Archives de 14 septembre 2011

Conserve de poissons : Les industriels menacent d’un lock-out

  • La crise d’approvisionnement dure depuis 11 mois
  • Plusieurs usines à l’arrêt à Safi, Essaouira et Agadir

«La situation est catastrophique», constate, amer, Majid Joundy, président de l’Union nationale de l’industrie de la conserve de poissons (Unicop). A tel point que le chômage technique est devenu la règle pour la plupart des usines. Et les menaces d’application de pénalités de la part des clients étrangers pleuvent. «De fait, tous les symptômes d’une crise aiguë sont réunis», résume Joundy. Elle a pris racine depuis octobre 2010 avec la baisse tendancielle des débarquements des petits pélagiques traités par l’industrie de la conserve. Constat que confirment, d’ailleurs, aussi bien les données de l’Office national des pêches(ONP) que celles de l’Institut national de recherches halieutiques (INRH).
A fin août dernier, le volume débarqué, toutes espèces confondues, a chuté de 35% à 474.450 tonnes contre près de 732.000 tonnes à la même période de l’année passée, selon l’ONP. Mais la baisse est plus prononcée pour les petits pélagiques: moins 40%. Ramenée à la sardine qui constitue 85 à 90% de la matière première utilisée par les conserveurs, la situation se corse davantage. Le recul des captures est de 58%, au terme des sept premiers mois de l’année, selon l’INRH, soit 175.760 tonnes contre 417.640.
Or, un mois plus tard, les livraisons destinées aux industriels de la conserve ont à peine totalisé quelque 56.000 tonnes contre 136.000 à fin août 2010. L’essentiel ayant été livré à la congélation installée dans les provinces du sud. C’est la seule destination qui a vu ses livraisons augmenter de 18% sur les 8 premiers mois de 2011. «Et la production est exportée vers la concurrence sans tenir compte de la priorité à accorder à l’industrie locale et aux impératifs de sauvegarde de l’emploi», s’indigne un conserveur. Mais la directrice de la pêche et de l’aquaculture auprès du département éponyme se veut rassurante. Selon Zakia Drouich, la baisse des captures est à apprécier par rapport à une période antérieure qui avait enregistré un volume record. Sans occulter le fait que la situation est étayée par les données scientifiques de l’INRH. Selon le dernier rapport de l’Institut dont les professionnels ont pris connaissance le mardi 6 septembre (trop tard pour réajuster les prises de commandes et dont L’Economiste détient copie), la biomasse de la sardine a été, en effet, fortement impactée par la hausse des températures des courants marins. «Du coup, le poisson est devenu hors de portée pour la flotte côtière dont la modernisation est renvoyée aux calendes grecques malgré l’annonce en grande pompe de 3 plans. Seul le recours aux bateaux de type RSW est à même d’assurer l’approvisionnement des usines, renchérit un autre. «Mais les prémices d’amélioration apparaîtront dès décembre prochain et le retour à la normale est prévu pour mars 2012», explique Drouich.
En attendant, quelles solutions pour atténuer les effets de la crise? D’après la tutelle, un quota de 100.000 tonnes de sardines congelées à bord a été proposé aux conserveurs. «C’est frustrant», tempête un professionnel. Bien qu’il soit assez tard pour sauver la campagne, la profession avait proposé l’affrètement de bateaux pour pêcher le poisson frais selon des modalités à définir, est-il signalé. Car, l’offre faite par la tutelle ne peut constituer qu’un appoint qui a jusqu’à présent représenté 5 à 10% selon les campagnes. Vu son coût économique, rares les conserveurs qui seraient intéressés. Quant à l’affrètement, c’est le niet catégorique. Et pour cause! «Les conditions techniques de débarquement au port de Dakhla dont les travaux d’extension du quai ne sont pas encore achevés», avance Drouich. Argumentaire battu en brèche par la profession. A ses yeux, «il suffit de déplacer les deux bateaux saisis qui encombrent ce port». Une fois convoyés ailleurs, les déchargements pourraient être mieux organisés.
Quoi qu’il en soit, les professionnels ne désarment pas. Une réunion pour débattre de la situation aura lieu demain jeudi à Marrakech pour s’assurer la présence de tous les membres du sud et du nord du pays. Au menu, plusieurs scénarios prévus y compris l’éventualité de la mise en chômage technique.

leconomiste.com

Publié 14 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Entreprises, Pêche

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat prend son bâton de pèlerin pour promouvoir la destination Maroc

Au milieu, le ministre du Tourisme Yassir Znagui, entouré de l’équipe de l’ONMT et de la SMIT./A.Karim
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Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat a déclaré hier, dans une conférence de presse à Casablanca, “prendre le bâton de pèlerin pour promouvoir davantage la destination Maroc”. La démarche du ministère pour le trimestre à venir consistera, selon l’ambitieux plan d’action annoncé, à renforcer la qualité d’accueil, la promotion du pays à l’étranger et surtout de s’imposer sur le web.

“Le Maroc doit rester imprégné dans le cœur de ses visiteurs.”

Ces mots du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Yassir Znagui, résument le plan d’action du trimestre à venir qu’il présentait ce mercredi à Casablanca. La démarche vise à mettre à l’honneur la qualité, avec un dispositif prêt, orienté vers la satisfaction des touristes nationaux et étrangers. Les services d’accueil dans les aéroports, dans les hôtels, en passant par les transports public ou privé, seront tous “renouvelés de sorte que les touristes respirent de nouveau l’hospitalité qui a toujours émané du Maroc”, appuie le ministre.

Un défi de taille
Le challenge est de taille, surtout en termes de formation, de communication et de moyens à octroyer aux différents acteurs nationaux. Mais la démarche s’impose à l’heure d’une instabilité politique régionale, où les étrangers ont du mal à distinguer le Maroc de ses pays voisins. Sur ce point, le ministère projette une “grande campagne de communication” à partir du mois d’octobre.

Le cahier des charges prévoit à cet effet des campagnes télévisées et des spots publicitaires dans les grandes métropoles d’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie et du Benelux. Le but sera surtout d’activer les destinations balnéaires (Agadir- Mogador) et culturelles à Fès, Ouarzazate et Essaouira. En parallèle, le contrat avec la chaîne de télévision française TF1 a été reconduit pour ce nouveau trimestre.

“Le programme court sur TF1 sera relancé dès le 15 septembre (aujourd’hui) et jusqu’à la fin de l’année. Il est diffusé à quelques minutes du journal télévisé de 20h00, c’est-à-dire le moment où l’audience française est la plus élevée.”

Si la campagne de communication est considérée de loin comme la plus importante démarche à entreprendre à l’étranger, le ministre envisage également une coopération plus étroite avec les relations presse et publiques auprès des leaders d’opinion français, anglais, espagnol, allemand, italien, américain, belge et néerlandais pour “développer et renforcer la notoriété et l’image du pays”.

Internet, le parent pauvre
Selon l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), la promotion du Maroc s’est conclue par un bilan positif, notamment grâce à cinq workshops et cinq road shows dans 30 villes, grâce également à l’habillage de 2.400 agences de voyage aux couleurs du pays, et à des séminaires organisés par les Tours Opérateurs Expedia et Tripadvisor sur Ouarzazate, Marrakech, Essaouira et Fès.

Mais là où le bât blesse, c’est la faible présence du “produit Maroc” sur la Toile. Pourtant, “90% des touristes s’informent sur la toile et 80% d’entre eux y font leur réservation”, reconnaît un responsable de la Société Marocaine d’Ingénierie du Tourisme. Jusqu’à présent, la destination Maroc figure dans quelque 50 sites dont Yahoo!, ajoutés aux vidéos disponibles sur Youtube (www.youtube.com/maroc).

“Très insuffisant!” juge Rachid Guennoun, consultant:

La présence sur la toile doit impérativement être renforcée et davantage ciblée. Les professionnels doivent également prendre en considération les réactions des internautes, qui expliquent les causes  réelles de leur insatisfaction.”

Publié 14 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Tourisme

Pêche maritime : favoriser une approche ecosystémique

Comment préserver les ressources halieutiques ? Quel est l’état actuel des pratiques de gestion ? Comment l’ériger en priorité au niveau des politiques publiques des pays africains? Telles sont les questions auxquelles 19 pays du continent sont amenés à réfléchir au cours d’une session de formation tenue à partir d’aujourd’hui à Agadir. La rencontre s’inscrit dans le cadre du projet EAF-Nansen, exécuté par la FAO en étroite collaboration avec l’Institut de recherche marine (IMR) de Bergen (Norvège) et financé par l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD). Une première édition de cette formation a déjà été procurée aux cadres des pays africains anglophones. Elle a eu lieu en avril 2010 au Ghana, et a connu la participation de 30 cadres provenant de 19 pays côtiers d’Afrique anglophone. L’édition tenue actuellement à Agadir jusqu’à la fin de ce mois, est organisée par l’université Ibn Zohr d’Agadir. Le programme s’articule autour de conférences complétées par des études de cas et des visites de terrain. Les différentes activités seront encadrées par des experts de la FAO, ainsi que des enseignants- chercheurs de l’université Ibn Zohr et d’autres institutions nationales telles que l’INRH. L’idée est de promouvoir, dans le cadre d’une approche écosystémique, un mode de gestion tenant compte à la fois de l’intérêt des opérateurs du secteur et de la pérennité des ressources halieutiques.

La formation intervient en effet dans un contexte où les aléas climatiques et le réchauffement des eaux influent de plus en plus sur les quantités débarquées par les flottes. À cet égard, la production halieutique nationale a totalisé un volume de 419.087 tonnes au terme des sept premiers mois de 2011, soit une baisse de 32% par rapport à la même période de l’année 2010. Ce recul est attribuable à la forte pression sur les produits de la mer et à la demande accrue dépassant de loin l’offre pour certaines espèces. S’ajoutent à cela, les grèves qui ont émaillé le secteur et qui ont contribué négativement à la régression de la cadence de production, d’où la rationalisation de la gestion, surtout pour les petits pélagiques dans la zone comprise entre Safi et Dakhla. Le projet EAF-Nansen, dont le coup d’envoi a été donné concrètement en 2008, vise ainsi à pallier à ce genre de problématiques en renforçant les efforts des administrations régionales, et ce par le biais d’un appui technique via l’amélioration des capacités des instances responsables de l’aménagement des pêches maritimes et l’introduction des méthodes d’évaluation des risques écologiques, en plus de la mise en oeuvre et du suivi des progrès des plans, conformément à l’approche écosystémique.

Signalons par ailleurs que le projet contribue à la réalisation de l’Objectif du millénaire pour le développement (OMD) lié à l’éradication de la pauvreté et de la faim tout en garantissant simultanément un développement durable. Le projet est mis en oeuvre en partenariat avec les gouvernements et en collaboration avec les projets grands écosystèmes marins (GEM1) soutenus par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM2), et d’autres projets régionaux qui ont le potentiel pour contribuer à certains éléments du projet EAF-Nansen.

Publié 14 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Opération « Un million de cartables »: Plus de 527.000 bénéficiaires dans le Souss-Massa-Draa

Agadir, 14/09/11

Plus de 527.000 élèves, dont plus de la moitié en milieu rural, devraient bénéficier cette année de l’opération « Un million de cartables » dans la région Souss-Massa-Draa.

Le nombre est en nette progression par rapport à l’an passé où des cartables avec livres et fournitures scolaires, ont été remis à environ 432.000 élèves.

Selon l’Académie régionale d’éducation et de formation, quelque 436.000 élèves du cycle primaire des 9 préfectures et provinces de la région, profiteront de cette action au titre de la rentrée scolaire 2011-2012.

Au niveau du cycle secondaire, ce sont quelque 90.000 collégiens, dont plus de 35.000 filles qui seront concernés.

Le nombre de bénéficiaires de cette opération dans les zones rurales devrait atteindre 304.000 écoliers.

Au niveau national, l’initiative royale « Un million de cartables » bénéficiera cette année à plus de 4 millions d’élèves, dont 2,5 millions du milieu rural.

L’opération revêt une dimension sociale importante consistant à aider les familles nécessiteuses à subvenir aux dépenses générées par la rentrée scolaire.

L’objectif visé est aussi de contribuer à la promotion de la généralisation de la scolarisation et à la lutte contre l’abandon scolaire.

Dans ce sens, l’Académie régionale d’éducation et de formation pour la région Souss-Massa-Draa compte lancer une campagne pour promouvoir la scolarisation des enfants et lutter contre l’abandon scolaire, en particulier en milieu rural.

Cette action ambitionne d’encourager l’inscription des élèves en âge de scolarité et favoriser le retour sur les bancs d’école de ceux qui ont abandonné leurs établissements.

Publié 14 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Scolarité

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