Archives de octobre 2011

Agadir : Comment mieux gérer les stocks halieutiques

  • La FAO pour une approche écosystémique des milieux marins
  • Les pays d’Afrique en réseau pour un échange d’expériences

La notion d’approche écosystémique des pêches est de plus en plus souvent abordée à l’échelle nationale tout comme au niveau international. Et ce pour améliorer la gestion et l’exploitation durable des ressources halieutiques. C’était justement le thème du cours international de formation qui s’est déroulé tout dernièrement à Agadir pendant plusieurs jours.
Pour Abdellatif Moukrim, vice-président de l’Université Ibn Zohr et coordonnateur du cours international, FAO-édition 2011, l’intérêt de la démarche est d’impliquer tous les acteurs dans le processus de préservation de la ressource. L’enseignant-chercheur rappelle que jusqu’ici la stratégie de préservation de la ressource halieutique reposait sur l’approche par espèce et la mise en place de quota et de repos biologique. Le cas de la pêcherie céphalopodière est un exemple plein d’enseignement dans ce contexte. Les nombreux repos biologiques qui se sont succédé et le système de quotas global n’ont pas véritablement donné de résultats. Il faut dire que le phénomène de pêche illicite durant les périodes de repos biologique est un frein à la réalisation des résultats escomptés. Aussi lors de la reprise de l’activité la ressource n’est pas toujours au rendez-vous. Ce qui est préconisé aujourd’hui dans le cadre de la nouvelle vision scientifique recommandée par l’ONU c’est de prendre en considération l’écosystème marin dans sa globalité et l’impact des pêcheries sur le milieu. Aujourd’hui, pour développer cette vision, un réseau de cadres des pays côtiers africains s’est constitué pour échanger les expériences. L’opération encadrée par les experts de la FAO ainsi que les enseignants-chercheurs de l’Université Ibn Zohr d’Agadir a réuni les représentants de quinze pays.
A noter qu’une première édition du genre avait déjà été adressée aux cadres des pays africains anglo-saxons. La rencontre s’était déroulée en avril 2010 au Ghana et avait réuni les cadres de 19 pays côtiers d’Afrique anglo-saxonne.
Il faut souligner également que ces formations tant au Ghana qu’au Maroc s’inscrivent dans le cadre du projet EAF-Nansen intitulé «renforcement de la base des connaissances pour la mise en œuvre d’une approche écosystémique des pêches maritimes dans les pays en développement». Un dossier qui fait l’objet d’un partenariat entre la FAO et l’Agence norvégienne de coopération pour le développement ainsi que l’Institut de recherche maritime de Bergen en Norvège.

leconomiste.com

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Publié 31 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Souss: Un complexe artisanal à Tinghir

  • 1,9 million de DH financé par le conseil régional du Souss-Massa-Draâ
  • Financement de fours à gaz, formation, promotion, création de complexes artisanaux… les actions retenues

Le secteur de l’artisanat du Souss-Massa-Draâ est en passe d’être restructuré. Plusieurs projets sont sur le point d’être lancés pour la mise à niveau de l’activité. C’est ce qu’a annoncé Hassan Merzouqi, délégué de l’artisanat au conseil régional du Souss-Massa-Draâ, lors d’une journée dédiée au secteur. Une rencontre qui a réuni l’ensemble des acteurs du domaine et qui fait suite au lancement en avril dernier de la stratégie régionale en faveur du secteur. Depuis, une démarche de communication a été entreprise auprès des filières de l’activité à travers les différentes zones de la région. Il s’agissait de définir ensemble les actions prioritaires à entreprendre. C’est ainsi que plusieurs chantiers ont été retenus. Il s’agit, entre autres, de l’aménagement d’un complexe artisanal à Tinghir. Un investissement de l’ordre de 1,9 million de DH financé par le conseil régional du Souss-Massa-Draâ dans le cadre de son budget 2011. De même, une enveloppe de 1,2 million de DH a été allouée à l’implantation d’un complexe artisanal à Taroudant. Il est question également de financer l’achat de fours à gaz pour les potiers de plusieurs zones du Souss. Cette action est, de l’avis de Hassan Merzouqi, une des plus urgentes, non seulement dans un souci environnemental mais aussi pour la réalisation d’un produit qui réponde à la demande. Outre ces actions, un montant de 500.000 DH a été alloué pour la formation d’artisans pour la mise en place de mesures de protection dans leur travail. Pour la promotion et la commercialisation lors de foires, c’est une autre enveloppe de 500.000 DH qui sera dédiée. C’est une panoplie de mesures à court et moyen terme qui a été arrêtée au profit du secteur. Et ce, dans le cadre de la stratégie régionale du secteur dans le Souss-Massa-Draâ. Cette feuille de route s’articule autour de 51 projets définis sur la base de trois axes stratégiques. Au niveau du premier, il s’agit de l’appui au développement d’un tissu de PME structurées. La création de nouvelles PME dans le secteur de l’artisanat, en particulier dans les métiers de la bijouterie et du cuir, tout comme la mise en place à Agadir d’une zone d’activités de l’artisanat, abritant un musée du patrimoine artisanal de la région, sont aussi au programme. Pour ce qui est du deuxième axe, il tourne autour de l’amélioration des revenus et des conditions de travail des mono-artisans. Pour réaliser l’ensemble de ces mesures dans le cadre du plan national, ce sont 249,5 millions de DH qui y sont alloués.

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 31 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Commerce, Région

Bruxelles accueillera le 6ème rassemblement mondial des imazighen (berbères)

Réuni en session ordinaire ce mois d’octobre 2011 à Anza,  Agadir (région de Souss/Maroc), Le Conseil Fédéral (CF), instance législative du Congrès Mondial Amazigh (CMA)  a eu à examiner les récentes évolutions survenues  à Tamazgha (Afrique du Nord) et à débattre des préparatifs des assises du 6ème congrès ordinaire du CMA.

Le CMA s’incline avec respect sur les âmes de tous les martyrs de la démocratie et du combat identitaire qui ont payé de leur vie pour que s’effondrent les dictatures  liberticides et négationnistes de leur identité, et dénonce par la même occasion toutes les vaines appellations qui ternissent ces révolutions.

Au Maroc : Le CMA se réjoui que la constitution consacre  Tamazight comme langue officielle. Mais il constate avec regret que même si les déclarations officielles à première vue prometteuses sont quotidiennement contredites par les actes discriminatoires. Plus de trois mois de l’adoption de la nouvelle constitution, les interdits à l’encontre des activités associatives, le refus d’inscrire les prénoms amazighs au niveau de l’état civil et surtout  le harcèlement policier, judiciaire et administratif contre les militants du Mouvement Culturel Amazigh continuent à être exercés notamment envers les membres du CMA (Fayssal Aoussar, Lhoussaine Agda et Kamal Slimani), les chômeurs diplômés, les membres du mouvement du 20 février, les défenseurs des terres collectives à Jbel Aouam, Khémisset, Tinghir y inclus Imedder. Etc.

Le CMA dénonce énergiquement l’assassinat de jeune rifain Kamal Al Husseini à Ait Bu Ayach (Alhoceima) de la part de quelqu’un qui se dit « baltaji » ce jeudi 27 octobre et qui a osé tuer aussi le président de l’Association des Jeunes Diplômés Chômeurs de la région. Le CMA  affirme que ce n’est pas avec des assassinats lâches de jeunes (Sefrou, Safi, Alhoceima…) ni en brûlant d’autres jeunes (comme ceux qui se sont immolés dans une agence bancaire de la ville d’Alhoceima le 20 février dernier sans qu’une enquête sérieuse soit entreprise jusqu’à maintenant de la part des autorités) que les problèmes du chômage des jeunes et de la corruption généralisée qui rangent toutes les institutions de l’Etat vont être réglés!

Le CMA dénonce l’instrumentalisation de la justice discriminatoire, en appliquant la politique de deux poids deux mesures, à l’encontre des prisonniers politiques de la cause amazigh détenus  à la prison de Meknès, à savoir Mustapha Oussaya et Hamid Adouch, a qui l’on déni le droit de jouir de la grâce, contrairement aux prisonniers salafistes, gauchistes et sahraouis. Cette situation de désarroi a poussé nos frères innocents détenus arbitrairement à recourir à l’action de grève de la faim et ce depuis jeudi 13 octobre 2011pour dénoncer leurs  conditions drastiques et inhumaines d’emprisonnement qui dure depuis plus de quatre ans. Nous tirons la sonnette d’alarme sur leurs état de santé qui ne cesse pas de se détériorer, le CMA incombe toute la responsabilité de l’aggravation de leur santé à l’Etat marocain et à ce sujet, le CMA exige leur libération immédiate.

En Algérie : La Kabylie est devenue une immense garnison des forces de sécurité, curieusement elle est devenue la région la plus ciblé par les attentats terroristes, les kidnappings des entrepreneurs potentiellement investisseurs et le banditisme. Le CMA dénonce les assassinats perpétrés par les militaires causant la mort des paisibles citoyens  comme Mustapha Dial à Azazga et  Zahia Kaci  à Fréha, et demande que les soldats, auteurs des dites bavures soient traduits en justice. Aussi, le CMA insiste incessamment à la traduction en justice des gendarmes auteurs des assassinats des 126 jeunes durant le « printemps noir » et que l’enquête sur l’assassinat de chanteur Matoub Lounès aboutisse à l’arrestation et à la traduction des auteurs et commanditaires dans un procès transparent loin de la mascarade de juillet dernier.

La région des Aurès est étouffée par des pratiques de répression  inavouées  où  les militants amazighs activistes sont très souvent harcelés par la justice et la police en contrôlant tous leurs mouvements surtout lorsqu’ils se déplacent dans d’autres régions amazighophones comme la Kabylie.

Le CMA dénonce la main mise par  les pouvoir publics des fonds destinés à la promotion de l’art et de la culture Amazigh, en  faisant de toute activité culturelle et artistique un monopole de l’état et dans le seul cadre du soutien à la politique officielle du pouvoir en place. Et  la promesse de l’ouverture du champ audio-visuel, elle est remit aux calendes grecs sans aucune explication.  Par la même occasion le CMA dénonce le directeur de la chaine amazigh qui exerce la censure, le chantage et le harcèlement sexuel sur les journalistes et animateurs de cette chaine, en saluant le courage et l’abnégation de ces derniers à vouloir exercer leur métier honnêtement.

Le CMA se solidarise avec le prisonnier politique Mohamed Baba Nadjar emprisonné à la prison de Babar à Khenchela de la région de Ghardaya et qui a entamé une grève de la faim pour protester contre l’injustice qui pèse sur lui.

Le CMA  exige  que la Langue Tamazight, reconnue déjà comme langue nationale du pays, soit consacrée comme langue officielle dans la nouvelle réforme constitutionnelle.

Comme au Maroc, le CMA constate  et dénonce que les amazighs algériens ne puissent pas donner des prénoms amazighs à leurs enfants et considère ceci comme un grave  déni identitaire. Quand à la communauté touarègue en Algérie, elle fait toujours l’objet d’un traitement particulier de la part des autorités publiques. La pression policière étouffe la dite population qui n’a jamais accédé à une pleine citoyenneté.

En pays touaregs : Le CMA interpelle urgemment la communauté internationale sur la situation dramatique dont est victime le peuple Amazigh Touareg, et il tient à exprimer sa vive inquiétude sur le  sort réservé aux populations Touaregs notamment ceux de la région du  Mali et du  Niger à qui on colle dangereusement leur assimilation aux terroristes salafistes d’ AQMI. Et les touarègues du Grand Sahara, qui connaissent les moindres recoins de leur immense territoire saharien, n’arrêtent pas de dénoncer les « nouveaux envahisseurs » que sont les combattants d’Al Qaida et du danger de se diriger vers la naissance d’un nouveau Afghanistan, plus dangereux et plus incertain, surtout que les dirigeants d’AQMI commencent à séduire et à recruter certains jeunes guerriers touarègues. Et si les mesures ne sont pas prises d’urgence, cela constituerait incontestablement une menace directe de la stabilité de tous les pays nord-africains et par conséquent de l’Union Européenne et de l’Occident. Le CMA déclare sa solidarité inconditionnelle aux côtés des communautés touarègues qui se retrouvent isolées des cercles de décision politiques et privés de leurs droits fondamentaux dont celui à l’autodétermination. En définitive, les touaregs sont les seuls qui peuvent sécuriser cet espace désertique et qui ont appris à le parcourir partout et à en connaître ses dangers et ses menaces. L’octroi de leurs droits de l’autodétermination, basée sur la déclaration universelle des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones du 13 septembre 2007est la solution idéale, viable et durable pour le peuple touarègue.

En Lybie : Le CMA constate que malgré des discours prometteurs de liberté et  démocratie, les populations amazighes continuent à être menacées même s’ils ont réussi à organiser leur premier et historique congrès national le 27 septembre dernier. Le dernier discours  de président du Conseil National de Transition, Mustapha Abdeljalil, comme quoi le pays va adopter « la chariâ » comme source principale de la loi contredit toutes ces promesses de démocratisation du pays qui vient de se libérer de sanguinaire dictature Kadhafi. A propos du sort de ce dernier, le CMA aurait souhaité qu’il soit jugé par la Cour Pénale Internationale, au lieu d’être sauvagement liquidé sans répondre aux nombreux crimes commis à l’encontre des citoyens libyens et des citoyens amazighs. Ces derniers qui ont payé d’un lourd tribut leur libération et la libération de Tripoli et de la Libye sont dorénavant plus que jamais menacés si le nouveau gouvernement de l’état libyen vire vers un état théocratique et que la nouvelle constitution ne reconnaisse pas la langue amazighe comme langue officielle au même titre que la langue arabe.

En Tunisie, le CMA salut l’ouverture de gouvernement de transition d’avoir autorisé la création des associations de culture amazighe et leurs rassemblements. De même, il salue de manière générale la transparence des premières élections vraiment démocratiques organisées après la fuite de dictateur Ben Ali. Mais il exprime ses vives préoccupations de la montée en puissance des formations politiques islamistes qui risqueraient de remettre en question ces acquis démocratiques et les droits des femmes, ainsi que l’interdiction des activités et des actions en faveur de la diversité linguistique, culturelle et identitaire de la Tunisie. De même la violence des islamistes et des militaires en Egypte menace sérieusement les droits des minorités tels les coptes chrétiens et les amazighs de Siwa.

Aux Iles Canaries: le CMA exprime sa satisfaction  des dernières mobilisations et manifestations des militants canariens indépendantistes, comme celles de 22 octobre dernier (jour du drapeau canarien à sept étoiles) en faveur de leur autodétermination et de la décolonisation et leur aspiration à l’appartenance africaine et amazighe de ce territoire de Tamazgha occidentale que sont les sept îles de Canaries.

En Mauritanie : Le CMA appelle le président Mohamed Abdelaziz et les autorités mauritaniennes à cesser toute action discriminatoire  envers ses citoyens et plus particulièrement ceux de couleur et qui étaient réfugiés en Sénégal et il demande de reconnaître l’identité amazighe de ses populations « maures » et de promouvoir l’enseignement de la langue amazighe qu’elles ont perdu au fil des temps, ainsi que la réhabilitation de son écriture « tifinagh » précieusement conservée au sein de leur patrimoine archéologique.

Le CMA se félicite de la grande réussite qu’a connue le forum international sur la question de « leadership des jeunes et la consolidation démocratique en Afrique du Nord » organisée conjointement avec la Fondation catalane CatDem, l’Internationale Touarègue et le Journal « Le Monde Amazigh », et avec la collaboration de Congrès Internationale de la Jeunesse Amazighe et l’association Abarraz à Agadir le 15 octobre dernier. (voir la vidéo sur la question touarègue:  http://www.youtube.com/watch?v=OkgwIwqSYOM )

Enfin, le Conseil Fédéral, tenu à Agadir le 16 octobre, informe l’ensemble des associations adhérentes que conformément aux statuts du 5ème congrès du CMA issu à Tizi-Ouzou et conformément à l’article 8, alinéa 6 des statuts du CMA, il a été décidé que les 6ème assises  du Congrès Mondial Amazigh se tiendront dans la ville de Bruxelles en Belgique les 9, 10 et 11 décembre 2011/2961. Ainsi le CMA lance un appel à toutes les bonnes volontés   et à toutes les organisations amazighes à s’unir pour l’union de toutes les forces du peuple Amazigh et à réussir ce sixième rassemblement mondial des Imazighen dans la capitale de l’Union européenne. Une étape décisive dans la voie de la restauration de la liberté et de la souveraineté du peuple et de la nation amazighs.

amazighnews.net

Publié 30 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Société

Abdelkrim Elazhar expose “l’effigie à double visage” au Sous-sol Art gallery – Agadir

Exposition du 27 octobre au 17 novembre 2011

Né à Azemmour, El Azhar suit des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Tétouan, de Bruxelles et de Liège, puis, effectue une formation de gravure qui laisse des stigmates dans sa peinture jusqu’à aujourd’hui. Pour preuve, ce tracé de la marge, ce minimalisme des formes et des couleurs et ces effets de délavé, de vieilli qui rappellent les techniques d’estampes et d’imprimés. La peinture d’El Azhar est tout en transparence, faite d’esquisses nerveuses et fermes, de formes aux touches tâchetées de couleurs. Elle se passionne pour les visages, objets de recherche inépuisable, des visages qui se ressemblent sans pour autant être identiques, transcriptions des expressions psychologiques, de toutes les passions humaines et des bouleversements physionomiques. Des visages qui expriment aussi le silence, l’illumination ou l’ombre de la mort.

Alicia CELERIER – artszin.com

Le Sous-Sol Art Gallery
Immeuble Achar angle avenue 29 février, avenue kennedy. Talborjt
80000 – AGADIR
Tél.: 0528844849 – GSM: 0661132947

Publié 29 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Expositions

Aïd Al-Adha : Les offres touristiques fusent

Les différents opérateurs touristiques se mettent à l’heure de l’Aïd
Al-Adha et proposent des offres des plus alléchantes aux plus originales.

Quand certains choisissent de passer l’Aïd Al-Adha en famille, d’autres optent pour des voyages à travers le Royaume. En effet, cette fête religieuse, des plus importantes, offre au moins deux jours de vacances toutes professions confondues. Mais, certaines entreprises choisissent de libérer leurs employés toute une semaine pour permettre à ceux originaires d’autres villes de rejoindre leurs familles, sans parler de ceux qui font le pont. Aussi, les vacances scolaires de la mi-semestre débuteront le 4 novembre pour s’achever le 13 du même mois. C’est ainsi que pour certains couples solitaires, ou de petites familles, il s’agit d’une occasion idoine pour faire ses bagages et s’évader à la découverte du Maroc. «Quand des villes comme Casablanca et Rabat sont désertées en période de l’Aïd Al-Adha, Marrakech est aussi bondée qu’en saison estivale», a souligné Abdelatif Abouricha, responsable de communication du Conseil régional du tourisme de Marrakech. S’agissant des réservations pour cette année, il précise que «les Marocains réservent généralement à la dernière minute et qu’il est encore tôt pour donner des chiffres». Pour leur part, les opérateurs touristiques ne ratent pas une telle aubaine et proposent des offres de plus en plus importantes, année après année.
«J’ai été surpris de voir qu’un hôtel à Marrakech offrait la possibilité de ramener son bélier avec soi, et qu’il se chargeait de l’égorger, d’en cuisiner un petit bout et de donner le reste en guise de charité. Cet hôtel compte plusieurs habitués et séduit de plus en plus d’adeptes chaque année», explique M. Abouricha. Des offres comme celle-là et des programmes d’animation adaptés sont proposés par de nombreux hôteliers (voir encadré). Pour d’autres, il s’agit plutôt d’une réduction des prix. «Nous proposons dans nos établissements des réductions de prix allant de 30 à 40% sur les tarifs normaux, selon la destination, étalées sur toute la période du 4 au 20 novembre. Par contre, nous n’avons pas d’animations spécifiques pour la célébration de l’Aïd Al-Adha. En effet, cette fête coïncide avec des périodes de vacances dans plusieurs pays étrangers, et comme nous
recevons beaucoup de touristes de l’extérieur, nous ne pouvons pas avoir un programme spécifique à l’Aïd Al-Adha», explique, pour sa part, Christian Rousseau, directeur général de Accor Gestion Maroc. Et de poursuivre : «Grâce à nos différentes offres, nous enregistrons généralement de bons taux de remplissage en période de fête surtout sur des destinations telles que Marrakech et Agadir». Ainsi, le luxe s’offre à petits prix à l’occasion de l’Aïd Al-Adha.
Autant en profiter.

Dounia Mounadi – aujourdhui.ma

Publié 29 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Hôtellerie, Tourisme

Agadir : 5 millions de dirhams pour appuyer le secteur de l’artisanat

Organisée par le Conseil régional de la région du SMD le 25 octobre, la journée de l’artisanat a mis le programme régional de développement du secteur de l’artisanat au cœur du débat

Le secteur de l’artisanat a été au centre du débat à la ville d’Agadir. Objectif : étudier de près l’état d’avancement du programme de développement du secteur de l’artisanat. Ce programme a été mis en place par le secrétariat d’Etat auprès du ministre du tourisme et de l’artisanat. Cela étant, les différents acteurs dans le secteur ont été au rendez-vous pour dresser le bilan et émettre leurs recommandations quant à l’application des directives de ce schéma promotionnel.
Certes, le secteur peut devenir une locomotive de développement de la région, mais le diagnostic, établi dans le cadre de la mise en place de ce programme, a fait ressortir plusieurs handicaps qui s’opposent à l’essor de ce secteur. Des problèmes liés aussi bien au produit, à la production, qu’aux chaînes de distribution et de commercialisation. Ainsi, ce nouveau programme quinquennal ambitionne entre autres de créer 37.162 offres d’emploi et de former 5.054 jeunes artisans d’ici l’année 2015. Des objectifs qui seraient réalisés en
s’attaquant de front, aussi bien en amont qu’en aval, aux différents handicaps.
Et c’est dans ce cadre que l’un des points cardinaux de cette feuille de route est l’appui à la production au niveau de la région du Souss-Massa-Drâa (SMD).
Une enveloppe de 5 millions de dirhams a été allouée à ce segment. L’objectif étant d’appuyer les matières premières et les techniques de production. Notons que cette enveloppe va profiter aux artisans individuels. Toujours dans le cadre de l’appui à la production, un million de dirhams sera attribué à l’aide à la création de coopérative. Soulignons dans ce sens l’aide à la création d’une coopérative de matières premières à Ouarzazate avec 500.000 dirhams. Par ailleurs, une enveloppe de 200.000. dirhams a été allouée à la réalisation d’une étude portant sur les métiers de l’artisanat qui sont en phase de disparition.
Cette étude servira à dresser une feuille de route afin de préserver ces métiers. Notons que le budget attribué à ce projet de préservation des métiers est de l’ordre d’un million de dirhams. Ceci étant, le complexe artisanal de la ville d’Ouarzazate est désormais en phase de revalorisation. L’enveloppe allouée à cette mission est de l’ordre de 7 millions de dirhams. Dans le même cadre, la ville de Tinghir aura bientôt son complexe artisanal. Quant à l’état d’avancement, un terrain a été attribué à la réalisation de ce projet.
La participation aux salons de l’artisanat est également l’un des segments de grande importance dans la promotion du secteur. Cet élément a été pris en considération dans ce programme. Le budget octroyé à ce segment est de l’ordre de 2,5 millions de dirhams. Par ailleurs, une enveloppe de 10 millions de dirhams a été dédiée à la formation continue.

Majda Saber – soussannonces.net

Publié 28 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Développement

Construction d’une centrale thermique à Tiznit : L’ONE s’attire les foudres de la société civile

La région de Tiznit a été victime, dans le passé, de plusieurs facteurs dévastateurs qui ont poussé la population de cette région à migrer. L’ONE voudrait en ajouter un autre : « Une station thermique à base de fioul lourd ». Dans l’espoir d’anticiper la validation de ce projet en cours d’étude par les autorités concernées, un tissu associatif a vu le jour le 14 octobre dernier. D’après la société civile, ce projet… « viole toutes les normes environnementales».
La demande en énergie électrique pour la région de Tiznit est bien évidemment très forte et loin d’être satisfaite. à l’heure actuelle, la seule source d’approvisionnement est la centrale Jorf (éloignée de 350km). Dans une vision de régionalisation et de création d’un
certain équilibre national, l’ONE cherche à mettre en place une centrale thermique au fioul lourd. « Nous avons à Tiznit, toutes les conditions favorables à la création d’une centrale éolienne ou solaire. Le choix d’une station à base de fioul lourd est dévastateur pour notre région ».
Cette centrale thermique est d’une puissance de 72 MW/h soit, une combustion de 3.5
tonnes de fioul lourd. Quotidiennement, et si cette station sera mise en service pendant 5h, la consommation en fioul lourd ne sera pas moins de 19 tonnes. Une telle consommation expose non seulement les habitants à un grand danger mais provoque un vrai déséquilibre écologique d’une zone classée parmi les patrimoines protégés par l’UNICEF.

720 millions de DH pour la création de 30 postes !
Pas moins de 720 millions de DH seront déboursés par l’Etat dans la construction de cette centrale thermique. L’un des membres du tissu associatif nous confie : «A Tiznit, nous avons besoin de projets de développement, des projets créateurs d’emploi. Il est aberrant qu’une telle somme soit investie dans une centrale à base de fioul lourd qui, en plus, mettra en danger la population de notre région ». En effet, cette enveloppe budgétaire ne va créer qu’une petite trentaine de postes. Pis, il suffit de faire une petite recherche sur le fioul lourd pour savoir que les déchets de cette matière contiennent des matières toxiques et à long terme, cancérigènes.
Une autre aberrance de la mise en place de ce projet fait surface. Selon les représentants de ce tissu associatif : « Outre l’expropriation de terrains à laquelle ont fait face les habitants de la commune de Ouijjane (tiznit,ndlr), l’ONE a acheté un espace de 11.5 ha pour la construction d’un projet qui ne nécessite que 3.5 ha. C’est de l’argent public
gaspillé ». Au moment où nous mettons sous presse, le tissu associatif organise une réunion à Casablanca avec les parlementaires, les élus et les représentants du conseil de région dans l’objectif de les sensibiliser aux menaces que représente ce projet pour la région de Tiznit.
Selon un acteur associatif : « Une première étude du projet a été réalisée au niveau communal en toute clandestinité. Nous n’avions pas eu l’occasion d’y réagir, encore moins desensibiliser la population sur le grand risque que cette centrale apporte». Il faut signaler qu’une deuxième étude du projet est en cours, ce tissu associatif se bat corps et âme pour sensibiliser l’opinion publique et les autorités sur la question avant validation du projet le 27 octobre prochain.

soussanonces.net

Publié 28 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Ecologie, Région

Agadir, un centre de recherche au campus Universiapolis

  • L’opération s’appuie sur l’expertise luxembourgeoise
  • Trente chercheurs déjà recrutés

Le Souss est en passe d’améliorer sa capacité d’innovation économique. Cette fois, l’initiative est privée. Elle émane du groupe Universiapolis, propriétaire du campus universitaire privé éponyme ouvert dans la ville depuis l’an dernier. L’établissement d’enseignement supérieur crée un centre de recherche en s’appuyant sur l’expertise luxembourgeoise. Ainsi, un partenariat a été conclu entre Universiapolis et le centre de recherche public Henri Tudor qui fait référence au Grand Duché du Luxembourg. Cette alliance a été montée avec le support financier du ministère des Affaires étrangères de Luxembourg. A noter que le centre de recherche public Henri Tudor, créé il y a plus de vingt ans et géré de manière autonome, compte environ 500 employés.
Pour Universiapolis, la création de l’unité de recherche permet de franchir une nouvelle étape dans la création d’un pôle universitaire intégré qui réunit activités d’enseignement et recherche et constitue un support à l’entrepreneuriat, souligne Aziz Bouslikhane, président du groupe Universiapolis. Sur le plan organisationnel, le centre de recherche sera une entité autonome responsable du déploiement de ses services RDI (Recherche Développement Innovation), tels que des projets de recherche. Le conseil en innovation, l’incubation d’entreprises, les conférences scientifiques, les formations professionnelles et la production d’une revue scientifique seront aussi parmi ses missions. Pour son démarrage, le centre de recherche compte pour le moment un effectif de plus de trente collaborateurs qui sont d’ores et déjà mobilisés dans la recherche. De plus, il est en phase active de recrutement de talents nationaux ou issus de la diaspora marocaine. A noter que le partenariat avec le centre de recherche public Henri Tudor remonte à un peu plus d’un an. Le soutien du ministère des Affaires étrangères de Luxembourg a très rapidement permis le lancement d’une première opération de coopération dans le dimensionnement d’un dispositif d’énergie renouvelable pour le campus Universiapolis.

Le conseil en innovation, l’incubation d’entreprises, les conférences scientifiques, les formations professionnelles et la production d’une revue scientifique seront aussi parmi ses missions

Les deux partenaires ont souhaité par la suite aller plus loin en travaillant ensemble sur la création du centre de recherche à Agadir sur le modèle et l’expérience du centre Henri Tudor à Luxembourg. Ces derniers jours, une visite d’une importante délégation luxembourgeoise à Agadir précède la signature d’une nouvelle convention pour l’accompagnement sur plusieurs années du centre de recherche d’Universiapolis. L’objectif est de faire de cet établissement, en partenariat avec Tudor, un instrument moderne pour le développement régional des capacités d’innovation par la recherche, est-il indiqué.

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 28 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement

Les merveilles du Maroc / Wonders of Morocco

Ces deux belles photos sont de la bananeraie de Tamri. Une vallée au nord d’Agadir sur la route d’Essaouira. Elle a été prise par ma fille Kawtar un matin d’octobre 2011… Une véritable merveille. Un paysage féerique. 
Tamri, là où l’hôtel Imazighen vous ouvre ses portes avec une générosité dont seuls les berbères ont le secret. Une ambiance familiale, conviviale ou vous pouvez avoir le meilleur petit déjeuner au monde avec un pain hand made chaud, une huile d’argan succulente, une huile d’olive exquise, un ‘amlou’ d’une douceur que seules les amandes de l’Atlas marocain peuvent garantir. Tout cela accompagné d’un bon verre de thé servi avec un sourire et une bonté inégalables.
Ces deux photos sont justement prises de l’un des appartements de l’hôtel.

Un passage par là vous marquera à jamais. Cela est mon cas et celui de ma famille…

Aziz Daouda 

Blog de Aziz Daouda – azizdazouda.blogspot.com

Publié 28 octobre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Agriculture, Région, Tourisme

La Bourse des prix agricoles opérationnelle

Le ministère de l’Agriculture a lancé, début octobre, un portail web dédié à l’information sur les prix des produits agricoles. Une initiative qui commence déjà à porter ses premiers fruits.

La tant attendue Bourse des prix des produits agricoles, est opérationnelle depuis début octobre. Erigée en un portail web dynamique, baptisé « prixagriculture.org », elle permet aux internautes – professionnels et particuliers – d’avoir accès aux prix moyens au jour le jour des principaux produits agricoles sur une barre déroulante qui rappelle celle de la Bourse de Casablanca.

Sauf qu’à la différence de cette dernière, ce ne sont pas les cours des sociétés cotées qui sont affichés, mais les prix de légumes, fruits, légumineuses et viandes. En plus de cette information généraliste, les prix appliqués par région et par province ainsi que par type de marché sont également disponibles pour ceux qui veulent se renseigner sur les prix pratiqués dans leur région.  La catégorie des marchés comprend par ailleurs quatre types : marché de gros, marché de détail, marché Ramadan – période à laquelle les prix changent considérablement – et les souks. Les utilisateurs de la plate-forme ont également la possibilité de retracer les tendances des prix sur une période donnée.

De même, des synthèses des évolutions depuis le début de l’année 2010 sont disponibles par catégorie de produits. Par ailleurs, une analyse des marchés à l’international ainsi que des prévisions sur l’issue des campagnes agricoles nationales sont mises en ligne régulièrement pour faciliter aux professionnels l’accès à l’information et par ricochet l’élaboration de leurs propres prévisions.

Outils d’«équité»
Contrairement aux autres Bourses agricoles dans le monde, où des contrats à terme sont échangés régulièrement et sont de plus en plus sujets à des spéculations, la Bourse marocaine ne permet pas un échange commercial. De même, son objectif est de pallier au phénomène de la spéculation, en rendant accessibles des informations détaillées et de manière quotidienne.  Les consommateurs auront donc plus conscience des écarts des prix appliqués entre le gros et le détail. Des écarts qui sont souvent flambés par les intermédiaires. Un pari qui s’avère difficile du moment que les prix se forment suite à la confrontation entre l’offre et la demande.

Des infos en temps réel
Avant d’être affichée sur le portail, l’information suit un chemin, plutôt révolutionnaire, comparé à la pratique –qui se contentait d’une remontée d’information sur papier. Le nouveau circuit démarre auprès des 220 enquêteurs. Munis de smartphones, ces derniers sillonnent les marchés et remontent les informations de manière quotidienne grâce à une application développée spécifiquement pour ce besoin. Celle-ci permet une saisie facile et intuitive des données par les utilisateurs terrains. La transmission des données est assurée via le réseau 3G ou GPRS, ce qui permet une couverture régulière, quel que soit le lieu. Ces informations alimentent automatiquement et en temps réel la base de données et sont traitées par une application centrale au niveau de l’administration. Les agents enquêteurs assurent une couverture assez large : 9 marchés de gros, 25 souks et 20 marchés de détail.

Tant que la demande persiste de manière importante, les fournisseurs du marché ne pourront qu’en profiter. A moins que l’État n’intervienne de manière directe pour réguler la formation des prix.  D’ailleurs, le ministère de l’Agriculture était très clair sur le rôle de ce dispositif : «Une information sur les prix et les conditions de marché partagée par tous les intervenants d’une chaîne de valeur contribue à une bonne coordination et une meilleure intégration de la filière ainsi qu’une amélioration de la qualité et une répartition plus «équitable» de la valeur ajoutée créée». L’information est donc destinée prioritairement aux agriculteurs, aux commerçants et aux décideurs.

Sara BAR-RHOUT – lesoir-echos.com

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Economie

La Chine au prochain Sifel

La capitale du Souss abritera du 8 au 11 décembre prochain une nouvelle édition du Salon des fruits et légumes (Sifel). La formation est le thème retenu cette année pour la rencontre. Au programme particulièrement, la participation de la Chine parmi les pays qui seront représentés au salon.

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Commerce

Gestion déléguée : des contrats nouvelle génération

S’il s’agissait de qualifier l’expérience marocaine en matière de gestion déléguée de services publics, plusieurs observateurs s’accorderaient sur la dominance des flops sur les tops. L’exemple le plus édifiant, et le plus d’actualité aussi à cet égard, est celui de Tecmed. Une évaluation de cette expérience effectuée par le ministère a fait ressortir des retards dans la réalisation des investissements, des problèmes de communication des informations contractuelles, le non-respect des engagements et des problèmes de gestion du patrimoine de l’autorité délégante. Aujourd’hui, devant la multiplicité des cas, le ministère de l’Intérieur a décidé de saisir à bras-le-corps ce dossier et s’attelle à en revoir le modèle. C’est pourquoi, le département de Cherkaoui travaille pour la mise en place d’un cadre de régulation, et le renforcement de mécanismes et structures de contrôle. Début de la fin, donc, des mésententes fréquemment relevées entre délégants et délégataires sur les clauses des cahiers des charges? Il est trop tôt pour en juger. Mais, déjà, le ministère envisagerait d’actualiser certaines dispositions contractuelles pour les adapter à l’environnement économique, social et politique actuel. Pourtant, même avec les couacs enregistrés, le Maroc reste en avance par rapport à ce qui se passe dans plusieurs pays africains.

«Le pays a un savoir-faire à exporter vers ces pays. Nous sommes déjà sollicités pour le conseil dans ce domaine», commente Mohamed Kadri, gouverneur directeur des régies et des services concédés au sein du ministère de l’Intérieur, qui se prononçait, en fin de semaine dernière, à l’occasion de la conférence sur «les enjeux de la gestion déléguée des services publics en Afrique», organisée par I-Conférences à Marrakech. Les intervenants à la conférence se sont ainsi accordés à dire que la délégation des services publics (DSP) nécessite un certain nombre de pré-requis pour la mise en œuvre des mécanismes et procédures de contrôle et de régulation de la DSP. Il s’agit des pré-requis institutionnels, juridiques et réglementaires. Dans son intervention, Louis Dubois, avocat à la Cour UGGC a mis l’accent, dans ce sens, sur la particularité, voire la complexité du contrat de la gestion déléguée. «Les problématiques liées au contrat de la gestion déléguée diffèrent d’un secteur à l’autre. La gestion des stades de football, par exemple, n’as pas les mêmes risques que la gestion de l’eau ou de l’assainissement.

Parmi les problèmes récurrents pour ce type de contrats, il y a ceux liés à l’objet du contrat ou encore à la rémunération», explique-t-il. La rémunération du délégataire est un point nodal sur lequel s’arrêtent longtemps les contractants, car ce n’est pas toujours facile de proposer un service public de qualité à un tarif abordable. Pour reprendre les termes de Hassan Noha, chef de division de la Régulation et contrôle des régies et services concédés du ministère de l’Intérieur, «le tarif est politique». Pour Laurent Thorance, directeur associé au cabinet Axelcium, il est important de mettre en place au préalable les règles de jeu et d’avoir une autorité indépendante de régulation pour éviter tout conflit d’intérêt. «L’expérience montre que la mise en œuvre d’un partenariat public-privé réussi se caractérise par 3 composantes: un contrat, un modèle de régulation et un guide de comptabilité régulatrice», explique-t-il. Cet avis est partagé par Mohamed Kadri, qui déclare que le projet de la création d’une structure de régulation de la gestion déléguée au Maroc est en gestation. Parmi les tâches du nouveau régulateur, on cite entre autres la réglementation et normalisation, l’arbitrage et le règlement des litiges, l’établissement des critères de performance des opérateurs et la production des références statistiques.

Pas de modèle universel
Le modèle du PPP dans le domaine de la gestion déléguée a réussi dans certaines métropoles et certains secteurs et a échoué dans d’autres régions du monde. Si le premier contrat de la gestion déléguée des services publics de Casablanca a été négocié dans la hâte et dans un contexte marqué par un vide juridique, les contrats de Rabat et de Tanger ont bénéficié de l’évolution de la réglementation, notamment avec la mise en application de la loi 54-05 relative à la gestion déléguée et aux enseignements tirés de l’expérience casablancaise. Pourtant, ce modèle de PPP a prouvé ses limites dans les deux villes. Ainsi en témoigne l’exemple récent de la société Stareo, pour laquelle la ville de Rabat a concédé la gestion du transport urbain. «À mon sens, il n’y a pas de modèle universel transposable. Le partenariat public-privé, oui, mais à quel prix ? Quel type de financement faut-il adopter ? Faut-il opter pour des IDE ou lever des fonds sur le marché national ? Ce sont autant de questions auxquelles il faut trouver des réponses au préalable, pour mieux gérer le contrat de délégation de la gestion des services publics», argumente Mohamed Kadri. Pour ce dernier, l’approche sectorielle est primordiale, pour réussir la gestion de ce dossier épineux de la gestion déléguée. Pour ce qui est de Casablanca, il faut rappeler que le contrat avec la Lydec a déjà fait l’objet d’une révision en 2006 et une deuxième révision est prévue pour 2012.

Avant d’en arriver là…
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’avant d’arriver à ce stade, le Maroc a payé une lourde facture. Au moment de la signature de son premier contrat de gestion déléguée, en l’occurrence celui pour le Grand Casablanca, le Maroc n’était pas prêt pour le négocier. «Il y avait un vide juridique et en face une régie, en l’occurrence la RAD, qui était défaillante et il fallait mettre fin à cette anarchie», souligne d’emblée Mohamed Kadri, gouverneur directeur des régies et des services concédés au sein du ministère de l’Intérieur. Il faut rappeler, dans ce sens, que le contexte de la métropole était différent de ce qui se passe aujourd’hui. La défunte RAD frôlait la faillite et était dans l’incapacité de gérer les besoins croissants du Grand Casablanca en matière d’eau, d’électricité et d’assainissement. Le ministère de l’Intérieur a négocié alors directement avec l’opérateur français Suez et lui a octroyé, de gré à gré, le marché de la gestion déléguée de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement. Le cadre de négociation n’était pas alors équilibré.

La négociation du contrat de Casablanca a été confiée aux cadres du ministère qui n’avaient pas alors une expérience dans ce domaine des concessions, notamment sur le volet d’évaluation et de gestion de risques. Néanmoins, le Maroc ne devait pas s’arrêter là. Urbanisation et démographie obligent. La situation des régies des autres villes était défaillante et il était grand temps de passer à la vitesse supérieure, tout en bénéficiant de l’expérience du Grand Casablanca. Les responsables du ministère de l’Intérieur se trouvaient alors face à un dilemme. Devaient-ils continuer sur le schéma classique de la GDSP ou procéder à une mise à niveau des régies? «Il est vrai que le partenariat public-privé dans le domaine de la gestion déléguée nous a servi de modèle et a eu un effet d’émulation important pour nous, mais nous avons jugé important d’opter pour le deuxième schéma, celui de mise à niveau des régies», affirme Mohamed Kadri. C’est une option qui nécessite de lourds investissements (3 à 3,5 milliards de dirhams par an), mais qui s’avère efficace aujourd’hui. «C’est le cas de la régie de la ville de Marrakech. Radeema souffrait de problèmes budgétaires chroniques, mais elle est aujourd’hui la régie la plus performante grâce au plan de mise à niveau» souligne-t-il. Il est à noter que 2,6 milliards de dirhams ont été investis entre 2006 et 2010 pour réussir la mise à niveau de la Radeema.

Les dossiers de délégation … en salle d’attente
Quand il s’agit de déléguer la gestion d’une activité, d’un projet ponctuel ou d’un service, les tiroirs des autorités publiques ne désemplissent pas. Les principales opérations en cours se chiffrent en effet dans la dizaine. L’un des plus importants demeure l’Office national des chemins de fer, qui devrait faire l’objet d’une concession de l’ensemble de son réseau ferroviaire pour une durée de 50 ans. Ensuite, vient dans la liste des «dossiers lourds», celui de la gestion des polycliniques de la Caisse nationale de sécurité sociale. Huit localités géographiques sont concernées, dont Casablanca, Agadir, Tanger et Oujda. Sur un autre registre, la conception, réalisation et gestion du jardin zoologique national de Rabat, devraient aussi être concédées pour une durée de 20 ans, pour un investissement de près de 420 millions de dirhams. D’autres contrats sont également prévus dans le secteur agricole, en l’occurrence.
Il s’agit de la conception, la construction, la participation au financement et l’exploitation du réseau d’irrigation, dans plusieurs périmètres agricoles pré-ciblés.
Ce serait le cas, en effet, pour le périmètre du Loukkos, du Tadla, des Doukkala, ainsi que
celui de la Moulouya.
L’eau potable ne déroge pas à la tendance. L’Office national de l’eau potable devrait concéder la réalisation d’une unité de dessalement d’eau de mer pour l’alimentation en eau potable du Grand Agadir, selon les prévisions du ministère des Finances. Un autre projet du genre, mais destiné cette fois à l’irrigation de la zone de Chtouka, est par ailleurs prévu. Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime en serait l’autorité délégante.

Ihssane ANDALOUSSI – lesechos.ma

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement

Activité touristique : deux flux à deux vitesses

Dans certaines villes, l’activité touristique avance à deux vitesses, notamment en fonction des pays de provenance des touristes. Pour le cas de la ville d’Agadir, deux marchés se démarquent depuis un moment déjà, le russe et le polonais. Les deux clientèles, qui ont en quelques sortes constitué une alternative notamment au marché français et allemand marquent, en effet, «deux évolutions divergentes». Il en est ainsi car alors que la clientèle polonaise affiche une nette progression depuis l’année 2009, les flux touristiques russes, eux, sont en berne. Sur les neuf premiers mois de l’année 2011, le nombre de Russes ayant séjourné à Agadir a chuté de plus de la moitié (-55%) et la portion du marché a diminué de 7,25 % à 3,68% (arrivées et nuitées) en perdant 4 places, pour se situer au 11e rang du classement des marchés émetteurs.

À l’encontre de certains arguments avancés, cette baisse vertigineuse est intervenue avant même l’attentat de Marrakech et la blessure du fils du député russe Guennadi Seleznev. La destination d’Agadir a vu la fréquentation des Russes augmenter en 2010 après une hausse de 112,85% des arrivées (24.735 ressortissants) et l’affluence de 13.114 touristes de plus par rapport à l’année 2009. Depuis, le marché russe n’arrive pas à se relancer. Selon plusieurs intervenants, même si la clientèle russe a été de retour sur les autres destinations (Turquie, Espagne et France), le Maroc et Agadir en particulier, n’ont pas tiré profit de cette affluence, puisque le printemps arabe a conduit cette clientèle à reporter ses séjours au Maroc, d’où la difficulté de programmer la destination dans le calendrier des TO. Il y a la spécificité de la langue qui pose également problème, du fait que les ressortissants russes ne parlent ou ne lisent pas forcément l’anglais. Cette situation a conduit à un début d’apprentissage de cette langue des différents intervenants dans la sphère touristique, notamment les hôteliers et les restaurateurs. Il y a lieu de noter que ce volet a déjà a été pris en charge par les acteurs touristiques de la destination. Toutefois, une vraie stratégie de communication s’impose, puisque la concurrence est acharnée de la part des destinations avoisinantes, notamment la Turquie, l’Espagne et la France, en plus de la contrainte de l’escale.

Le fait d’envisager des vols directs sans passer par la capitale économique est devenu une nécessité. En effet, le Maroc et la Russie sont reliés directement par plusieurs vols dont la liaison directe entre Casablanca et Moscou d’une fréquence de trois vols par semaine (mardi, vendredi et dimanche) et avec des correspondances de/vers la ville d’Agadir. D’autres compagnies opèrent également sur cette route aérienne. Il s’agit notamment de Tataristan Airlines, qui assure un vol chaque 10 jours au cours de la basse saison et 2 rotations par semaine en haute saison. A contrario, le marché polonais est celui qui a maintenu le plus sa courbe d’augmentation. Ces flux ont progressé de 24.739 touristes en 2009 à 27.664 en 2011, en hausse de 29,24 % et les prévisions pour 2012 frôlent 50%.Sa part du marché est passée de 6,77% à 8,57%. À l’occasion de la tenue du Salon touristique TT Varsovie en septembre dernier, l’ONMT a signé 9 nouveaux contrats avec des TO polonais pour drainer plus de 56.000 touristes à l’horizon 2012. La seule contrainte qui se pose actuellement pour ce marché est la connectivité aérienne. La RAM a pris en effet la décision d’annuler son vol Varsovie-Casablanca-Agadir.

Selon le département commercial de la compagnie, le contrat programme signé entre l’État et Royal Air Maroc le 21 septembre 2011 prévoit plusieurs volets, parmi lesquels la restructuration de la compagnie, à travers le déploiement d’un programme de rationalisation interne, qui comporte plusieurs mesures. La restructuration du réseau fait partie de ce volet. Dans ce sens, la compagnie, en concertation avec les autorités touristiques nationales, est en train d’étudier la possibilité de mise en place de lignes charters entre la Pologne et Agadir. Le contrat-programme a pour objet de permettre à RAM de s’adapter dans le cadre d’une nouvelle approche économique à son environnement concurrentiel, qui lui impose de nouvelles exigences de compétitivité, surtout de la part des compagnies low cost qui opèrent sur la même ligne. Le contrat prévoit également des mécanismes pour éviter que l’exercice des missions de RAM soit affecté en termes d’équilibre économique. Soulignons par ailleurs que la liaison entre Agadir et la Pologne était assurée par trois vols RAM (un vol charter de Travel Service et 2 correspondances Agadir-Casa-Varsovie d’une fréquence de 2 fois par semaine) en plus du charter de Small Planet opéré par Mar Handling, en provenance de Varsovie et de Katowice.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Agadir : l’artisanat dresse son bilan

Huit mois après sa signature, le plan de développement régional de l’artisanat (PDRA) est sur de bons rails. Près de 17 projets parmi les 51 relevant du plan d’action quinquennal (2011-2015) ont été lancés dans la région de Souss-Massa-Drâa. Concernant l’amélioration des revenus et les conditions de travail des mono-artisans, il sera prochainement procédé au développement des techniques de production de la poterie de Ouarzazate, Tinghir et Tamegrout en plus de l’appui à la coopérative des babouches soussies située à Ait Baha et à la filière de la bijouterie à Inezgane. Pour l’heure, une enveloppe de 5 millions de DH a été dédiée à ce projet, en attendant la délivrance du matériel aux artisans. S’agissant de la substituion des fours à gaz aux fours traditionnels, le Conseil régional de Souss-Massa-Drâa a consacré dans le cadre de son budget de l’année 2012 une enveloppe de 2 millions de DH pour la concrétisation de cette opération.

Une formation sera assurée au profit des artisans de la poterie d’Agadir, au cours même de cette semaine, pour les sensibiliser à cette question. Un accès facilité aux matières premières via la création de coopératives pour les métiers du tapis à Ouarzazate, du cuir et du bois à Taroudant et de l’argent à Tiznit, Tinghir et Sidi Ifni a été mis en place. Le secrétariat d’État chargé de l’artisanat a consacré 1 million de DH à ce projet et le lancement du marché de Ouarzazate est en cours d’exécution. La conduite de l’étude de sauvegarde pour les métiers en difficulté et ceux en voie de disparition sera réalisée à hauteur de 200.000 DH par l’université Ibn Zohr, dans le cadre la convention liant l’établissement au secrétariat chargée de l’Artisanat. Dans le cadre de la généralisation de la marque collective de certification «Madmoun», à la poterie de la région, un million de DH ont été dédiés à ce chantier et des rencontres ont été programmées avec les artisans pour les sensibiliser aux normes relatives aux émissions de plomb et de cadmium.

Concernant l’incitation des artisans à adopter les référentiels normatifs définis dans le cadre du Programme national de certification et de normalisation des produits artisanaux et de marques collectives et d’indications géographiques, deux laboratoires ont été désignés, d’une enveloppe totale de 1,2 million de DH, pour effectuer les tests afférents aux produits de la poterie et des tapis. L’appui à la commercialisation sera marqué pour sa part par la revalorisation du groupement artisanal de Ouarzazate. 3 millions de DH de l’enveloppe globale du projet (7 millions) ont été débloqués et l’opération est en cours de réalisation, selon la Direction régionale de l’artisanat. La convention relative à la création de l’ensemble de Tinghir a été conclue. Le Conseil municipal de cette ville a approuvé le foncier (2.400 m2) lors de sa session extraordinaire de septembre. Une enveloppe de 1,6 million de DH répartis entre la municipalité et le secrétariat d’État chargé de l’Artisanat a été dédiée pour la réalisation de cet espace. La convention cadre relative à la facilitation de l’accès des artisans au micro-crédit et au crédit bancaire a été signée en septembre 2011 avec trois banques. S’agissant de la promotion de l’artisanat, dans le cadre des mesures transversales, la maison de l’artisanat a consacré 2,5 millions de DH pour la promotion des produits sur les marchés, en plus de l’organisation de foires et de Salons. Pour le volet formation cette fois-ci, prés de 438 artisans ont bénéficié d’une formation continue dans les métiers du cuir, du fer forgé, du tapis et de la poterie, dans le cadre du programme «Millenium challenge». Le centre de formation en bijouterie de Tinzit sera mis également à niveau. Près de 4 MDH ont été consacrés à la réalisation du projet, afin d’améliorer le niveau d’apprentissage.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Artisanat, Commerce

Français de l’étranger : comment voter en 2012 ?

Dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012, le ministère des affaires étrangères et européennes fait le point sur la situation des Français de l’étranger.

Si les citoyens souhaitant voter à l’étranger en 2012 ne sont pas inscrits sur la liste électorale de leur consulat, ils doivent se rapprocher, avant le 31 décembre 2011, de leur consulat (les coordonnées sont accessibles en ligne) . Par contre, pour les citoyens déjà inscrits sur la liste électorale de leur consulat avec l’élection de l’Assemblée des Français de l’étranger, il est nécessaire de modifier leur situation électorale en répondant au courrier du consulat ou en se rendant directement au consulat avant le 31 décembre 2011. Enfin, concernant les citoyens déjà inscrits sur la liste électorale de leur consulat pour l’élection du Président de la République, il n’y a aucune démarche à accomplir en vue de leur participation aux élections de 2012.

En France comme à l’étranger, l’élection du Président de la République se déroule les dimanches 22 avril et 6 mai 2012 (ou 21 avril et 5 mai sur le continent américain). A l’étranger, les élections législatives se tiennent les dimanches 3 et 17 juin 2012 (ou 2 et 16 juin sur le continent américain), les élections législatives se déroulant en métropole les 10 et 17 juin 2012. Pour la 1ère fois, 11 députés doivent représenter les Français établis hors de France.

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité

«Maritime» : Nouvelle ligne reliant Agadir-Huelva

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Une nouvelle ligne maritime reliant les ports d’Agadir et de Huelva (Sud de l’Espagne) est entrée en service lundi, annonce-t-on auprès de la compagnie maritime Hollandaise «Mel Shipping» spécialisée dans le fret.

La nouvelle ligne effectuera une rotation hebdomadaire entre les deux ports pour transporter des produits halieutiques et agricoles en provenance du Maroc à destination du marché européen, ont précisé les mêmes sources citées, mardi, par des médias espagnols.

Elle vient compléter la ligne maritime connectant la province Espagnole de Huelva au port de Rotterdam en Hollande.

Le navire-cargo «Ilha da Madeira», d’une capacité de 256 conteneurs soit près de 6,1 millions de Kg de marchandises, a accosté, lundi après midi dans le port de Huelva, en provenance de Lisbonne au Portugal, pour se rendre à Agadir et transporter des produits agricoles et halieutiques, indique-t-on.

La présidente de l’autorité portuaire de Huelva, Manuela de Paz, s’est félicitée, mardi dans des déclarations à la presse, du lancement de cette nouvelle ligne maritime qui encourage, selon elle, les «affaires des producteurs agricoles et non pas la concurrence», balayant les critiques lancées par des lobbies agricoles espagnols réticents à la mise en service de la ligne.

Elle a, également, critiqué le manque de vision de certaines organisations des producteurs agricoles de la région qui craignent une « concurrence déloyale « des produits Marocains.

«A moyen et à long termes mais également à court terme, cette nouvelle ligne permettra aux agriculteurs de Huelva et du Maroc de faire plus d’affaires», a-t-elle dit, soulignant l’existence d’un grand nombre d’investissements de cette province espagnole dans le secteur agricole Marocain.

De plus, a-t-elle affirmé, l’entrée en service de cette ligne aura des conséquences positives sur l’augmentation du trafic des conteneurs dans le port de Huelva, qui résulte être «fondamentale» dans la conjoncture actuelle.

agadirinou.com

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Economie, Transports

Communiqué de l’UFE Agadir : soirée Vins nouveaux le 26 novembre

Publié 27 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation

Le mois du Film documentaire à L’Institut Français d’Agadir – Le programme

  

Communiqué de presse

Novembre 2011

 

 

Le mois du film documentaire 2011 – Du 2 au 30 novembre

En partenariat avec le Festival International du Film d’Environnement (FIFE) de la Région Ile-de-France

DU 02 AU 30 NOVEMBRE
A l’Institut Français d’Agadir et au complexe culturel Jamal ADDORA   

« Une nouvelle manière de penser est nécessaire si l’humanité veut survivre »
Albert Einstein

Pour l’édition 2011, l’IFA a résolument retenu la thématique de l’environnement pour faire
écho à cette déclaration prémonitoire d’Albert Einstein.

Il s’agira, sur un mois complet, de sensibilisation, de débats et d’une réflexion qui implique la participation de chacun pour l’avenir de tous.
L’approche est « mondiale », l’accent est mis sur les problématiques des déchets, des ressources des océans  et des pesticides, des solutions et initiatives seront montrées.
Plusieurs réalisateurs et spécialistes invités, ainsi qu’un membre de l’équipe du FIFE,
participeront aux débats qui suivent les projections.

Une programmation spécifique a été élaborée en direction des enfants. L’association d’Agadir « Video Surfrider Foundation » animera une séance pour eux à partir de films tournés à Agadir et dans la région. Divers établissements scolaires d’Agadir sont étroitement associés à cette action.


Programmation à l’Institut Français d’Agadir  2-3-4-10-11-12-15-16 Novembre

  • Mercredi 2 novembre à 20h30 –  IFA : Film d’ouverture

2010 : une année sur terre,
David Korn-BrzozaFrance – 2010 – 93’

En 2010, la planète bleue nous a fait vivre 12 mois spectaculaires de découvertes, de chaos et d’émerveillement.

 

  • Jeudi 3 novembre à 15h et 20h30 – IFA

Des Déchets à Valeur d’Or, Carine Sawadogo –  Burkina Faso, 2008 – 52’

Au Burkina Faso, on assiste à un quadrillage de la ville par des achats et des dépôts de
la ferraille et dérivés dans différents quartiers de la ville. Une lueurd’espoir pour la jeunesse sans emploi.

  • Vendredi 4 novembre à 15h et 20h30 – IFA

Plastic Planet, Werner Boote – Autriche, 2009 – 95’

Werner Boote nous emmène dans un voyage autour du monde et nous montre l’impact inattendu du plastique sur notre vie quotidienne.

 

  • Jeudi 10 novembre à 15h et 20h30 – IFA

Skylight, David Baas – Canada, 2009 – 4’43’’

Film d’animation, Skylight est une parodie de documentaire sur letriste sort des pingouins en Antarctique, qui pourrait bien augurer d’autresconséquences cataclysmiques dans le reste du monde.

Pesticide Mon Amour, Erik Fretel – France,
2010 – 42’

Les agriculteurs ne sont pas  les seuls consommateurs de produits phytosanitaires. En France, 12 % des traitements vendus sont utilisés sur nos routes, potagers, chemins de fer, parcs, rues, jardins… Pour produire plus, pour tuer la vermine et pour faire propre, au détriment de la biodiversité et de notre santé.

 

  • Vendredi 11 novembre à 15h et 20h30 – IFA 

Pauvres Riches, Philippe Souaille – France, 2010 – 82’

Pour cette écolière d’un village du Togo, 12 ans, « être riche, c’est avoir l’eau courante ». Pour cette fillette du même âge, de la commune la plus chic de Genève, « être pauvre, c’est vivre dans un appartement… ». Comme quoi tout est relatif.

 

  • Samedi 12 novembre à 20h30 – IFA

La Rizière, Xiaoling Zhu – France, 2010 – 82’

La Rizière est la chronique d’un village du sud de la Chine. Elle nous fait découvrir la vie d’A Qiu, une fille de 12 ans, et celle de sa famille, pendant quatre saisons au milieu des
rizières.

  • Mardi 15 novembre à 15h et 20h30 – IFA

Chemerical – Redefining clean for a new generation,
Andrew Nisker – Canada, 2009 – 75’

Le film explore le cycle de vie des produits utilisés pour l’entretien de la maison et l’hygiène personnelle, afin de démontrer que notre obsession de la propreté nous plonge dans un océan toxique.

  • Mercredi 16 novembre à 15h et 20h30 – IFA

Basin, David Geiss – Canada, 2010 – 8’

Court poème visuel à l’esthétisme dérangeant, Basin dépeint les installations d’extraction de sables bitumineux dans l’Alberta du Nord comme une force omniprésente qui, pour être à l’abri des regards, ne peut être ignorée. En arrière-plan, un percussionniste solitaire se fait la voix du réalisateur, de la planète et la communauté des hommes.

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Pesticide Mon Amour, Erik Fretel – France, 2010 – 42’

Les agriculteurs ne sont pas  les seuls consommateurs de produits phytosanitaires. En France, 12 % des traitements vendus sont utilisés sur nos routes, potagers, chemins de fer, parcs, rues, jardins… Pour produire plus, pour tuer la vermine et pour faire propre, au détriment de la biodiversité et de notre santé.

 

PROGRAMMATION COMPLEXE JAMAL ADDORA – 22 – 23 – 24 et 25 novembre à 20h30

 

  • Mardi 22 novembre

Déchets à Ménager, Cécile Couraud – France, 2007- 52’

Nous produisons toujours plus de déchets. En France, ce sont 30 millions de tonnes de déchets ménagers qui doivent être traités chaque année. Et ce constat est loin de diminuer.

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Plastic and Glass, Tessa Joosse – France, 2009 – 9’

Dans une usine de recyclage dans le Nord de la France, les machines dansent, les ouvriers chantent en choeur et les chauffeurs de camions esquissent un ballet.

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Histoire d’une cannette, Cheikh Sidath Touré – France/ Sénégal, 2010 – 26’

Ce film suit le parcours d’objets de tous les jours depuis leur achat jusqu’à leur recyclage complet. Le chemin est long. Les objets passent de main en main. Les échanges financiers sont nombreux.

  • Mercredi 23 novembre

L’affaire Coca-Cola, German Guttierez & Carmen Garcia – Canada, 2009 – 85’

Une fois que vous aurez vu ce documentaire, votre Coca n’aura plus jamais le même goût ! Les réalisateurs dressent un réquisitoire accablant contre l’empire Coca-Cola.

  • Jeudi 24 novembre

Basin, David Geiss – Canada,2010 – 8’

Court poème visuel à l’esthétisme dérangeant, Basin dépeint les installations d’extraction de sables bitumineux dans l’Alberta du Nord comme une force omniprésente qui, pour être à l’abri des regards, ne peut être ignorée. En arrière-plan, un percussionniste solitaire se fait la voix du réalisateur, de la planète et la communauté des hommes.

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Pêcheurs et consommateurs : un comportement responsable pour sauver les océans, Jean-Roch Meslin – France, 2010 – 52’

Le poisson, c’est bon pour la mémoire, c’est sain, plein d’omega 3, de vitamines, mais partout autour de la terre, l’homme en pêche trop, tandis que les océans se réchauffent.

  • Vendredi 25 novembre

Pesticide Mon Amour, Erik Fretel – France, 2010 – 42’

Les agriculteurs ne sont pas  les seuls consommateurs de produits
phytosanitaires. En France, 12 % des traitements vendus sont utilisés sur nos
routes, potagers, chemins de fer, parcs, rues, jardins… Pour produire plus,
pour tuer la vermine et pour faire propre, au détriment de la biodiversité et
de notre santé.

Rencontre/Débat avec le réalisateur

 

Programmation à l’Institut Français d’Agadir  29 et 30 novembre

 

  • Le 29 novembre à 15h et 20h30

Madman’s Dictionnary, Benno Trautmann – Allemagne, 2010 – 63’

Le personnage principal : Homo Sapiens, cette fierté de la création, virtuose de la
destruction, exterminateur et auto-exterminateur. La question de fond : Pourquoi homo sapiens s’acharne-t-il à détruire ses conditions de vie ? Il n’existe pas de réponse à cette question, mais elle ne cessait de tourner dans ma tête lorsque j’ai commencé à créer des images et des sons sans visages ni voix humaines

 

  • 30 novembre à 20h30 : Film de Clôture 

Earth Whisperers/Papatuanaku, Kathleen Gallagher – Nouvelle Zélande, 2010 – 73’

Ce documentaire passionnant nous présente dix Néo-Zélandais visionnaires qui apportent la preuve qu’un changement de conscience peut sauver l’environnement.

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Ciné jeunesse se « met au vert ! ». Tous les mercredis du mois, la médiathèque jeunesse propose la projection d’un documentaire sur le thème de l’environnement, dans le cadre du « mois du film documentaire ».

Publié 26 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Ecologie

Rencontre sur le programme « Moussanada Technologies de l’Information », vendredi à Agadir

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Une rencontre sur le programme « Moussanada technologies de l’information »  (Moussanada TI Agro) dédié aux entreprises du secteur agroalimentaire, se tiendra, vendredi prochain à Agadir.

Organisée par le ministère de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies et l’Agence Nationale pour la Promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) en partenariat avec le Réseau Régional pour la Modernisation  des Entreprises, la rencontre vise à promouvoir les programmes d’appui aux entreprises relevant du secteur de l’agroalimentaire en présentant en détail le  programme « Moussanada TI Agro », précise un communiqué de l’ANPME.

Moussanada, un programme d’accompagnement des PME, offre une large gamme d’offres au service des entreprises du secteur agroalimentaire notamment en ce qui concerne la transformation et la valorisation des produits agroalimentaires  et des produits de la mer.

aufaitmaroc.com

Publié 26 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Commerce, Industrie, Pêche

Gestion de la ville d’Agadir : Tarik Kabbaj, un maire soumis à rude épreuve

Membre du conseil national de l’Union socialiste des forces populaires et maire d’Agadir,Tarik Kabbaj dans un entretien avec notre journal, a évoqué sa candidature aux prochaines élections législatives, ses affrontements avec le Wali actuel et son prédécesseur, ainsi que les difficultés rencontrées avec le proche entourage du roi. Il s’élève avec énergie contre tous les lobbies immobiliers qui veulent contrecarrer son projet urbanistique pour la ville d’Agadir.

Selon Tarik Kabbaj, maire de la ville d’Agadir, il est d’une nécessité absolue que des élus locaux se présentent aux élections législatives afin de soutenir leur ville dans le cadre des politiques nationales: il considère que c’est là la meilleure façon de défendre les intérêts de la ville qu’il représente.

“Il aurait fallu une parfaite coordination entre les représentants  de notre parti au Parlement avec les élus locaux d’Agadir pour faire avancer nos dossiers.  Nous constatons malheureusement leur absence”.
Tarik Kabbaj, maire d’Agadir

Lors de son entretien avec notre journal, le maire d’Agadir a pu évoquer ses principales préoccupations, les obstacles -nombreux- qu’il rencontre, comme autant de freins aux projets de développement de la ville.

À propos des Walis
Kabbaj dénonce d’emblée les dépassements par les walis de leurs prérogatives, et leurs tentatives de marginaliser l’action de la municipalité d’Agadir. Rappelons que le maire d’Agadir a fait plusieurs fois la Une des médias suite à ses oppositions à des projets immobiliers, et autres. Certains lobbies ont même réussi à le rayer de la liste des notables lors de la dernière cérémonie d’allégeance de la fête du Trône…

Tarik Kabbaj évoque les nombreux secteurs que la municipalité souhaite développer: transport urbain, enseignement, voierie, assainissement, aménagement d’espaces de vie pour la population, équipement des quartiers insalubres, traitement des ordures etc.

Le transport urbain
Concernant les aménagements du transport urbain, le maire considère que le trafic automobile doit être restreint au bénéfice des transports en commun. C’est la tendance internationale, dit-il. “Le simple élargissement des voies ne constitue jamais une solution à l’encombrement du trafic… En plus quand vous n’avez même plus de terre-plein central, le piéton doit se transformer en sportif pour traverser”, dit Tarik Kabbaj.

“À Agadir nous avons décidé d’avoir une autre politique. Par exemple nous avons préféré carrément arrêter la circulation sur la corniche. Cela est particulièrement apprécié aujourd’hui par les commerçants qui peuvent utiliser leur terrasse. Nous avons aussi opté pour le développement des transports en commun avec notamment un tramway sur pneus”.

L’aménagement urbain
Autre préoccupation du maire, les nombreux quartiers où il n’y a pas de voirie, les travaux d’assainissement ayant pris beaucoup de retard. Ces travaux sont réalisés par la régie dont le président est le Wali souligne t-il, une manière d’évoquer les profonds désaccords qui opposent la Wilaya à la Ville.

Tout en défendant le Service Public, Tarik Kabbaj dénonce des délais trop longs, citant comme exemple les problèmes d’assainissement dans le quartier d’Aghrob. Ou encore les piémonts (quartiers périphériques) “qui manquent de rues, d’éclairage, d’eau et de tous les services. C’est là où se développe aujourd’hui l’habitat sauvage.”

“L’État aujourd’hui ne joue plus son rôle qui consiste à appliquer les lois. Et cela nous ne pouvons pas l’accepter. Il faut un État juste qui applique les lois.”
Tarik Kabbaj

“Nous subissons régulièrement un blocage de nos projets par l’administration des collectivités locales à Rabat”, déplore le maire qui conclut à la nécessité d’une “vraie régionalisation pour que nous puissions gérer notre destin nous même localement”.

Concernant l’espace urbain, le maire milite pour une plus grande multiplication de lieux de vie qui constituent des poumons, à base d’espace verts, de terrains de sport et de maisons de la Culture.

Enseignement et Santé
L’autre problématique importante de la ville explique Kabbaj, c’est l’enseignement et la santé, deux points noirs qui ressortent des derniers sondages auprès de la population.

Dénonçant l’insuffisance des “petites actions du genre de réfection d’un mur de clôture, ou d’un portail d’entrée”, en guise de plan d’urgence de remise à niveau de l’enseignement, il insiste sur la nécessité de plus d’efforts sur le nombre de classes, les infrastructures de base, les bâtiments: “Comment voulez vous éduquer des enfants avec des toilettes pourries ou bien en entassant 50 enfants par classe”?

“Il y a un très grand malaise chez les enseignants suite aux décisions qui sont prises sans concertation. Les enseignants dans la campagne travaillent dans des conditions épouvantables. Où va l’argent investi dans l’Éducation? Comment est-il utilisé?”
Tarik Kabbaj.

La gestion des ordures ménagères
“Nous avons été obligés de déléguer la gestion des ordures ménagères à Tecmed”, nous dit le maire.

“Cette société cumule les problèmes, et nous n’avons pas de pouvoir réel sur les gestionnaires délégués. C’est une des raisons qui m’obige d’être contre toute gestion déléguée”, explique Kabbaj.

Des lois existent mais il n’y a aucune mise en application notamment pour les déchets industriels explique Tarik Kabbaj. Nous avons construit des décharges mais nous avons sous estimé les nuisances dues au lexivia, -(résidu liquide des déchets ménagers)-, qui s’accumule dans ces lieux.

A.Sedrati – aufaitmaroc.com

Publié 26 octobre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement

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