heure est aujourd’hui au bilan. En effet, la région du SMD a accueilli une délégation canarienne présidée par Ildefonso Socorro Quevedo, vice–ministre de l’économie au gouvernement des Iles Canaries. A l’ordre du jour, la tenue du comité de pilotage pour présenter le bilan des projets de coopération entre les deux parties ainsi que l’organisation des journées de coopération économiques SMD-Iles Canaries les 28 au 29 septembre. Notons que le protocole de coopération liant
les deux entités a été renforcé en 2010 par l’adoption du programme de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (Poctefex 1). Un accord où les deux parties ont retenu 8 projets de coopération avec un cofinancement de 4.350.033 euros. Mais où en est-on aujourd’hui dans le cadre de cette coopération? «Les projets adoptés dans le cadre du programme de coopération Poctefex 1, entre la région du SMD et le gouvernement des
Iles Canaries, ont permis la réalisation de projets de partenariat dans des secteurs prioritaires pour notre région, tels que la promotion du commerce, le tourisme, les énergies renouvelables, la jeunesse et sports ainsi que l’aménagement du territoire», signale le wali Mohamed Boussaid lors de la tenue de la réunion du comité de pilotage. En effet, plusieurs études ont été menées dans les différents secteurs prioritaires. Notons dans ce contexte le projet «Mobadara Canaria». «Ce projet a permis la réalisation de plusieurs études portant sur la mise en valeur urbaine d’Ouarzazate, du barreau est-ouest à Agadir et de la promenade de la Varandilla à Sidi Ifni, d’autres projets ont porté sur la réalisation de stations d’épuration des eaux usées, sur les sports nautiques (surf) et sports mécaniques à Zagora», explique le président de la région du SMD, Brahim Hafidi. Par ailleurs, le projet Adecot dédié au dynamisme du commerce a été consolidé par la réalisation d’une étude diagnostique, urbanistique et commerciale des trois zones objet de l’étude et des propositions d’aménagement d’Agadir, Inezgane et Taroudant. Un autre projet d’envergure est également au menu de cette coopération. Il s’agit du projet «Takatona» axé sur la promotion des énergies renouvelables. Notons que ce projet a permis la réalisation d’un programme de sensibilisation ainsi que l’élaboration d’un plan
d’amélioration et de création d’infrastructures et installations énergétiques.
Ceci étant, un observatoire marin a été créé entre les deux régions dans le cadre du projet CM-Omarat. Le projet «Sigmac» qui s’inscrit dans le cadre de cette coopération a été pour sa part consolidé par la réalisation d’une étude liée à l’amélioration du plan d’urgence du port d’Agadir ainsi que d’une étude portant sur le plan de vigilance environnementale du port de la ville. Certes, la coopération entre les deux parties a permis la réalisation de plusieurs études relatives à des secteurs clefs, mais il est aujourd’hui primordial de
donner jour aux différents projets initiés entre les deux parties. «Il faut signaler que deux projets du Poctefex 1, à savoir Sigatlantico et Otecsost, ont connu un grand retard significatif de réalisation dû au non octroi de l’autorisation des vols aériens par le ministère de l’équipement et qui sont nécessaires à la mise en place du système d’information géographique et des plans d’aménagement du littoral, sans oublier le changement de certains partenaires», explique le président de la région. Pour rappel, de nouveaux projets seront identifiés dans le cadre du Poctefex 2 entre les deux parties.

Majda Saber – Soussannonces.net

Publié 29 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Région

Hôtellerie économique Accor : Lancement mondial au Maroc

  • 24 Ibis budget en huit ans avec un positionnement low cost
  • Un investissement de 40 millions de DH par hôtel

ACCOR met le paquet sur l’hôtellerie économique. Le pari du groupe est de créer une méga-marque autour d’Ibis. Un produit qui a fait ses preuves et qui jouit d’une assez forte notoriété. Repositionnement, nouveau concept, investissement de masse et amélioration de la distribution… sont les nouvelles orientations du groupe. La méga-marque comportera un changement du logo Ibis. Pareil pour l’Ibis bugdet qui remplace Etap Hotel ainsi que l’Ibis Styles anciennement connu sous All Seasons. Toutes ces enseignes bénéficieront donc d’une nouvelle identité visuelle en se basant sur le symbole de l’oreiller tout en conservant les codes couleurs. Cette nouvelle identité sera totalement déployée au Maroc en 2012. Le but étant d’accélérer la notoriété de la marque et d’unifier les campagnes de communication et les réseaux de distribution. Des choix survenus depuis qu’Accor est devenu un groupe 100% hôtelier après la cession il y a une semaine de cela de Lenôtre. «Nous avons confiance en l’avenir du tourisme marocain pour lequel nous avons d’importantes ambitions», a déclaré Gérard Pelison, cofondateur du groupe Accor, venu spécialement pour le lancement du nouveau concept Ibis budget. D’ailleurs, le Maroc accueillera le premier hôtel de cette nouvelle génération. Comme nous l’avions annoncé hier en avant-première, Etap Hotel sera remplacé par un nouveau concept qui est l’Ibis budget. Le changement ne portera pas uniquement sur l’appellation mais également sur un remodelage des hôtels pour l’obtention de chambres agréables et «cocoon». Avec des prix qui varient entre 320 et 350 DH pour l’Ibis budget, le concept se basera sur un aménagement astucieux des chambres pour pouvoir accueillir jusqu’à 3 personnes. L’hôtel ne disposera pas de restaurant mais servira un petit déjeuner. Toutefois, il sera souvent situé près d’un Ibis qui, lui, dispose d’un restaurant capable d’accueillir les clients de l’Ibis budget. En termes de réservation, les communications téléphoniques seront dirigées vers un centre d’appel situé à Technopolis pour garantir un maximum de réactivité.
Après avoir accueilli le 900e Ibis dans le monde, la ville de Tanger inaugurera le premier Ibis Budget du monde à la mi-novembre. «L’hôtel sera situé dans la zone franche de Tanger (TFZ) près de l’usine de Renault pour répondre à une forte demande dans cette zone qui présente énormément de potentiel», souligne Yann Caillère, directeur général délégué de Accor en charge des Opérations Monde. Accor compte situer ses nouveaux hôtels sur les principaux axes routiers, près des aéroports et dans certains centres villes malgré la contrainte du foncier. Ibis budget va naître d’une joint-venture entre Risma et Akwa qui donnera lieu à la création de la société marocaine d’hôtellerie économique (SMHE). Cette association avec Akwa permettra à Accor de pallier la problématique de la rareté du foncier en centre-ville. L’objectif est d’atteindre 24 hôtels en huit ans, soit 3 ouvertures par an. La première phase étant de 8 hôtels à l’horizon 2013. Chaque hôtel nécessitera un investissement de 40 millions de DH, soit 960 millions de DH répartis sur 8 ans. D’autres ouvertures sont prévues pour 2012 à El Jadida, Agadir et Fès puis Casablanca, Rabat et Marrakech en 2013.
Quant au produit Ibis, deux inaugurations y sont prévues pour 2014 à Casanearshore avec une capacité de 128 chambres et à Technopolis avec 120 chambres.
Sur un positionnement plus haut de gamme, deux Sofitel verront le jour en 2012 à Casablanca et Agadir, puis à Tamuda Bay (M’diq) en 2014. En plus de la transformation du Sofitel Essaouira en Mgallery après l’ouverture du Sofitel Mogador.
Pour sa part, Risma détient aujourd’hui 7% de part de marché en termes de nuitées et 5% de la capacité litière du Maroc.

Un hôtel par jour !
Le groupe Accor nourrit de fortes ambitions considérables à travers le monde. Si une attention particulière est accordée au segment économique (1.500 hôtels hors Motel 6), les autres ne sont pas en reste. L’hôtelier procède à la rénovation d’une grande partie de ses établissements dans le monde. En 2012, 70% du réseau sera totalement rénové. Des travaux qui concernent les hôtels propriété du groupe mais également ceux dont il a la gestion. Tout une dynamique basée sur la réalisation d’économies d’échelle. En termes de vitesse de croisière, «l’objectif est d’arriver à ouvrir un hôtel par jour à travers le monde», annonce Caillère. Le groupe parie également sur son important réseau de distribution. Celui-ci donne la possibilité aux clients de réserver directement sur le site de l’hôtel au lieu de passer par des sites comme Expedia, ce qui augmente la marge. Cette démarche a permis au groupe de générer 59% du business dans les hôtels. Les futurs investissements du groupe seront orientés à hauteur de 60% vers le segment économique.

leconomiste.com

Publié 29 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Hôtellerie, Tourisme

Essaouira : Festival des Andalousies du 27 au 30/10/2011 : Artistes juifs et arabes au diapason

Un vibrant hommage sera rendu à Samy El Maghribi, chanteur et compositeur marocain, à l’occasion de la 8e édition du festival des Andalousies atlantiques, prévue du 27 au 30 octobre à Essaouira. C’est une Musulmane, Sanaa Marahati, qui interprétera le répertoire de l’artiste juif, né à Safi en 1922 et décédé en 2008. Un message fort de paix. Encore une fois, l’art réunit les peuples et les religions.
De son vrai nom Salomon Amzallag, Samy El Maghribi a laissé un répertoire très riche repris et enseigné dans les écoles de musique. C’est un maître incontesté du gharnati, du maoual, du malhoun et du haouzi. Ses chansons ont accompagné tous les évènements importants qui ont marqué l’histoire du Maroc: les années de rationnement pendant la Seconde Guerre mondiale, le retour de SM le Roi Mohammed V, le tremblement de terre d’Agadir, etc.
Un autre hommage sera rendu, dès la soirée d’ouverture, à maître Ahmed Pirou, grand interprète de la tradition gharnatie de Rabat. Il sera accompagné par Amine Debbi et ses musiciens ainsi que la chanteuse Baha Ronda. De jeunes talents à qui Ahmed Pirou s’attache à transmettre les secrets de l’art gharnati. «Effectivement, la particularité de cette 8e édition est la transmission. Une place privilégiée est attribuée aux artistes qui travaillent à assurer la relève», déclare Hanane Ouasini, responsable de l’organisation.
D’autres artistes seront au rendez-vous pour chanter les valeurs de tolérance, véhiculées par ce festival. Ainsi, Naïma Dziria viendra d’Alger, accompagnée de l’orchestre de Fouad Didi (de Tlemçen), et proposera un programme spécialement concocté pour le festival d’Essaouira.
Un programme puisé du répertoire haouzi et chaâbi, écrit et chanté, par des Juifs et des Musulmans de Tunis à Alger, d’Essaouira à Constantine. Naïma Dziria retrouvera pour ce festival hors du commun le pianiste Maurice Medioni, pour une soirée exceptionnelle. Essaouira accueillera aussi le chanteur Maxime Karoutchi, descendant de chanteurs natifs de la région, pour une représentation consacrée au répertoire chaâbi et judéo-marocain.
La danse est au rendez-vous avec pour la première fois au Maroc, les danseurs du ballet royal de Londres pour un spectacle intitulé «Brises de ballet». Un show réalisé en exclusivité pour le festival et qui fait le pari de faire découvrir l’influence du patrimoine arabo-andalou sur la chorégraphie et la danse classique occidentale.
En marge du spectacle, des ateliers de danse seront animés, au profit des «petits rats» de la ville, par Liz et Francesca Filbi, deux grandes danseuses étoiles londoniennes.
Les femmes artistes seront également à l’honneur, représentées notamment par la grande danseuse andalouse Carmen Ledesma qui donnera un spectacle de flamenco très traditionnel. Laila Lamrini, elle, interprétera pour les mélomanes des chansons du malhoun.
Enfin, rappelons que le festival est organisé par l’asssociation Essaouira Mogador avec le soutien de la Fondation des trois cultures, basée à Séville. Son budget est de 2,5 millions de DH.

MAP

Publié 29 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Festival, Musique, Région, Spectacle

Lancement des travaux de la ligne du train à grande vitesse Tanger-Casablanca

Tanger

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, et le président français, Nicolas Sarkozy, et SAR le Prince Megrin Ben Abdulaziz Al Saoud ont donné, jeudi à la gare ferroviaire de Tanger-ville, le coup d’envoi des travaux de réalisation de la ligne de train à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, d’un coût global de 20 milliards de dirhams (1,8 milliard d’euros).
– La LGV Tanger-Casablanca, projet structurant permettant le renforcement du système de transport au Maroc et s’inscrit dans le cadre de la politique des grands chantiers que connait le Royaume.
– Le Maroc, premier pays d’Afrique et du monde arabe à se doter d’un système de transport ferroviaire d’un très haut niveau technologique.
– Signature d’un protocole d’accord préliminaire pour la création d’un institut de formation aux métiers ferroviaires entre l’ONCF et la SNCF.

Lors de cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de SAR le Prince Abdulaziz Ben Abdullah Al Saoud, le ministre de l’Equipement et des Transports, M. Karim Ghellab, a présenté un exposé sur l’importance de ce projet structurant qui permettra de renforcer et d’améliorer le système de transport au Maroc et qui s’inscrit dans le cadre de la politique des grands chantiers que connait le Royaume.

M. Ghellab a souligné que ce projet, considéré comme une importante étape dans le développement des infrastructures de transport au Maroc, comprend une ligne nouvelle Tanger-Kénitra de 200 km conçue pour une vitesse maximale de 350 km/h et exploitée à une vitesse commerciale de 320 km/h.

Il comprend aussi les équipements ferroviaires à savoir les voies, les systèmes de signalisation et de télécommunications, les installations électriques, l’acquisition des rames à grande vitesse et enfin la construction d’un atelier pour leur entretien à Tanger, a expliqué M. Ghellab. La ligne classique actuelle entre Kénitra et Casablanca sera renforcée de sorte que les trains à grande vitesse desservent les gares de Rabat-Agdal et Casablanca-Voyageurs, a-t-il ajouté.

Le ministre a noté que le projet de LGV Tanger-Casablanca constitue la première étape du schéma directeur des lignes à grande vitesse établi en 2006 et prévoyant la construction de 1.500 km de lignes nouvelles comprenant l’axe « Atlantique » Tanger-Casablanca-Marrakech-Agadir et l’axe « Maghrébin » Rabat-Fès-Oujda.

La LGV Tanger-Casablanca, dont la mise en service est prévue pour décembre 2015, permettra une réduction importante du temps de parcours (Tanger-Rabat en 1h20 au lieu de 3h45 et Tanger-Casablanca en 2h10 au lieu de 4h45), l’accroissement du nombre de passagers sur cet itinéraire de 2 millions par an aujourd’hui à 6 à 8 millions par an au cours des premières années d’exploitation, le rapprochement et la mise en synergie des deux régions les plus dynamiques de l’économie marocaine, le pôle historique de Casablanca-Rabat et le pôle émergent autour de Tanger.

Cette ligne à grande vitesse permettra d’atteindre un taux de rentabilité de 9 pc, d’améliorer le niveau de sécurité routière, d’éviter l’émission de 20.000 tonnes de dioxyde de carbone par an, outre la libération des capacités de la ligne existante pour le trafic ferroviaire de conteneurs entre Casablanca et le port de Tanger-Med.

Ce projet a également le mérite de donner corps aux principaux axes de transport retenus prioritaires par l’Union Européenne pour l’extension du Réseau Trans-Européen de Transport (RTE-T) à son voisinage et actés dans la déclaration de Paris en 2008 à propos de l’Union pour la Méditerranée, a poursuivi le ministre.

Cette cérémonie a été marquée par la projection d’un film sur les caractéristiques techniques de ce projet qui représente un saut qualitatif important et structurant dans l’édifice continu d’un Maroc à la hauteur de ses ambitions et confiant en son avenir.

Grâce à la construction de cette première ligne pour trains à grande vitesse, le Maroc sera le premier pays d’Afrique et du monde arabe à se doter d’un système de transport ferroviaire d’un très haut niveau technologique qui ouvre la voie à des réalisations futures à grande portée.

Partant, l’ONCF intègre le groupe des opérateurs qui offrent quotidiennement dans le monde un service ferroviaire à très grande vitesse. Ce projet, qui vise à augmenter la capacité du réseau ferroviaire et à faire face à la saturation à terme des lignes existantes, est une véritable opportunité pour accompagner le développement du pays et être en phase avec les grands projets nationaux.

Le projet, qui répondra à l’augmentation de la demande du transport ferroviaire des voyageurs sur l’axe Casa-Tanger (+ 70 pc entre 2002 et 2009), permettra d’accompagner le développement du nouveau pôle économique de Tanger-Tétouan, en raccourcissant les distances entre le Nord et le Sud du pays, et de libérer la capacité pour fluidifier le trafic ferroviaire fret sur cet axe (effet d’entrainement du port Tanger-Med).

La réalisation de la LGV nécessitera un budget de 1,8 milliard d’euros, financé par l’Etat marocain à hauteur de 414 millions d’euros, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social (86 millions d’euros), la République française (920 millions d’euros), le Fonds Saoudien pour le développement (144 millions d’euros), le Fonds Koweitien pour le développement économique arabe (100 millions d’euros), le Fonds d’Abou Dhabi pour le développement (70 millions d’euros) et le Fonds arabe pour le développement économique et social (66 millions d’euros).

Par la suite, il a été procédé à la signature d’un protocole d’accord préliminaire pour la création d’un institut de formation aux métiers ferroviaires entre l’Office national des chemins de fer (ONCF) et la Société nationale des chemins de fer (SNCF).

Ce protocole a été signé par le directeur général de l’ONCF, M. Mohamed Rabie Khlie et le président, directeur général de la SNCF, M. Guillaume Pepy. Ont assisté à cette cérémonie, le chef du gouvernement, M. Abbas El Fassi, les conseillers de SM le Roi, des membres du gouvernement, des représentants des fonds ayant contribué au financement de ce projet, et d’autres personnalités.

MAP

Publié 29 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Aménagement, Transports

Projet Morocco Riviera à Tan Tan

Plusieurs personnes m’ayant demandé des renseignements complémentaires sur le projet Morocco Riviera,  j’ai rassemblé dans cet article tout ce que j’ai pu puiser dans la presse spécialisée.

Lesoir-echos.com :

Morocco Riviera :  Une ville intégrée pour le tourisme des séniors

Le projet s’étend sur 3.850 hectares et 8 km de plage.

5 milliards d’Euros d’investissement sur 15 ans.

Une ville intégrée destinée à abriter une population, principalement constituée de retraités européens, sur une superficie de, tenez-vous bien, 3.850 hectares. Un concept que l’on pourrait imaginer du côté de Marrakech ou dans la côte atlantique nord. Contrairement à ce que l’on puisse imaginer, le fonds Libra Capital a choisi d’installer ce méga projet, baptisé Morocco Riviera, sur 8 km de plage dans le littoral de Tan Tan. Le site se situe exactement en face des îles Canaries qui constitueront le principal «link» pour la nouvelle ville, comme l’indique le CEO de Libra Capital, Rachid Laâouimir. «Le principal problème des îles Canaries, c’est qu’il n’y a plus de place pour installer de nouveaux resorts touristiques de grande envergure. Nous avons choisi d’installer le projet en face de l’archipel afin de profiter des connexions à développer entre les Canaries et le littoral marocain», explique-t-il.

Morocco Riviera s’articule autour d’une série d’infrastructures touristiques de grande envergure. 8 golfs, un port de plaisance avec une marina de 700 anneaux, une zone d’hôtellerie balnéaire de 200 hectares, 3 maisons de retraites médicalisées, sans oublier des zones commerciales et de restauration. Pour donner au projet son aspect de ville intégrée, les développeurs prévoient de mettre en place une zone industrielle de 200 hectares, un centre culturel et sportif, ainsi qu’un hôpital et une université qui, selon Laâouimir, répondront aux besoins des populations de la région. L’offre immobilière est  répartie entre 3.600 villas vue sur golf et 24.000 appartements vue sur mer.  «Nous ne voulons surtout pas commettre l’erreur d’offrir des produits immobiliers déconnectés par rapport à la demande. Notre cible est constituée principalement des cadres et artisans européens à la retraite. Ces derniers peuvent acheter chez nous des appartements luxueux à partir de 90.000 euros (environ 1 million de DH ndlr)», explique le CEO de Libra Capital. Tout cela mobilisera un investissement global de 5 milliards d’euros étalés sur 15 ans. Une première tranche de 2 milliards de DH sera débloquée, selon Laâouimir, durant 2011. «Les fonds à investir sont pourvus par des investisseurs du Golfe, alors que l’expertise technique et commerciale est assurée par la partie marocaine et anglaise», précise Laâouimir. En effet, les parties marocaine et anglaise sont associées dans le cadre du fonds Libra Capital dont le siège est à Londres. Cette structure remplit également le rôle de sponsor et instigateur du projet. Les investisseurs du Golfe sont issus de l’Emirat d’Abu Dhabi et du Sultanat d’Oman. Il misent les fonds dans le cadre de fonds «conformes à la Shariah (Shariah Complient)». Le lancement des études techniques est prévu pour début 2011 alors que les travaux démarreront en 2013. Ceci dit, les réflexions relatives au projet ont commencé depuis quatre ans. Durant cette période, ont été effectuées les études marketing et la conception du projet.

Question : comment le développeur envisage-t-il des investissements aussi grandioses dans une zone presque totalement dépourvue d’infrastructures ? Il est difficile même pour les habitants de la région de passer une journée au bord des plages blanches à cause de l’absence de liaison routière de qualité et l’inexistence d’un réseau d’eau potable. «Nous allons tout prendre en charge», lance sans hésitation Laâouimir. «C’est nous qui réaliserons les liaisons routières ainsi que les réseaux vitaux nécessaires au projet», poursuit-il. Dans ce cadre, Libra Capital prévoit la mise en place d’un canal qui traversera le projet et qui aura, entre autres, pour fonction d’assurer une partie du procédé de dessalement de l’eau de mer. «Le projet dispose d’une riche nappe phréatique car il est installé entre deux fleuves. Mais nous avons privilégié le recours à la solution du dessalement», note Laâouimir.

Le CEO de Libra Capital le reconnaît lui même, «ce projet a de fortes implications politiques». Néanmoins, «je suis moi-même originaire de la province de Tan Tan et je suis déterminé à contribuer à son développement en y réalisant cet investissement», conlut-il.

Littoral de Tan Tan

Plus de lits pour drainer plus de vols et de yachts

Libra Capital et ses partenaires peuvent être fiers de leur projet. Mais ils ne sont pas les seuls à développer des sites touristiques dans la région. Leur projet se situe entre ceux des Egyptiens Pickalbatros au Nord et Orascom au Sud. «Cette multiplicité des projets est bénéfique pour tout le monde. L’abondance de l’offre touristique incitera les compagnies aériennes à se positionner sur la région, notamment à partir des îles Canaries. Ce qui signifie, pour nous, plus d’arrivées touristiques et plus d’intérêt pour notre offre immobilière», explique Laâouimir. Ce qui est valable pour l’aérien, l’est aussi pour le maritime. «Un port de plaisance que celui prévu pour Morocco Riviera incitera les méga-yachts à venir y accoster. C’est ce qui permettra d’animer la marina et par conséquent l’ensemble du site», renchérit-il. Morocco Riviera avec ses 8 kilomètres de côte ne sont que le début pour Libra Capital dans la région. «Dans un horizon de 35 ans, nous comptons développer une offre touristique sur 42 km de côte, tous segments confondus», conclut Laâouimir.

Nouaim Sqalli

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Lavie-echos.com

Le complexe pour retraités, Morocco Riviera, s’attend à accueillir 270 000 clients

I l y a quelques mois, le groupe seychellois basé en Suisse, Libra Capial Ltd (LCL), avait dévoilé les premiers contours de son méga projet touristique pour une population très spéciale : les retraités dits séniors. Morocco Riviera, tel est son nom, consiste en une ville tout entière construite sur près de 3 850 hectares destinés à recevoir des retraités pour un long séjour où ils pourront être pris en charge médicalement dans un cadre confortable et tout en s’adonnant à leurs loisirs. Depuis l’annonce du projet, il y a 8 mois environ, le groupe a eu le temps de préciser encore plus son concept. Aujourd’hui, on sait par exemple que pour l’offre médicale, il sera fait appel à la compagnie française de gestion médicale «AOC insurance» et au gestionnaire de maisons de retraite suisse «Hippocampe» pour garantir à la fois un service médical de proximité et la gestion des risques graves à travers des conventions avec des unités médicales pointues des Iles Canaries (20 mn en hélicoptère sanitaire). Quant à l’hôpital qui sera construit sur le site même, «il sera financé par le fonds et sera remis à l’administration publique marocaine pour la protection de la santé de la population locale», souligne Rachid Laaouimir qui pilote le projet pour le compte de Libra Capital. En plus de cet hôpital, le site abritera aussi trois maisons de retraite médicalisées de 90 chambres pour retraités séniors, un centre de thalassothérapie et une clinique esthétique.

Mais c’est incontestablement l’aspect social et le label écologique qui donnent au projet son caractère novateur. Ainsi, une zone de vie sera, en effet, construite pour les employés. Elle sera autofinancée par la location des appartements aux entreprises présentes sur le projet qui vont y loger leurs employés et ouvriers.
Ces appartements seront amortis après 7 ans d’occupation. Une fois qu’ils seront libérés, Libra Capital Ltd compte les offrir aux meilleurs employés de services de proximité (femmes de ménage, jardiniers, chauffeurs…). Ce personnel ne pouvant pas avoir accès à la propriété, en raison de son faible pouvoir d’achat, aura, par ses notes annuelles, accès à un appartement. Les séniors, de leur côté, auront la garantie d’un personnel fidélisé et de qualité. De plus, la création d’une université financée par un fonds pour les jeunes de la région assurera une formation qualitative de proximité. Chaque retraité pourra, en outre, en contrepartie de coupons de services à domicile (ménage, cuisine et jardinage), prendre en charge le suivi et la formation d’un jeune de la communauté locale.

Pour les loisirs, 12 golfs de 18 trous seront aménagés. Et, compte tenu de la pénurie en eau croissante dans le monde, ils seront alimentés grâce à la désalinisation de l’eau de mer.

La marina sera, pour sa part, construite par les américains d’IGY Moujan Marina qui s’engagent à ce qu’elle «soit le point d’amarrage de méga yachts durant l’hivernage outre les bateaux domestiques qui seront toujours présents», ajoute M. Laaouimir.

Le projet comprend également une zone industrielle de label écologique tissant des liens économiques avec les autres pays limitrophes (Mauritanie, Sénégal…). Elle s’étendra sur 200 ha à céder selon la formule du bail emphytéotique.

Déjà 14 sociétés ont répondu à cette offre, soit un total de 6 550 emplois. En agissant de la sorte, LCL se dote d’un outil de croissance et d’excellence pour son site. Et pour que le projet soit respectueux de l’environnement, «une charte sera élaborée en collaboration avec les autorités locales et administrations partenaires», précise Rachid Laaouimir. Les promoteurs prévoient, sur une zone de 200 hectares, de construire des hôtels de 3, 4 et 5* d’une capacité de 3 000 lits.

«Les Iles Canaries avec une superficie de 7 447 km2 accueillent 14 millions de touristes par an alors que le Maroc sur 443 000 km2 en reçoit 9,8 millions. L’offre hôtelière de notre projet a aussi pour ambition de répondre aux attentes de développement des opérateurs hôteliers des Iles Canaries», explique Rachid Laaouimir, président du projet.
Quant au lieu d’implantation, les promoteurs ont opté pour une plage de 8 km de long entre Tan Tan et Guelmim. Pour l’heure, l’assiette foncière, à savoir les 3 850 ha, est toujours en cours d’acquisition. Le début des travaux est programmé pour 2014. Ils devraient durer 15 ans, mais les premières livraisons sont prévues dès 2015.

LCL tente ainsi de relever le défi de concrétiser sur ce site un projet d’envergure intégrant des exigences sociales, économiques et environnementales. L’objectif est d’attirer 270 000 séniors et de créer 40 000 emplois directs et indirects.

L’investissement total est estimé à 5,7 milliards d’euros, soit environ 63 milliards de DH. Le financement sera assuré par des fonds d’Abu Dhabi et du Sultanat d’Oman qui, «de par leurs positions conservatrices, n’ont pas été affectés par la crise, contrairement à leurs principaux concurrents sur ce segment, l’Espagne et le Portugal», commente Rachid Laaouimir. 170 millions d’euros seront débloqués dès cette année.

Consistance : Une infrastructure impressionnante
En principe, ce projet devrait totalement transformer cette région, par sa taille et ses incidences économiques. Il est prévu d’aménager sur le site :

– 2 golfs entourés de 3 600 villas d’une superficie de 120 à 250 m2 dédiés ;
– 2 golfs et 24 000 appartements de 60 à 110 m2, avec vue sur mer ;
– une zone hôtelière comprenant 15 hôtels de 3 000 lits sur la plage :
– 8 golfs avec 1 200 terrains de 5 000 m2 à développer (appartements avec vue sur golf).

Le site abritera également 3 maisons de retraite médicalisées de 90 chambres pour retraités séniors, un centre de thalassothérapie, une clinique esthétique, un port en eaux profondes pour des bateaux de croisière, une marina de 700 anneaux dont 80 dédiés aux méga yachts.

Il est également prévu d’y aménager une médina à l’ancienne abritant 900 villas économiques et riads marocains, un centre artisanal. Autres chantiers programmés : un centre culturel et sportif, un centre de loisirs (pêche sportive, sport nautique…), un hôpital, une université, un centre de formation touristique, des restaurants et cafés, un centre commercial, une zone économique comprenant 16 000 appartements et une zone industrielle.

Kamil Makhloufi. La Vie éco

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news-bank.com

Morocco Riviera : un projet immobilier à vocation sociale et environnementale durable, pour des seniors européens et au bénéfice de la population Marocaine Sahraouie

LIBRA Capital Ltd Real Estate Investment s’installe au Maroc pour initier le projet  Morocco Riviera qui se situera dans le sud du Maroc, entre le projet  ORASCOM oued chbika et Pickalbatros Plage blanche.

Morocco  Riviera est un projet immobilier avec des maisons de retraite  médicalisées, à vocation sociale et environnementale durable, pour des  seniors européens et au bénéfice de la population Marocaine Sahraouie. La capacité immobilière du projet,  s’étendant sur 15 ans et en 3 phases, permettra la venue de 270 000 retraités senior Européens.

Le  projet générera plus de 30.000 emplois directs et indirects avec un  cycle de formation universitaire de proximité pour les jeunes de la  région (université financée par le fond).

Avec  la création de 3 000 lits dans la zone hôtellerie, située en bord de  mer et avec une marina de 700 Anneaux et un port en eau profonde, ce  projet contribuera de manière certaine au développement du tourisme .

Morocco Riviera et sa zone industrielle, label écologie, s’étalera sur une superficie de 200 hectares.

Le  mécanisme financier du projet a été confié à des institutions suisses  par des bailleurs de fonds de l’émirat d’Abu Dhabi et du sultanat  d’Oman.

Source : communiqué de presse

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capgeris.com

Des maisons de retraite médicalisées au Maroc

LIBRA Capital Ltd Real Estate Investment s’installe au Maroc pour initier le projet Morocco Riviera qui se situera dans le sud du Maroc, entre le projet ORASCOM oued chbika et Pickalbatros Plage blanche.

Morocco Riviera est un projet immobilier avec des maisons de retraite médicalisées, à vocation sociale et environnementale durable, pour des seniors européens et au bénéfice de la population Marocaine Sahraouie.

La capacité immobilière du projet,  s’étendant sur 15 ans et en 3 phases, permettra la venue de 270 000 retraités senior Européens.

Le projet générera plus de 30.000 emplois directs et indirects avec un cycle de formation universitaire de proximité pour les jeunes de la région (université financée par le fond).

Avec la création de 3 000 lits dans la zone hôtellerie, située en bord de mer et avec une marina de 700 Anneaux et un port en eau profonde, ce projet contribuera de manière certaine au développement du tourisme .

Morocco Riviera et sa zone industrielle, label écologie, s’étalera sur une superficie de 200 hectares.

Le mécanisme financier du projet a été confié à des institutions suisses par des bailleurs de fonds de l’émirat d’Abu Dhabi et du sultanat d’Oman.

Le projet « Morocco Riviera » / LE CONCEPT

Réalisation prévue sur une durée de quinze ans master et 35 ans sur le total de 30 000 hectares, le Projet « Morocco Riviera » avec ses logements, maisons de retraite médicalisées, hôtels, marina, port en eau profonde, zone industrielle, golfs, université, centre de loisirs et de sport, de formation, centre artisanal, ouvre des perspectives de développement exceptionnelles pour la population sahraouie du Sud du Maroc.

L’ambition de ALG & LIBRA Capital Ltd est de faire passer ce site d’une économie primaire en panne à une économie tertiaire et industrielle, renforçant l’attractivité dudit site et de la région, tout en s’inscrivant dans le droit fil des Hautes Directives De Sa Majesté Le Roi Mohamed VI, pour un développement durable des provinces sahariennes du Maroc.

Descriptif:

  • 3 850 hectares sur 8 kms de plage blanche ;
  • 2 Golfs (36 trous) avec 3.600 villas dédiés aux retraités Seniors européens (120 ; 150 & 250 m2) ;
  • 2 Golfs (36 trous) sur lesquels seront édifiés 24.000 Appartements avec vue sur mer (60 ; 90 & 110 m2) sur 7 Kms ;
  • Zone hôtelière sur plage 200 hectares offert par le fond aux développeurs hôteliers (15 hôtels pour 3 000 lits)
  • 8 Golfs (144 trous) avec 1.200 terrains de 5000 m2 à développer (Appartements avec vue sur golf) ;
  • 3 maisons de retraite médicalisées de 90 chambres pour retraités Séniors ;
  • Centre thalasso thérapie et clinique esthétique ;
  • Port en haut profonde (bateaux de croisières & Marina 700 Anneaux dont 80 dédiés aux Méga Yachts) ;
  • Création d’une médina style à l’ancienne avec centre artisanal ;
  • Résidences 900 villas économiques & des riads marocains dans ladite médina) ;
  • Centre de loisirs (pèche sportive; sport nautique etc..)
  • Centre culturel et sportif ;
  • Hôpital ou Clinique (financé par le fond pour la communauté) ;
  • Université (financé par le fond pour la région) ;
  • Centre de formation touristique ;
  • Restaurants & cafés ;
  • Centre commercial ;
  • Zone économique comprenant 8 000 appartements ;
  • Zone industrielle terrains loués symboliquement à des sociétés étrangères (200 hectares) ;

Un Pool de mixité sociale

Le Projet est avant tout un pool de mixité sociale entre les futurs retraités avec leurs compétences et les jeunes Marocains Sahraouis.
En effet, le projet prévoit la venue en trois phases de 270.000 retraités Séniors Européens. Chaque retraité, en contrepartie de coupons de services à domicile (ménage ; cuisine & jardinage), pourra prendre en charge le suivi et la formation d’un jeune de la communauté locale.
De plus, la création d’une Université financée par le Fond pour les jeunes de la région assurera une formation qualitative de proximité.

Le centre artisanal aura pour vocation de perpétuer les traditions artistiques séculaires de la population marocaine sahraouie.

Rédaction Capgeris

Publié 29 septembre 2011 par Michel Terrier dans Aménagement, Construction, Santé, Société, Tourisme

Conserves de poissons : Bataille de la sardine sur tous les fronts

  • Négociations pour introduire de nouvelles espèces éligibles à l’appellation conserves de sardines
  • Synergie public-privé pour défendre la position de leader mondial du Maroc
  • Le parc Haliopolis, une opportunité de développement pour le secteur

Si l’approvisionnement en matière première constitue une des principales préoccupations des industriels de la conserve de sardines en ce moment, ils n’en reconnaissent pas les avancées réalisées par le secteur sur plusieurs plans ces dernières années. Majid Joundy, président de l’Union nationale de l’industrie de la conserve de poissons (Unicop) et vice-président du Comité international de la Sardina Pilchardus (CISAP) cite, dans ce contexte, les acquis au niveau du Codex alimentarus sur les poissons et les produits de la pêche et le lancement du projet Haliopolis. Concernant le premier dossier, Joundy avance que le ministère de la Pêche et l’INRH ont assuré l’accompagnement des opérateurs sur ce dossier stratégique et que la synergie public-privé a permis au Maroc de défendre sa position de leader en matière de la sardine en conserve (Sardina Pilchardus Walbaum). L’intérêt est de taille. Particulièrement la défense de la norme concernant la sardine en conserve. L’importance économique de cette dernière attise les convoitises de plusieurs pays qui cherchent à y inclure des espèces voisines et profiter ainsi de sa réputation commerciale sur les marchés les plus exigeants. Aussi, le Maroc, qui veut préserver ses acquis de position dominante en la matière, est-il très actif sur ce dossier. Pour l’heure, à l’échelle internationale, des négociations sont en cours concernant la nouvelle procédure d’ajout pour l’inclusion de nouvelles espèces éligibles à l’appellation conserve de sardines. «L’ancienne procédure était trop permissive», précise Majid Joundy.
A noter que cela fait 12 ans environ que la bataille de la sardine dure. En effet, à chaque réunion du comité du Codex alimentarus, la sardine marocaine fait face à de nouvelles attaques. Mais, grâce à la synergie des professionnels et des institutionnels, le Maroc continue à conserver sa position de premier producteur mondial de conserves de sardines. Il faut souligner que le Royaume bénéficie aussi du soutien européen en la matière. Dans ce contexte, plusieurs étapes ont été franchies et des batailles ont été gagnées. Lors de la 28e session du comité du Codex à Pekin, un accord de compromis a abouti à l’octroi de l’appellation «conserves type de sardine» à l’espèce Cupea Benticki, pélagique chilienne. En effet, les Marocains et leurs alliés ont exigé que seule la Pilchardus Walbaum pouvait prétendre à l’appellation conserve de sardines. A noter que cette obligation d’étiquetage des produits finis a été validée en mai 2007 à Ottawa.
Outre ce dossier, le projet du parc Haliopolis est aussi plein de promesses pour la filière de l’industrie de la conserve de poissons. La future zone intégrée dédiée au traitement des produits de la mer est en effet une grande opportunité de développement pour le secteur. «Ce pôle de compétitivité va libérer la commune d’Anza et générer de nouveaux investissements dans la filière sans oublier de nombreux emplois. Pour l’heure, la première tranche est commercialisée et les travaux de viabilisation du site vont bon train. Les premières entreprises sur le site devraient démarrer leurs travaux en 2012.
Le projet réunit plusieurs partenaires. D’un côté, la région Souss-Massa-Draâ. De l’autre, le fonds Igrane et le Crédit Agricole ainsi que Med Z en tant que maître d’ouvrage délégué. Sans oublier la société Parc Haliopolis créée fin 2009. Le programme sera réalisé en deux tranches. La première devrait être achevée d’ici la fin de l’année. Ce mégaprojet, qui consiste en un complexe innovant pour une nouvelle génération de parcs industriels, est prévu sur 150 ha dans la commune de Drarga (périphérie d’Agadir). Il bénéficiera ainsi de la proximité des infrastructures routières, du port et de l’aéroport.
Le parc halieutique de la région du Souss sera enfin une zone d’activité ouverte à l’industrie de la transformation des produits de la mer. Mais aussi aux activités de logistique. Le montant d’investissement pour les aménagements in site est estimé à 265 millions de DH. Le développement du projet nécessitera une enveloppe de 6 milliards de DH. Outre la modernisation du secteur de la pêche, il permettra la création de plus de 20.000 emplois dans divers secteurs tels que la transformation, la logistique, le support et les services.
En attendant, une association baptisée «Haliopôle» a été créée en 2010 pour accompagner le développement du parc Haliopolis.

Fort potentiel
C’est avec la mise en action du programme de risque sanitaire et de sécurité alimentaire (HACCP) que l’industrie de la conserve a entamé un tournant stratégique fin des années 80. Sa progression fut régulière ces dix dernières années avec une croissance des exportations chaque année à deux chiffres passant d’environ 1,5 milliard de DH à plus de 4,5 milliards de DH en 2010. Les investissements productifs et humains ont suivi la même courbe ascendante avec une mutation technologique reconnue à l’échelle internationale qui fait du Maroc le premier producteur et exportateur de conserves de sardines au monde (Sardines Pilchardus Walbaum). Aujourd’hui, parmi les revendications des professionnels, un ministère dédié uniquement à la pêche et ses filières dérivées, souligne Majid Joundy.

Chiffres
Nombres d’entreprises: 35
Nombres d’unités: 46
Nombres d’unités en activité: 41
Emplois directs: 25.000
Emplois indirects: 100.000
Capacité de production
(320 jours par an): 700.000 tonnes
Chiffres d’affaires total: 4,5 milliards de DH
Chiffres d’affaires export: 3,8 milliards de DH
Chiffres d’affaires local: 0,7 milliard de DH

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Commerce, Pêche

Céréales: Les Français aux aguets

  • Grosse opération de promotion hier à Casablanca
  • Le Maroc achète 2 millions de tonnes de blé tendre par an en France

Après la hausse constatée en juillet-août, les prix des céréales se sont orientés à la baisse depuis le début de ce mois de septembre. Ceci, malgré l’absence de réels changements dans les fondamentaux de l’offre mondiale. Constat, que souligne avec force Cristelle Thailhardat du syndicat français du commerce extérieur des grains.
Les professionnels français veulent préserver leur position car la concurrence s’organise. Dans quelques semaines, les Américains sont annoncés dans un road-show à Agadir. Dans son intervention à l’occasion des rencontres franco-marocaines des céréales, organisées hier mardi à Casablanca, Thailhardat est formelle: le marché du blé est suffisamment approvisionné.
La production a au moins augmenté de 30 millions de tonnes, les stocks mondiaux sont en légère hausse et la demande ne devrait pas excéder outre mesure son niveau normal. Un retour massif de l’Ukraine et de la Russie sur le marché des grains a été aussi relevé. Certes, avec une qualité moyenne à faible, mais de gros volumes. A elle seule, la Russie a enregistré une production record de 50 millions de tonnes.
Mais toutes ces données pour objectives qu’elles soient n’anticipent pas une détente sur les cours. «Ce sont les finances qui vont mener la danse», prévient la responsable du syndicat français du commerce extérieur des grains. Appréciation du dollar par rapport à l’euro, mais aussi intervention des fonds de pension et du système bancaire. Voici, entre autres, les éléments qui influent désormais sur le marché des céréales. Et la poursuite de la dépréciation de l’euro face au dollar accentuerait davantage la pression sur le marché européen et en particulier la France où le Maroc puise 60% de ses besoins en blé tendre.
Or, qu’en est-il pour le moment? Selon le président de France Export Céréales, Jean pierre Langlois-Berthelot, la production française de blé tendre s’annonce moins mauvaise que prévu: 33,4 millions de tonnes contre 34,6 millions la saison passée. Sur ce volume, près de 20 millions de tonnes seront exportées. «Ce qui est un record», estime Langlois-Berthelot. Plus exactement, 19,7 millions de tonnes dont 12,9 millions hors marchés de l’UE.
Pour rappel, les importations marocaines de blé tendre à partir de la France avoisinent les 2 millions de tonnes. Pour ce qui est de la qualité, les indicateurs fournis par Benoît Meleard d’Arvalis-Institut du Végétal font état d’un blé panifiable à hauteur de 92%, d’un poids spécifique de 79,4 kg/hectolitre et d’une teneur en protéines de 11,5% en moyenne. Des indicateurs jugés performants par les professionnels marocains.
Les seules incertitudes continuent de peser sur les céréales fourragères tels le maïs et l’orge. Alimentées en cela par les perspectives de récolte américaine. Mais de plus grosses moissons annoncées par les autres producteurs mondiaux devraient redresser l’offre. Certains prédisent même une production record de 845 millions de tonnes. De plus, les tendances des utilisations dans l’alimentation animale seraient probablement mitigées, estiment les professionnels. Vu l’énorme écart de prix entre le maïs et le blé, certains pays seraient tentés d’utiliser le blé de moindre qualité à la place de cette céréale secondaire. Quant à l’orge, on annonce une bonne production en Turquie et en Russie. Les estimations portent sur une production de 155 millions de tonnes contre une consommation d’environ 135 millions de tonnes. Mais les stocks sont en forte baisse.

Un fournisseur durable
Le blé est la céréale la plus cultivée en France. Avec une superficie variant entre 4,5 et 5 millions d’hectares selon les années, la production se stabilise à environ 35 millions de tonnes. Ce qui place la France au premier rang des producteurs européens (25% de la production de l’Union à 27). Chaque année, la moitié de cette production est commercialisée en dehors de l’Hexagone, dont 50% sont destinés aux pays tiers du Maghreb et de l’Afrique occidentale et centrale. A noter que la France produit presque exclusivement des blés meuniers adaptés aux besoins des minotiers et boulangeries. D’où sa prépondérance dans les importations marocaines.

leconomiste.com

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Agriculture, Commerce

Hôtellerie low cost : Accor lance le concept Ibis Budget

  • Après Tanger, d’autres unités prévues à Casablanca, Agadir, El Jadida, Fès et Marrakech
  • Le prix de la chambre variera entre 320 et 350 DH

Le groupe Accor mise gros sur le Maroc. Il se renforce sur le segment de l’hôtellerie économique. Le leader mondial ouvrira, mi-novembre à Tanger, l’un des tout premiers établissements hôteliers au monde sous le label Ibis Budget, anciennement Etap Hotel. Un concept d’hôtels très économiques, mis en place par le groupe dans le cadre d’une joint-venture entre Risma et le groupe Akwa. D’ailleurs, le premier hôtel ouvrira exactement au niveau de la zone franche de Tanger. Et ce n’est pas un hasard s’il est situé près du siège du groupe Akwa. «Dans un premier temps, nous prévoyons d’ouvrir 8 hôtels Ibis Budget et nous en avons déjà quatre en construction», explique Christian Rousseau, directeur général d’Accor Gestion Maroc. Le groupe prévoit d’en ouvrir trois autres. D’autres unités sont programmées au cours du premier semestre 2012 à Agadir, Casablanca Rocade, El Jadida et Fès. Suivront juste après trois autres hôtels qui seront construits en 2013 à Casablanca, Marrakech et à Rabat. Ibis Budget se veut un concept d’hôtellerie de catégorie 2 étoiles. Le prix des chambres variera entre 320 et 350 DH. Un prix défiant toute concurrence puisque le groupe ne compte pas lésiner sur la qualité. Trois types de chambres sont disponibles selon les hôtels : la triple (un grand lit et un lit superposé), la double (un grand lit) et la twin (deux lits individuels). Un espace snacking est accessible 24/24 et 7j/7 avec des distributeurs de boissons chaudes et froides, des en-cas sucrés et salés en distribution automatique à la réception de l’hôtel.
Selon les études menées par Accor, le potentiel du marché marocain pour cette catégorie d’hôtels s’élève à 24 unités. «Le prix de revient à la chambre pour un Ibis Budget s’élève à environ 280.000 DH. La démarche consiste à construire des unités de 121 chambres. Ce qui est une taille optimale en termes d’investissement et par rapport aux besoins du marché local», signale Rousseau.
Au total, dans une première phase, 1.100 chambres sont prévues sous le label Ibis Budget. Ce qui correspond à 8 hôtels. A plus long terme, le programme porte sur la construction de 25 établisssements. «Après avoir étudié le marché marocain, nous avons décidé de construire des hôtels Ibis Budget dans une première phase au niveau des grandes villes et de procéder, ensuite, à un maillage du réseau en ciblant des villes de taille moyenne», annonce le DG.
Au niveau de l’emplacement de ces unités, le groupe compte faire jouer les synergies avec Akwa en accédant à sa base foncière pour développer la nouvelle gamme d’hôtels. Mais, en général, l’opérateur hôtelier vise des emplacements en périphérie des villes, sur des axes routiers principaux et non loin des aéroports, avec une forte visibilité. Quant au centre-ville, le prix du foncier ne permettra pas une implantation d’hôtels de cette catégorie en grand nombre.

Hassan EL ARIF – leconomiste.com

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Hôtellerie, Tourisme

La commission UE de la pêche donne son aval

La commission européenne de la pêche vient de donner son feu vert, lundi, à la reconduction de l’accord de libéralisation des produits agricoles et de la mer liant notre pays et l’Union européenne.

Une bataille vient d’être gagnée, bien que la guerre des communiqués que se livrent sans merci le Maroc et les opposants au renouvellement de l’accord Maroc-UE de libéralisation des produits agricoles et de la mer n’ait pas encore pris fin. Selon l’agence espagnole EFE, « la Commission européenne de la pêche a recommandé lundi de donner le feu vert à la reconduction dudit accord signé en 2003 ». Un pas en avant, quoique le vote ne fût pas de tout repos pour les eurodéputés constituant cette commission.
Douze parlementaires ont, en effet, voté pour, 8 contre tandis que  2 seulement se sont abstenus. A la clôture de ses travaux, cette commission a recommandé à celle du commerce international, qui devrait se prononcer à son tour le mois prochain sur ce prolongement, d’accorder son aval. « Visiblement, il n’a y rien qui empêche ou bloque l’acheminement et la finalisation de ce dossier qui, suivant son parcours normal, devrait être conclu dans les bons délais. Je suis convaincu que la commission du commerce international se prononcera positivement pour une nouvelle reconduction dudit accord », estime une source proche du dossier.

Romeva, le député anti-accord
La séance de vote ne s’est pas, bien entendu, passée sans donner lieu aux positions antagonistes de l’eurodéputé espagnol Raul Romeva. Ce dernier, comme à l’accoutumée, dénonce tout accord liant les deux partenaires. Il brandit la carte de non-conformité des produits marocains aux exigences dictées par le marché européen. L’impact d’une éventuelle conclusion dudit accord sur la population saharaouie n’est pas en reste. Romeva estime que les retombées de l’accord ne profitent concrètement pas aux habitants de la région. Sauf qu’une levée d’ambiguïté s’impose. Sur ce dossier de «  victimisation » de la population saharaouie, l’eurodéputé s’attaque farouchement au prolongement de l’accord de pêche Maroc-UE et non à celui régissant les flux des produits agricoles et de la mer.

Romeva s’est même placé en chef de file de la dernière offensive de certains eurodéputés (77 personnes, soit près du 10e) en déposant, au Parlement européen, une motion pour protester contre la conclusion de cet accord. Étant saisi, le Parlement européen devrait trancher demain sur la possibilité de soumettre prochainement cet accord à la Cour européenne de justice ou non.

36 millions d’euros
Pour rappel, pour s’octroyer l’autorisation de pêcher dans les eaux territoriales relevant de la souveraineté marocaine, l’UE a versé, à cette année, près de 36 millions d’euros, et ce conformément à l’accord liant les deux parties et conformément à son protocole. Cet accord prendra fin le 28 février 2012.
Et c’est sa prolongation pour une nouvelle période de 4 ans – 2012-2016 – qui fait l’objet, ces derniers temps, d’un activisme négatif de la part de nos adversaires, lesquels usent de tous les moyens et toutes les « actions malveillantes » pour le contrecarrer. D’ailleurs, la dernière visite de travail s’étalant sur deux jours de la commission mixte maroco-espagnole des professionnels de la pêche en Espagne s’inscrit dans le cadre de tirer au clair les soubassements de ces attaques récurrentes.

Dates clés

En juillet 2005, le Conseil d’association UE-Maroc a adopté un plan d’action de la politique européenne de voisinage contenant une disposition spécifique ayant pour objectif une plus grande libéralisation des échanges de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche.

Le 14 octobre 2005, le Conseil a autorisé la Commission à mener des négociations avec le royaume du Maroc dans le cadre de l’accord d’association afin de parvenir à cet objectif.

Le 14 décembre 2009, la Commission a, au nom de l’Union, conclu les négociations relatives à un accord sous forme d’échange de lettres (ci-après dénommé «accord» visant à modifier l’accord d’association.

lesoir-echos.com

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Pêche

Agadir : Festival International du Film Amazigh ISSNI N OURGH

L’Association Issni N’Ourgh organise du 06 au 09 octobre 2011, la cinquième édition du Festival Issni N’Ourgh International du Film Amazigh « FINIFA », à la Chambre de Commerce d’Industrie et de Services d’Agadir.

Participeront à cette  5ème édition plus de 20 films, entre court métrage et documentaire, ayant déjà participé à plusieurs festivals internationaux.

Dans la catégorie film documentaire, huit longs métrages seront projetés au cours de cette
édition, dont le documentaire Français « IZENZAREN » de Christian LORRE ; ainsi que le film « TAGUT » de Mélanie REYNARD, en avant première.

Le court métrage, ou le fief du FINIFA, draine en compétition officielle onze films, dont  le film Maroco-Canadien qui a fait le tour du monde, « MOKHTAR » réalisé par Halima
OUARDIRI ; et en avant première le film « TEMPS DES MIRACLES » de Lahoucine CHKIRI programmé lors de la dernière édition du festival de Cannes.

Le FINIFA accote  « le cinéma de l’autre » via l’accueil du cinéma des amérindiens avec onze participations inédites à savoir : « URTARIMANTA » de César GALINDO; «WE STILL LIVE HERE » de Anne MAKEPEACE ; « EKKA TSHENTEKAN» de TSHIUETIN et « AITUN » de Kévin BELLEFLEUR.

Le film « BENTEJUI » du réalisateur Armando RAVELO, pour la première fois dans l’histoire du cinéma,  une production cinématographique des Amazighs des îles Canaries , marquera l’hors compétition du FINIFA.

Le FINIFA cette année et d’une manière exclusive rend hommage à la Libye libre à travers le réalisateur Madghis OUMADI et la journaliste spectrice de la chaîne TV Libya Alhourra Sana ELMANSOURI.

Aussi un hommage sera rendu au producteur et réalisateur Algérien Belkacem HADJAJ ; et au réalisateur Marocain, Mohamed MERNICHE.

En marge du festival, et en partenariat avec le Festival International du Film Oriental de Genève « FIFOG », des ateliers de formations seront ouverts devant les jeunes de toutes catégories.

Le public  sera invité à puiser de l’Atelier du Reportage animé par Elif KARAKARTAL réalisatrice française  et Taher HOUCHI , et de l’atelier de Mourad KHELLOU intitulé : initiation à la réalisation,  ainsi que l’atelier de la photo qui sera animé par Abdelkarim BENZOUA ; les deux ateliers seront réservés spécialement au public enfantin, et ce au complexe culturel Mohamed KHEIREDDIN.

L’exposition artistique aura son mot durant le festival, avec une exposition qui coagule deux jeunes caricaturistes, Lahoucine AASSID et Mohamed OUCHEN ; ainsi qu’une exposition de costumes de cinéma, avec la contribution de OUARZAZAT FILM COMMISSION, et une autre portant sur des anciennes photographies de la ville d’Agadir.

Parallèlement aux projections cinématographiques, des débats et tables rondes sont programmés, entre autres, la conférence d’Abdelrazzak ZITOUNY, directeur d’OUARZAZAT FILM COMMISSION intitulée «  Région et industrie du cinéma », et la rencontre et débat ouvert autour du film Amazigh qui réunira une élite de professionnels connaisseurs du domaine.

Ainsi profiteront d’une journée de projection de courts métrages Amazighs et des films des amérindiens, les élèves et écoliers gadiris, et ce dans le cadre d’investir dans la future génération porteuse  de  projets innovateurs dans le domaine cinématographique.

Finalement, le large public Gadiri aura le plaisir de déguster quelques vingtaine de films Amazighs qui seront projetés dans l’angle « BEST OF », à la place TAOUADA à Agadir.

Le jury de cette  5ème  édition est présidé par André GAZUT, au coté de :

– La réalisatrice Marocaine Fatima Ali BOUBAKDY ;

– Le journaliste Abdellatif BENTALEB ;

– Le critique d’Art Hassan BENJOUA

– La chercheuse et réalisatrice Hélène Claude HAWAD.

Le jury du prix national de la culture amazigh sera présidé par Habib Fouad a coté de  Brahim Hasnaoui et Noura El Azrak chercheurs a l’Institut Royal de la Culture Amazigh.

Source : communiqué de presse programme d’Issni N Ourgh

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Festival, Spectacle

Rappel : communiqué de l’UFE : journée des tournois 2011

Le cocktail est ouvert à tous pour 200Dh par personne

Chers Compatriotes,
Comme vous le savez, nous vous convions, le Dimanche 2 octobre 2011, à notre 5ème journée des tournois UFE 2011

Journée Tournois UFE au GOLF DES DUNES
COMPETITION de GOLF tous niveaux « Open UFE 5ème Edition »
Golf open (Handicap de 1ère Série à 4ème Série débutant, Formule Stableford)

TOURNOI DE BRIDGE ouvert à tous qui se déroulera au siège du club avec cocktail et remise des prix au golf des dunes

Mais aussi

  • Golf découverte (initiation pour ceux qui désirent découvrir ce sport)
  • Tarot

REMISE DES PRIX AUTOUR D’UN COCKTAIL AU GOLF DES DUNES

Cette journée vous est proposée « à la carte », avec inscription libre à l’une ou l’autre des activités.

Tournois : AU GOLF DES DUNES

–    Golf tournois : Départ au choix : 10h00 ou 14h00

–    Golf initiation au practice : 14h30

–    Bridge, Tarot: 14h30

–    Pot et remise des prix (toutes compétitions) : 18h00 (sur place)

Attention :
Les horaires étant ceux du début des compétitions, nous vous conseillons d’être sur place au minimum 15 minutes avant.

Tarifs 

– Compétition de golf 18 trous (matériel non fourni),incluant boisson au 9èmetrou :
Tarif : 600 dhs par personne pour les 18 trous.(caddie inclus)

– Golf initiation au practice (matériel fourni) : 300 dhs

– Bridge, Tarot (incluant boissons fraîches et chaudes) : 200 dhs

Ces tarifs incluent la participation, les green-fees et le cocktail de remise des
prix avec les nombreux prix.

Ci-joint le bulletin-réponse à nous renvoyer, ou à retourner à la permanence, avant le 30 septembre 2011.

Enfin, n’oubliez notre cocktail de rentrée, le vendredi 14 octobre 2011, au Palais des Roses.
Dans l’attente de ces évènements, recevez, chers compatriotes, tous nos sentiments amicaux.

Le Président

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BULLETIN – REPONSE  JOURNEE TOURNOIS 02/10/2011
(à nous retourner accompagné du règlement avant le 30/09/2011 à : U.F.E. B.P. 374 AGADIR, ou remettre à la Jardinerie du C.A.S. Avenue Hassan II, ou à un membre du
bureau)

Mr, Mme, Melle…………………………..s’inscrivent à la journée tournois pour :

– COMPETITION GOLF “OPEN U.F.E.”……..personne(s) * 600 dhs 18 trous =…….. dhs

– GOLF DECOUVERTE: …….personne(s) * 300 dhs =………dhs

– BRIDGE: …….personne(s)   * 200 dhs =………dhs

– TAROT: …….personne(s)    * 200 dhs =………dhs
TOTAL/………….

Règlement par CH        ESP

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A PRECISER POUR COMPETITION GOLF “OPEN U.F.E. 5ème edition”

1°) Horaire de départ choisi :

–    10h00 : ………personnes

–    14h00 : ………personnes

2°) Précision Handicap (de 00 à 50) : . . . . .

3°) Numéro de téléphone pour convocation :

Publié 28 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Animation

Koceila, chef de la révolte contre la conquête musulmane par Mouna Hachim

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Mouna Hachim est titulaire d’un DEA en littérature comparée. Depuis 1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication et de la presse écrite. Passionnée d’histoire, elle a publié en 2004 «Les Enfants de la Chaouia», un roman historique et social, suivi en 2007 d’un travail d’érudition, le «Dictionnaire des noms de famille du Maroc»
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Plus abondantes les productions sur un ‘Oqba Ibn Nafi‘, conquérant du Maghreb qu’un Aksil, chef de tribu amazighe et farouche résistant à la conquête musulmane.
Dans le prolongement de notre série en dehors du temps et non-conventionnelle, concentrée sur des événements hors-normes et personnalités rebelles, j’ai choisi cette semaine la figure passionnante de Koceila. Car elle dit à elle seule, la relativité des mythes fondateurs, les erreurs du système népotique omeyyade, la complexité des alliances politiques et des attaches humaines à travers les siècles.
Son nom d’abord. Il est dit Aksil en amazighe, transcrit dans les sources arabes Kosayla ou Kusila. Rapproché de la forme latine Caecilianus, il est construit à partir de la racine berbère KSL dont serait dérivé le nom Aksel, désignant le guépard.
La tribu dont il est le chef réside le long de la bordure méridionale du Tell, notamment les régions des Aurès et du Zab (dans le sud tunisien et algérien). Elle est formée par les sédentaires Aouraba du groupe Branès selon la fameuse classification des Berbères établie par Ibn Khaldoun. C’est ainsi que les chroniques arabes adjoignent à son prénom, les ethniques El-Aourabi et El-Baranssi.
Quant à sa confession, elle est chrétienne et laisse imaginer au vu de son rang social une culture latine en plus de son rapprochement signalé avec le monde byzantin. Cet empire, successeur de Rome en Afrique du Nord au nom de la défense de la chrétienté après la déferlante des envahisseurs barbares d’outre-Rhin, est représenté d’abord en Africa par le général Bélisaire qui remporta la victoire contre les Vandales, tandis que la pacification du territoire reste laborieuse du fait des révoltes des Berbères.
C’est dans ce contexte que survient peu après la conquête musulmane qui s’enrichit au fil du temps, au fur et à mesure de sa progression vers l’ouest, d’apports de tribus converties à l’Islam pour certaines de leurs branches. C’est le cas pour les Louata et les Nefoussa depuis Barqa en Cyrénaïque, puis les Maghraoua avec à leur tête Soulat ben Wezmar, et toutes ces tribus berbères converties avec la fondation de Kairouan…
Sous le califat de ‘Omar déjà, avec le général ‘Amr Ibn Al-‘As la conquête de l’Egypte (dont il sera nommé gouverneur) entraîne, dans la foulée, la marche sur Barqa et sur Tripoli.
Avec l’avènement du troisième calife ‘Othmane, du clan des Béni Omeyya, fondateurs de la dynastie omeyyade avec Damas pour capitale est nommé nouveau gouverneur d’Egypte, le frère de lait, ‘Abd Allâh Bnou Saâd. Il est également invité à la conquête du Maghreb en contrepartie du cinquième du cinquième du butin ainsi que le rapportent les annales.
Les premières campagnes ont lieu en 647 à la tête d’une grande armée se soldant par la prise de Tripoli, puis de Sbeïtla dans une bataille où trouve la mort l’exarque de Carthage, le patrice Grégoire et où furent faits de nombreux prisonniers échangés moyennant une forte rançon. On rapporte aussi la conversion à l’Islam dès cette date de Saoulat ben Wezmar Zenati, ancêtre des Beni Khazar, rois de Tlemcen. Mais les vainqueurs ne disposant pas des moyens nécessaires pour assiéger les villes, se retirent en 648.
Sous le gouvernement de Mu’awiya Ben Houdaij sont enregistrées une victoire contre les Byzantins en Ifriqiya, ainsi que la prise de Soussa et de Bizert.
Mais c’est surtout avec le général ‘Oqba Ibn Nafi‘, envoyé en 670 à la tête des armées musulmanes par le calife omeyyade Mu’awiya qu’on voit s’ouvrir une page décisive dans l’histoire de la Conquête du Maghreb, marquée par la fondation de Kairouan.
Aksil entre en scène durant la période intermédiaire qui a vu la révocation de ‘Oqba et la nomination à sa place de Ibn Mouhajir Dinar qui serait le premier prince musulman à franchir le Maghreb central. Koceila lève alors son armée mais il est vaincu près de Tlemcen, se convertit à l’Islam, tout en restant aux côtés du vainqueur dont il fut proche collaborateur.
C’est ainsi qu’avec la nouvelle nomination de ‘Oqba à la tête du Maghreb en 681 et au vu des inimitiés personnelles entre les deux chefs arabes, c’est Koceila qui en paie les frais en subissant un tas de brimades.
A l’aide de son contingent (enrichi de convertis berbères, appelés «Mawâli»), ‘Oqba entame une grande chevauchée jusqu’au rivage de l’Atlantique, non sans provoquer quelques soulèvements de tribus, tout en bénéficiant d’appuis d’autres chefs berbères dont le prince Yulian Ghomari (le comte Julien de confession chrétienne). Pendant ce temps-là, Koceila fait partie de son armée et l’accompagne dans son expédition qui le mène à Tanger, dans le Zerhoun, Safi, et même dit-on, jusqu’au Souss…
Malgré sa conversion, il est traité en vassal et subit une politique d’humiliation publique dont l’un des traits marquants rapporté par les chroniques historiques (d’un Ibn Khaldoun ou Ahmed ben Khalid Naciri) est cette anecdote significative: Un jour, ‘Oqba ayant exigé d’Aksil qu’il écorche un mouton, celui-ci fit appel à ses hommes pour cette besogne subalterne, devant le refus de ‘Oqba qui insista durement pour qu’il l’accomplisse lui-même. Se faisant, Koceila s’enquit de la tâche dégradante en essuyant à chaque fois de sa main sanglante sa barbe. Un geste interprété par un Cheikh arabe comme une menace de vengeance, tandis qu’Abou Mouhajir, laissé dans les fers, réprimanda ‘Oqba en lui rappelant le traitement digne réservé par le Prophète aux chefs soumis, l’erreur de faire naître la rancune dans le cœur d’un homme, nouvellement converti, qui plus est, des plus distingués parmi son peuple; et de se préparer à sa perfidie…
Ainsi fut fait. A la fin de l’expédition, sur le chemin de retour, Aksil reprit ses correspondances avec les Byzantins et profita d’une occasion pour prendre la fuite. Son armée augmentait pendant que celle de son ennemi diminuait en raison de la défection des Berbères, sans oublier la présence des Roums. Guettant le moment propice, elle surprit la colonne de ‘Oqba séparé de ses troupes, à Tehouda, non loin de Biskra et le tua en 683 ainsi que trois cents de ses hommes.
Ensuite, Aksil marcha sur Kairouan, base permanente pour les troupes musulmanes du Maghreb, provoquant la panique chez les chefs arabes dont certains prônaient carrément la fuite en Orient, alors que le compagnon d’Oqba, Zouhaïr Bnou Qays se réfugia à Barqa dans l’attente des renforts, ses troupes ayant refusé de lui obéir et d’attaquer les Berbères. Ce n’est que trois ans plus tard qu’arrivent les hommes et l’argent à la rescousse, compte tenu des troubles politiques qui avaient éclaté dans les pays du Couchant. Une grande bataille oppose en 688 à Mems à trente kilomètres à l’ouest de Kairouan l’armée de Zouhair et celle de Koceila qui est finalement tué dans la bataille après avoir régné durant cinq ans avec Kairouan comme siège de son autorité.
Mais si Aksil est mort, il lui succédera dans la prise des armes contre les troupes arabes, la reine des Aurès, Dihya, dite la Kahina (la Prêtresse) défaite contre Hassan Ibn Naâmane.
Quant à la grande tribu dont est issu Koceila, elle redessina d’autres pages de l’histoire. Ce sont en effet les Aouraba, avancés dans le sillage de la Conquête musulmane en Occident extrême qui s’établirent dans la région de Taza, dans le Rif et dans la région du Zerhoun, précisément à Walili (Volubilis), où ils soutinrent plus tard la cause de l’Oriental Idris Ier qu’ils proclamèrent Imam, en lui accordant en mariage, leur fille, Kenza l’Awrabienne, mère de tous les Idrissides. Mais là est déjà une autre histoire…

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Culture, Histoire

Ecoliers démunis : Des entreprises en renfort

  • Plus de 1.500 enfants accompagnés
  • La Fondation Sanady renforce  son action
  • Objectif: lutter contre l’abandon scolaire

Plus de 1.500 enfants accompagnés dans leur cursus scolaire à ce jour. C’est le bilan affiché fièrement par la Fondation Sanady. Celle-ci s’est fixée comme objectif d’offrir un soutien scolaire gratuit au profit d’enfants scolarisés issus de milieux défavorisés. Une manière de lutter contre l’abandon scolaire et d’aider l’Etat dans ses efforts pour contrer l’échec scolaire. Les chiffres en attestent: seulement 12% des inscrits au primaire obtiennent le bac et 33% des inscrits à l’université obtiennent leur licence. C’est dire l’ampleur de la tâche qui incombe au ministère de l’Education nationale. D’où la décision de plusieurs entreprises de contribuer à cet effort à leur manière.
A l’origine, l’idée est simple. Les entreprises membres de Sanady, une vingtaine de divers secteurs, financent des cours de soutien au profit des enfants de leurs ouvriers. Une initiative lancée depuis 4 ans (avec 57 élèves à peine) qui s’est élargie aujourd’hui pour intégrer, outre les enfants d’ouvriers, plus de 300 élèves de douars de la région d’Agadir et 50 enfants de l’orphelinat de Sidi Bernoussi. Pour l’heure, l’action de la Fondation Sanady – présidée par Kacem Bennani-Smirès du Groupe Delassus – concerne près de 15 écoles publiques à Casablanca et Agadir. Elle concentre son action sur des quartiers périphériques de Casablanca (Sidi Moumen, Sidi Othmane, Aïn Sebaâ…) et des douars dans la région d’Agadir (Aït Melloul, Aït Amira, Tarrast et Takkad) .
Concrètement, ces entreprises désireuses de montrer l’exemple en matière de RSE, s’impliquent dans l’amélioration du niveau scolaire des enfants de leurs ouvriers. Mais c’est aussi, pour elles, une satisfaction de soutenir les efforts du ministère de l’Education nationale, selon les termes de Afaf Aït Amara, directrice de la Fondation Sanady.
«Nous invitons les entreprises citoyennes désireuses à nous rejoindre pour améliorer le niveau de nos écoliers», ajoute-t-elle.
L’opération est un succès. A telle enseigne que ces entreprises augmentent chaque année l’effectif des élèves bénéficiaires. Les enfants du primaire, collège et lycée profitent ainsi de 4 à 6 heures de cours (3 fois par semaine en soirée) notamment dans les matières scientifiques (maths, physique, SVT…) et langue française. D’autres activités parascolaires sont également au programme dont: théâtre, ciné-club, excursions et sport.
Plus d’une centaine de professeurs, exerçant dans l’enseignement public, sont sélectionnés et formés pour dispenser les cours de soutien en complément de la formation initiale. Résultat : aucun abandon scolaire n’a plus été enregistré depuis le début de l’action, 76% de taux de réussite au baccalauréat 2010
Et ce n’est pas tout. La Fondation œuvre également pour la réhabilitation des écoles qui abritent les cours : sanitaire, salles de cours, mise en place de bibliothèque…

Retombées
Lancé en 2006, le projet de soutien scolaire était au départ financé par Delassus au profit de 57 enfants d’ouvriers du groupe. En 2008, la Fondation Sanady a été créée pour professionnaliser l’action, mettre en place un dispositif pédagogique et former les enseignants. Et c’est à partir de 2009 qu’elle a ouvert ses portes aux entreprises désireuses de rejoindre son action. L’année suivante, l’action de Sanady s’est élargie aux enfants défavorisés même si leurs parents ne travaillent pas dans une entreprise membre. Aujourd’hui, Sanady regroupe plus d’une vingtaine d’entreprises dont Delassus, Akwa, Richbond, Brasseries du Maroc, Maghreb Industrie … Les retombées de ses actions sont multiples : amélioration du climat social, mobilisation des salariés, image positive auprès des clients/fournisseurs…

MAP

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Scolarité, Solidarité

Agadir/Bensergao: «Intifada» au quartier Aghroud

  • Les habitants attendent depuis 40 ans des autorisations pour aménager leurs parcelles
  • Manifestations musclées que les forces de l’ordre ont du mal à contenir
  • L’autorité met le holà aux constructions illégales

Obstruction de la voie publique, débandade, désordre, jets de pierre… le quartier Aghroud dans la commune de Bersergao, à quelques kilomètres du centre-ville d’Agadir, est sous tension ces derniers jours. En fin de matinée, hier, lundi 26 septembre, la circulation était bloquée sur la route traversant Bensergao vers Inezgane.
Les habitants du site étaient encore une fois sortis battre le pavé pour manifester leur mécontentement quant à leurs conditions de vie et réclamer des autorisations de construire leurs parcelles. Pour maintenir le calme, les forces de l’ordre sont intervenues, mais difficile de contenir tout le monde. Les manifestants courraient dans tous les sens chassés par les forces de l’ordre au beau milieu de la chaussée sous les regards des automobilistes coincés à mi-chemin sur la double-voie, ne pouvant ni rebrousser chemin ni aller de l’avant. «Cela fait 40 ans que nous sommes oubliés et laissés-pour-compte», lance un membre de l’association Al Amal, constituée pour défendre les intérêts des habitants de la localité. Selon lui, le quartier Aghroud manque d’infrastructures de base. «Nous sommes à 7 km d’un centre de santé et autant d’une administration ou encore d’un collège. Pourtant, nous sommes presque au cœur de la commune urbaine d’Agadir», martèle-t-il. Il est vrai que ce site manque de beaucoup de choses. C’est d’ailleurs pour cela qu’un projet de restructuration avait été arrêté depuis des années suite à un nouveau plan d’aménagement en 1999. Mais le programme de restructuration n’a jamais été véritablement mis en œuvre, car le dossier n’a pas été validé par les administrations concernées, à savoir la commune urbaine, la wilaya et l’Agence urbaine. Et ce, malgré plusieurs réunions pendant des années, explique une source institutionnelle bien informée. Les habitants de la localité disent s’être manifestés à travers de nombreux courriers ces dernières années à plusieurs instances locales et même à Rabat. «Malgré nos lettres et nos doléances, les élus ne sont jamais venus nous voir. Il a fallu que nous descendions dans la rue ces derniers jours pour qu’enfin on s’intéresse à nous», déplore un habitant d’Aghroud. Contacté par L’Economiste, Tariq Kabbage, maire de la ville, considère que le plan d’aménagement arrêté est inadéquat pour le site. Il rejette également la faute du retard du dossier de restructuration du site sur l’autorité de l’époque et sur l’Agence urbaine. Mais les manifestants ne sont pas convaincus. «Onze dossiers ont été déposés depuis 2006 auprès de la commune urbaine pour demande d’autorisation de construire, mais ils sont restés sans réponse et n’ont été déposés à l’Agence urbaine que la semaine dernière. Aujourd’hui, nous n’avons plus confiance, quoi que l’on nous dise», déplore l’un des habitants. Comme lui, d’autres concernés se disent prêts à tout. Et il semble qu’il faut véritablement du concret pour les contenir. «Nous avons trop attendu», lance l’un d’eux.

Mesures
«C’est parce que nous avons été ignorés durant des années que nous sommes passés outre toute autorisation et que nous avons entrepris de construire nos parcelles», explique un habitant de la localité. Les autorités locales ont entrepris, à travers plusieurs réunions, d’arrêter le désordre, mais les habitants en infraction ne voulaient rien savoir. C’est ainsi que des mesures ont été mises en place pour empêcher, par les voies menant au quartier en question, toute introduction sur le site de matériaux de construction. Face à ce dispositif, les habitants des lieux n’ont pas tardé à se soulever.

Malika Alami – leconomiste.com

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société

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