Archives de 27 septembre 2011

Koceila, chef de la révolte contre la conquête musulmane par Mouna Hachim

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Mouna Hachim est titulaire d’un DEA en littérature comparée. Depuis 1992, elle a éprouvé sa plume dans les métiers de la communication et de la presse écrite. Passionnée d’histoire, elle a publié en 2004 «Les Enfants de la Chaouia», un roman historique et social, suivi en 2007 d’un travail d’érudition, le «Dictionnaire des noms de famille du Maroc»
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Plus abondantes les productions sur un ‘Oqba Ibn Nafi‘, conquérant du Maghreb qu’un Aksil, chef de tribu amazighe et farouche résistant à la conquête musulmane.
Dans le prolongement de notre série en dehors du temps et non-conventionnelle, concentrée sur des événements hors-normes et personnalités rebelles, j’ai choisi cette semaine la figure passionnante de Koceila. Car elle dit à elle seule, la relativité des mythes fondateurs, les erreurs du système népotique omeyyade, la complexité des alliances politiques et des attaches humaines à travers les siècles.
Son nom d’abord. Il est dit Aksil en amazighe, transcrit dans les sources arabes Kosayla ou Kusila. Rapproché de la forme latine Caecilianus, il est construit à partir de la racine berbère KSL dont serait dérivé le nom Aksel, désignant le guépard.
La tribu dont il est le chef réside le long de la bordure méridionale du Tell, notamment les régions des Aurès et du Zab (dans le sud tunisien et algérien). Elle est formée par les sédentaires Aouraba du groupe Branès selon la fameuse classification des Berbères établie par Ibn Khaldoun. C’est ainsi que les chroniques arabes adjoignent à son prénom, les ethniques El-Aourabi et El-Baranssi.
Quant à sa confession, elle est chrétienne et laisse imaginer au vu de son rang social une culture latine en plus de son rapprochement signalé avec le monde byzantin. Cet empire, successeur de Rome en Afrique du Nord au nom de la défense de la chrétienté après la déferlante des envahisseurs barbares d’outre-Rhin, est représenté d’abord en Africa par le général Bélisaire qui remporta la victoire contre les Vandales, tandis que la pacification du territoire reste laborieuse du fait des révoltes des Berbères.
C’est dans ce contexte que survient peu après la conquête musulmane qui s’enrichit au fil du temps, au fur et à mesure de sa progression vers l’ouest, d’apports de tribus converties à l’Islam pour certaines de leurs branches. C’est le cas pour les Louata et les Nefoussa depuis Barqa en Cyrénaïque, puis les Maghraoua avec à leur tête Soulat ben Wezmar, et toutes ces tribus berbères converties avec la fondation de Kairouan…
Sous le califat de ‘Omar déjà, avec le général ‘Amr Ibn Al-‘As la conquête de l’Egypte (dont il sera nommé gouverneur) entraîne, dans la foulée, la marche sur Barqa et sur Tripoli.
Avec l’avènement du troisième calife ‘Othmane, du clan des Béni Omeyya, fondateurs de la dynastie omeyyade avec Damas pour capitale est nommé nouveau gouverneur d’Egypte, le frère de lait, ‘Abd Allâh Bnou Saâd. Il est également invité à la conquête du Maghreb en contrepartie du cinquième du cinquième du butin ainsi que le rapportent les annales.
Les premières campagnes ont lieu en 647 à la tête d’une grande armée se soldant par la prise de Tripoli, puis de Sbeïtla dans une bataille où trouve la mort l’exarque de Carthage, le patrice Grégoire et où furent faits de nombreux prisonniers échangés moyennant une forte rançon. On rapporte aussi la conversion à l’Islam dès cette date de Saoulat ben Wezmar Zenati, ancêtre des Beni Khazar, rois de Tlemcen. Mais les vainqueurs ne disposant pas des moyens nécessaires pour assiéger les villes, se retirent en 648.
Sous le gouvernement de Mu’awiya Ben Houdaij sont enregistrées une victoire contre les Byzantins en Ifriqiya, ainsi que la prise de Soussa et de Bizert.
Mais c’est surtout avec le général ‘Oqba Ibn Nafi‘, envoyé en 670 à la tête des armées musulmanes par le calife omeyyade Mu’awiya qu’on voit s’ouvrir une page décisive dans l’histoire de la Conquête du Maghreb, marquée par la fondation de Kairouan.
Aksil entre en scène durant la période intermédiaire qui a vu la révocation de ‘Oqba et la nomination à sa place de Ibn Mouhajir Dinar qui serait le premier prince musulman à franchir le Maghreb central. Koceila lève alors son armée mais il est vaincu près de Tlemcen, se convertit à l’Islam, tout en restant aux côtés du vainqueur dont il fut proche collaborateur.
C’est ainsi qu’avec la nouvelle nomination de ‘Oqba à la tête du Maghreb en 681 et au vu des inimitiés personnelles entre les deux chefs arabes, c’est Koceila qui en paie les frais en subissant un tas de brimades.
A l’aide de son contingent (enrichi de convertis berbères, appelés «Mawâli»), ‘Oqba entame une grande chevauchée jusqu’au rivage de l’Atlantique, non sans provoquer quelques soulèvements de tribus, tout en bénéficiant d’appuis d’autres chefs berbères dont le prince Yulian Ghomari (le comte Julien de confession chrétienne). Pendant ce temps-là, Koceila fait partie de son armée et l’accompagne dans son expédition qui le mène à Tanger, dans le Zerhoun, Safi, et même dit-on, jusqu’au Souss…
Malgré sa conversion, il est traité en vassal et subit une politique d’humiliation publique dont l’un des traits marquants rapporté par les chroniques historiques (d’un Ibn Khaldoun ou Ahmed ben Khalid Naciri) est cette anecdote significative: Un jour, ‘Oqba ayant exigé d’Aksil qu’il écorche un mouton, celui-ci fit appel à ses hommes pour cette besogne subalterne, devant le refus de ‘Oqba qui insista durement pour qu’il l’accomplisse lui-même. Se faisant, Koceila s’enquit de la tâche dégradante en essuyant à chaque fois de sa main sanglante sa barbe. Un geste interprété par un Cheikh arabe comme une menace de vengeance, tandis qu’Abou Mouhajir, laissé dans les fers, réprimanda ‘Oqba en lui rappelant le traitement digne réservé par le Prophète aux chefs soumis, l’erreur de faire naître la rancune dans le cœur d’un homme, nouvellement converti, qui plus est, des plus distingués parmi son peuple; et de se préparer à sa perfidie…
Ainsi fut fait. A la fin de l’expédition, sur le chemin de retour, Aksil reprit ses correspondances avec les Byzantins et profita d’une occasion pour prendre la fuite. Son armée augmentait pendant que celle de son ennemi diminuait en raison de la défection des Berbères, sans oublier la présence des Roums. Guettant le moment propice, elle surprit la colonne de ‘Oqba séparé de ses troupes, à Tehouda, non loin de Biskra et le tua en 683 ainsi que trois cents de ses hommes.
Ensuite, Aksil marcha sur Kairouan, base permanente pour les troupes musulmanes du Maghreb, provoquant la panique chez les chefs arabes dont certains prônaient carrément la fuite en Orient, alors que le compagnon d’Oqba, Zouhaïr Bnou Qays se réfugia à Barqa dans l’attente des renforts, ses troupes ayant refusé de lui obéir et d’attaquer les Berbères. Ce n’est que trois ans plus tard qu’arrivent les hommes et l’argent à la rescousse, compte tenu des troubles politiques qui avaient éclaté dans les pays du Couchant. Une grande bataille oppose en 688 à Mems à trente kilomètres à l’ouest de Kairouan l’armée de Zouhair et celle de Koceila qui est finalement tué dans la bataille après avoir régné durant cinq ans avec Kairouan comme siège de son autorité.
Mais si Aksil est mort, il lui succédera dans la prise des armes contre les troupes arabes, la reine des Aurès, Dihya, dite la Kahina (la Prêtresse) défaite contre Hassan Ibn Naâmane.
Quant à la grande tribu dont est issu Koceila, elle redessina d’autres pages de l’histoire. Ce sont en effet les Aouraba, avancés dans le sillage de la Conquête musulmane en Occident extrême qui s’établirent dans la région de Taza, dans le Rif et dans la région du Zerhoun, précisément à Walili (Volubilis), où ils soutinrent plus tard la cause de l’Oriental Idris Ier qu’ils proclamèrent Imam, en lui accordant en mariage, leur fille, Kenza l’Awrabienne, mère de tous les Idrissides. Mais là est déjà une autre histoire…

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Culture, Histoire

Ecoliers démunis : Des entreprises en renfort

  • Plus de 1.500 enfants accompagnés
  • La Fondation Sanady renforce  son action
  • Objectif: lutter contre l’abandon scolaire

Plus de 1.500 enfants accompagnés dans leur cursus scolaire à ce jour. C’est le bilan affiché fièrement par la Fondation Sanady. Celle-ci s’est fixée comme objectif d’offrir un soutien scolaire gratuit au profit d’enfants scolarisés issus de milieux défavorisés. Une manière de lutter contre l’abandon scolaire et d’aider l’Etat dans ses efforts pour contrer l’échec scolaire. Les chiffres en attestent: seulement 12% des inscrits au primaire obtiennent le bac et 33% des inscrits à l’université obtiennent leur licence. C’est dire l’ampleur de la tâche qui incombe au ministère de l’Education nationale. D’où la décision de plusieurs entreprises de contribuer à cet effort à leur manière.
A l’origine, l’idée est simple. Les entreprises membres de Sanady, une vingtaine de divers secteurs, financent des cours de soutien au profit des enfants de leurs ouvriers. Une initiative lancée depuis 4 ans (avec 57 élèves à peine) qui s’est élargie aujourd’hui pour intégrer, outre les enfants d’ouvriers, plus de 300 élèves de douars de la région d’Agadir et 50 enfants de l’orphelinat de Sidi Bernoussi. Pour l’heure, l’action de la Fondation Sanady – présidée par Kacem Bennani-Smirès du Groupe Delassus – concerne près de 15 écoles publiques à Casablanca et Agadir. Elle concentre son action sur des quartiers périphériques de Casablanca (Sidi Moumen, Sidi Othmane, Aïn Sebaâ…) et des douars dans la région d’Agadir (Aït Melloul, Aït Amira, Tarrast et Takkad) .
Concrètement, ces entreprises désireuses de montrer l’exemple en matière de RSE, s’impliquent dans l’amélioration du niveau scolaire des enfants de leurs ouvriers. Mais c’est aussi, pour elles, une satisfaction de soutenir les efforts du ministère de l’Education nationale, selon les termes de Afaf Aït Amara, directrice de la Fondation Sanady.
«Nous invitons les entreprises citoyennes désireuses à nous rejoindre pour améliorer le niveau de nos écoliers», ajoute-t-elle.
L’opération est un succès. A telle enseigne que ces entreprises augmentent chaque année l’effectif des élèves bénéficiaires. Les enfants du primaire, collège et lycée profitent ainsi de 4 à 6 heures de cours (3 fois par semaine en soirée) notamment dans les matières scientifiques (maths, physique, SVT…) et langue française. D’autres activités parascolaires sont également au programme dont: théâtre, ciné-club, excursions et sport.
Plus d’une centaine de professeurs, exerçant dans l’enseignement public, sont sélectionnés et formés pour dispenser les cours de soutien en complément de la formation initiale. Résultat : aucun abandon scolaire n’a plus été enregistré depuis le début de l’action, 76% de taux de réussite au baccalauréat 2010
Et ce n’est pas tout. La Fondation œuvre également pour la réhabilitation des écoles qui abritent les cours : sanitaire, salles de cours, mise en place de bibliothèque…

Retombées
Lancé en 2006, le projet de soutien scolaire était au départ financé par Delassus au profit de 57 enfants d’ouvriers du groupe. En 2008, la Fondation Sanady a été créée pour professionnaliser l’action, mettre en place un dispositif pédagogique et former les enseignants. Et c’est à partir de 2009 qu’elle a ouvert ses portes aux entreprises désireuses de rejoindre son action. L’année suivante, l’action de Sanady s’est élargie aux enfants défavorisés même si leurs parents ne travaillent pas dans une entreprise membre. Aujourd’hui, Sanady regroupe plus d’une vingtaine d’entreprises dont Delassus, Akwa, Richbond, Brasseries du Maroc, Maghreb Industrie … Les retombées de ses actions sont multiples : amélioration du climat social, mobilisation des salariés, image positive auprès des clients/fournisseurs…

MAP

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Scolarité, Solidarité

Agadir/Bensergao: «Intifada» au quartier Aghroud

  • Les habitants attendent depuis 40 ans des autorisations pour aménager leurs parcelles
  • Manifestations musclées que les forces de l’ordre ont du mal à contenir
  • L’autorité met le holà aux constructions illégales

Obstruction de la voie publique, débandade, désordre, jets de pierre… le quartier Aghroud dans la commune de Bersergao, à quelques kilomètres du centre-ville d’Agadir, est sous tension ces derniers jours. En fin de matinée, hier, lundi 26 septembre, la circulation était bloquée sur la route traversant Bensergao vers Inezgane.
Les habitants du site étaient encore une fois sortis battre le pavé pour manifester leur mécontentement quant à leurs conditions de vie et réclamer des autorisations de construire leurs parcelles. Pour maintenir le calme, les forces de l’ordre sont intervenues, mais difficile de contenir tout le monde. Les manifestants courraient dans tous les sens chassés par les forces de l’ordre au beau milieu de la chaussée sous les regards des automobilistes coincés à mi-chemin sur la double-voie, ne pouvant ni rebrousser chemin ni aller de l’avant. «Cela fait 40 ans que nous sommes oubliés et laissés-pour-compte», lance un membre de l’association Al Amal, constituée pour défendre les intérêts des habitants de la localité. Selon lui, le quartier Aghroud manque d’infrastructures de base. «Nous sommes à 7 km d’un centre de santé et autant d’une administration ou encore d’un collège. Pourtant, nous sommes presque au cœur de la commune urbaine d’Agadir», martèle-t-il. Il est vrai que ce site manque de beaucoup de choses. C’est d’ailleurs pour cela qu’un projet de restructuration avait été arrêté depuis des années suite à un nouveau plan d’aménagement en 1999. Mais le programme de restructuration n’a jamais été véritablement mis en œuvre, car le dossier n’a pas été validé par les administrations concernées, à savoir la commune urbaine, la wilaya et l’Agence urbaine. Et ce, malgré plusieurs réunions pendant des années, explique une source institutionnelle bien informée. Les habitants de la localité disent s’être manifestés à travers de nombreux courriers ces dernières années à plusieurs instances locales et même à Rabat. «Malgré nos lettres et nos doléances, les élus ne sont jamais venus nous voir. Il a fallu que nous descendions dans la rue ces derniers jours pour qu’enfin on s’intéresse à nous», déplore un habitant d’Aghroud. Contacté par L’Economiste, Tariq Kabbage, maire de la ville, considère que le plan d’aménagement arrêté est inadéquat pour le site. Il rejette également la faute du retard du dossier de restructuration du site sur l’autorité de l’époque et sur l’Agence urbaine. Mais les manifestants ne sont pas convaincus. «Onze dossiers ont été déposés depuis 2006 auprès de la commune urbaine pour demande d’autorisation de construire, mais ils sont restés sans réponse et n’ont été déposés à l’Agence urbaine que la semaine dernière. Aujourd’hui, nous n’avons plus confiance, quoi que l’on nous dise», déplore l’un des habitants. Comme lui, d’autres concernés se disent prêts à tout. Et il semble qu’il faut véritablement du concret pour les contenir. «Nous avons trop attendu», lance l’un d’eux.

Mesures
«C’est parce que nous avons été ignorés durant des années que nous sommes passés outre toute autorisation et que nous avons entrepris de construire nos parcelles», explique un habitant de la localité. Les autorités locales ont entrepris, à travers plusieurs réunions, d’arrêter le désordre, mais les habitants en infraction ne voulaient rien savoir. C’est ainsi que des mesures ont été mises en place pour empêcher, par les voies menant au quartier en question, toute introduction sur le site de matériaux de construction. Face à ce dispositif, les habitants des lieux n’ont pas tardé à se soulever.

Malika Alami – leconomiste.com

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société

Remise des prix aux lauréats du Prix Allal El Fassi au titre de 2011

Rabat, 27/09/11

La Fondation Allal El Fassi a annoncé récemment la liste des lauréats du Prix Allal El Fassi pour l’année 2011.

Selon un communiqué de la Fondation, dont copie est parvenue mardi à la MAP, le premier Prix a été décerné à Ahmed Karoum, enseignant chercheur à la Faculté des Lettres et des sciences humaines d’Agadir – Université Ibn Zohr.

Le deuxième Prix a été décroché par Bouchta El Machrouh (fonctionnaire) alors que le troisième Prix a été remporté par Abdellah Ben Atou, Professeur à la Faculté Ibn Tofail des lettres et des sciences humaines de Kenitra.

Le Prix Allal El Fassi 2011 s’est articulé autour du thème « La patrie, l’Etat et les fondements de la solidité de la société au Maroc d’aujourd’hui ».

MAP

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Culture

Deux expositions à Tiznit : Peinture et Photographie

Du 26 Septembre au 2 Octobre 2011, vous êtes invités à la Maison de la Culture de Tiznit pour découvrir deux Univers :
« Merveilles du Monde » / Thierry Brouard (Photographie)
et
« Des Intimités » / Edem Allado (Peinture).
Deux expositions dans un lieu unique !

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Art, Expositions, Région

Salon TT Varsovie Augmentation de 30% d’arrivées pour Agadir, une belle performance

Le Maroc a été l’invité d’honneur cette année au TT Varsovie, le plus salon touristique de Pologne. L’honneur revient à Agadir qui, grâce au dynamisme de son CRT ( Conseil Régional du Tourisme) et de ses professionnels a su développer ce marché, ces dernières années. Les Polonais visitent d’abord Agadir au Maroc. La destination balnéaire gadirie a connu une augmentation de 30% en 2011 par rapport à 2010.    Il est à savoir que le marché polonais à destination d’Agadir a commencé avec 8 000 clients en 2006, pour atteindre jusqu’à présent 35 000 clients. Une forte augmentation qui place ce marché en quatrième position dans la destination. Ceci d’ailleurs explique la forte présente des professionnels gadiris au salon du Tourisme et Voyages de Varsovie, où ils étaient une vingtaine à participer à ce salon dans sa 19 ème édition.     Conduite par Abderrahim Oummani, président du CRT Agadir /SMD, accompagné par Salah Eddine Benhamane, président de l’AIH Agadir, les hôteliers et voyagistes ont multiplié les contacts pour développer encore plus ce marché stratégique pour la destination. De sa part Abdelhamid Addou, DG de l’ONMT, était présent pour la première fois au salon de du TT Varsovie, où il a signé neuf conventions de partenariat  avec les TO polonais. C’est ainsi qu’il est prévu une augmentation de 52 000 pax en 2012, soit un montant de chiffres d’affaires de 480 millions de DH. La part d’Agadir, bien méritée par ailleurs, y revient avec plus de 75%.     En effet, les chiffres de 2010 et 2011 sont éloquents. C’est ainsi que la destination a connu 16 980 arrivées et 22 068 arrivées polonaises en 2010 et 93 000 arrivées et 109 539 nuitées jusqu’à fin août 2011 ; soit une augmentation de 30%. Une belle performance qui va en augmentant vu l’intérêt manifesté par les TO et clients polonais pour la destination balnéaire. Une belle performance qui honore le CRT Agadir /SMD, son président, son staff, ses professionnels, ses élus mais également le tourisme au Maroc.   A l’occasion du TT Varsovie, le Maroc a offert une soirée typiquement marocaine qui a connu une présence effective de 500 invités. Une soirée bien réussie qui conforte la renommée d’accueil chaleur des marocains de leur gastronomie et de leur patrimoine. Un grand bravo à Fouad Hajoui, délégué ONMT pour les pays des l’Est qui bien orchestré et conduit par son savoir faire, son professionnalisme et son dynamisme le déroulement de cette belle opération.    Le marché polonais offre un grand potentiel pour le Maroc, avec Agadir en tête de liste. C’est ainsi que les hôteliers gadiris présents à Varsovie ont tenu une réunion de travail avec Hamid Addou, pour renforcer les éductours et voyages de presse de Pologne vers Agadir. D’ailleurs fin octobre la destination Agadir va connaître la finale de Miss Pologne, un grand évènement sur quatre jours qui sera suivi par la presse polonaise. Le Maroc envisage de recevoir 100 000 clients dans deux ans, pour atteindre dans  quelques années après 300 000.   La RAM a été amenée à suivre l’allure du développement du marché polonais en programmant deux vols au départ de Varsovie, dont un à destination de Casablanca et un autre à destination d’Agadir. L’aérien est un élément fondamental pour le développement de ce marché en bonne progression avec des clients qui peuvent venir dans la destination l’été mais aussi l’hiver, vu l’offre touristique bien diversifiée et attrayante que forme le produit marocain. Très bonne continuation.

Mohamed RIAL  – goagadir.info

Publié 27 septembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

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