Archives de avril 2012

Secousse sismique de magnitude 3 enregistrée ce matin à 2H03 GMT, 300 km à l’ouest des côtes marocaines

L’épicentre s’est situé en pleine mer, à 300 km au large
(301 km de Safi et 293 km d’Essaouira)

emsc-csem.org

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Publié 30 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité

« Le thé ou l’électricité » triomphe au 4ème FIDADOC d’Agadir

Le 4e FIDADOC a rendu son palmarès, samedi au Cinéma Rialto d’Agadir face à un public toujours plus nombreux et fidèle. Retour sur les temps forts de cet évènement entièrement dévolu au genre documentaire.

Intense, émouvant, chaleureux, le cru et la vie de ce nouveau festival, qui a mis en lumière la création de ce genre à travers de nombreux horizons, a levé le rideau sur des thématiques et des réalités actuelles et humaines, faisant écho à la voix des peuples et des révolutions en marche. Témoins, les deux mentions spéciales attribuées aux films  Nous sommes ici d’Abdallah Yahya et Tahrir de Stefano Savona. Le premier documentaire évoque la voix des habitants d’un quartier abandonné de Tunis, le second, la révolution égyptienne, au plus fort de son onde de choc. « Un pays sans documentaires est comme une famille sans photos. C’est là que s’expriment les mémoires et que se forgent les identités. Nous remercions l’équipe du Fidadoc qui a su poursuivre le travail ambitieux et généreux de sa fondatrice Nouzha Drissi. Les membres du jury saluent les nombreuses initiatives de professionnels marocains qui œuvrent à ancrer le cinéma du réel dans les pratiques et demandent, avec eux, que ce festival important et nécessaire soit pérennisé », a souligné Simone Bitton, membre du jury du 4e FIDADOC, poursuivant :  « Les révolutions en cours dans le monde arabe insufflent au genre documentaire une urgence nouvelle ».

Révolutions arabes
Nous sommes heureuses que la 4e édition du FIDADOC ait pris acte de cette urgence en nous proposant des films qui remettent la lutte à l’honneur. C’est pourquoi le jury a décidé d’attribuer deux mentions spéciales à deux films très différents : l’épicentre de la révolution égyptienne sous le regard d’un cinéaste confirmé et la périphérie de la révolution tunisienne, vue par un jeune cinéaste dont l’énergie exprime cette urgence. Aux côtés de Simone Bitton, trois autres femmes et homologues étaient présentes pour représenter ce jury : Hind Saih, productrice franco-marocaine, Claire Diao , journaliste franco-burkinabé et Alice Rorwacher, cinéaste italo-allemande. « Le Prix du jury va à un film qui nous immerge dans le tragique de la situation sans issue d’une communauté de migrants. Le jury a été sensible à la pudeur et à la délicatesse de ce film qui rend à des hommes la dignité que notre époque leur refuse », a précisé Claire Diao, le Prix du jury a récompensé,  Los Ulises d’Agatha Maciaszek et Alberto Garcia Ortiz. « À l’unanimité, le jury attribue le Grand Prix Nouzha Drissi à un film dont la démarche documentaire est exemplaire. Avec patience et justesse, le réalisateur confirme sa profonde implication auprès d’une communauté. Avec tendresse, il sublime des héros ordinaires et inclut le spectateur dans cette belle fraternité », a expliqué, Hind Saih. Le thé ou l’électricité de Jérôme Le Maire, a été récompensé par le Grand Prix et le Prix du public gadiri, de cette nouvelle édition. Un film qui respire le cinéma et l’humanité, d’un bout à l’autre. Fruit d’un travail de quatre ans, Le thé ou l’électricité, co-produit par 2M, retrace l’arrivée de l’électricité dans un village de l’Atlas, à Ifri, totalement isolé, dénué de dispensaire, d’école et de route. C’est à ses habitants que le réalisateur, Jérôme Le Maire, a dédié ce prix, rappelant qu’à l’heure où nous mettions sous presse, ces hommes et ces femmes étaient toujours en attente de cette route, qu’ils ont eux-mêmes commencé à construire. Bel hommage rendu à la fondatrice et directrice de cet évènement, Nezha Drissi, à travers ces moments de cinéma, ces rencontres qui écrivent, image après image, la suite de l’histoire de ce festival, qu’elle avait créé.

Fouzia Marouf – lesoir-echos.com
Photos Lahsen El Bouali – lesoir-echos.com

 

Publié 30 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture, Festival

Agadir/emplois : Grand besoin en compétences

  • Mais l’offre est encore inadaptée à la demande
  • L’université génère 4.000 diplômés par an qui ne trouvent pas toujours d’employeur

Deuxième pôle économique, Agadir et sa région abrite plus d’un secteur porteur d’emplois. Les jeunes diplômés ont cependant bien du mal à trouver un travail à la fin de leur cursus universitaire. En effet paradoxalement malgré une forte activité économique, la zone est marquée par un taux de chômage élevé des diplômés. Il serait même le plus important du Royaume puisqu’il avoisinerait les 20%. Cette situation inquiète bien sûr les jeunes de la région qui étaient nombreux à participer à la première édition de la caravane de l’emploi, organisée les 25 et 26 avril 2012. Une manifestation initiée par Amaljob.com pour aborder notamment la problématique de l’adéquation entre l’offre et la demande en emploi pour les jeunes dans la région. De fait, dans cette zone, les diplômés des facultés et des écoles de l’université Ibn Zohr qui ne dépassent pas 4.000 par an, ne trouvent pas toujours d’employeur. Il faut dire que les activités de la zone sont toutes saisonnières. Mais l’origine du problème n’est pas vraiment à ce niveau. Il s’avère qu’il faut éradiquer les lacunes dont souffrent les jeunes diplômés de l’université. De l’avis des professionnels, ils semblent qu’ils ne sont pas assez outillés. Ceci surtout que, les entreprises recherchent plus aujourd’hui des compétences que des porteurs de diplômes. En effet, il y a encore et encore un grand nombre de besoins en compétences dans la région Souss-Massa-Draâ. Une étude prospective en la matière réalisée, par le cabinet Ucotra consulting pour le compte de l’Anapec (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences), a identifié avec précision trois grands secteurs économiques porteurs en matière d’emploi, à savoir le BTP, le tourisme et l’agroalimentaire. Ces trois filières dégageaient déjà des besoins de 19.867 recrutements potentiels en 2010 et 2011. Au niveau du secteur du BTP les besoins en recrutements identifiés à court et à moyen terme seraient aussi importants. Ils sont estimés à 9.746. Du côté de l’industrie agroalimentaire, les besoins recensés en recrutements à court et moyen terme à l’issue de l’étude sont évalués à 6.694. Mais il faut reconnaître que, les profils recherchés ne sont pas très nombreux. Il y a donc encore beaucoup d’efforts à faire en matière d’adéquation entre l’université et les activités économiques de la ville. Ces dernières années, des mesures en la matière ont été prises. Des masters professionnalisant dans diverses disciplines ont été mis en place. Mais il semble que cela n’est pas suffisant et qu’il faut en faire plus sur ce plan. Il reste cependant à trouver des financements pour cela.

Initiative
Pour solutionner le problème de l’emploi, des programmes d’appui ont été mis en place dans la région. L’expérience de la jeune association Souss Massa Draâ Initiative (SMDI) dédiée à l’accompagnement et à la création d’entreprises est concluante. En quatre ans à peine, cette institution a validé 104 projets pour lesquels 100 prêts sont déjà débloqués. Ces investissements devraient générer à terme plus de 380 emplois. C’est ce qui ressort du bilan de l’association SMDI. Selon son président Mohamed El Moudene, le prêt moyen par projet est de plus de 67.000,00 DH. Pour ce qui des emplois, la moyenne est de trois par entreprise. Concernant le taux de remboursement il se stabilise autour de 80%, précisent les représentants de l’entité. Dans son plan d’orientation à l’horizon 2013, SMD Initiative projette de disposer d’un fonds de prêt global de plus de 10 millions de DH et vise à octroyer plus de 60 prêts d’honneur par an.

Malika Alami – leconomiste.com

Publié 30 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Emploi

Résultats annuels : Timar affiche ses ambitions africaines

  • 3 nouvelles filiales créées en Tunisie, Mali et Sénégal
  • Un chiffre d’affaires en croissance de 19%
  • Mais un léger recul du résultat net

Timar, le second transporteur côté à la Bourse de Casablanca a clôturé l’exercice 2011 sur une croissance de 19% de son chiffre d’affaires (183 millions de DH). Une bonne performance si on tient compte du mauvais comportement des marchés européens. Toutefois, le résultat net de l’entreprise a accusé un recul de 3% pour d’établir à 8,1 millions de DH. «La réduction de 50% de l’IS due à l’introduction en Bourse a pris fin en 2011», explique  Olivier Puech, directeur général de Timar. Ainsi, la hausse de l’imposition a entrainé vers le bas la rentabilité de l’entreprise. Le management pense renouer avec la croissance dès le prochain exercice. Il table sur une croissance de 10% de son chiffre d’affaires en 2012. Si le résultat net baisse, le résultat avant impôt lui a augmenté de 18%. Idem pour l’exploitation qui demeure sur un trend haussier. Ainsi,  le résultat d’exploitation a atteint 12,3 millions de DH, soit une progression de 14%. Dans le détail, l’activité du transport aérien a cru de 37% en plus d’un bond de 32% pour la voie maritime. «Cette croissance est le premier fruit du partenariat que nous avons signé avec l’entreprise suisse Panalpina», explique Olivier Puech, directeur général de Timar. En fait, l’accord avec Panalpina a permis à Timar de récupérer ses flux aux Maroc. Il s’agit notamment de grandes multinationales comme Pfizer et Ericsson. Au niveau d’Agadir, la croissance a été soutenue par la bonne tenue de l’activité du transport frigorifique. L’implantation au niveau de la zone franche de Tanger Med a également apporté un nouveau souffle à l’entreprise. Avec un entrepôt de 3.000 m2, Timar offre un service de stockage de proximité pour les fournisseurs de l’usine de Renault Melloussa. Le constructeur automobile impose à ses fournisseurs d’avoir un stock à une distance précise de l’usine pour éviter les ruptures d’approvisionnement. Via la filiale Tanger Med, Timar veut capter le flux depuis l’Asie vers l’Afrique.  Elle souhaite saisir une partie des flux qui transitent aujourd’hui par Anvers en Belgique avant d’arriver en Afrique. L’entreprise opère déjà des liaisons entre Tanger Med et la Mauritanie par voie terrestre. « Nous avons beaucoup d’ambition pour faire croître notre activité en Afrique », souligne Puech. En 2011, Timar a ouvert trois filiales africaines: Tunisie, Mali et Sénégal. Les bureaux de Bamako ont été inaugurés quelques mois avant le début des affrontements au Mali. Aujourd’hui, l’entreprise attend le retour d’une stabilité politique dans la région pour reprendre ses activités. L’ensemble de ses ouvertures ont été financées grâce à l’augmentation de capital de 18,75 millions de DH (voir L’Economiste du 15 juin 2011). Par ailleurs, l’augmentation du volume d’activités a entrainé une croissance du besoin en fonds de roulement. «Cette augmentation est attribuée en partie au fait que certains Offices ont du mal à régler à temps», regrette le DG.  Timar a également enregistré une progression sur de nouvelles niches comme le déménagement et les foires et expositions. Au total, le transporteur réalise 35.000 expéditions et 7.200 opérations en douane par an. L’entreprise compte 250 collaborateurs au Maroc répartis sur 6 plateformes.

IL. B. – leconomiste.com

Publié 30 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Transports

Le Maroc est à l’heure d’été

Hier, dimanche, le Maroc a avancé ses montres de 60 minutes pour être en heure d’été.

Depuis hier à 2h00, l’heure légale du Maroc est passée à l’heure d’été. Pour cela, tous les Marocains ont dû avancer d’une heure leurs horloges. Cette mesure, approuvée en Conseil du gouvernement, ne laisse pas indifférent.

Pour les partisans de ce changement d’heure, les retombées sont positives pour l’économie nationale et la rationalisation des dépenses en énergie, notamment électrique par une exploitation optimale des rayons solaires dans l’éclairage public. De même, le décalage horaire avec les partenaires régionaux et internationaux est redevenu « normal ».

Selon Ahmed Laamouri, directeur de la Modernisation de l’administration au ministère de la Modernisation des secteurs publics, le gain énergétique est de taille vu que le bilan pour 2008 fait ressortir une baisse de la consommation énergétique moyenne de 140 mégawatts par jour, soit la consommation en heure de point d’une ville comme Meknès ou Tétouan.

Pour les citoyens lambda, outre le fait de devoir s’habituer au nouvel horaire, le détail technique du changement d’heure est sans importance. Pour les Marocains, la baisse du nombre de coupures électriques en heure de pointe est le principal, mais aussi le fait de disposer de journées plus longues.

Pour certains détracteurs, l’impact sur le système biologique est néfaste, à commencer sur les troubles du sommeil. Selon M. Laamouri, il est clair que quelques jours d’adaptation seront nécessaires avant de ressentir les bénéfices du changement.

Quoi qu’il en soit, le passage à l’heure d’été sera désormais une habitude usuelle au Maroc. La bonne nouvelle pour les sceptiques, c’est que l’heure d’hiver refera son retour pour le mois du ramadan avant un retour définitif le dernier dimanche du mois de septembre.

biladi.ma

Publié 30 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Société

Solar impulse s’envole pour l’énergie solaire au Maroc

Une première expédition intercontinentale en mai . Elle coïncide avec le lancement des travaux de la centrale de Ouarzazate.
Pour Mustapha Bakkoury, «l’expédition de Solar impulse au Maroc permettra également à Masen d’entrer en contact avec d’autres partenaires, notamment pour développer de nouveaux partenariats dans le domaine de la R&D»
Quoi de mieux pour faire la promotion de l’énergie solaire au Maroc que d’accueillir le premier vol intercontinental d’un avion solaire. En effet, «Solar impulse a été invité par le Souverain à se rendre à Ouarzazate à l’occasion de la pose de la première pierre du plus grand parc solaire au monde», a fait savoir Bertrand Picard, l’un des deux pilotes suisses de cet aéronef, lors d’une visioconférence entre Payerne (Suisse) et Rabat. Il a insisté sur le rôle de cet appareil en tant «qu’ambassadeur des énergies renouvelables». Après un premier vol expérimental qui a relié la Suisse à la France, Solar impulse va effectuer une expédition entre Payerne et Ouarzazate, avec une escale technique à Madrid et une autre à Rabat. Le décollage est prévu pour les premiers jours du mois de mai. «Tout dépend des conditions météorologiques», annonce l’équipage de Solar impulse. Cet événement, «une première mondiale», selon ses initiateurs, aura un important impact médiatique pour la promotion du projet de développement de l’énergie solaire au Maroc. «Il s’agit d’une occasion pour souligner les points de convergence des valeurs et convictions de l’Agence marocaine de l’énergie solaire et des initiateurs de Solar impulse. Des convictions que nous convertissons en projets», a avancé Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. En effet, «beaucoup de pays parlaient du projet Desertec mais personne n’a rien fait, à l’exception du Maroc», estime Picard. Le projet, qui sera lancé à l’occasion de l’arrivée de l’expédition intercontinentale de Solar impulse à Ouarzazate, permettra de «créer 500 mégawatts sur une superficie de 3.000 hectares», a expliqué le directeur de Masen. Les travaux de construction vont démarrer à la fin de l’expédition, et le tout sera livré au 3e trimestre de 2014. «Ce projet ne constitue pas un échantillon, mais s’insère dans la stratégie nationale de développement de l’énergie solaire qui vise à couvrir 14% de la consommation nationale à l’horizon 2020», a noté Bakkoury. La production de 2.000 mégawatts, qui permettra notamment d’exporter de l’énergie vers l’Europe, nécessitera le déploiement de parcs solaires sur une superficie de 10.000 hectares.

M. A. M. – soussannonces.net

Quelques autres images de ce bel « oiseau »

Photos recueillies sur le Web.

Espace «Carrefour des arts et des cultures» à Agadir : Rencontre avec Rita El Khayat

En marge du colloque sur «L’art du portrait dans la littérature, le cinéma et la peinture» qui se tient à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines d’Agadir du 25 au 27 avril courant, l’espace culturel « Carrefour des arts et des cultures » organise, le samedi 28 avril à 10h, une rencontre avec l’écrivaine et anthropologue marocaine Rita El Khayat sous le thème «Les violences, menaces du XXIème siècle». Rappelons que cette femme de lettres, qui est médecin et psychiatre de formation, a reçu en 2007, le prix Maiori Costa d’Amalfi pour ses écrits «contribuant à la promotion de la condition féminine dans le monde arabo-islamique et appelant à la lutte contre toutes les formes d’extrémisme et de violence». En 2008, elle a été nominée pour le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son engagement envers les faibles et les opprimés. Sur le plan littéraire, elle a écrit de nombreux ouvrages, dont Le monde arabe au féminin (L’Harmattan, 1985), Une psychiatre moderne pour le Maghreb (L’Harmattan, 1994), Le livre des prénoms du monde arabe et musulman (Editions Jean-Pierre Huguet, 2007), Les Bonnes de Paris (Editions Riveneuve, 2008) et La Femme artiste dans le monde arabe (Editions de Broca, 2011). Perfectionniste, Ghita El Khayat se plaint que ses livres soient peu lus au Maroc : «Les gens ne me lisent pas parce que mon style est difficile. J’écris un français très recherché». Notons enfin que cette rencontre sera animée par Abdelkhaleq Jayed, professeur à la FLSH, mais également poète et romancier, auteur notamment de Bu Allun, le joueur de tambourin (Editions Aïni Bennaï, 2007), Embrasement (L’Harmattan, 2010) et Musiques de pierres (L’Harmattan, 2012).

L B – soussannonces.net

Publié 28 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Littérature

L’OCP soutient les produits exotiques

Papaye, Fruits de la passion, Granadilla, Kiwano, Pepino et autres fruits exotiques sont désormais produits au Maroc. Mieux que ça, le producteur marocain Tiwiza Exotic, basé à Agadir, exporte ces fruits parfumés à l’international, essentiellement sur le marchés hollandais, français et allemand concurrençant ainsi les opérateurs sud américains. Après une année de concertation, Tiwiza Exotic finit par obtenir le soutien du Fonds innovation pour l’agriculture de l’OCP. Une aide de 5 millions de DH, soit 50% de l’investissement nécessaire pour l’extension de l’activité dans la région du sud du Maroc et le renforcement du réseau de distribution à travers les marchés de gros du royaume. Signalons que jusqu’ici, l’agriculteur collaborait essentiellement avec les enseignes nationales de grandes distributions.

lesechos.ma

Publié 28 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture

Élimination des déchets, un décret et après ?

Il y a du nouveau du côté du traitement et de l’élimination des déchets. Enfin, tout du moins d’un point de vue législatif. Réuni le 19 avril dernier, le Conseil de gouvernement a en effet validé un nouveau projet de décret, baptisé 2-12-172. En réalité, ce dernier a été «approuvé sous réserve de tenir compte des quelques observations soulevées par le ministre du Tourisme, le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé de l’administration de la Défense nationale, le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Marocains résidant à l’étranger et le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance». La prochaine étape, une fois que les remarques de chaque département auront été prises en compte, est la publication du décret au Bulletin officiel, synonyme de son entrée en vigueur. Pour en revenir au décret en lui-même, il faut savoir que celui-ci fixe les «prescriptions techniques relatives à l’élimination et aux procédés de valorisation des déchets par incinération». Il vient en application des articles 52 et 83 de la Loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination, promulguée et publiée au bulletin officiel du 7 décembre 2006. L’article 52 stipule que «l’ouverture, le transfert, la fermeture ou la modification substantielle des installations de traitement, de valorisation, d’incinération, de stockage, d’élimination ou de mise en décharge des déchets ménagers et assimilés, donnent lieu à une déclaration auprès de l’administration, à condition de se conformer aux prescriptions techniques fixées par voie réglementaire». Quant à l’article 83, il prévoit également de fixer certaines normes et prescriptions techniques et notamment celles concernant l’élimination des déchets par voie réglementaire. Un vide juridique qui traînait depuis 2006 vient donc d’être comblé. Concrètement, le décret 2-12-172 définit «les prescriptions techniques qui doivent être prises en compte lors de l’aménagement et de l’exploitation des installations d’incinération des déchets pour élimination, ainsi que les exigences à respecter par les installations qui valorisent les déchets par incinération en vue de la récupération de la chaleur ou de la production d’énergie, dénommées installations de co-incinération». Il est désormais également stipulé par ce décret l’interdiction formelle de traiter par incinération les déchets contenant de l’amiante, les déchets électroniques, les déchets ménagers non triés et les déchets à forte concentration en cyanure et en mercure.

Pour un impact futur Quel serait donc l’impact de la publication de ce projet de décret ? Pas grand-chose à en croire plusieurs entreprises privées qui opèrent dans le traitement et la valorisation des déchets ménagers. «Nous n’effectuons pas de traitement des déchets par incinération. Dans notre décharge contrôlée de Rabat, à Oum Azza, nous enfouissons les déchets», explique ainsi Nicolas Salin, responsable communication auprès de Pizzorno. «L’incinération coûte excessivement cher, entre 10 et 15 fois plus que la technique de l’enfouissement. Les collectivités locales ont déjà du mal à suivre le coût du travail existant, qu’en serait-il si elles choisissaient la technique de l’incinération ?», poursuit Nicolas Salin. Du côté des opérateurs qui se chargent de la collecte et du traitement des déchets ménagers, la réponse est donc claire : il n’y a pas de traitement par incinération au Maroc. Ce qui est plus surprenant c’est que du côté des opérateurs dédiés cette fois au traitement des déchets hospitaliers, la réponse se veut tout aussi nette. «Nous ne procédons pas à un traitement par incinération. Les déchets hospitaliers que nous collectons sont stérilisés grâce à de la vapeur d’eau chauffée à 130°C, puis broyés et enfin enfouis dans une décharge publique contrôlée», confirme ainsi Aragon Fida, DG d’Athisa. Même son de cloche auprès de Chadia Bouayad, DG de Saïss Environnement. D’ailleurs, les déchets hospitaliers disposent d’un statut législatif à part – C’est ainsi que le décret d’application n°2-09-139 fixe «les modalités de tri, d’emballage, de collecte, de stockage, de transport, de traitement et d’élimination des déchets médicaux et pharmaceutiques». Alors au final, les autorités seraient-elles en train de confondre traitement des déchets avec incinération ? Pas si sûr. Bien qu’aucun procédé d’incinération de grande envergure ne soit installé au Maroc, l’incinération en vue de la récupération de la chaleur ou de la production d’énergie, dénommée co-incinération dans le décret, pourrait bien être la plus concernée par le document. Quelques initiatives isolées sont en effet en train de naître.
À Agadir, la société ABLH serait actuellement en train de négocier avec la commune urbaine, pour construire d’ici 2013 une usine de production de bioéthanol, grâce au traitement des déchets organiques issus des déchets ménagers de la ville. Quant à l’incinération pure et dure, tout le monde s’accorde à dire que la technique coûte bien trop cher et reste très contaminante. Il reste donc à faire place aux alternatives développées ces dernières décennies.

Anne-Sophie MARTIN – lesechos.ma

Publié 28 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Environnement

Agriculture : céréales, fruits, légumes, viandes, lait… ce que produit le Maroc et où

Le Maroc a fait le choix d’une agriculture forte depuis l’indépendance, il en récolte aujourd’hui les fruits avec une quasi-sécurité alimentaire. Souss Massa Draâ, Gharb, Doukkala, Chaouia, provinces du Sud, Oriental… une répartition géographique qui permet au Royaume de produire des cultures très diversifiées.

De par ses conditions pédoclimatiques, socio-économiques et humaines, le Maroc dispose d’une agriculture diversifiée. Dans les 16 régions du Royaume on peut tout produire depuis les grandes cultures et l’élevage liant l’agriculteur à sa terre jusqu’aux cultures d’exportation à haute valeur ajoutée passant par les cultures maraîchères et les cultures tropicales d’introduction relativement récente. A l’heure où la question de la sécurité alimentaire se pose avec acuité dans le monde, le Maroc a, si l’on peut dire, anticipé : fruits, légumes, viandes… il est pratiquement autosuffisant. Certes, certaines cultures nécessitant de grandes surfaces et une mutualisation des moyens (céréales, betteraves et cannes à sucre), il nous faudra toujours importer, mais le moins que l’on puisse dire est que le Royaume tire son épingle du jeu.

Grandes cultures : Une dépendance accrue au climat
Le secteur des grandes cultures (céréales, légumineuses, fourrages) est réparti à travers tout le Royaume, associé à un élevage en pleine mutation, avec prédominance de l’extensif mais aussi un élevage intensif qui prend de plus en plus d’ampleur (activités de sélection, introduction de races étrangères, …). Cependant, ce secteur reste dépendant des variations climatiques intra et interannuelles, ce qui fait que le Maroc importe entre 11 et 66 millions de quintaux de céréales annuellement (en moyenne 53,8% de blé tendre, 11,7% de blé dur, 10,6% d’orge et 23,9% de maïs). Même situation pour les légumineuses puisque le Maroc, qui a été exportateur pendant les 20 années d’après l’indépendance est aujourd’hui importateur d’une grande partie des besoins de son marché intérieur. La superficie nationale couverte par les 4 principales céréales dépasse 5 millions d’hectares et la production varie, en relation avec les changements de conditions météorologiques, dans une grande fourchette allant de 17,5 à 103,6 millions de quintaux (en moyenne 30% de blé tendre, 26% de blé dur, 39% d’orge et 5% de maïs). La production est plus élevée dans les greniers traditionnels, principalement Chaouia, l’Oriental, Abda-Doukkala (15% par région) et secondairement le Haouz, Taza-El Hoceima, le Gharb, Meknès et Tadla-Azilal (7 à 9% chacune), l’ensemble assurant plus de 84% de la production nationale. Dans les 8 autres régions, la production est très faible (1 à 5%) ou nulle (régions désertiques) incitant le Plan Maroc Vert à prôner la reconversion vers des activités plus adaptées. Sur une superficie de 351 600 hectares, la production des légumineuses a atteint, en 2011, 335 000 tonnes. Elle est concentrée dans les régions de Fès-Boulmane, Abda-Doukkala, Chaouia et Taza-El Hoceima (12 à 26%) qui totalisent avec Tanger-Tétouan (8,6%) les 3/4 de la production nationale.

Arboriculture : Entre export et import
Avec une production globale de 6,7 millions de tonnes sur une superficie de 1,5 million d’hectares, le verger marocain est aussi diversifié que le sont le relief et le climat dans le Royaume. Tous les types de fruits sont produits depuis les rosacées fruitières dans le climat froid et montagneux, jusqu’aux dattes produites dans les oasis du Sud, passant par les plaines avec les agrumes, cerises, avocats… Globalement, la production fruitière ne suffit pas à la consommation des Marocains, surtout pour certaines rosacées exigeantes en froid (pommes, poires…) alors que pour d’autres espèces la production dépasse la consommation, assurant même des exportations substantielles. L’olivier, pour sa part, symbole méditerranéen de la fertilité et longévité, trône en tête de l’arboriculture (60% des superficies) et produit dans presque toutes les régions du pays une huile de consommation ancestrale et très demandée à l’échelle mondiale (vierge extra). Le Plan Maroc Vert en fait, avec l’amandier, l’un des axes principaux de la reconversion. Autre composante essentielle de notre arboriculture, les agrumes représentent une culture exportatrice dynamique, fournissant différents pays et à la recherche constante de nouveaux marchés. La production agrumicole, nécessitant une grande technicité dans les choix variétaux et d’itinéraire technique ainsi que des équipements de pointe (goutte-à-goutte, déverdissage, froid, …) est concentrée dans certaines régions, puisque plus de la moitié des 16 régions du pays en produisent peu ou pas. Les 1,8 million de tonnes produits annuellement sont assurés à 87% par le Souss Massa Draa (40%) et les régions de Tadla-Azilal, du Gharb et l’Oriental totalisant 47% du total. Le reste est réparti entre Taza-Al Hoceima, Tanger-Tétouan et le Haouz (2 à 7% chacune). Le palmier dattier qui fait l’objet de nombreux programmes de modernisation et d’équipement pourrait contribuer à moyen terme à réduire fortement nos importations et à long terme satisfaire la demande nationale et même assurer des exportations selon les prévisions du PMV. Actuellement, le Maroc produit environ 100 000 tonnes de dattes en année favorable, soit environ 3% de la production mondiale.

Maraîchage : Satisfaire des consommateurs exigeants
Le maraîchage au Maroc est l’un des secteurs les plus importants de l’agriculture irriguée de par les emplois qu’il génère aussi bien dans la production, le conditionnement, ainsi que toutes les activités génératrices de revenus qui gravitent autour (petite industrie, services, …). Il est aussi connu par ses investissements élevés, la haute technicité des intervenants, l’agro-industrie, l’apport en devises, … Les principales cultures maraîchères sont les légumes fruits (tomate de différents types, les piments, aubergines, courgettes, concombres, pois, fèves, …) les légumes tiges ou racines (asperges, pomme de terre, carotte, radis, …), les légumes feuilles (salades, choux, choux de Bruxelles, endives, épinard, oignon, …) et les légumes fleurs (chou-fleur). Dans la même catégorie sont considérés le melon, la fraise et fruits rouges, pastèques, etc. La production marocaine de primeurs est constamment à la recherche de la meilleure qualité, obéissant aux normes internationales les plus strictes et à une diversification permanente afin de satisfaire les exigences changeantes du consommateur étranger. Le maraîchage de primeurs occupe une superficie de plus de 31 600 ha (dont 13 400 sous abris serres) et assure une production de 1,7 million de tonnes dont 731 000 t environ sont exportées. Les atouts naturels de la région du Souss Massa Draa en font le principal pourvoyeur de produits de primeurs (tomate, poivron, courgette, …) puisqu’elle assure près de 70%, et avec la région Abda-Doukkala, plus des 3/4 de la production nationale. A signaler qu’au cours des dernières années la région de Oued Dahab Lagouira a commencé à prendre un essor croissant dans le développement des cultures maraîchères sous abris serres à haute valeur ajoutée destinées à l’export (tomate cocktail, melon, …). Il faut rappeler que les conditions agroclimatiques sont favorables à ces productions et permettent d’obtenir toutes sortes de produits avec la précocité recherchée pour répondre à la demande des marchés. Le maraîchage de saison, pour sa part, occupe 277 000 ha et assure une production légumière de 7,2 millions de tonnes dont les 3/4 sont produits par 7 régions. Les 4 principales régions assurant la moitié de la production nationale sont Meknès-Tafilalet, Tanger-Tétouan, le Gharb et Souss Massa (entre 10 et 16% chacune) le reste provenant de la Chaouia, Abda-Doukkala et Laayoune- Boujdour-Sakia El Hamra (7 à 9%).

Agriculture biologique : Multiplier les superficies par 10 d’ici 2020
Cultiver des produits biologiques a été pendant longtemps une activité peu pratiquée par les agriculteurs marocains peu motivés et limitée à l’exportation, en raison des difficultés de production et de commercialisation qui la caractérisent. A titre d’exemple, 1 ha de tomate bio produit 30 tonnes contre 80 à 120 t de tomate conventionnelle. Les perspectives de développement de cette filière ont été revues à la hausse pour passer de près de 13 000 t actuellement (primeurs, agrumes et produits transformés) à 60 000 t, ainsi que 5 000 t de viandes blanches et 875 t de viandes rouges à l’horizon 2020. L’objectif paraît utopique mais c’est le but ambitieux visé par le contrat programme signé en marge de la 4e édition des assises de l’agriculture en avril 2011, entre l’Etat et l’association AMABIO, d’un montant global de 1,121 milliard de dirhams dont 286 millions pour l’Etat et 835 pour la profession. Le contrat programme prévoit de passer d’une superficie de 3 800 hectares à 40 000 en 2020. A signaler que 32 millions d’hectares sont certifiés biologiques à l’échelle mondiale. Sur le marché intérieur les produits bio sont quasiment inconnus et même les surplus de production non exportée sont écoulés comme conventionnels. Cependant, ces dernières années des tentatives de proposer au consommateur marocain des produits de l’agriculture biologique se font jour soit dans des magasins spécialisés, sur les rayons de grandes surfaces ou sous forme de paniers bio. Ce dernier système met en relation directe le producteur et le consommateur, qui obtient (par exemple à Casablanca) un panier de 15 kg de légumes de saison pour 200 DH.

Cultures industrielles : Pour l’amour du sucre
Les cultures industrielles regroupent l’ensemble des plantes dont les produits sont utilisés dans l’industrie agroalimentaire. En l’occurrence les cultures concernées sont essentiellement les plantes sucrières, betterave et canne à sucre. Les cultures industrielles occupent 82 700 ha et produisent 3,2 Mt dont 87% sont répartis entre Abda-Doukkala (40,6%), le Gharb (26,3%), l’Oriental (10,6%) et Tadla-Azilal (10%). A signaler que le Maroc produit en année favorable jusqu’à 500 000 tonnes de sucre pour une consommation estimée actuellement à 1,2 million de tonnes

Graines oléagineuses : Le Maroc reste peu compétitif
Même si les produits oléagineux peuvent être destinés à l’industrie ils sont ici considérés à part. La culture des plantes oléagineuses (arachide, tournesol, colza, lin, etc.) a bénéficié il y a une quinzaine d’années d’un programme de soutien destiné à les encourager afin de réduire la facture d’huile de graines dont le Maroc importe 80% des besoins pour un montant qui s’élève à 7 milliards de dirhams. Ainsi, le tournesol a connu son apogée dans les années 1990 avec une superficie de 200 000 ha, grâce à une garantie du débouché et un soutien des prix. Cependant, après le désengagement de l’Etat et l’ouverture du marché, la rentabilité de cette production s’est avérée insuffisante pour concurrencer les prix à l’importation, d’où le manque d’adhésion des agriculteurs et la faiblesse des superficies allouées à cette filière, qui gagnerait à être encouragée. Aujourd’hui, les oléagineux couvrent une superficie de 55 600 ha et produisent 91 000 t de graines, essentiellement dans le Gharb (70%), à Tanger-Tétouan (22%) et à Meknès (6%). Il faut signaler que, pour le consommateur, l’huile d’olive ne peut pas se substituer aux huiles de table.

Elevage : 836 000 t de viandes rouges et 326 000 de viandes blanches
L’élevage de son côté portait en 2011 sur 16,7 millions de bovins, 24,2 millions d’ovins et caprins et 146 000 camelins, soit 41 millions de têtes, produisant 836 000 t de viandes rouges dans l’ensemble des régions du Royaume. La viande bovine est fournie pour près des 2/3 par 6 régions essentiellement Tanger-Tétouan, Tadla-Azilal et Abda-Doukkala (14,6 à 11,4%) suivies de Oued Eddahab-Lagouira, le Gharb et la Chaouia (8,2 à 9,11%). Il faut signaler que le Maroc est connu par la diversité des ressources génétiques de ses ovins réputés pour leur rusticité et leur adaptation aux zones agroclimatiques difficiles. Par ailleurs, les viandes blanches aussi sont produites dans toutes les régions du Royaume avec des élevages totalisant 308,7 millions de têtes, produisant 326 000 t, dont 4 régions totalisent 70% de la production nationale. Oued Eddahab-Lagouira caracole en tête avec 37%, suivie par le Grand Casablanca et Chaouia (14,2 et 11,5%) et le Haouz (7,3%). A noter qu’en dehors des importations spécifiques au profit du secteur des CHR (cafés, hôtels, restaurants), le Maroc dispose d’une autosuffisance dans le domaine des viandes.

Lait : 2,5 millions de litres de lait produits chaque année
La production laitière au Maroc a atteint en 2011 un volume de 2,65 millions de litres produits dans l’ensemble des 16 régions du Royaume dont 6 assurent 70%. Il s’agit de Souss Massa Draa, Tadla-Azilal, Tanger-Tétouan, Gharb-Chrarda Beni Hssen, Marrakech-Tensift-El Haouz et Abda- Doukkala (entre 9 et 17% chacune). Les 30% restants sont répartis entre les 10 autres régions avec des taux variant entre 5,5% et presque 0 dans les provinces sahariennes. Dans ces dernières par contre on commence des tentatives de valorisation de lait et de produits dérivés de l’élevage camelin, ayant des caractéristiques nutritives très appréciées et pouvant être commercialisés dans les grands centres de consommation du pays. A l’instar des viandes, le secteur laitier assure au Maroc une indépendance en la matière. Même les périodes de creux découlant de la concomitance la saison de basse lactation avec Ramadan -période où la consommation de lait triple- sont aujourd’hui évitées grâce au stockage de lait sous forme UHT.

lavieeco.com

Publié 28 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Région

Des professionnels de la pêche « inquiets » des répercussions d’un accord entre le ministère et l’Unicop

Des organisations professionnelles des pêches maritimes ont mis en garde contre « les répercussions socioéconomiques » d’un accord conclu entre le ministère de tutelle et l’Union nationale des industries de la conserve de poisson (Unicop) portant sur l’attribution d’un quota de 100 mille tonnes de poisson pélagique aux industriels de la conserve.

« Après une étude approfondie des répercussions socioéconomiques » de cet accord sur la filière pélagique, lesdites organisations réclament à l’unanimité que « le quota alloué à l’Unicop devrait être exclusivement pêché par les bateaux côtiers nationaux », indique mercredi un communiqué de la Chambre des pêches maritimes du Maroc de l’Atlantique-centre-Agadir.

Le communiqué précise que les Chambres des pêches maritimes du Maroc, la Confédération nationale de la pêche côtière et les associations professionnelles de la pêche pélagique ont réclamé que « les bateaux étrangers doivent être totalement exclus d’accès à cette pêcherie ».

Ces organisations professionnelles revendiquent que l’Unicop s’engage à acheter la totalité des apports de la flotte sardinière nationale destinés à I’industrie de la conserve, ce quota additionnel devant être annulé, le cas échéant.

« Compte tenu de la conjoncture actuelle et de l’augmentation continue des charges d’exploitation, les professionnels réclament la revalorisation immédiate du prix de vente de la sardine au débarquement au niveau des ports de Dakhla, Laâyoune, Tan Tan, Sidi Ifni, Agadir, Essaouira et Safi« , ajoute le communiqué.

La même source appelle le ministère de tutelle à lancer « un débat sérieux et responsable afin de bâtir une stratégie d’exploitation de la ressource pélagique qui tienne compte de tous les paramètres socioéconomiques de cette pêcherie ».

FZ/MH – MAP – aufaitmaroc.com

Publié 28 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Les autoroutes du Maroc gratuites

L’autoroute reliant Casablanca à l’aéroport international Mohammed V est gratuite depuis plus d’une semaine, en raison d’une grève des péagistes à l’origine d’importants bouchons dans les gares de péage autoroutiers à travers le pays.

Pour faire face à cette situation, Autoroutes du Maroc (ADM) a décidé de fermer les guichets et de lever les barrières afin de laisser passer les véhicules gratuitement.

Plusieurs axes autoroutiers sont concernés, dont ceux d’Agadir, Marrakech, Settat centre, Casablanca, Mohammedia et Bouznika.

Lundi, un bouchon de 8 km s’est formé sur l’autoroute Casablanca-Rabat vers 10 heures du matin, en raison de la grève des employés de péages qui réclament leur intégration à ADM.

bladi.net

 

 

Publié 26 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Circulation, Transports

Vers une grève des stations-service : La panne sèche pointe à l’horizon

Avis aux automobilistes et autres usagers qui peuvent bien manquer de carburant sous peu. A en croire la Fédération nationale des commerçants de carburants, le risque de la panne sèche est certain, à moins que leurs revendications ne soient prises en considération d’ici là par le Groupement des pétroliers du Maroc (GPM). La date n’est pas précisée par les différents responsables mais il semble que la réunion, samedi prochain, du bureau régional de Casablanca qui rassemble le plus grand nombre de gérants au Maroc sera décisive à ce sujet puisque c’est le dernier bureau à donner son accord pour ce débrayage chez les gérants des stations-service. «La réunion de samedi reste formelle puisque les gérants sont unanimes à ce sujet et pensent que la grève reste le dernier recours pour que le GPM accepte de répondre à nos doléances», a indiqué une source très proche du bureau régional du Grand Casablanca.   La menace de grève est donc bien réelle cette fois suite à l’indifférence du Groupement des pétroliers du Maroc devant les revendications de la Fédération des commerçants des carburants. Les gérants des stations-service qui s’estiment lésés, montent encore une fois au créneau pour réclamer justice, un dialogue sérieux et le respect des conventions établies par les parties concernées au sujet des impôts et du renouvellement des contrats que veulent imposer les groupes pétroliers de distribution au Maroc. Et devant la sourde oreille du gouvernement, ils se disent proches d’une grève imminente. «Il ne s’agit pas d’une menace mais d’une réaction logique devant l’impasse que nous imposent les groupes pétroliers. Nous voulons protéger nos commerces comme tous les autres secteurs et nous réclamons le respect et l’application de la convention de 1997  de laquelle les pétroliers tentent de se désengager et ne respectent nullement», a déclaré Zakaria, secrétaire général de la Fédération des commerçants des carburants au Grand Casablanca. «On veut nous imposer un contrat qui date du début de l’indépendance. C’est inacceptable», affirme non sans colère l’un des gérants d’une station-service. En effet, la Fédération condamne vivement le comportement des compagnies de distribution au sujet des contrats qu’elles veulent imposer pour tout renouvellement. Selon des membres de la Fédération, ces derniers temps, la plupart des compagnies cherchent par tous les moyens à résilier les contrats de gérance libre sans prendre en considération les intérêts des gérants des stations-service. De ce fait, ils réclament des indemnités et la résolution des contentieux en suspens avec les gérants des stations-service, notamment au niveau des nouveaux modèles de contrat que les groupes pétroliers  entendent imposer. Surtout ceux qui projettent de se retirer et dont la cession exige certaines conditions.     La Fédération met sur la table également  le problème resté sans solution depuis des années. C’est celui  des stations reprises par les ayants droit. Une affaire qui nécessite, selon certains gérants, un dialogue entre leur Fédération et les responsables de compagnies de distribution  avant de finaliser un accord qui prend en considération les intérêts des uns et des autres. Et dire que ce nouveau bras de fer entre le GPM et la FCC refait surface juste au moment où l’on parle d’une augmentation des prix des carburants qui déclencherait sans doute d’autres grognes des différents utilisateurs.

KACEM EZZAYANI – libe.ma

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Société, Transports

Les opérateurs de la pêche côtière montent au créneau

  • Ils protestent contre l’octroi de 100.000 tonnes de congelé bord au profit des industriels de la conserve
  • Ils réclament un engagement de la part de l’Unicop pour l’achat de la totalité des apports du segment

Branle bas de combat dans le milieu des opérateurs de la pêche côtière! Il fallait s’y attendre. L’accord conclu dernièrement entre le département de la Pêche maritime et l’Unicop (Union nationale de l’industrie de la conserve de poisson) portant sur l’attribution d’un quota de 100.000 tonnes de poissons pélagiques en congelé bord ne leur convient pas du tout.
La nouvelle à peine communiquée, tous les présidents des chambres maritimes du Maroc ainsi que de la Confédération nationale de la pêche côtière sans oublier les associations professionnelles de la pêche pélagique ont tenu une réunion à Agadir. A l’unanimité, ils ont observé de sérieuses réserves à l’encontre de cet accord. De leur avis, le quota alloué à l’Unicop devrait être exclusivement pêché par les bateaux côtiers nationaux, exclusion faite de tous les navires étrangers. «L’Unicop doit de plus s’engager à s’approvisionner en priorité auprès de la flotte sardinière nationale et acheter la totalité de ses apports. Dans le cas contraire cet accord devrait être automatiquement résilié», souligne Abderrahmane Sarroud, président de la Chambre des pêches maritimes d’Agadir. Contacté par L’Economiste, Majid Joundy, président de l’Unicop, tient à souligner tout d’abord que la pêche côtière restera le premier partenaire traditionnel de la filière. Il tient à rappeler, de même, que l’accord conclu est porteur d’une mesure à titre exceptionnel pour une année. Et ce, pour sauvegarder les investissements existants. «Nous n’avons jamais voulu du congelé bord car ce n’est pas facile à réaliser, sans compter que cela revient cher. Il faut d’abord des bateaux sans oublier qu’il faut s’occuper du déchargement et du stockage. Mais le déficit en approvisionnement enregistré en 2010 et 2011 ne nous laisse pas le choix», explique-t-il. Pour les armateurs de la pêche côtière il n’y a pas de déficit. Selon eux, 30% de leurs apports leur reste sur les bras.«L’origine du problème, ce sont les intermédiaires!», avance Sarroud. De son côté, Joundy, met en exergue qu’il y a un gap de 250.000 tonnes entre les besoins de l’industrie de la conserve de poisson et les apports de la pêche côtière. «Nous préférons acheter du poisson frais mais nous tenons à la qualité et il y a des efforts à faire encore là-dessus», indique-t-il. Les opérateurs pour leur part parlent de revalorisation du prix de vente en raison des augmentations des charges d’exploitation. La polémique et le combat de part et d’autre ne font que commencer!

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Pêche

Tourisme : Un dispositif de soutien

  • Moratoire sur les échéances bancaires et sociales… les pistes
  • Hôteliers, voyagistes, loueurs de voitures parmi les bénéficiaires
  • Le cabinet Mazars évalue l’impact de la crise

Bientôt un train de mesures en faveur du tourisme. «La réunion que la filière a tenue avec le ministre de tutelle a été consacrée à l’examen du diagnostic du secteur et des propositions concrètes et immédiates pour aider les professionnels à faire face à la crise actuelle», explique Mohamed Saïd Tahiri, directeur de la Fédération nationale du tourisme (FNT).
Pour l’heure, le dispositif de soutien touchera principalement la composante hôtelière et ce, dans les deux principales destinations touristiques: Marrakech et Agadir.
Deux régions qui traversent actuellement une mauvaise passe, due à la chute drastique des nuitées. Une embellie est tout de même attendue au cours des mois d’avril et mai. Mais les professionnels restent très prudents. Une année élective en France ayant toujours été mauvaise pour le secteur du tourisme au Maroc. «La task-force formée il y a quelques semaines pour soutenir le secteur du tourisme a défini un plan d’aide autour de trois axes», explique Othmane Cherif Alami, président de la Fédération nationale du transport touristique (FNTT), qui faisait partie de l’ensemble des fédérations et associations métiers regroupées au sein de la FNT et qui ont rencontré le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Globalement, il s’agit d’actions pouvant être mises en œuvre à court, moyen et long termes. Mais auparavant, il faudra attendre les recommandations du cabinet Mazars, chargé par la task-force d’effectuer un état des lieux détaillé de l’ensemble des structures hôtelières des deux villes impactées par la crise. L’objectif étant d’aboutir à un diagnostic chiffré. Ce qui contribuera à enrichir les données sur le secteur et mettre en œuvre des mesures de soutien au cas par cas, en fonction de l’évolution de la situation des établissements bénéficiaires. Outre la veille du secteur, la task-force devra procéder à un accompagnement personnalisé des établissements hôteliers, principalement ceux qui se sont déclarés en difficulté. L’on parle de 22 unités hôtelières. L’opération pilote concernera d’abord Marrakech et Agadir. Le plan de soutien sera ensuite généralisé à l’ensemble des filières touristiques et des régions du Royaume. Hôteliers, voyagistes et autres loueurs de voitures feront donc partie des bénéficiaires. En clair, le dispositif consistera en un accompagnement personnalisé des structures aussi bien auprès de leurs bailleurs de fonds que de la tutelle pour bénéficier des mesures d’encouragement. Si la crise actuelle s’aggrave ou perdure, les professionnels ont convenu avec la task-force de passer à «un autre palier de mesures de soutien, qui pourront aller jusqu’à un moratoire en matière de charges sociales et d’exonérations fiscales», explique-t-on auprès de la FNT. Un rallongement des échéances de crédit d’investissement ainsi qu’un accompagnement en matière de crédit de trésorerie pourraient également être envisagés.

Les pannes de la Vision 2020
Autre point évoqué lors de la réunion des professionnels du tourisme avec la tutelle, le retard enregistré dans la mise en place de la gouvernance de la Vision 2020. Parmi les retards, figure la panne du plan Biladi. Une gamme de packages adaptés à la demande intérieure et dont seule la station CMKD est opérationnelle dans la région d’Ifrane. Huit autres sont programmées pour atteindre une capacité de 30.000 lits aux standards internationaux. Le tourisme interne reste une niche importante pour les opérateurs. Les professionnels devront donc faire preuve d’imagination pour concevoir un plan d’action ambitieux. Ils disposent d’un délai de 15 jours pour présenter leur copie. Le plan Biladi n’est pas la seule composante de la Vision 2020 à accuser un sérieux retard. En fait, les professionnels sont unanimes à affirmer que pratiquement rien n’a été fait. Ainsi, la Haute autorité du tourisme tarde encore à voir le jour. Les fameuses agences de développement touristique (ADT) ne sont pas plus opérationnelles. Des structures appelées à supplanter les actuels CRT. Aucune visibilité non plus par rapport au Conseil national du tourisme. Autant d’outils de gouvernance dont la mise en place était prévue en 2011. Un retard qui explique la non-opérationnalisation de la Vision 2020. Au cours de leur réunion du lundi 23 avril avec Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, les professionnels ont demandé que l’année 2012 soit consacrée à l’accélération de la mise en œuvre des organes de gouvernance. Une nouvelle réunion avec la task-force est prévue pour la première semaine de mai.

Hassan EL ARIF – leconomiste.com

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Solidarité, Tourisme

Agadir : Conférence-Forum : Tourisme et changement climatique les 8 et 9 juin 2012

Pour accéder au programme de la Conférence-Forum,cliquez sur sa couverture ci-dessous:

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Tourisme

Agadir, capitale du surf

SPORT

Agadir attire chaque année les férus de sports de glisse. La ville possède de nombreux atouts pour y pratiquer sa passion, son climat, ses hébergements à tous les prix, sa marina et ses restaurants, et bien sûr ses spots aux conditions de vagues exceptionnelles.

Shortboard, longboard, bodyboard, suivant ses préférences, c’est l’énergie de la vague que les adaptes viennent chercher. Avec ses 10 kilomètres de plage, les dépressions de l’Atlantique Nord, ses fonds sableux et rocheux, ses alizés et ses vagues entre 1 et 4 mètres, Agadir possède un grands nombres de spots, où tous les surfeurs, du débutant au confirmé, trouveront de quoi se régaler.

Le spot le plus au nord de la ville est celui de Tamri. Une vague facile qui monte jusqu’à 1m50, un fond sableux pour les débutants et confirmés.

La Pointe est le lieu de rendez-vous des surfeurs de la région, et autant le dire, ils ne sont pas très partageurs. Les vagues peuvent monter jusqu’à 4m50, c’est la plus longue droite du continent.

Le long d’une falaise, Banana Beach est un spot au fond sablonneux, dont la vague est convoitée par les long boarders.

Et dans la Baie d’Agadir, on y surfe quand la houle est trop démontée.

Le 11, comme son nom l’indique est à 11 kilomètres au nord de la ville et offre une vague creuse gauche. Pour intermédiaires et confirmés.

Mais c’est au village berbère de Taghazout, à 17 kilomètres d’Agadir, qu’il faut absolument aller surfer. De renommée mondiale, ce spot permet une parfaite pratique des sports de glisse dans un cadre dépaysant et préservé. Les planches de surf côtoient les barques de pêcheurs, et les montagnes du Haut-Atlas rivalisent avec l’océan. A proximité, Anchor Point, dont la vague est classée mondialement. Attention quand même aux rochers, à réserver aux bons niveaux. Killer Point, sa vague mythique peut atteindre 5 mètres. En raison des nombreuses falaises, on y va qu’à marré basse.

Dans le monde du surf, la riche variété de vagues a fait d’Agadir une destination phare de la discipline. Pour des conditions idéales, il faut s’y rendre entre octobre et mars. Et pour les débutants, c’est de juin à septembre, pour profiter des vagues d’été. Sur place, vous trouverez un grand choix d’écoles de voile et de location de matériel.

Stéphanie Jacob – agadir.madeinmedina.com

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Région, Sport, Tourisme

Hollande-Sarkozy: Match serré au Maroc

  • 36,72% au président sortant et 35,93 au candidat PS
  • Marine Le Pen en trouble-fête

Les Français du Maroc persistent à avoir le cœur plutôt à droite. Dimanche dernier, ils ont, en effet, voté pour le président-candidat Nicolas Sarkozy en lui accordant 36,72 % de leurs voix. Le candidat socialiste, François Hollande en a obtenu 35,93% alors que Jean-Luc Mélenchon du Front de gauche obtient 12,39% et que le centriste François Bayrou  en décroche 7,20%. La candidate du Front national (FN), Marine Le Pen n’a pu récolter que 3,67%. Lors des présidentielles de 2007, 51,9 % des Français du Maroc avaient voté pour Nicolas Sarkozy contre 48,1 % pour la candidate socialiste Ségolène Royal. Ils sont un peu plus de 31.000 personnes parmi les Français établis au Maroc qui sont inscrites sur les listes électorales. L’électorat français au Maroc se répartit entre Casablanca (13.828 électeurs), Rabat (6.310), Marrakech (4.975), Agadir (2.437), Fès (1.920) et enfin Tanger (1.550). Ce qui représente 31.020 voix. Le Maroc relève de la neuvième circonscription sur les 11 retenues dans le monde pour ces élections. Les résultats de ce premier tour des présidentielles incitent à l’interrogation : les socialistes vont-ils revenir à la tête de l’Etat français? Difficile à dire avant l’ultime 2è tour du 6 mai. Certes, les chiffres officiels et quasi-complets communiqués par le ministère de l’Intérieur français placent François Hollande, candidat du Parti socialiste (PS) en tête du premier tour de la présidentielle avec 28,63 % des suffrages. Seulement, il ne distance que d’un point et demi le candidat de l’Union pour un mouvement pluriel (UMP) Nicolas Sarkozy accrédité de 27,18% des voix. Mais la surprise est venue du côté de la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen arrivée en troisième position en récoltant près de 17,90 % des voix. Une percée considérée comme historique pour le FN qui, depuis sa création en 1972, n’avait jamais atteint ce score. En effet, en 2002, Jean-Marie Le Pen, père de Marine et alors Secrétaire général du parti d’extrême droite, s’était «qualifié» au second tour avec  seulement quelque 16,86% des suffrages. La fille a donc mieux fait que le père. Soit. Mais, ne faut-il pas voir dans le score de Marine Le Pen une réelle et dangereuse régénération de l’extrême droite en France ? C’est la question que se posent analystes et observateurs de la scène politique française sans pour autant s’avancer sur le terrain glissant de l’exacerbation de la xénophobie. Ils ne veulent voir dans cette percée que la réponse à la crise économique et ses répercussions sur le quotidien des classes moyennes et à faible revenu sous le mandat Sarkozy. Ainsi, le FN se place désormais en joker incontournable dans cette présidentielle 2012. Quelles consignes de vote seront donc données à ses militants ? Marine Le Pen veut faire durer le suspense aussi longtemps que possible et ne se prononcera sur la question que le 1er mai prochain. Sauf surprise, elle appellera à voter Sarkozy. En attendant, qu’est ce qui risque de se passer d’ici le 6 mai prochain, date du 2è tour ? Il est certain que les deux candidats, chacun à sa manière, vont essayer de rallier à leurs causes respectives les électeurs qui ont voté pour les candidats éliminés de la course. Si cette tâche s’annonce sous de bons auspices pour François Hollande, elle reste très difficile pour Nicolas Sarkozy. Le Président sortant doit inéluctablement aller pêcher dans les «voix troubles» du Front national pour espérer faire son come-back à L’Elysée. En effet, il compte sur les reports de voix des électeurs du Front national estimés  entre 40 et 50%. Dès dimanche dernier au soir, le candidat UMP a estimé que «les Français ont exprimé un vote de crise en ayant le souci de préserver leur mode de vie». «Je connais les angoisses et les souffrances des Français. Je les comprends: protection des frontières, immigration, travail, sécurité», a-t-il affirmé juste après la proclamation des résultats du 1er tour. On ne peut être plus direct : Nicolas Sarkozy semble déjà s’être tourné vers cet électorat d’extrême droite qu’il essaie de reconquérir. C’est ce même électorat, on s’en souvient, qui lui avait permis de l’emporter en 2007. Sarkozy a déjà largement chassé sur les terres de Marine Le Pen durant la campagne présidentielle. Il avait même repris certains de ses thèmes favoris contre l’immigration ou, pis encore, la viande halal. Sarkozy se doit donc de coller aux thèmes du FN à défaut de les épouser. C’est le prix à payer pour séduire les électeurs de l’extrême droite. De son côté, François Hollande se doit lui aussi de recruter pour le 2è tour. Il ne peut compter que sur le réservoir des voix des partis se réclamant de la gauche notamment celles du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon  (11,11%) ou encore de l’écologiste Eva Joly (2,31%). En termes de rapports de force à droite et à gauche, le candidat socialiste se trouve en position favorable si on totalise les voix des électeurs en faveur des candidats du Front de Gauche, des écologistes et de l’extrême gauche. Jean-Luc Mélenchon a, d’ailleurs, appelé dès dimanche soir à voter au second tour en faveur du candidat socialiste. Rien n’est donc joué ni pour l’un ni pour l’autre. Il faut attendre le dimanche 6 mai pour savoir si la France va redevenir socialiste.

Présence de la gauche
Depuis 1958, la gauche a été au pouvoir en France à trois reprises. D’abord, de 1981 à 1988 quand le 10 mai 1981, François Mitterrand remportait une victoire historique après 23 ans de pouvoir de la droite. De 1988 à 1995, revoilà François Mitterrand. En 1995, Jacques Chirac est élu président de la République. Mais deux ans plus tard, en 1997, il décide de la dissolution de l’Assemblée nationale afin de relancer son action. La gauche obtient alors la majorité. Le socialiste Lionel Jospin devient, en 1997, Premier ministre de Jacques Chirac. Il mène quelques réformes emblématiques, comme la réduction à 35 heures de la durée hebdomadaire du travail. La gauche perd également la présidentielle suivante, en 2007, lorsque Nicolas Sarkozy est élu.

Jamal Eddine HERRADI – leconomiste.com

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité

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Musique classique : Le Quatuor Girard en tournée

Dans le cadre de la Saison France Maroc organisée par l’Institut Français du Maroc, le Quatuor à cordes Girard présentera une série de concerts au Maroc du 25 avril au 8 mai.

Le Quatuor Girard est constitué de quatre jeunes frères et sœurs -Hugues et Agathe au violon, Mayeul à l’alto et Lucie au violoncelle-, tous diplômés des Conservatoires (CNSM) de Paris ou de Lyon. Les quatre musiciens dominent leur art avec une grande maîtrise et une grande cohésion de jeu, que ce soit dans le répertoire de Mozart, Beethoven, Haydn, Schubert, Schumann, Brahms, Debussy, Ravel, en passant par Bartók ou Chostakovitch.

Grâce à la pratique très précoce de la musique de chambre en famille, leur rêve d’enfant est devenu un véritable projet artistique. Vite repérés dans les concours internationaux les Girard sont encensés par la critique, et accueillis dans les plus grandes salles de concert à travers le monde.

Leur tournée au Maroc va les mener aujourd’hui au Riad Denise Masson de Marrakech à 20h30.

Ils enchaîneront avec Essaouira, dans le cadre du Festival Printemps musical des Alizés où ils se produiront le 27 avril. Leur tournée continuera le 28 avril à Agadir et le 30 avril à Kénitra, le 2 mai à Rabat, le 3 à Meknès, le 4 à Tanger, le 5 à Tétouan et le 8 à Oujda.

Publié 25 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture, Musique

Agadir : Une usine de production de bioéthanol en négociation

Le projet permettrait de produire 30 millions de litres d’éthanol, distillés à partir de 250000 tonnes de déchets ménagers collectés dans la ville.
« La production de bioéthanol … est basée sur le cracking de la lignocellulose des plantes à fibres qui compose les déchets organiques. Il faut de séparer les cellules des fibres grâce à une pression et une chaleur très élevées obtenues en faisant passer les déchets organiques hachés dans un puits qui plonge très profondément dans le sol. A la sortie, sommairement, nous retirons du sucre, lequel produit de l’alcool, une fois fermenté. C’est du bioéthanol ».
C’est en ses termes techniques qu’a expliqué Edwin Sluismans, directeur général de l’entreprise Greenberry, implantée à Casablanca et filiale de la société américaine GeneSyst, le procédé de transformation des déchets organiques triés à partir des déchets ménagers, en biocarburant.
La société est en négociation avec la commune urbaine d’Agadir, pour implanter une usine dédiée à cette exhalante activité, à l’horizon 2013.
Interrogé par un pure player de la place, le responsable américain, a avancé le chiffre de 70 millions d’euros que sera le montant de l’investissement global pour ce projet, première mondiale.
Les 30 millions de litres d’éthanols produits par le traitement d’un quart de millions de tonnes de déchets organiques, rapporterait selon Sluismans un chiffre d’affaires annuel de 19.5 millions d’euros, désignant pour débouché l’Espagne comme marché d’exportation.

soussannonces.net

Publié 24 avril 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Environnement, Industrie

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