Archives de 19 décembre 2011

Cinéma : «Agadir-Bombay» un film haut en couleurs

Sélectionné en compétition officielle dans le cadre du Festival du film des femmes à Salé, «Agadir-Bombay» est le premier long métrage réalisé par Myriam Bakir, sa sortie officielle en salle est prévue pour le 21 décembre. Zoom sur un film traitant d’un sujet délicat.
Née en France, Myriam Bakir fait partie de la deuxième génération de cinéastes marocains. Elle a un style bien à elle au cinéma. Faire passer des messages, briser les tabous et mettre à nu les sentiments les plus profonds sur un ton de comédie et avec dérision : c’est là sa vocation première. Pour son premier film, Myriam Bakir a choisi le sujet épineux de la prostitution qu’elle a voulu traiter sous forme de comédie. Questionné à ce sujet, la réalisatrice semble intransigeante sur le fait que son film n’est pas un documentaire, ni un film éducatif et encore moins un film moralisateur. Pour elle, l’essentiel est de mettre en lumière une réalité qui existe bel et bien au sein de la société marocaine pour sensibiliser au maximum ceux qui mettent trop facilement le voile sur ce sujet. Une réalité tragique que la réalisatrice du film a voulu traiter sous l’angle de la comédie, pour permettre aux téléspectateurs de voir le film sans en être accablés. «Montrer dans un film le côté glauque d’un problème, c’est donner d’emblée au public des raisons pour le rejeter», souligne la réalisatrice.
Cependant, le film n’est pas pour autant une comédie pure et dure. C’est une comédie, certes, mais la toile de fond reste la même. Le sujet n’est pas escamoté et le film à un moment donné rejoint bien une réalité tragique. Tout à tour, complexe, coloré et comique, «Agadir-Bombay» nous plonge dans le monde obscur de la prostitution. Ce ne sera certainement pas suffisant pour de nombreux spectateurs qui suivront difficilement la trame principale, et encore moins toutes ces routes secondaires. Par ailleurs, le ton volontairement lent et verbeux a été conservé et respecté, donnant au total des scènes intéressantes. Le reste est composé d’échanges et de dialogues souvent drôles, pimentés et révélateurs des pratiques en place, mais dont le suspense tarde quelque peu à s’installer. Il faut prendre le tout comme une immense comédie «tragico-comique» ou le contraire, en fonction des humeurs et des points de vues. La réalisatrice n’hésitant pas à jouer avec la chronologie des faits, avec un jeu de rôles où chaque personnage manipule son adversaire. «Mes personnages sont écrit de telle sorte que l’on puisse s’identifier à eux.
Si le public s’identifie aux personnages, il y a de fortes chances pour qu’un sujet comme la prostitution ne soit plus méprisé, mais au contraire appréhendé de façon moins catégorique», précise-t-elle.
Tourné au Maroc, précisément dans les régions d’Agadir et de Taroudant, «Agadir-Bombay» évoque le passage difficile de l’adolescence à l’âge adulte. C’est le cas d’Imane, 14 ans, personnage principal de ce film qui va se retrouver, du jour au lendemain, arrachée au monde du rêve et confrontée aux réalités de la vie. «Le fait que l’héroïne soit une adolescente permet de traiter avec un certain humour le regard qu’elle porte sur les adultes qui l’entourent», confie la réalisatrice du film. Avançant lentement mais sûrement vers une conclusion qui n’épargnera les préjugés de personne, «ce film nous entraîne dans une aventure à la fois drôle, émouvante, angoissante et, au final, je l’espère, enrichissante pour tous», conclut Myriam Bakir.

Synopsis
Imane, 14 ans, passionnée de comédies musicales indiennes, habite Taroudant, petite ville berbère du Sud du Maroc où elle se morfond. Se sentant incomprise et mal aimée de tous, elle rêve de vivre à Agadir, ville balnéaire touristique située non loin de sa ville natale. Grâce à sa voisine, la belle Leila, 25 ans, qui habite Agadir, mais qui vient régulièrement rendre visite à sa mère à Taroudant, Imane peut enfin découvrir la ville de ses rêves. Agadir brille en effet de tous ses charmes et l’adolescente est émerveillée. Mais le rêve est de courte durée. Le séjour de l’adolescente à Agadir bascule dans une dure réalité, insoupçonnée, qui changera sa vision du monde.

Publié 19 décembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Cinéma

Un programme d’action pour la protection de l’enfance à Agadir, Oujda et Tanger

Après l’expérience pilote menée à Casablanca, le ministère du développement social, de la famille et de la solidarité compte mettre en place un Programme d’action de convergence territoriale pour la protection de l’enfance (Pacte) à Agadir, Oujda et Tanger. Ce plan d’action est un programme qui vise à améliorer l’impact des actions de tous les acteurs institutionnels et des ONG dans la protection de l’enfant au niveau régional, et ce, à travers la mise en place d’une plateforme fédératrice et d’un mode de gouvernance accepté et maîtrisé par tous les acteurs. En outre, il encadre et définit les engagements de chaque acteur pour concevoir un circuit de prise en charge efficace des enfants victimes de violence ou en situation difficile.

lavieeco.com

Publié 19 décembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société

Un institut de recherche pour l’arganier en projet

  • Le dossier est à l’étude pour l’heure
  • Signature de deux conventions en faveur du développement de la filière

L’arganier, l’or vert du Souss était au cœur des discussions en fin de semaine dernière à Agadir. Et ce à l’occasion du congrès international organisé par l’Agence nationale de développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, le département des Eaux et Forêts et l’Institut National de Recherche Agronomique. La rencontre qui s’est clôturée le 17 décembre a réuni des experts et des chercheurs marocains et étrangers. Il s’agissait de mener une réflexion sur l’amélioration de la préservation et le développement durable de ce patrimoine. Dans ce contexte, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, a annoncé la mise en place d’un Institut de recherche dans le Souss. Le projet est prévu dans le budget de l’Andzoa et devrait coûter une enveloppe de 50 millions de DH. Le démarrage du chantier est annoncé pour 2012. Pour l’heure, le dossier est à l’étude. En attendant pour le développement de la filière deux conventions ont été signées lors du congrès. La première a été conclue entre l’Andzoa et la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’argane (Fimargane). L’objectif est de préciser les engagements des différentes parties impliquées et de coordonner leurs interventions sur le terrain. En un mot, il s’agit de travailler en synergie pour l’accroissement de la production, des investissements et des emplois. Pour ce faire, il est nécessaire dans le cadre de la convention, d’un appui institutionnel et technique pour l’émergence de structures professionnelles régionales et structures interprofessionnelles nationales représentatives de la filière de l’Argane. Des objectifs qui devraient être atteints à l’horizon 2014.
L’autre convention conclue lors du congrès international de l’arganier à Agadir, réunit outre l’Andzoa et la Fimargane, les départements de l’Agriculture et des Eaux et forêts.
Il est question dans ce cadre d’élaboration et d’exécution d’un programme collaboratif visant la mise à niveau des connaissances des filles et fils des ayants droit de l’aire de l’arganier, est-il indiqué. Il s’agit aussi de l’accompagnement et la formation des concernés dans un objectif de modernisation et d’amélioration des performances socioéconomiques, environnementales et techniques de la filière de l’arganier. L’objectif visé par tout cela, c’est bien le développement durable de la filière et de cette essence forestière qu’est l’arganier. Pour l’heure il s’agit entre autres d’identifier les besoins en formation avant de définir des programmes annuels.

Malika ALAMI- leconomiste.com

Publié 19 décembre 2011 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Argane

La Grillardière à Agadir

Après Casablanca, Marrakech, Meknès et Fes, un restaurant La Grillardière vient de s’ouvrir à Agadir

Il est situé boulevard du 20 août, sur le rond-point Hôtel Tivoli – Palais Royal
Le restaurant est très bien situé : de la verdure avec les jardins du Palais Royal d’un côté, une belle vue dégagée vers la mer et la Kasbah de l’autre côté.Une agréable terrasse

Une belle salle où nous avons été accueilli par M. Youssef Laabiet la cuisine ouverte La carte est très variée, les plats bien présentés, copieux et de grande qualité.

N’hésitez pas à y aller, vous ne serez pas déçus !

Photos M. Terrier

Publié 19 décembre 2011 par Michel Terrier dans Agadir, Hôtellerie

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