Archives de 8 mai 2012

Agadir / Hôtellerie : Remise en question du All Inclusive, Un premier établissement franchit le pas

C’est une première bien particulière dans le secteur de l’hôtellerie à la destination balnéaire Agadir. «Odyssée Park» est le premier établissement à ne plus vendre le All Inclusive (le Tout Compris). C’est vraiment une première puisque c’est le contraire qui est «la règle» ces dernières années. De ce fait, l’établissement remet en question la fameuse formule qui permet au client de manger et boire à volonté de 6h du matin à minuit.
Les TO avaient contraint les hôteliers à se mettre en All Inclusive, devant leur permettre un certain remplissage et par là une certaine rentabilité. Or avec le temps, seuls les établissements qui sont gérés par des TO arrivent à sortir du lot avec un bon remplissage. Les autres pataugent, baissent les prix et par là les prestations sans vraiment tirer profit de la formule. Rappelons que le All Inclusive, a été adopté par les TO aux Iles Caraïbes et autres îles isolées de toute agglomération urbaine. Agadir est une destination urbaine se trouvant en plein centre ville, qui ne devrait en aucun cas «accepter» d’être commercialisé et envahie par le Tout Compris. Malheureusement, la destination y est en plein dedans. Sur les 50% de la capacité commercialisée de la destination, pratiquement plus de 80% l’est en All Inclusive. Les 50% de la capacité restante ne sont pas commercialisables du fait de la vétusté et de la situation des établissements en 3ème et 4ème zone loin de la plage. On a vu des établissements hôteliers, non conçus pour le All Inclusive, se transformer pour «satisfaire» la volonté des TO qui prétendent défendre le désir des clients, engendrant des produits hôteliers bâtards. L’hôtel Odyssée Park (un Best Western), depuis ces derniers mois, vient prouver le contraire, en se débarrassant de cette formule trop contraignante. En effet, les mêmes clients qui y séjournaient en All Inclusive, ne se sont pas plaints que la formule ne soit plus adoptée par l’établissement. Au contraire, la demande ne fait qu’augmenter, les prévisions plus prometteuses encore. Les observateurs avertis, y compris des hôteliers chevronnés, s’accordent à dire que la formule All Inclusive, présente plus de conséquences négatives que positives. Cela commence d’abord par la casse du matériel sollicité toute la journée.
Le personnel, du fait qu’il ne touche plus de pourboire, fait un service minimum, sans grand plaisir. Au niveau des excursions, la baisse chez les voyagistes est de plus de 60 à 70% dans la mesure où les clients ne quittent plus l’hôtel, puisqu’ils ont tout payé à l’avance, alors ils en profitent au maximum. La conséquence sur le commerce en ville est néfaste dans la mesure où les touristes sont présents dans les établissements mais volontairement séquestrés, ne mettant pratiquement les pieds dehors que rarement pour ne pas dire exceptionnellement.
Bref, le tourisme est ainsi relégué à une chambre, des restaurants, la piscine, et la plage. De l’anti tourisme pur et dur loin de tout contact avec une autre culture, un autre patrimoine, une autre civilisation.
En optant pour la suppression du All Inclusive et son remplacement par les formules hôtelières normales: demi pension, chambre et petit déjeuner, Odyssée Park vient de lancer un vrai pavé dans la marre en hôtellerie à Agadir. Mohamed Daïfi, directeur de l’établissement, en est conscient et à la fois satisfait pour les bons résultats acquis à quelques mois de la transformation. Il a osé le faire, il a gagné le pari et pour cela mérite bien des félicitations car il a démontré que cela est faisable mais aussi rentable.
Les responsables du tourisme doivent en tirer la leçon car le All Inclusive ne cadre nullement avec une destination balnéaire urbaine comme Agadir.
Le cas de Marrakech, première destination culturelle africaine, qui a adopté aussi ces dernières années la formule Tout Compris, frise le scandale marketing.
Il est grand temps de revoir tout cela pour redonner au tourisme, à l’hôtellerie et aux voyages leurs lettres de noblesse, loin de tout séquestration volontaire dans des établissements hôteliers isolés dans le temps et dans l’espace. Le tourisme, n’est-il pas d’abord le contact avec l’autre ?

Mohamed RIAL – lopinion.ma

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Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Hôtellerie, Tourisme

Agadir/éducation nationale : Brillant salon récup’art des apprenants

Une première à Agadir ! Décidément, rien n’arrête plus cette dynamique agissante dont fait preuve la délégation de l’éducation nationale d’Agadir Ida Outanane, en termes d’animation culturelle et artistique entreprise par les élèves et en direction du grand public de la ville et des environs.  Après les succès probant du festival international du théâtre éducation, en collaboration de l’association Emergence Oufella et le festival national de la culture populaire, la délégation a tenu, récemment le 1er salon récup’art. Cette grande manifestation a connu pareillement un vif succès . En présence du délégué préfectoral, Naji Choukri, des directeurs des établissements scolaires, des professeurs d’arts plastiques, des élèves participants, des parents d’élèves et un très grand nombre de mordus, le salon a ouvert ses portes au public, vendredi  4 mai 2012, à la galerie de la délégation de la jeunesse et sport. Plusieurs travaux élaborés par de jeunes artistes,  d’une finesse remarquable, sont exposés, jusqu’au  11 mai 2012, à la grande satisfaction des visiteurs. Il convient de signaler que la récup’art est basée sur la récupération des déchets nuisant à la nature et créant une pollution sans limite pour les réutiliser et les transformer en tableaux  et travaux magnifiques qui méritent tous les encouragements. Encore une fois, un grand hommage aux organisateurs de cet imposant salon qui ne sera, sans doute pas le dernier, puisque cette mission a été attribuée aux hommes et aux femmes du domaine tant sur le plan qualitatif qu’organisationnel. D’autant plus que ce forum, largement apprécié par les visiteurs et les observateurs, comprenait un programme diversifié, avec des ateliers destinés aux formateurs, des signatures des œuvres de quelques éminents artistes, outre les échanges et les dialogues suscités, en marge de ces rencontres. Ce premier salon viendra alors agrémenter cette série d’activités de la délégation, tout en sachant que d’autres animations sont prévues incessamment, notamment le festival préfectoral du film éducatif, en coordination avec l’association de la photo, le festival préfectoral du théâtre scolaire… Le salon Récup’art dont le lancement à été entamé, vendredi dernier, vaudrait bien le détour pour admirer les créations sublimes des apprenants, encadrés par leurs enseignants.

Mustapha Ch’bani, Saoudi El Amalki – albayane.press.ma

Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Environnement

La pharmacie en phase réanimation

«Nous sommes en train d’opérer les dernières retouches de la nouvelle politique médicale, et elle sera prochainement présentée aux Assisses nationales de la santé».
L’annonce a été faite à Agadir par El Hossein El Ouardi, ministre de la Santé lors la 7e édition des Journées pharmaceutiques organisées en fin de semaine et placées sous le thème «Environnement officinal : quelles menaces et quelles opportunités?»
La rencontre initiée par le Syndicat des pharmaciens d’officines de la wilaya d’Agadir a permis de dresser l’état des lieux du secteur pharmaceutique au Maroc. Bien que le secteur couvre près de 70% des besoins locaux en médicaments, la consommation par habitant demeure encore inférieure. La dépense individuelle est estimée à 400 DH par an, et les ménages marocains consacrent 57% de leur budget aux soins, dont 40 % de ce chiffre est consacré aux médicaments. «La cherté des médicaments, la faiblesse du pouvoir d’achat et l’impôt de 7% applicable aux médicaments (contre 2 % en France et 6 % en Tunisie), sont autant de problèmes qui empêchent les Marocains d’accéder aux soins», a souligné le ministre. C’est pourquoi la tutelle prépare, dans le cadre d’une réforme de la politique médicale, un nouveau projet de loi permettant la fixation de leurs prix. Objectif : actualiser les tarifs afin de réviser les prix des anciens médicaments tombés dans le domaine public. Outre le benchmark tarifaire lancé, la tutelle compte également sur la création d’un observatoire national des médicaments pour suivre et accompagner la situation du marché, la révision des licences d’autorisation de mise sur le marché (AMM) et la protection de l’industrie pharmaceutique locale. Pour le générique qui fait encore l’objet de réticences, «l’absence de son institutionnalisation et la vétusté des lois mises en vigueur – 1962 et celle de 1973 – ont contribué à un taux de pénétration égal à 30 % au niveau national», souligne El Ouardi. D’où la nécessité de réformer l’arsenal juridique de sorte qu’il soit en conformité avec le nouveau contexte économique. De surcroît, l’indexation des prix, en sus de la diminution de la TVA, s’impose afin d’adapter les prix au pouvoir d’achat des ménages. Les professionnels qui ont dressé des recommandations à l’issue de cette rencontre,  ont appelé à la sortie des textes d’application afférents au Code du médicament et à celui de la pharmacie. Concrètement, les professionnels ont insisté sur l’échange des médicaments, de façon à contribuer à leur accès et encourager le recours au générique tout en révisant son système tarifaire. Sur un autre registre, les pharmaciens ont sollicité, dans le cadre d’une approche participative, la concertation sur les questions touchant la profession, l’organisation de la formation continue dédiée aux pharmaciens et la révision de l’aspect social, notamment en termes de couverture sociale et de retraite. Du côté de l’organisation, les pharmaciens ont appelé à l’actualisation et la révision des lois encadrant le Conseil national des pharmaciens et la création des ordres régionaux tout en renforçant la représentation de la profession de façon à avoir un interlocuteur unique avec le ministère de tutelle. S’agissant de l’exercice, les professionnels ont appelé à intégrer les services du pharmacien dans le régime d’assistance sociale (Ramed) et au respect de leur spécialité, notamment la distribution et la vente légale des médicaments.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Santé

Un méga centre de loisirs à Agadir

Un projet de centre de divertissement est attendu à Agadir, consistant  en parc aquatique, de loisirs et d’animation touristique. Le projet est  en stade de mobilisation du foncier sur 5 ha.  C’est la Société  maroco-égyptienne d’investissement touristique qui réalisera le projet,  en injectant près de 132 MDH. Le projet permettra la création de 250  emplois directs et indirects.

lesechos.ma

Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Tourisme

CGEM : 30 MDH de cotisations dues pour 2012, à peine 11 MDH encaissés

Pour pouvoir remplir au mieux ses missions, la CGEM a besoin de fonds. Or c’est précisément à ce niveau que le problème se pose. La preuve, sur les 2.132 adhérents que compte la Confédération, à peine 1.252, soit environ la moitié, paient leurs cotisations.

Beaucoup de chantiers importants attendent la future présidente de la CGEM. En externe, le patronat est engagé sur plusieurs fronts. Les discussions pour la loi de Finances 2013 débuteront bientôt. Le dialogue social a repris et il promet d’être chaud. L’accord de libre-échange avec le Canada pointe du nez et la Confédération sera appelée à s’y impliquer. En interne, les chantiers sont tout aussi importants. La CGEM vient, en effet, de réviser ses statuts qu’il faudra à présent rendre opérationnels à travers, notamment, le règlement intérieur. La tâche ne sera pas aisée pour la future présidente. Mais pour pouvoir remplir au mieux ses missions, la CGEM a besoin de fonds. Or c’est précisément à ce niveau que le problème se pose. La preuve, sur les 2.132 adhérents que compte la Confédération, à peine 1.252, soit environ la moitié, paient leurs cotisations. Pour la seule année de 2012, la situation est pire puisque 540 entreprises seulement se sont acquittées de leurs tickets d’entrée. Les conséquences de ces retards sont évidentes sur les finances de la CGEM : un trou de 19 MDH. Ainsi sur un volume de 30 millions DH qu’elle était censée encaisser au titre des cotisations 2012, la Confédération en à peine pu recouvrer quelque 11 MDH. Certes, la situation s’est nettement améliorée en comparaison avec les années passées. Pour les quatre premiers mois de l’année, près de 16 millions DH ont été encaissés de la part de 728 adhérents y compris les 11 MDH dus au titre de 2012. En 2011, par exemple, et à pareille époque, ce chiffre n’était que de 7 millions DH. Il était de 10 MDH en 2010 et 12 MDH en 2009. Il n’empêche que la situation en 2012 n’est pas reluisante. C’est pour cette raison que les responsables de la structure permanente ont entrepris depuis quelques jours une campagne de sensibilisation en vue d’encourager les adhérents à passer à la caisse surtout à la veille des élections (voir encadré page 5). Et pour recouvrer davantage, ils devront ratisser large car dans le lot des mauvais payeurs on trouve toutes les catégories. Sur près de 880 entreprises qui sont redevables de la mise minimale (classe 1), à savoir 2.000 DH par an,  près de 700 n’ont pas encore payé. A l’autre extrémité, on retrouve les grandes entreprises qui sont assujetties à une cotisation annuelle de 80.000 DH. Elles sont au nombre de 130 dont une soixantaine seulement sont à jour. Mais il n’y a pas que les entreprises. La notion d’adhérent englobe également les fédérations sectorielles ainsi que les associations professionnelles. Dans cette catégorie aussi les taux de recouvrement ne sont pas terribles. Sur un chiffre attendu de 2,4 millions DH, la CGEM en a encaissé 600.000 DH seulement. L’effort de recouvrement est rendu difficile par la dimension régionale. Car si à Casablanca, où est basée la CGEM, le taux de recouvrement est relativement correct pour les quatre premiers mois de l’année, il n’en est pas de même en régions où seules 188 entreprises sur un total de 1.030 ont payé leurs cotisations, soit un taux très bas de 18%. Si certaines régions comme Meknès, Agadir, Rabat et Oujda font bonne figure, d’autres, en revanche, sont nettement à la traîne en présentant des taux de recouvrement préoccupants d’autant plus qu’il s’agit de grandes villes et non des moindres. C’est le cas précisément de Marrakech, Tanger et Fès. On notera enfin le cas de l’Union régionale de Laâyoune où sur 161 entreprises adhérentes une seule a payé sa cotisation. Manifestement, le tandem présidentiel Miriem Bensalah-Salaheddine Kadmiri a du pain sur la planche pour mobiliser les troupes.

Bachir Hajjaj – aujourdhui.ma

Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Entreprises

Les Français du Maroc basculent à gauche, Hollande élu avec 55,13% des voix

Les ressortissants français établis au Maroc ont voté à 53% en faveur du candidat socialiste François Hollande, vainqueur de la présidentielle de dimanche, obtenant une large majorité à Rabat et Casablanca, et un plébiscite à Oujda, avec un score de 82,33%.

Selon les résultats de la 9è circonscription des Français de l’étranger englobant le Maroc, rendus publics lundi par le Quai d’Orsay, quelque 9.415 français établis au Maroc ont voté pour Hollande, contre 7664 électeurs pour le président sortant Nicolas Sarkozy (44,87%), sur un total de 30.056 inscrits.

Si Hollande a recueilli sa majorité à Rabat, Casablanca, Tanger, Fès, Meknès et Oujda, les Français d’Agadir et de Marrakech ont, pour leur part, voté massivement Nicolas Sarkozy, qui a recueilli son plus haut score dans un des trois bureaux de vote de la ville ocre (60,23%).

Au premier tour, le 22 avril, Nicolas Sarkozy était arrivé en tête, avec 5.680 voix, mais ne devançait M. Hollande que de 58 voix, à 5.632. Le réservoir des voix de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche (3è au 1er tour, avec 1.945 suffrages) a apparemment joué en faveur du candidat socialiste.

Lors de la dernière élection présidentielle de 2007, le président Sarkozy avait obtenu 51.9% des voix au Maroc, contre 48,1% pour l’ex-candidate socialiste Ségolène Royale.

Sur le total de la 9ème circonscription des Français de l’étranger, regroupant les pays du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, M. Hollande est également en tête avec 61,68% des suffrages.

Avec 30.056 Français et binationaux inscrits, le Maroc représente près du tiers de l’électorat de cette circonscription (98.811 électeurs).

Par ailleurs, le président sortant Nicolas Sarkozy obtient 53,05% des voix de l’ensemble des Français de l’étranger tous continents confondus. Son plus haut score, il l’a décroché en Israël (92%).

MAP – aufaimaroc.com

Publié 8 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité

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