Archives de 8 septembre 2011

Prix du poisson : l’enquête qui dévoile les marges excessives des intermédiaires

Pour la sardine, le prix peut être multiplié par trois entre la sortie de la halle et le panier de la ménagère ! L’insuffisance de l’offre, mais surtout l’allongement du circuit de distribution expliquent la flambée.

Les prix du poisson ne cessent d’augmenter, et avec eux le mécontentement des consommateurs. En ce mois de Ramadan, le phénomène s’est même aggravé, ce qui a fini par pousser le département de la pêche maritime à commander à l’Office national des pêches (ONP) une étude sur les prix du poisson. Réalisée et livrée il y a quelques jours, portant sur le marché casablancais, le plus important en termes de consommation, l’étude permet de comprendre avec exactitude la formation des prix et…elle réserve énormément de surprises, dont les plus saillantes sont la forte augmentation du prix dès la première vente et la forte contribution des intermédiaires à l’élévation du niveau des prix.
L’analyse a exclusivement porté sur deux espèces, le merlu, poisson blanc le plus populaire, et la sardine, la plus emblématique et la moins chère du pélagique. Pour chaque espèce, les données sont recoupées avec les mercuriales des halles d’origine, de sorte à avoir des prix plus précis.
Pour le merlu, l’écart des prix entre le débarquement (halle) et la vente au détail va de 20 à 36%. Par exemple, pour celui provenant d’Agadir, le kilo qui sort de la halle à 54 DH se retrouve à 90 DH dans le panier de la ménagère casablancaise, le grossiste se faisant au passage une marge de 20%, l’intermédiaire 17% et le détaillant prélève 20% de marge. Avec l’élimination de l’intermédiaire, le prix de détail du kilo de merlu venant d’Agadir recule à 80 DH. Certes, il faut compter avec le coût du transport, mais le prix passe pratiquement du simple au double !
Pour le poisson pêché à Casablanca, les écarts entre la sortie halle et le détail sont certes moins significatifs, mais on se retrouve à peu près aux mêmes niveaux de prix au consommateur. Les enquêteurs n’imputent pas seulement le niveau actuel des prix aux marges élevées des détaillants, qui atteignent parfois 23%, et des intermédiaires qui peuvent se faire jusqu’à 17% de bénéfice. Ils constatent également que le prix d’acquisition au gros représente déjà entre 60 et 80% du prix final. Ce que l’on peut interpréter comme une anticipation sur une demande accrue en période de jeûne.

La sardine d’Agadir plus abordable que celle de Casablanca
La sardine reste naturellement largement plus abordable. Néanmoins, il ressort de l’étude que les marges cumulées sont tout aussi importantes en proportion. Le produit d’origine casablancaise sort en effet de la halle à 12 DH pour se retrouver chez l’intermédiaire qui le revend à 14 DH au détaillant (18% de gain). Ce dernier applique un prix de sortie de 18 DH/kg, engrangeant au passage une marge de 23%. Cette marge du détaillant est identique si le produit vient de Jorf El Asfar ( El-Jadida). Dans cet exemple, l’intermédiaire est éliminé, mais le prix au marché de gros de Jorf est de 14 DH, contre 10 DH à la sortie de  la halle, ce qui aboutit au même prix final, soit 18 DH/kg.
Quant à la sardine qui vient d’Agadir, facturée à 3 DH/kg au départ de la halle, elle est achetée à 5 DH/kg au marché de gros par le détaillant qui la revend à 9 DH, ce qui lui laisse une marge de près de 45%. Entre la sortie de la halle et le panier de la ménagère, le prix aura grimpé de 200%. Mais dans l’absolu, la sardine provenant de la capitale du Souss est largement moins chère que celle de Casablanca et de Jorf. Dans ces deux ports, la première vente représente 70% du prix final contre 33% pour le Sud.
Pour Mustapha Haddab, directeur du développement et marketing à l’ONP, tout le monde s’accorde à gonfler les marges pendant le mois de Ramadan. Et cette année, les commerçants n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. Les enquêteurs ont pris pour base les dix premiers jours de Ramadan. Par rapport à l’égale période de 2010 (du 10 au 21 août), le prix du kilo de merlu a augmenté de 28% et de 47% en comparaison avec la première décade d’août 2010 (hors Ramadan). Pareil pour la sardine, avec des hausses respectives de 21% et 51%.
Malgré tout, rappellent El Bekkaoui Rachid et Tarik Zarhouch, respectivement chef de la division développement et responsable du service audit à l’ONP, les fluctuations dépendant de l’humeur du marché et la disponibilité de la ressource à un instant «t».
D’une manière globale, la formation des prix est liée, notamment aux pratiques commerciales et à la présence des intermédiaires «qui n’engagent aucun frais et engendrent une hausse des prix de 10 à 15%». Et il faut croire qu’ils ont tendance à se multiplier. Heureusement que la loi sur les mareyeurs dont on attend la publication au Bulletin officiel va mettre de l’ordre dans la filière. Cependant, la diminution des quantités pêchées entre Ramadan 2010 et 2011, pourrait expliquer partiellement (voir encadré) la hausse des prix de cette année.

Offre : La production reste insuffisante
Pour situer la problématique des variations du prix, il y a plusieurs éléments à prendre en compte. Tout d’abord, 80% de la ressource est pêchée dans le stock «C» de la zone allant d’Agadir au Sahara. Ensuite, sur le million de tonnes produites sur l’année, 80% sont constituées de poisson bleu, et le reste de poisson noble. Ainsi, il faut donc avoir constamment présent à l’esprit que si le lieu de pêche est déterminé, la demande, elle, se concentre au centre du pays, ce qui impose des frais aussi bien pour le transport que la chaîne de froid pour l’acheminement de la?ressource vers les espaces de commercialisation, qui sont loin de présenter les conditions favorables de conservation et de stockage.

Ce qui rend le produit des captures doublement périssables, d’où de grosses fluctuations dans l’offre et la demande. Le tout est aggravé par le fait que la période de production elle-même est limitée dans le temps (entre mai et novembre) et que cette année, les débarquements se sont inscrits en baisse en raison de grèves et de conditions climatiques non favorables.

Lavieeco.com

Publié 8 septembre 2011 par Michel Terrier dans Commerce, Pêche

Royal air Maroc supprime des lignes, ferme des agences et cède des avions

10 avions seront cédés pour rajeunir la flotte et réduire le coût par siège de 20%. Un seul bureau de vente pour Casa et Rabat et les bureaux de Strasbourg ou Toulouse et bien d’autres seront fermés. Des liaisons point à point avec l’étranger seront abandonnées.C’était inévitable, acculée à s’adapter à la féroce concurrence d’un ciel qui voit ses concurrents grignoter chaque jour un peu plus de parts, Royal Air Maroc (RAM) s’apprête à adopter une série de mesures pour revenir à de meilleurs fondamentaux. Après avoir finalisé son plan visant à réduire les effectifs de 1 560 personnes, la compagnie nationale entame la restructuration de son activité en vue de rentabiliser ses vols et réduire ses coûts.

Ainsi, la flotte, composée actuellement de 54 aéronefs divers (4 Airbus 321, et différents modèles de Boeing), sera réduite de dix appareils dont précisément les 4 Airbus, 5 Boeings 737-500 et un 767, avec la perspective de recevoir d’ici fin mars 2012, 2 nouveaux appareils Boeing 737-800, ce qui ferait au total 8 avions en moins, sachant que cette opération de réduction de la flotte devrait être finalisée dans les  mois qui viennent. Une telle opération contient de nombreux avantages dont, selon Abderafii Zouiten, DGA de la compagnie, celui de permettre une réduction des coûts d’exploitation et de maintenance, dans la mesure où, d’une part, l’âge moyen de la flotte sera ramené à moins de 5 ans, et, d’autre part, un personnel navigant et au sol moins nombreux. Un moyen de faire face aux baisses tarifaires imposées par la concurrence en réduisant le coût global.

L’objectif, précise M. Zouiten, est d’arriver à réduire de 20% le coût par siège dans un délai de 4 à 5 ans. Réduite, la flotte ne le sera pas seulement, puisqu’elle sera redéployée avec l’abandon de certaines dessertes non rentables, sachant qu’il s’agit surtout de dessertes secondaires qui ne transitent pas forcément par le hub de Casablanca, des dessertes que RAM refuse de dévoiler pour des raisons compréhensibles, mais ces fermetures concerneraient essentiellement des lignes moyen courrier point à point qui ne tournent pas à plein régime.
Enfin, la réduction des points de vente au Maroc et à l’étranger par la fermeture de certaines agences et représentations est aussi à l’ordre du jour. En effet, avec le développement des ventes sur internet et par le biais d’agences de voyages, il ne s’avère plus nécessaire selon la nouvelle stratégie qui va être mise en œuvre d’avoir des implantations commerciales un peu partout. Mais, attention ! il ne faut pas tomber dans l’amalgame, prévient M. Zouiten. Fermer le bureau de RAM à Toulouse, Strasbourg, Nice ou Lyon, insiste-t-il, ne veut pas dire que ces destinations ne seront plus desservies par la compagnie nationale, mais juste que leur gestion sera effectuée par d’autres bureaux. Ainsi, pour la France, seuls les plateformes de Paris et de Marseille seront maintenues pour gérer les vols par zone.

La même tendance sera aussi privilégiée pour les points de vente internes, c’est-à-dire que dans des villes, comme Casablanca ou Rabat, il y aura un seul point de vente.

lavieeco.com

 

Publié 8 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Tourisme, Transports

Exportations de tomate: Coup d’envoi en octobre

  • Près de 80% des plantations réalisées
  • Hausse du coût des intrants
  • Le secteur manque de main-d’œuvre

Alors que la campagne d’exportation de tomates vient de s’achever, les agriculteurs du Souss-Massa préparent déjà les prochaines expéditions qui devraient commencer début octobre. Pour l’heure, les plantations vont bon train. «L’opération est quasi bouclée, à près de 80%», explique Ahmed Mouh Mouh, producteur exportateur de tomates, qui ajoute que le climat équilibré des dernières semaines dans la région a facilité la phase des plantations. Le secteur manque, cependant, depuis le démarrage, de main-d’œuvre, sans compter que celle qui est en activité travaille plutôt au ralenti. Si au départ le mois de Ramadan était mis en cause, aujourd’hui, c’est la période de fête qui traîne en longueur, de nombreux ouvriers agricoles n’étant toujours pas de retour au travail. Cela a, bien sûr, un impact important sur le rendement, mais les professionnels demeurent toutefois confiants. Ce qui pourrait davantage exacerber leurs inquiétudes relève plus des fluctuations mondiales des prix. En effet, depuis quelque temps, une hausse des coûts des intrants est enregistrée. Certains produits ont connu une augmentation de près de 40%. Ainsi, le prix de l’engrais azoté est passé de 2,65 DH à 3,50 DH le kg. Le plastique a aussi enregistré une augmentation de 10 à 20%, précise l’opérateur. Une situation qui pourrait être aggravée par d’autres facteurs, non moins maîtrisables et qui engendrent actuellement un cours de la tomate au plus bas sur le marché européen. Ainsi le kg de tomates se vendait il y a quelques jours à 0,20 euro en raison d’une forte production hâtive suite au climat chaud dans les régions productrices d’Europe. Mais rien ne semble entamer l’enthousiasme des agriculteurs, pour une bonne raison d’ailleurs. Le quota alloué au mois d’octobre, première période d’exportation, plafonne à 10.500 tonnes.
Rappelons que la campagne d’expédition, qui s’est achevée au mois de mai dernier, était très moyenne sur le plan commercial. Les chiffres d’affaires réalisés ont baissé de 30 à 40% comparativement à 2009/2010. Au niveau du volume, une hausse a été enregistrée de 12% par rapport à l’an dernier. «Cette augmentation en volume est en partie la résultante de la mise en place de la ligne maritime Agadir/St-Pétersbourg», avance un opérateur de la filière. Il n’y a cependant pas, en valeur absolue, une véritable augmentation par rapport aux années précédentes, ainsi que le précise un membre de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel). «Cette évolution est toute relative car la campagne 2009/2010 était marquée par de nombreux problèmes engendrés par des maladies comme le Tuta Absoluta», précise-t-il.

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 8 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Economie

L’incendie de forêt d’Amskroud sur le point d’être totalement maîtrisé (Protection civile)

Agadir, 08/09/11

L’incendie qui s’est déclaré mardi dans la forêt d’Amskroud, près d’Agadir, est sur le point d’être totalement maîtrisé compte tenu de « la nette amélioration de la situation », a assuré jeudi un responsable de la Protection civile.

« La situation s’est nettement améliorée jeudi après-midi mais l’intervention aérienne et terrestre se poursuit encore », a déclaré à la MAP le commandant régional de la protection civile, Lamribet Chaouki.

Cinq avions sont toujours en action et près de 300 agents de la protection civile, de la gendarmerie royale, des forces auxiliaires et des autorités locales appuyés par des membres des Forces Armées Royales et des bénévoles des douars de la région, sont à pied d’Œuvre pour venir à bout des derniers fronts de l’incendie.

Selon les premières estimations de l’administration des Eaux et forêts, le feu aurait détruit près de 160 hectares.

Le commandant régional de la protection civile a, par ailleurs, affirmé que le sinistre n’a fait aucun blessé ni parmi les agents engagés ni parmi les habitants.

Le couvert végétal touché dans cette zone montagneuse difficile d’accès se constitue, indique-t-on, essentiellement d’herbes sauvages et d’arbres de Thuya et de peu d’arganier.

La mission des pompiers a été compliquée par les températures élevées enregistrées ces derniers jours et par des vents forts. Une enquête devrait déterminer les causes exactes du sinistre.

Publié 8 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Evènements

Agadir: la 2ème phase de l’INDH dope les programmes de lutte contre la pauvreté

Agadir, 8/09/2011

La lutte contre la pauvreté et les inégalités dans la région d’Agadir Ida Outanane vient de bénéficier d’un coup d’accélérateur avec l’entrée en vigueur de la deuxième phase de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) qui s’étale jusqu’à 2015.

Six communes rurales et quatre quartiers urbains supplémentaires de cette préfecture viennent d’être inclus dans la catégorie ciblée par les programmes générateurs de revenus et favorisant une meilleure intégration socio-économique, qui constituent le socle de ce chantier de développement humain enclenché à travers le Maroc.

Longtemps panélisées par une situation géographique difficile au milieu des rudes montagnes d’Ida Outanane et par des ressources souvent modestes, les communes d’Aziar, Tamri, Aksri, Imouzer, Tadrart et Ikki se trouvent aujourd’hui éligibles au financement de l’INDH.

La décision a été prise lors d’un comité préfectoral de développement humain présidé le Wali de la région Souss-Massa-Draa, Mohamed Boussaid.

Il faut dire que ces communes font partie des zones rurales aujourd’hui aptes à bénéficier de l’aide de l’INDH dans sa seconde phase qui s’étale de 2011 à 2015. Le seuil de pauvreté des communes ciblées est fixé à 14 pc au lieu de 30 pc auparavant.

Cette démarche ouvre la voie à l’élargissement des programmes de réduction de la pauvreté et de lutte contre l’exclusion et la marginalisation à un plus grand nombre de zones rurales au Maroc. Au total, ce sont 701 communes rurales qui sont concernées au niveau national.

Par ailleurs, le nombre de quartiers à profiter du programme d’exclusion sociale en milieu urbain à Agadir a été porté de 8 à 12. Au niveau national, ce sont aujourd’hui 530 quartiers qui seront ciblés.

Sur la base d’une enquête couvrant la période 2004-2007, la direction régionale des statistiques note que les indicateurs de pauvreté au niveau d’Agadir Ida Outanane sont en baisse. De 8, 9 %, le taux est passé à 4 %.

Plusieurs facteurs expliquent, selon la même source, cette tendance positive. Un responsable de cette direction a avancé des facteurs liés à l’intégration sociale, l’emploi, l’amélioration des prestations sociale et à la scolarisation des filles, ainsi que l’impact de l’INDH qui commence, selon lui, à se faire sentir sur les populations ciblées.

Aussi, le comité préfectoral de développement humain a-t-il rappelé l’importance de donner la priorité dans la sélection des projets bénéficiaires de l’appui de l’INDH aux activités génératrices de revenu stable et à fort impact sur la communauté.

Selon des données de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, quelque 320 projets couvrant différents domaines ont été initiés durant la 1ère phase de l’INDH bénéficiant directement à près de 290.000 personnes. Le taux moyen d’avancement des projets se situe aujourd’hui à 85%.

MAP

Publié 8 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Solidarité

%d blogueurs aiment cette page :