Archives de mai 2012

Rallye du Maroc Historique : journal de la 4ème journée

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Sport automobile

Conserve de poisson: Enfin des prémices de reprise

  • Un accès à la ressource pour sortir l’activité de la crise
  • Le développement de l’industrie passe par l’amélioration de l’amont
  • Le climat actuel laisse espérer une meilleure disponibilité de la matière première

L’industrie de la conserve de poisson à Agadir, qui abrite 50% de la capacité de traitement de l’activité à l’échelle nationale, est en passe de sortir de la crise. Les nouvelles mesures prises tout dernièrement pour l’accès à la ressource en faveur de la filière ont mis du baume au cœur des opérateurs. En effet, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime a rendu publique en avril dernier la liste des projets retenus dans le cadre de l’appel d’offres d’appoint au profit des industries existantes. Ainsi au terme d’un long processus de sélection, ce sont dix projets qui ont été déclarés admissibles totalisant un quota de pêche estimé à 101.000 tonnes. Ils portent, au niveau de l’activité de pêche, sur 25 navires dont 20 côtiers et 5 RSW. Concernant l’activité de valorisation, le programme englobe 32 unités industrielles dont 14 conserveries, 17 de congélation et une  de fabrication de l’huile pour consommation humaine. Soulignons que cette opération s’inscrit au niveau de la mise en œuvre du programme d’aménagement de la pêcherie des petits pélagiques dans le cadre du plan Halieutis. Pour l’heure, il reste à conclure une convention entre le département de tutelle et les adjudicataires pour les modalités d’exploitation du quota. Parallèlement pour sauvegarder les investissements existants de la filière, 100.000 tonnes ont été allouées pendant une année au segment des industries de conserve de poisson. Les industriels de la conserve ont conclu dernièrement une convention pour l’exploitation exceptionnelle de quota de petits pélagiques en congelé bord par les unités de conserve de poisson. C’est une première dans le secteur puisqu’il n’y a jamais eu auparavant d’affrètement de bateaux congélateurs pour l’approvisionnement des unités de la conserve de poisson. Reste aujourd’hui à trouver les navires à affréter dans le cadre du cahier des charges. D’une manière globale ce quota octroyé va parer aux difficultés d’approvisionnement en période de non pêche. Mais la mesure déplait fortement aux opérateurs de la pêche côtière qui n’ont pas manqué de monter au créneau pour la décrier. « Il est hors de question que nous soyons otages des fournisseurs de matières premières qui ne veulent pas faire l’effort de mettre à niveau leur activité », indique Majid Joundy, président de l’Union Nationale de l’Industrie de la Conserve de Poisson (Unicop) en réaction à leur position. «Nous avons 37% de retard sur la production par rapport à une année normale. Une situation qui a engendré une baisse de 25% du chiffre d’affaire à l’export comparativement à une année normale d’activité. Les gagnants dans l’histoire ce sont les fournisseurs. En raison de la crise de matière première, il y a eu une amélioration des prix du produit de 7 à 10% à l’international et de 10% sur le marché local. Aujourd’hui, le développement de la filière passe toujours par l’amélioration de l’amont du secteur. La mise à niveau des équipements de la pêche côtière reste en effet indispensable si la filière de la conserve de poisson veut atteindre une productivité de 650.000 tonnes dans trois ou cinq ans. C’est-à-dire produire à pleine capacité. Pour l’heure, les mesures en faveur de la maîtrise de l’approvisionnement vont permettre de mieux se positionner à l’international. Ceci surtout que les conditions climatiques actuelles permettent d’espérer une disponibilité de la matière première.

Potentiel
Regroupant quatorze unités dans le grand Agadir, l’industrie de la conserve de poisson est incontestablement le plus ancien et premier débouché de la pêche côtière dans le Souss. Activité de saisonnalité (180 jours/an), la filière emploie plus de 7.000 personnes directement et traite près de 50% de la production nationale. Cette dernière se situe entre 350.000 et 400.000 tonnes. C’est avec la mise en action du programme de risque sanitaire et de sécurité alimentaire (HACCP) que l’industrie de la conserve a entamé un tournant stratégique fin des années 80. Sa progression fut régulière pendant la dernière décennie avec une croissance des exportations chaque année à deux chiffres passant d’environ 1,5 milliard de DH à plus de 4,5 milliards de DH en 2010 de chiffre d’affaire total. Les investissements productifs et humains ont suivi la même courbe ascendante avec une mutation technologique reconnue à l’échelle internationale qui fait du Maroc le premier producteur et exportateur de conserves de sardines au monde (Sardines Pilchardus Walbaum).

M. A . – leconomiste.com

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Industrie, Pêche

Pêche: Le plan Ibhar fait tanguer Halieutis

  • Le programme de modernisation des bateaux, en rade
  • Baisse du CA et de la production de la pêche côtière
  • 80% des entreprises de la pêche hauturière en difficulté

Premier port de pêche, plus de 230 navires de pêche hauturière, 250 bateaux de pêche côtière, près de 1.300 barques artisanales… La pêche, secteur névralgique pour la région, voire le reste du pays, représente le baromètre de l’état d’avancement de la stratégie Halieutis. Si au niveau du développement des infrastructures, le bilan de ce plan est positif, il faut reconnaître qu’en termes de mise à niveau de l’outil d’extraction, les objectifs ne sont pas encore atteints. Et pour cause, le programme Ibhar de modernisation et de mise à niveau dans sa deuxième mouture, n’arrive toujours pas à décoller. Pourtant, il est opérationnel depuis l’an dernier et mis en œuvre avec l’implication des chambres professionnelles. Mais aujourd’hui, le projet coince au niveau du département des Finances. Aussi beaucoup d’opérateurs sont inquiets car ils ont déjà investi dans de nouveaux équipements en attendant la subvention. Auprès du département de tutelle, on explique que la contrainte pour tous les candidats est qu’ils doivent se prévaloir d’une situation fiscale régulière pour bénéficier de la subvention. Or, aujourd’hui, il semblerait que des concernés ont présenté des factures non conformes aux critères clairement retenus dans ce programme, est-il indiqué. Pour l’heure, le ministère de la Pêche est en négociation avec le département des Finances pour faire avancer le programme. Pour Abderrahmane Sarroud, président de la Chambre des pêches maritimes d’Agadir, la démarche est d’importance pour des raisons de durabilité de la ressource. Et cela passe par la modernisation et la mise à niveau de toutes les filières. Il y va en fait de la compétitivité du secteur. Le professionnel va jusqu’à dire que la réussite du plan Halieutis dépend de celle de ce programme. Pour l’heure, on retient dans le secteur un recul de l’investissement et une baisse de la production de 30% au niveau de la pêche côtière comparativement à l’an dernier. Situation difficile pour les opérateurs face à des charges de production qui restent les mêmes avec un chiffre d’affaire en baisse. Dans la filière hauturière, c’est le marasme. Plus de 80% des entreprises sont en liquidation ou en redressement. Dans le secteur, les professionnels montrent du doigt également la problématique de la commercialisation. Dans la chaîne cette situation porte préjudice tant aux armateurs et marins pêcheurs qu’au consommateur final, souligne Sarroud. Les gagnants dans l’histoire, ce sont bien sûr, les intermédiaires qui font passer les prix du simple au double. A titre d’exemple, le kg de soles de 50 DH au débarquement arrive à 100 DH le kg au consommateur final. Pour le professionnel, «il y a deux pistes à explorer: soit l’Office national des pêches doit prendre en charge la commercialisation du produit, soit il faut libéraliser le secteur». En attendant, aujourd’hui, l’actualité au niveau du département de tutelle c’est les mesures prises il y a tout juste quelques jours pour l’application des dispositions légales de marocanisation des équipages à bord des navires battant pavillon marocain. Et pour cause, ces dispositions prises depuis des années suite à l’arrêté ministériel de 1934 relatif, au programme de marocanisation et le décret de 1961 n’étaient pas appliqués par bon nombre d’entreprises du secteur. La remise au goût du jour de ces dispositions va générer quelque 300 postes d’emplois jusque là occupés par des étrangers. Et bien sûr en raison de la concentration de l’activité dans la région, c’est encore une fois Agadir qui va en profiter.

Petit à petit
Depuis le lancement du plan Halieutis, le ministère de la Pêche a à son actif un grand nombre de réalisations malgré les contraintes et les tensions qui marquent l’activité. Sur le plan régional, l’aménagement d’une nouvelle halle en est une. Une structure inaugurée en janvier 2011 par le Souverain et qui a nécessité un investissement global de 70 millions de DH. Pour rappel, la nouvelle halle d’Agadir, érigée sur une superficie 7.650 m2, dont 5.740 m2 couverts, comprend un espace de vente, un SAS d’expédition, un SAS d’identification et des locaux techniques et administratifs. Sur le plan de l’axe de la performance, figure l’instauration du dispositif VMS pour le suivi satellitaire des navires. Autres démarches mise en œuvre dans le cadre de l’amélioration de la performance, la mise en place des mesures de lutte contre la pêche INN (Pêche non déclarée, non réglementée) ainsi que celle de la gestion à travers le global operator sans oublier la généralisation de l’utilisation des contenants normalisés, à travers l’introduction des caisses en plastiques. Une mesure qui a été marquée par des résistances lors de son lancement. Mais aujourd’hui, les opérateurs semblent l’avoir intégrée dans la gestion de leurs entreprises.   En matière de compétitivité, plusieurs actions sont en cours comme la réalisation du pôle de compétitivité à Agadir à travers le projet du parc Haliopolis. Au niveau de la durabilité, autre axe de la stratégie Halieutis, les plans d’aménagements pour diverses espèces sont opérationnels. La création de l’Agence d’aquaculture et l’adoption d’une loi interdisant l’usage des filets maillants dérivant dans les eaux nationales est aussi à inscrire au bilan du plan Halieutis.

M. A. – leconomiste.com

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Pêche

Tourisme: La destination se prépare au pire

  • Les nuitées ne cessent de baisser depuis une année
  • Sur les 26.000 lits de la destination plus de 20.000 ont plus de 35 ans
  • Parc hôtelier vieillissant, connexion aérienne et promotion  insuffisantes…

Un climat ensoleillé près de 360 jours par an, de larges plages de sables fins,  un arrière-pays dépaysant… la station balnéaire d’Agadir, une des plus belles baies du monde, a tous les atouts pour séduire les touristes. Mais en dépit de tous ses charmes, l’activité reste en deçà de ses potentialités. Depuis un an, la destination a du mal à séduire. Le nombre de touristes séjournant dans la ville ne cesse de régresser de mois en mois depuis 2011. En avril dernier le nombre de nuitées a chuté de 8,31% comparativement à l’an dernier à la même période. Et ce malgré une légère hausse des arrivées de 1,93% par rapport à avril 2012. Le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant le mois d’avril 2012 a enregistré par ailleurs une baisse de 10,98 soit 45,21% en 2012 par rapport à 50,78% en 2011. Durant les 4 premiers mois de 2012, le taux d’occupation moyen des établissements d’hébergement a baissé de 43,54% en 2012 par rapport à 53,60% enregistré en 2011. Les derniers chiffres du CRT d’Agadir sont formels (cf. notre édition N° 3782 du 14 mai 14/05/2012). Même les marchés traditionnels chutent de manière vertigineuse. Le marché italien enregistre la plus forte baisse -54,63% en arrivées et -75,39% en nuitées, notamment à cause de la fermeture de Club Valtur. Le marché polonais perd 22,81% de nuitées et 16,14% d’arrivées. Il y a eu -16,75% d’arrivées belges et le double en moins de nuitées (-30,00%). Quant aux marchés français  et allemand, ils ont accusé respectivement -16,69% et -13,62% en termes d’arrivées et -24,00% et -10,75% en nuitées. Le marché britannique a aussi accusé deux baisses à ce  niveau de -5,62% et -3,44%. Idem pour le marché russe avec -53,56% en nuitées. Et ce n’est pas fini, avance Saïd Scally, professionnel du tourisme pour qui le pire est encore à venir. «L’été 2012 sera un des plus mauvais de l’histoire de l’activité touristique de la station balnéaire», présage-t-il ajoutant que «le taux d’occupation moyen de la station balnéaire se situera en dessous de 45%». Des propos qu’il justifie par l’impact des vols low cost qui ont supplanté sur les vols charters. «La baisse de l’activité est en grande partie due aux retombées du printemps arabe», résume de son côté Lahcen Ouenchar, DG de l’hôtel Framissima à Agadir. Les touristes potentiels s’inquiètent beaucoup de la sécurité et préfèrent changer de destination que de prendre des risques. Il est donc important de communiquer en permanence pour changer la perception de la destination, indique-t-il. Mais l’origine de la situation d’Agadir n’est pas seulement due aux retombées du printemps arabe. La destination souffre véritablement de problèmes structurels. Son parc hôtelier est en partie vieillissant. La ville qui offre aujourd’hui plus de 26.000 lits abrite par rapport à 2007 une capacité additionnelle de plus de 3.000 lits environ. Mais il faut dire que certains établissements sont difficilement commercialisables. Aujourd’hui sur les 26.000 lits plus de 20.000 ont plus de 35 ans et ont fortement besoin de rénovation. Mais le dossier de mise à niveau des établissements touristiques concernés n’avance pas vraiment malgré les nombreuses réunions entre institutionnels et hôteliers et les études réalisées à ce sujet. De fait, la maigre activité de beaucoup d’entre eux en raison de la faiblesse de leur stratégie commerciale et l’état du produit ne permettent pas aux concernés d’investir dans des travaux de rénovation. La promotion insuffisante de la station balnéaire sur les marchés émetteurs est aussi un maillon faible de la stratégie de développement de la destination Agadir. Comment renverser la tendance avec des budgets limités à ce niveau. Pour Scally, la solution pour sortir de cette conjoncture difficile est dans un effort collectif et l’initiative doit venir en premier des professionnels d’abord à travers des engagements auprès des tour-opérateurs. L’effort est aussi au niveau de stratégie individuelle. Les chiffres de nuitées réalisées et le taux d’occupation de certains établissements qui font exception dans la ville montrent que la baisse de l’activité n’est pas une fatalité. Reste plus qu’à bouger et à prendre exemple.

Mix haut de gamme et tourisme rural
Le développement de la station balnéaire passe aussi par la diversification du produit. Il faut miser de plus en plus sur le tourisme individuel haut de gamme, estiment les professionnels. Pour cela, il est important que la destination investisse dans des manifestations d’envergure internationale. L’évolution de l’activité est aussi tributaire d’un renforcement de l’offre. Il est important en effet de miser plus sur le tourisme de niche et notamment sur le tourisme rural. «Le tourisme rural est encore embryonnaire dans la région malgré d’énormes potentialités», fait observer Hassan Aboutayeb, président du Réseau de Développement Touristique Rural (RDTR). Pourtant le chantier du pays d’accueil touristique (PAT) de l’arganier est en marche. Les zones concernées dans la région dans le cadre de ce programme sont: les PAT d’Immouzzer, de Chtouka, Tiznit et Taroudant. Les plus avancés sont ceux d’Immouzer et de Chtouka. Pour Aboutayeb, la démarche est d’importance pour repositionner la destination et offrir un avantage comparatif par rapport à d’autres destinations balnéaires.

M. A. – leconomiste.com

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Investissement : La région nouveau hub de l’offshoring ?

  • Parc Haliopolis, agropole… parmi les autres gros projets
  • Plus de 40.000 emplois à la clé
  • La nouvelle station touristique d’Immi Ouaddar opérationnelle en 2013

La région d’Agadir, nouvelle plateforme de l’offshoring? Autorités locales, élus et acteurs économiques, explorent de nouvelles pistes d’investissement. Un des grands chantiers concerne l’implantation d’une zone off-shore dans la ville. Un projet qui nécessitera 9,5 millions de DH pour sa réalisation et générera à terme 15.000 emplois. Les études sont achevées et il ne reste plus qu’à valider le dossier au niveau central. A noter que Med Z, filiale de la CDG, chef de file de ce projet d’envergure mène également en parallèle le chantier du parc Haliopolis, la future zone intégrée dédiée au traitement des produits de la mer. Un des projets phares qui drainent pour l’heure un grand nombre d’investisseurs. Parmi les grosses entreprises qui vont s’installer sur la future zone d’activité, figure la conserverie de poisson La Gironde sur un terrain de 60.000 m². L’investissement envisagé est de 150 millions de DH et le nombre d’emplois devraient atteindre 780. Autre investissement, une unité de production italienne de semi-conserves de poisson d’une valeur de 50 millions de DH qui devrait créer quelque 750 emplois. L’établissement sera aménagé sur un terrain de 20.000 m² et devrait être opérationnel début 2012. Pour l’heure, la viabilisation et le lotissement de la première tranche sont achevés. Pour rappel le projet réunit plusieurs partenaires. D’un côté, la région Souss Massa Draâ. De l’autre, le fonds Igrane et le Crédit Agricole ainsi que Med Z en tant que maître d’ouvrage délégué. Sans oublier la société Parc Haliopolis créée fin 2009. Le programme sera réalisé en deux tranches. Ce mégaprojet qui consiste en un complexe innovant pour une nouvelle génération de parcs industriels est prévu sur 150 ha dans la commune de Drarga (périphérie d’Agadir). Il bénéficiera ainsi de la proximité des infrastructures routières, du port et de l’aéroport. Le parc halieutique de la région du Souss sera enfin une zone d’activités ouverte à l’industrie de la transformation des produits de la mer. Mais aussi à celles de logistique. Le montant alloué pour les aménagements in site est estimé à 265 millions de DH. Le développement du projet nécessitera une enveloppe de 6 milliards de DH. Outre la modernisation du secteur de la pêche, il permettra la création de plus de 20.000 emplois dans divers secteurs tel que la transformation, la logistique, le support et les services. Parmi les secteurs dynamiques, l’immobilier et le tourisme attirent également les investissements dans la région d’Agadir. Et ce malgré une conjoncture économique morose. La destination vient de s’enrichir de plus de 1500 lits additionnels à travers un cinq étoiles du groupe Tikida et un nouveau Sofitel. Dans la liste des grandes réalisations au niveau de ce domaine, la nouvelle station touristique d’Immi Ouaddar. Initiée par la CGI elle s’inscrit dans le cadre du plan Biladi visant le développement du tourisme national. Elle s’étend sur un terrain forestier de 38 ha et nécessitera un investissement de 400 millions de DH. Pour l’heure, les travaux sont réalisés à près de 65%. La nouvelle station devrait être opérationnelle en 2013. Toujours dans la périphérie d’Agadir, c’est un autre gros projet qui est en gestation en faveur du développement agricole. Il s’agit de la mise en place d’un agropole à travers deux sites différents. L’un à Chtouka Ait Baha pour l’implantation d’une plateforme de recherche et développement et d’innovation;  l’autre à Taroudant pour l’aménagement d’un pôle de transformation intégré des produits agricoles. Pour l’heure, le dossier est au stade de mobilisation du foncier. La convention de mise en valeur est par ailleurs en cours de préparation. Comme pour le chantier Haliopolis, Med Z est le chef de file de ce projet.

Animation
Outre ces chantiers d’envergure, la niche de l’animation touristique draine aussi des investissements. Pour l’heure, de grands projets sont dans le pipe. Il s’agit de l’aménagement sur cinq hectares d’un  parc aquatique à Agadir par la Société “Morocco egyptienne d’investissement Tourisitique sarl’’ pour un montant de 132 millions de DH et le nombre d’emplois devrait atteindre à terme 250. Pour la réalisation d’un centre de karting dans la commune urbaine d’Agadir à proximité du grand stade, ce sont 4,97 millions de DH qui seront investis. Le terrain qui accueillera cette infrastructure est de cinq hectares dans une zone forestière. La réalisation d’un complexe cinématographique Mégarama à Agadir sur un terrain domanial de 2 ha dans la zone de Hay Mohammadi générera pour sa part 300 emplois pour un financement de 150 millions de DH. Le dossier a été validé par la commission régionale d’investissement. Il est aujourd’hui au stade d’autorisation de construire. La ville d’Agadir devrait donc offrir à court et moyen terme de nombreuses activités ludiques et ainsi diversifier ses atouts touristiques. Tant mieux pour la station balnéaire où l’animation reste encore et encore à renforcer. Autres secteurs, autres gros projets dans la ville. Celui du BTP dope également l’investissement. Le segment du logement social est celui qui marche le plus. Lors de la période janvier/avril 2012, ce sont 12 projets porteurs de 4.490 unités qui ont été déposés à l’Agence urbaine d’Agadir. Cinq d’entre eux ont reçu l’avis favorable et deux sont déjà autorisés.

M. A. – leconomiste.com

Solar Impulse : Toujours bloqué à Madrid dans sa tentative de rejoindre le Maroc

Parti de Suisse, l’avion solaire s’était posé à Madrid vendredi passé. Solar Impulse quittera l’Espagne pour le Maroc « au plus tôt lundi » après avoir été retardé par des conditions météorologiques défavorables.

L’avion solaire avait relié Payerne à Madrid où il s’était posé vendredi dernier à 1h28. Il s’agissait de la première étape de son premier vol intercontinental vers le Maroc, avant un tour du monde prévu en 2014.

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Recherche, Technique

Rallye du Maroc Historique : Classement après la 4ème journée

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Sport automobile

Rallye du Maroc Historique : le journal de la 3 ème journée

Publié 31 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Sport automobile

Rallye du Maroc Historique : Classement après la 3ème journée.

La carte de l’étape (cliquez sur la carte pour l’agrandir) :

Plus que 45 classés sur 62 équipages qui ont pris le départ : déjà 17 hors course !

Notre Gadiri Khalid Kabbage avec sa copilote Solène Szys figurent toujours au classement, mais, en plus, ils améliorent de jour en jour leur classement : 47 ème puis
41 ème et 35 ème aujourd’hui !

Classement :

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Sport automobile

Agadir : 1ères Assises régionales des énergies renouvelables

  • Elles se tiendront les 13 et 14 juin 2012
  • Prix Energia et Maroc-Eco et création d’un syndicat pour le secteur
  • Batexpo du 13 au 17 juin 2012

“Ensemble, construisons un monde durable”. C’est sur ce thème que vont se dérouler les premières Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia) à Agadir les 13 et 14 juin prochain. “Cette première édition de ces Assises constituera une opportunité d’échange et de partage d’informations entre les différents participants, acteurs et chercheurs nationaux et internationaux dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, du bâtiment et de l’habitat, de l’économie et de la société civile”, précise Bouchra Grana de l’agence GRACOM. Ce sera aussi l’occasion, à travers cette manifestation, de concrétiser une réflexion scientifique et responsable autour de l’application de l’efficacité énergétique dans les chantiers de demain et dans l’essor des régions du Maroc, a-t-elle ajouté. Ces Assises s’inscrivent ainsi dans le cadre de la stratégie énergétique du Maroc visant à assurer la sécurité de l’approvisionnement et la disponibilité de l’énergie, d’apporter un accès généralisé à l’énergie, de maîtriser la demande et  de préserver l’environnement. Elles verront la naissance d’un syndicat des énergies renouvelables regroupant les professionnels des énergies renouvelables et de l’habitat. Les premières Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia) seront aussi l’occasion de remettre le Prix Energia et des trophées Maroc-Eco aux projets les plus engagés dans le développement durable de la région. Pour rappel, la première édition des Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable (Energia) sont organisées par l’Agence GRACOM en partenariat avec le Conseil régional de Souss Massa Draâ et le Gouvernement des Iles Canaries. Parallèlement aux premières Assises régionales des énergies renouvelables et du développement durable, démarrera la 7ème édition du Salon du Bâtiment et de l’Habitat qui se déroulera du 13 au 17 juin 2012. Le thème retenu pour BATEXPO 2012 est «Le développement durable et l’efficacité énergétique dans le secteur du BTP». Des délégations de pays tels que la France, l’Espagne, La Turquie, Les Iles Canaries et l’Allemagne seront présentes.

Fatiha Nakhli – leconomiste.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Environnement

Souss/Economie d’eau : Des pistes pour sensibiliser les petits agriculteurs

  • Les informer de tous les moyens à leur disposition par le Plan Maroc vert
  • Rencontre sur la gestion durable des agro-systèmes à la CCIS d’Agadir

«Le développement agricole au Maroc entre stratégies et contraintes d’application». C’est sous ce thème que l’association Les Economicos pour l’intégration des jeunes dans la vie active a organisé un séminaire dédié à l’agriculture. La manifestation a eu lieu en fin de semaine dernière à la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Service d’Agadir. «Notre principal objectif est de faire le point sur l’apport du Plan Maroc vert à la gouvernance des ressources hydriques à l’épreuve des changements climatiques et de la sécheresse qui a considérablement touché le Maroc cette année», explique Abdelah Jacour, président de l’association Les Economicos. La rencontre a donc tenté de proposer des pistes d’action pour une gestion durable des agro-systèmes des zones sèches de la région. L’objectif étant de sensibiliser les agriculteurs et de les informer des diverses stratégies mises à leur disposition par l’Etat pour «avancer» quelles que soient les conditions. Il faut rappeler que la région Souss-Massa-Drâa, dans sa globalité, est une zone à prédominance rurale et où l’agriculture joue un rôle primordial dans la formation du tissu économique. La superficie agricole utile (SAU) couvre près de 560.700 ha dont 475.500 ha cultivables. La superficie irriguée, quant à elle, dépasse les 190.000 ha concentrés dans deux zones: le Souss-Massa et le Drâa. L’analyse de la structure générale de la gestion des ressources en eau dans le Bassin du Souss Massa fait ressortir l’irrégularité des pluies et la rareté des apports en eau. Les ressources en eau de surface sont limitées. L’apport moyen annuel étant  évalué à 652 mm3. Pour ce qui est des eaux souterraines, le Souss comptabilise 4.150 km2 et le Chtouka 1.250 km2. La surexploitation des eaux souterraines est une autre contrainte. En effet, le déséquilibre entre l’offre et la demande en eau s’est traduit, ces dernières années, par un déstockage des ressources en eau souterraines au-delà des volumes renouvelables. Il est donc impératif d’assurer une bonne gestion des ressources hydriques d’autant plus que le secteur agricole en consomme plus de 70%. Il s’agit de rationaliser l’usage de l’eau notamment par l’introduction de technique efficiente de l’irrigation, goutte-à-goutte (GAG), système d’irrigation de précision grâce à la mise en place de stations météo, choix des cultures résistantes à la sécheresse. Il faut aussi introduire le système GAG adapté aux zones démunies, notamment en montagne. Des actions donc en faveur de l’économie de l’eau vu la rareté de la ressource hydrique. La recherche doit aussi contribuer à la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelle du Bassin de Souss Massa en développant un modèle d’optimisation de l’allocation des ressources. Il s’agit de même de gérer le climat sous serre et de maîtriser la fertigation.

Economicos kézako?
Créée en 2008, l’association Les Economicos pour l’intégration des jeunes dans la vie active est une plateforme d’activisme. Elle se positionne comme un espace de consolidation des efforts, d’opérationnalisation des idées et de concrétisation des actions citoyennes engagées pour l’amélioration de l’environnement socio-économique. L’ambition de l’association est d’apporter sa participation au débat public tant sur le volet économique, social, culturel et humain en faisant participer la jeunesse citoyenne.

Fatiha Nakhli – leconomiste.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau

CCIS: Haro sur les foires anarchiques

  • Foire clandestine au quartier El Massira, vendeurs ambulants…
  • Les professionnels crient à la concurrence déloyale

Combattre les foires et expositions anarchiques. La problématique est encore une fois soulevée. Lors de la session ordinaire de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services d’Agadir (CCIS) au titre de l’année 2012, les professionnels ont exprimé leur exaspération quant à la tenue d’une nouvelle foire «clandestine» au quartier Al Massira. A l’issue de la session ordinaire et à travers un communiqué, ils ont protesté en précisant que l’exposition proprement dite est loin d’être conforme au cahier des charges et ne remplit pas les conditions nécessaires pour l’organisation d’une manifestation commerciale. Les plaignants remettent donc en question l’autorisation accordée et avancent comme principal argument la préservation des droits des commerçants en situation réglementaire et qui, précise le communiqué, se trouvent lésés par la profusion de ces foires. Les professionnels appellent ainsi les autorités compétentes à intervenir d’urgence pour contenir ce genre de situation en attendant la promulgation d’un cadre juridique régissant la tenue de ces foires commerciales et préservant l’ordre général de même que les droits des commerçants en situation régulière. A ce propos, une source à la Commune Urbaine d’Agadir a précisé à L’Economiste que la foire du quartier Al Massira n’a reçu de la part de la commission concernée que l’accord de principe et ne dispose pas de l’autorisation d’exposer. «Elle est donc en situation illégale bien que les stands soient déjà dressés», explique-t-il. Par ailleurs, les membres de la chambre de commerce ont soulevé d’autres problématiques telles que le phénomène des vendeurs ambulants qui représente aussi une concurrence déloyale pour les commerçants et ont rappelé les efforts déjà entrepris dans ce sens par les responsables. Pour rappel, le Souss Massa Drâa constitue l’une des régions les plus dynamiques en matière de commerce, grâce à sa situation stratégique et la diversification des secteurs industriels (pêche, tourisme, agroalimentaire, artisanat et autres..) et enfin la disponibilité des équipements et infrastructures. Les commerçants grossistes exercent en majorité dans le domaine agroalimentaire avec un pourcentage de 80% puis en matériaux de construction avec un pourcentage de 15%. La préfecture d’Inezgane Ait Melloul reste un pôle important dans la dynamique commerciale de la région puisqu’elle assure aussi bien l’approvisionnement de la région du sud que celui des autres régions du pays en agrumes et primeurs.

F. N. – leconomiste.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce

Tourisme : Les investissements reprennent, malgré tout

  • 6 milliards de DH pour le 1er semestre contre 8,2 milliards pour toute l’année 2011
  • Réforme du cadre réglementaire, incitations, diversification des projets… les leviers


Le Maroc n’a pas l’intention de revenir sur l’investissement touristique. Bien au contraire. Le gouvernement compte maintenir les investissements prévus dans la Vision 2020. L’assurance en a été donnée, lundi 28 mai, par Lahcen Haddad, ministre de tutelle, lors d’un débat sur la thématique. «En 2011, malgré la crise, les investissements touristiques relatifs aux seuls projets conventionnés auront atteint 8,2 milliards de DH. Si l’on intègre les projets non conventionnés ainsi que l’immobilier, ces investissements ont atteint quelque 23 milliards de DH», explique le ministre. Dans la même journée, le ministre avait assisté à la réunion de la Commission des investissements, présidée par Abdelilah Benkirane, chef de gouvernement. Une rencontre au cours de laquelle ont été examinés et validés les grands projets d’investissements. La part qui revient au tourisme s’élève à 6 milliards de DH. «Si l’on compte également la part de l’immobilier dans les projets touristiques, les investissements s’élèveront à environ 10 milliards de DH pour le seul premier semestre 2012», annonce le ministre, qui se veut plutôt rassurant.
Au cours de ces dernières années, l’axe Casablanca-El Jadida-Marrakech-Essaouira s’est adjugé la part du lion en matière d’investissements touristiques. Une anomalie que la Vision 2020 se propose de réctifier. La nouvelle vision touristique prévoit la réalisation d’investissements territorialisés et équilibrés.
La Vision 2020 prévoit également la diversification des projets touristiques. En effet, jusque-là, la majeure partie des investissements se sont concentrés dans la construction de grands complexes touristiques, d’hôtels et de resorts. Or, la destination Maroc gagnerait à se diversifier via des projets dans le domaine de l’animation, des loisirs, dans les niches au niveau des différents territoires touristiques. D’ailleurs, la plupart des destinations actuellement opérationnelles souffrent de l’absence d’animation et de loisirs. Ce qui renseigne sur les opportunités d’investissement à prendre.
Autre créneau porteur dans la Vision 2020, le tourisme interne. Actuellement, il représente 26% de l’ensemble de la clientèle des établissements touristiques. L’objectif pour la tutelle est de le porter à 40% à l’horizon 2020. Du coup, des projets dimensionnés par rapport aux besoins des familles marocaines devraient être réalisés. Pour l’heure, une seule station dédiée est opérationnelle à Ifrane dans le cadre du dispositif Biladi. Une autre destination sera mise en service en 2013 à Imi Ouaddar, dans la région d’Agadir. Les travaux de construction de la station Mehdia seront bientôt lancés. Quant à Sidi Abed, dans la région d’El Jadida, elle sera construite à partir de 2013. Elle sera suivie par celle de Ras El Ma, non loin de Nador.
Quid du nerf de la guerre ? Le gouvernement a signé récemment une convention avec le secteur bancaire. Il s’agit d’une ligne de crédit de 24 milliards de DH à l’horizon 2016 destinée à accompagner la Vision 2020. «L’encours des crédits bancaires dans le tourisme reste faible par rapport à celui de l’immobilier par exemple, lequel s’élève à 30%», explique Karim Belmaachi, président de l’ANIT. A cause du retard pris par certains projets financés par crédits bancaires, les banques ne peuvent pas s’engager dans de nouveaux investissements. Même si l’encours reste faible, Marc Thépot, vice-président de Risma, affirme que «les banques sont surexposées». Sur ce point précis, le ministre propose de lancer une réflexion sur un mécanisme de protection des banques exposées à certains secteurs à risque.
Doté de 15 milliards de DH, le Fonds Marocain de Développement Touristique (FMDT) continuera de prospecter les investissements souverains à l’image de Wissal. Après le Qatar, le Koweït et les Emirats arabes unis, les fonds souverains du Sud-Est asiatique, d’Amérique et d’Australie sont d’ailleurs dans la ligne de mire de la tutelle.

Des projets conventionnés à partir de 100 millions de DH
La charte de l’investissement n’est pas en reste. La tutelle est en train d’examiner la possibilité d’attribuer une prime allant jusqu’à 20% du montant de l’investissement pour certains projets prévus dans la Vision 2020. L’approche devrait être modulable, mais les destinations non matures et les projets à TRI réduit seront privilégiés. Les critères d’éligibilité aux avantages des projets conventionnés seront également revus. Actuellement, pour en bénéficier, un investissement touristique doit atteindre la barre des 200 millions de DH. Les opérateurs, notamment membres de l’Association National des Investissements Touristiques (ANIT), avaient proposé que ce montant soit ramené à 150 millions de DH. La tutelle pourrait aller jusqu’à 100 millions de DH au lieu de 200 millions actuellement.

Hassan EL ARIF – leconomiste.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Région Souss-Mass-Draa : Enveloppe de 58 millions de dirhams pour la réalisation de 44 projets

Le Comité régional du développement humain du Souss-Massa-Draa a approuvé, lundi à Agadir, 44 projets de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale destinés aux couches les plus démunies, pour un investissement de près de 58 millions de Dh.

L’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) contribue à hauteur de 31,5 millions de Dh au financement de ces projets portant, entre autres, sur l’amélioration des prestations de santé, la scolarisation et le soutien aux personnes à besoins spécifiques et aux enfants abandonnés.

Le wali de la région Souss-Massa-Draa, Mohamed El Yazid Zelou, a souligné, à cette occasion, l’importance de garantir les conditions de réussite et de pérennité aux projets de l’INDH, à travers l’adoption d’une approche exhaustive qui tient compte notamment des aspects liés au foncier, au mode de gestion et aux ressources humaines.

Il a, en outre, rappelé la nécessité de mettre à jour les données relatives aux indicateurs de pauvreté et de précarité établis durant la première phase de l’INDH.

Les données actualisées doivent servir, selon lui, de références dans l’élaboration des futures actions dans le but d’élargir le nombre de bénéficiaires de ce grand chantier de développement humain.

aufaitmaroc.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société, Solidarité

Festival International de Cinéma d’Animation au Maroc (FICAM) – Agadir 11.06.2012 – 13.06.2012

11 ans, 11 Films. Devenu un rendez-vous essentiel du Cinéma au Maroc, FICAM, Festival International de Cinéma d’Animation au Maroc revient sur ce parcours au travers de 11 longs-métrages qui ont marqué l’histoire de cette manifestation.

Co-organisé par l’Institut Français du Maroc et les Conserves de Meknès-Aïcha, FICAM souhaite rayonner encore plus fort dans les cœurs des jeunes marocains désormais curieux et exigeants. Rassemblant des œuvres poétiques et radicales de réalisateurs qui fondent le cinéma d’animation d’aujourd’hui et de demain, et dont les témoignages chaleureux honorent FICAM, cette rétrospective généreuse souhaite vous faire voyager.

De l’Afrique de Kirikou (qui bien que «pas grand» reste très vaillant) à l’Ile de Black Mor et ses pirates, en passant par l’Orient d’Azur et Asmar, Paris et le Japon, FICAM vous offre votre «Planète chérie» sur grand écran.

Car c’est bien cela FICAM : la grandeur. Celle des songes ; celle des contes dans lesquels il vous faut plonger pour retrouver votre âme d’enfant, cette petite flamme qui veille dans le cœur de tout adulte pour maintenir cette capacité au rêve et à l’émerveillement, garante de survie et de joie de vivre.

FICAM c’est aussi l’écoute et le partage car, au contraire d’une séance de projection d’un DVD à la maison, nous vous proposons d’entrer ensemble dans l’œuvre, d’en partager, d’en multiplier la puissance métaphorique, d’en décupler le plaisir et de construire modestement des bribes de mémoire collective.

marocagenda.com

Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma

Rallye du Maroc Historique : après la seconde journée

Classement à l’issue de la seconde journée :


Publié 30 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Sport automobile

Les industriels de la conserve de poisson respirent : leurs exportations ont augmenté de 32% à fin avril

Depuis le début de l’année, les usines sont mieux approvisionnées suite à la hausse des captures. Les industriels misent sur les accords sur l’organisation de la pêche signés avec le ministère de tutelle pour porter leur taux d’activité à 80%. Sur les quatre premiers mois, la conserverie a légèrement augmenté sa part dans les captures.

Après une année 2011 très difficile, l’industrie de la conserve de poisson sort la tête de l’eau. Au terme des quatre premiers mois de l’année, ses exportations ont progressé de 32% par rapport à la même période de 2011 qui s’était clôturée par une chute de 31%. Elles sont passées de 1,20 milliard de DH à 1,59 milliard, soit un gain de près de 390 MDH. Les industriels attribuent cette évolution, comme toujours, à la sardine qui constitue plus de 85% du volume. Mais c’est parce que l’approvisionnement a été plus régulier que l’activité a repris.
En effet, d’après les récentes statistiques de l’Office national des pêches, les débarquements de pélagiques ont atteint 233 344 tonnes au cours des quatre premiers mois de 2012 contre 176 932 tonnes pour la même période en 2011, soit une amélioration de 32%. La sardine qui constitue la plus grande partie de cette famille a progressé d’autant, à 146 434 tonnes. Les volumes de maquereau et d’anchois se sont également nettement redressés, progressant respectivement de 66 et 47%, à 16 614 et 16 057 tonnes au cours des quatre premiers mois de l’année en cours. En valeur, l’évolution a été de l’ordre de 38 et 36%. Le thon est sur la même tendance. Cependant, le volume reste insignifiant au regard des besoins du secteur. Sur les quatre premiers mois, 2 tonnes ont été débarquées contre une seule, il y a une année.
Le marché de bouche reste le premier concurrent de l’industrie de la conserve
L’amélioration des captures s’explique, selon les industriels, par des conditions climatiques favorables. Après le réchauffement des eaux qui a marqué les trois dernières années et qui a causé l’éloignement des pélagiques, spécifiquement les sardines qui vivent dans une eau de 17 à 18°, on entre dans un cycle de refroidissement qui devrait durer trois années et favoriser donc le retour des poissons. Partant de ce changement climatique favorable, les industriels prévoient une amélioration des captures sur le reste de l’année et donc une reprise des exportations. Les professionnels ne cachent pas leur optimisme. Ils ne manquent pas de signaler non plus que la convention signée le 16 avril  par l’Union nationale des industries de la pêche (Unicop) et le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime pour l’exploitation des petits pélagiques améliorera l’approvisionnement des unités de conserves.
Les industriels de la conserve, qui se plaignaient de n’avoir fait tourner leurs usines qu’à 35% de leurs capacités de production en 2010, pourront désormais augmenter leur offre. D’après leurs prévisions, le niveau d’activité pourrait être porté à 80% puisque ce sont 101 000 tonnes de poisson qu’ils pourront prélever dans la zone Sud. Il faut rappeler que dans le cadre de cet accord avec les pouvoirs publics, les industriels s’engagent à acheter l’ensemble des quantités autorisées et que cette mesure, qui a une durée d’une année, est exceptionnelle et n’est pas renouvelable. Elle s’accompagne aussi de l’obligation de débarquer les captures dans un port marocain et de l’interdiction d’exporter les produits congelés en l’état. Cette dernière barrière n’est pas pour déplaire aux conserveurs qui souffrent de la concurrence de l’industrie de la congélation. En effet, les unités spécialisées vendent leurs produits à des industriels étrangers en Turquie, au Japon, au Brésil et aussi à des conserveries européennes et égyptiennes.
Le choix des congélateurs est justifié par le niveau de prix que proposent les étrangers, à savoir de 500 à 700 euros la tonne contre 400 euros payés par les industriels locaux.
Outre la concurrence de la congélation, les conserveurs sont aussi gênés par la consommation de poissons frais. Ce marché, estimé à 400 000 tonnes par an, a absorbé 46,4% des prises totales de pélagiques durant les quatre premiers mois de 2012, soit 124 090 tonnes contre 112 348 tonnes pour la même période de 2011. Ce marché de bouche est alimenté par les différents ports du pays. Ainsi, les prises enregistrées dans les ports de Tanger et Larache sont commercialisées dans le Nord. Les sardines de Casablanca, Mohammédia et Kénitra sont plutôt destinées aux marchés de Meknès et Fès, tandis que le poisson débarqué dans le port d’Agadir est destiné aux villes de Marrakech et Béni Mellal. Alors que la conserve est essentiellement approvisionnée par les prises effectuées dans les ports de Dakhla et Laâyoune.
Le poids de ces deux marchés a été toutefois moins ressenti sur les quatre premiers mois de 2012. La part de la congélation dans le total a fléchi et n’est plus que de 27,82% contre 32,32%. La quotité affectée au marché de frais a également régressé de 5 points, passant de 51,23% à 46,40% d’une année à l’autre. La réaffectation des disponibilités s’est faite pour une très grande partie au profit de l’industrie de la farine et huile de poisson dont la part est montée de 4,68% à 12,03%. Quant à la conserverie, elle a drainé 74 418 tonnes, en hausse de 5%. Ce faisant, sa part dans le volume global s’est appréciée de 2 points, à 13,33%. Cette évolution favorable corrobore l’optimisme des conserveurs qui, même s’ils sont loin des années fastes, peuvent espérer sauver ce qui reste encore du secteur.

Maroc – Poisson : L’approvisionnement mieux sécurisé
Faute de quantités de poisson suffisantes, plusieurs unités de conserve de poisson, la sardine en particulier, ont été obligées de mettre la clé sous la porte, notamment à Safi. Celles qui continuent de tourner ont eu toutes les peines du monde à le faire. C’est pour remédier à ce problème que le ministère a convenu, en avril dernier, d’améliorer les conditions de pêche et d’être plus rigoureux sur la destination des captures. Exclusivité pour les conserveurs sur les débarquements de petits pélagiques, octroi de ressources d’appoint, autorisation de navires RSW pour assurer l’approvisionnement des industriels sont les principales mesures. Il est trop tôt pour évaluer les retombées, mais l’Unicop se félicite déjà que leur requête ait trouvé une oreille attentive.

Aziza Belouas – lavieeco.com

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Les conserveries dressent leurs priorités

Sur une année, les produits de la pêche côtière et artisanale destinés aux unités de l’industrie de la conserve de poisson, ont augmenté en volume de 43,6% à fin avril 2012. Selon les dernières statistiques de l’ONP (Office national des pêches), cette quantité est passée de 24.834 tonnes, au terme des quatre premiers mois de 2011, à 35.661 une année plus tard. Ce sont les unités opérationnelles à Laâyoune et Agadir qui ont été les mieux servies, avec des volumes en hausse respectivement de 248,4% à 19.338 tonnes, et 48,3% à 8.630 tonnes, tandis que les quantités à destination des unités de Tan Tan et Safi ont fléchi de 40,3% à 4.676 tonnes et de 64,1% à 7.285 tonnes respectivement. Par ricochet, les exportations de conserves de poisson se sont accrues de 32,1% à 1.59 MMDH. Une embellie pour l’industrie de la conserve de poisson, qui a vécu entre octobre 2010 et fin 2011, une crise d’approvisionnement sans précédent dans son histoire. En effet, comptant une quarantaine d’unités opérationnelles, avec une capacité installée d’environ 700.000 tonnes par an, le secteur a fait état en 2011, d’une chute des approvisionnements en sardine de 35% sur une année.

Durant la même période, les exportations ont fléchi de 30%. «Déjà en temps normal, le secteur n’est approvisionné qu’à hauteur de 50% de sa capacité : 300.000 à 350.000 tonnes annuellement, c’est un déficit structurel », lit-on dans le dernier communiqué de l’UNICOP (Union nationale des industries de la conserve de poisson), qui dit ne pas être totalement satisfaite de la convention du 16 avril 2012. «Cette convention accorde au secteur, à titre exceptionnel pour une durée de 12 mois, un quota de 100.000 tonnes de petits pélagiques congelés à bord… le secteur aurait aimé en obtenir davantage, vu ses capacité et plutôt en matière fraîche pour une question de disponibilité de bateaux et de coûts», commente ainsi la représentation sectorielle. Même les résultats de l’appel d’offres lancé en 2010 par le département de la Pêche maritime et publié en avril dernier, sur «l’appoint des industries existantes en petits pélagiques», ne semblent pas plaire aux industriels du secteur qui souhaitent rehausser à 80% l’approvisionnement des conserveries. «Les conditions imposées par le ministère de tutelle n’ont pas rencontré l’adhésion de l’ensemble des opérateurs. Il s’agit notamment de la limitation de la zone de pêche (stock C, entre Boujdour et Lagouira), de l’obligation de débarquer dans certains ports et de l’obligation d’association entre industriels et amateurs, qui selon les industriels, pourrait encourager le regroupement pêche-industrie», estime l’UNICOP.

D’ailleurs, cette association qui se montre désormais ouverte à toute concertation avec les opérateurs de la pêche côtière, regrette le non respect de l’accord de l’année 2008, instituant l’approvisionnement en priorité des unités de Tan Tan et de Laâyoune durant les périodes de rareté des ressources. Elle considère même que les unités de congélation locales, bénéficiant d’un quota de 90.000 tonnes, et ce dans le cadre de la reconversion de l’activité poulpière à la valorisation des petits pélagiques, ne devraient pas être incluses parmi les unités prioritaires.

Nadia BENYOUREF – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Pêche

Céréales, la cadence maintenue

La suspension des droits de douanes pour l’importation de blé tendre, ne sera pas prolongée au-delà du 31 mai prochain. C’est ce que confirment des sources officielles, anticipant sur une éventuelle reconduction de cette mesure comme pour les précédents mois. À partir du 1e juin, la taxe sera rétablie à hauteur de 17,5% jusqu’à la fin de l’année. Il faut dire que cette disposition, prise en Conseil de gouvernement, était destinée à assurer l’approvisionnement régulier du marché national, surtout en perspective de la hausse des importations marocaines de céréales, particulièrement de blé dur, cette année.

Cependant, le gouvernement doit aussi prendre en compte la commercialisation de la production nationale. C’est pour cette raison que la décision a été annoncée avant le début de la campagne de commercialisation 2012/2013, qui débute à partir de juillet prochain. Selon les chiffres de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL), au mois d’avril dernier, les importations marocaines de céréales ont atteint quelque 52,5 millions de quintaux depuis le début de la campagne agricole 2011/2012. Le volume importé a chuté de 10% par rapport à l’exercice précédent, mais reste assez soutenable alors que la collecte au niveau local, a atteint 22,4 millions de quintaux à la même période. Il s’agit donc d’une mesure de prudence pour le gouvernement, au moment d’entamer la période où les importations de céréales atteignent leurs plus hauts niveaux.

Perspectives incertaines
Selon les estimations des opérateurs, le Maroc devrait importer au moins 4 millions de tonnes de blé tendre d’ici à fin mai 2013. Un niveau élevé qui pourrait flirter avec les 5 millions de tonnes, en cas de hausse de prix au niveau international. À la date du 15 mai 2012, le total des arrivages enregistrés dans les différents ports du pays, s’établissait à 55.764.000 Qx sur 55.711.000 Qtx achetés par appel d’offres de l’ONICL. La différence entre la valeur des arrivages cumulés et celle des achats, tient au report de la campagne précédente qui est de 351.000 Qtx. Le reste de la livraison attendue s’élève donc à la même période, à 2.473.000 Qtx au niveau de l’ONICL. Par port, c’est au niveau de celui de Casablanca que s’est opérée la moitié de la livraison avec une part de 69%, suivi par celui d’Agadir avec 12% et Jorf et Nador, avec respectivement, 8 et 6%. Toujours selon l’ONICL, en fonction de l’origine de l’arrivage, c’est la France qui se taille la part de lion, notamment sur le marché du blé tendre, avec 53 et 40% pour le blé tendre.

Au total, les exportateurs français s’adjugent 35% des importations marocaines de céréales enregistrées jusqu’au mois de mai, suivis par l’Argentine (25%) et le Brésil (11%). La performance enregistrée par ces deux derniers pays d’Amérique latine, est due à leur part sur le marché du maïs et de l’orge principalement pour l’Argentine. L’attention des opérateurs marocains reste désormais rivée sur la situation au niveau mondial, qui reste assez incertaine même si les prochains jours offriront plus de visibilité. Cependant, de manière générale et à part quelques exceptions comme l’Ukraine, les pays fournisseurs du Maroc se préparent à une récolte normale en fonction de la moyenne enregistrée ces dernières années. Selon les derniers chiffres que vient de publier le Conseil international des céréales (CIC) sur la base des derniers semis et des dégâts du gel supérieurs aux attentes, subis par certaines céréales d’hiver, les prévisions de production de céréales en 2012/2013 ont été abaissées de 7 millions, à 1.869 millions de tonnes. «La production de blé devrait reculer, mais la production de céréales secondaires, y compris celle de maïs, d’orge, de sorgho, d’avoine et de seigle, devrait augmenter», tempère le CIC.

Aboubacar Yacouba BARMA – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Consommation

Les systèmes complexes en symposium

Et de deux pour le symposium international sur la sécurité et la sûreté des systèmes complexes (2SCS) à Agadir. L’événement initié du 25 au 26 mai par l’École nationale des sciences appliquées d’Agadir (ENSA) arrive à sa deuxième édition avec des nouveautés. Des démonstrations et des solutions concrètes seront assurées par les entreprises présentes, notamment Schneider Electric et Schiele Maroc, qui participeront pour la première fois à cet événement. L’autre fait marquant est la mutualisation des connaissances entre praticiens et industriels, mais aussi la concentration de l’événement sur la thématique de la sécurité et la sûreté des systèmes complexes, après l’ingénierie et de l’aspect automatique l’année dernière. Le nombre des participants attendus est de quelque 100 industriels et scientifiques représentant six pays étrangers (de la Belgique au Japon, en passant par la Tunisie), en plus du Maroc.

Quant au volet scientifique, 10 sessions seront assurées par les différents intervenants et elles se déclineront autour de plusieurs thématiques. Parmi elles: la maîtrise du risque industriel, l’ingénierie des systèmes complexes, la sécurité de l’information et des réseaux, le risque en management du projet et de produit, le diagnostic des systèmes intelligents et de ceux tolérants aux défaillances. «Cette manifestation est une occasion pour la communauté scientifique et industrielle de faire le point sur les dernières avancées en matière de détection et de diagnostic (FDD), de commandes tolérantes aux défauts, de surveillance et de sécurité du processus technique dans le milieu professionnel», explique Hicham Jamouli, président de cette manifestation et chef du département Génie industriel à l’ENSA d’Agadir.

De nos jours, les systèmes industriels et financiers deviennent de plus en plus complexes. Ils sont difficilement maîtrisables, par la diversité des mécanismes et des procédures mis en place, mais aussi variés du fait de leur hétérogénéité technologique et de la multitude des intervenants et des fournisseurs. C’est pourquoi la maîtrise du risque afférente à tous les paramètres est indispensable, afin de protéger les moyens matériels et humains contre tout dysfonctionnement, notamment les arrêts de machine ou de ligne de production. Actuellement, «le Maroc a connu des avancées dans divers domaines, en particulier l’implantation de plateformes industriels et d’infrastructures dans le cadre de la politique des grands chantiers » ajoute Hicham Jamouli. Deux grands pôles opérant dans les métiers de l’aéronautique et de l’automobile, ont été lancés et ont permis l’implantation de deux firmes transnationales, notamment Renault et Safran Delphi dans les zones de Casablanca et de Tanger.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Technique

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