Archives de 11 mai 2012

Agadir prépare le festival Timitar

La 9e édition aura lieu du 27 au 30 juin .

Kadhem Saher à l’affiche . Le groupe mythique Soussi Izenzarn sort un nouvel album
Le célèbre groupe Earth wind and Fire se produira sur la scène du festival Timitar cette année.
La capitale du Souss sera très animée dès le début de l’été prochain. La station balnéaire va abriter du 27 au 30 juin la neuvième édition du festival Timitar. Ce sont 400 artistes qui sont attendus pour animer 44 concerts gratuits. Nouveauté cette année, l’artiste Kadhem Saher notamment et le groupe Earth wind and Fire. De fait, la rencontre réunira comme à l’accoutumée et fidèle à son concept: ‘’les artistes amazighs qui accueillent les musiques du monde’’, des musiciens de tout le Maroc et du monde entier (Corée du Sud, Angola, Etats Unis, Colombie, Nouvelles Calédonie, Irak, Guinée Conakry).
Il y en aura bien sûr pour tous les goûts. Au-delà de l’animation dans la ville, la rencontre sera aussi une belle opportunité pour promouvoir l’évènement à l’international à travers les touristes et les médias étrangers qui seront présents dans la cité. En cette période mouvementée, offrir une image de cohésion sociale, de comportement civique exemplaire et d’organisation maîtrisée, peut en fait avoir un effet très positif sur le développement de la destination touristique. Après huit expériences réussies, la rencontre se positionne désormais comme un des quatre plus grands festivals de la scène marocaine. Le secret: la gratuité des spectacles, la diversité de la programmation, sans oublier un comportement du public exemplaire. Les ingrédients de cette réussite durant huit ans sont aussi une mobilisation sans faille des forces de l’ordre et une organisation synchronisée. A ce sujet, il faut préciser que Fatim-zahra Ammor a assuré la direction générale du festival ces dernières années. Elle passe la main cette année à Khalid Bazid. Le soutien inconditionnel de personnalités tel que Aziz Akhannouch est aussi un élément de poids pour la pérennité de ce festival. Ce qui fait que les sponsors continuent à y croire et à investir encore plus dans l’événement. Aujourd’hui, ce festival se veut une occasion pour encourager les talents. L’association Timitar innove en la matière encore une fois en soutenant le groupe mythique du Souss Izenzarn qui après 22 ans d’inactivité va sortir un nouvel album. Et ce grâce au soutien de plusieurs sponsors de la région. Fait nouveau cette année, l’Association Timitar se met à la production en accompagnant le groupe Izenzarn dans cette opération et en achetant les droits d’auteur de ce nouvel album. L’entité se positionne donc en tant que défenseur de ce nouveau produit sur le marché et compte faire la chasse à tout piratage qui pourrait le toucher.

Malika ALAMI – soussannonces.net

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Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Festival, Musique

Tiznit : Action humanitaire au profit des élèves en milieu rural

Dans le cadre de leur cursus universitaire et des projets à caractère économique et social initiés par les étudiants de l’Ecole nationale de commerce et de gestion d’Agadir (ENCG) et encadrés par leurs professeurs, trois groupes d’étudiants de l’école ont mené des actions humanitaires dans trois établissements scolaires de la délégation provinciale du ministère de l’Education nationale à Tiznit. Composé de 14 étudiants issus pour la plupart de Tizinit et d’un étudiant djiboutien, le premier groupe s’est rendu à l’école satellite de Igurar du secteur scolaire(s/s) Ibn Sina Aglou le vendredi 4 mai 2012 avec un chargement de matériel didactique et d’équipements pédagogiques destinés à la création d’une bibliothèque au sein de l’école. Et avec le soutien de la délégation provinciale, de l’association locale et de firmes commerciales partenaires, ces derniers ont également repeint l’école et toutes ses dépendances. Le samedi 5 mai 2012, un deuxième groupe, composé de 12 étudiants encadrés par le professeur, Wafae Zérouali, et d’autres enseignants à l’ENCG, d’une équipe médicale et d’une autre du Croissant rouge marocain, s’est rendu à l’école satellite Bouwalouss du sous-secteur Al Jahid dans la commune rurale de Bounaâmane pour y organiser une journée d’action humanitaire et sociale en faveur des élèves de l’école et de leurs parents. Cette action s’est déroulée en présence des représentants de la délégation provinciale du MEN, des autorités locales et du président de la commune. Au cours de cette journée, on a procédé à la distribution d’effets vestimentaires, de fournitures scolaires ainsi qu’à l’alimentation de la bibliothèque de l’école en livres. A cette occasion, des cours de secourisme ont été dispensés aux femmes du village, des séances pratiques d’hygiène bucco-dentaire aux enfants. En plus, les parents d’élèves ont bénéficié à cette occasion de mesures du taux de glycémie et de prises de tension, et ce avec le soutien des partenaires de l’établissement. Enfin, il est à noter que le troisième groupe, qui sera composé de 20 étudiants, se rendra à la fin de la semaine à l’école centrale du sous-secteur Mohammed VI Idarq dans la commune d’Aglou pour y organiser une action similaire au profit des élèves de cette école rurale.

M’BARK CHBANI – soussannonces.net

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Enseignement, Région, Université

Agadir ENCG : 8ème édition des Journées Open Source de l’université Ibn Zohr

Sous le Thème : «Pensez simple, Travaillez libre et optez Open Source » , à la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services Agadir , l’évènement est organisé par les Etudiants de l’Ecole Nationale des Sciences Appliquées d’Agadir. L’événement « Journées Open Source » (JOS 2012) est une suite d’une série de manifestations informatiques dont la ville d’Agadir devient annuellement accoutumée et dont le joyau « Webdays AGADIR » en reste le grand témoin. Les éditions précédentes ont su rassembler une élite de personnalités et de partenaires et ont pu se procurer une bonne place dans la presse nationale, devenant ainsi un carrefour annuel, par excellence, de compétences et de nouvelles idées. En 2012, toutes les grandes ambitions trouvent écho chez une équipe organisatrice, jeune et volontariste, qui espère continuer sur les mêmes traces de ses prédécesseurs et apporter davantage d’utilité et surtout d’originalité. Au menu pour cette 8ème édition, une palette de conférences, de tables rondes et d’ateliers s’articulant autour des thématiques récentes liées principalement à l’Open Source et à la philosophie de partage. Il y’a lieu de rappeler que les JOS reçoivent un soutien particulier de l’université Ibn Zohr et un soutien qui n’est pas moins important de la part des différentes administrations publiques et sociétés privées. Le Technopark de Casablanca, quant à lui, reste l’un des importants partenaires.

soussannonces.net

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Université

Agadir : L’argane intéresse la bio-technologie

  • Convention entre l’Andzoa et l’Agrotech du Souss Massa Draa
  • Objectif: améliorer la productivité et encourager la création variétale
  • Production à l’horizon 2020 de deux millions de plants

Le développement de l’arganier passe par la recherche scientifique. L’Agence Nationale de Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (Andzoa) et l’Agrotech du Souss Massa Draa  ont convenu de mettre en œuvre un partenariat pour la réalisation d’un plan de coopération scientifique et technique. Une convention a été signée à cet effet en marge du Salon International de l’Agriculture à Meknès (Siam). La collaboration entre l’Andzoa et l’Agrotech porte sur un programme de recherche et développement sur l’arganeraie et l’arganier, est-il indiqué.  Il est question d’amélioration génétique et d’obtention variétale par le biais de la sélection clonale entre autres. Il s’agit aussi d’étude de la tolérance de l’arganier aux stress biotiques et abiotiques. La mise au point des techniques de conduite des vergers d’arganier modernes en vue d’améliorer sa productivité sans oublier la réhabilitation des agro-écosystèmes de l’arganeraie ainsi que la valorisation des produits et sous produits de l’arganier. Pour ce faire, l’Agrotech s’engage à mettre dans le cadre de cette convention ses compétences managériales et gérer les fonds qui seront alloués aux thématiques retenues. De plus l’Agrotech pourra faire appel à des compétences  internationales lorsque les spécificités des projets l’exigent, stipule la convention. De son côté, l’Andzoa s’engage à contribuer au financement des actions au programme et de  participer au suivi et évaluation des chantiers.  Pour l’heure, il est question de mettre en place tout d’abord un comité de suivi conjoint entre les deux partenaires. Ce n’est pas la seule convention qui a été conclue au profit de la filière de l’arganier en marge du Siam. Le ministère de l’Agriculture et la Fédération Interprofessionnelle Marocaine de l’Argane, ont scellé un partenariat pour la production, entre 2012 et 2020, de deux millions de plants d’arganiers. Et ce, pour satisfaire les besoins requis à la concrétisation des programmes de plantations et d’extensions au niveau des zones agricoles. Son objectif premier est d’encourager la création de variétés et la sélection de clones d’arganier ayant des performances agronomiques distinctes et de haute productivité, ainsi que la maîtrise des techniques de multiplication de cette espèce. Tout compte fait, la rude concurrence à l’international qui marque aujourd’hui le secteur a eu pour conséquence de booster la filière et notamment les institutionnels. C’est très positif et très prometteur. Ce n’est que comme cela que le Maroc continuera à se distinguer au niveau de la culture de l’arganier.

Malika ALAMI – leconomiste.com

Tourisme : Les nuitées plongent !

  • Les arrivées reculent de 5%, les nuitées chutent de 11%
  • Les hôteliers inquiets, soumettent un mémorandum au gouvernement
  • Les recettes restent stables

Les hôteliers sont aux abois. Hormis les nuitées qui ne cessent de baisser, les arrivées touristiques aussi commencent à se replier. Ce qui ne présage rien de bon pour la suite de la saison. Que de baisses dans les dernières statistiques du ministère du Tourisme. La crise en Europe semble peser de plus en plus sur le budget voyage des ménages. A fin mars les arrivées ont reculé de 5%, par rapport à la même période 2011. Et ce sont les Italiens (-21%), les Français (-7%), les Allemands (-5%) et les Belges (-4%), nos principaux clients, qui se font de moins en moins nombreux. Et bien évidemment ça se répercute de plus en plus sur les nuitées (-11% à fin mars). Et c’est Ouarzazate qui en souffre le plus, avec -28%. L’industrie du cinéma ne semble pas lui porter chance en ce moment…Agadir vient en 2e position avec -19%, suivie de Marrakech (-14%) et de Fès (-14%). Seule Tanger se démarque avec +8%. L’effet Tanger Med oblige… «Grâce à Tanger Med, au tourisme balnéaire et au futur palais des congrès qui sera construit, Tanger deviendra la première ville en termes de taux d’occupation à l’avenir», s’enthousiasme Mustapha Boucetta, président de l’Association de l’industrie hôtelière de Tanger. Casablanca aussi s’en sort avec +1% de nuitées. En revanche, pour les nuitées enregistrées après des ressortissants des pays arabes la hausse est significative: +25%. «Mais déjà à la base le nombre est minime. Donc ça ne nous aide pas beaucoup», précise Lahcen Zelmate, président délégué de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière. La part des nationaux aussi s’est améliorée, avec +7% de nuitées enregistrées. Cela permet à certains hôteliers, notamment les clubs de vacances, de compenser les pertes subies du côté des touristes étrangers. Puisqu’ils représentent tout de même près de 26% du total des nuitées. Toutefois, la situation se complique pour les hôteliers. Le taux d’occupation moyen a baissé de 6 points au terme du premier trimestre par rapport à la même période 2011, pour se situer à 35%. Les recettes touristiques, qui ont quand même résisté sur les derniers mois, se sont pour leur part légèrement repliées: -0,6% sur un an. Pour s’établir à quelque 12 milliards de DH. «Si rien n’est fait, la situation deviendra intenable pour les hôteliers. Et malheureusement, avec l’actuel gouvernement aucune mesure concrète n’a été prise. Nous n’avons eu que des promesses», s’inquiète Zelmate. Les professionnels comptent d’ailleurs se réunir avec le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, dans les prochains jours. En vue de négocier la signature d’un mémorandum d’une vingtaine de mesures en faveur du secteur. Comme la mise en place d’un fonds financé par la taxe parafiscale pour encourager la formation par apprentissage, le renforcement de la présence des professionnels dans les statuts de l’ONMT et de la Smit (Société marocaine d’ingénierie touristique), accorder une rallonge financière à l’ONMT pour lancer de nouvelles offres sur de nouveaux marchés, tels que la Russie ou la Chine. Ou encore nouer un partenariat entre le ministère du Transport et celui du Tourisme pour lancer une stratégie promotionnelle offensive.

Ahlam NAZIH – leconomiste.com

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Le bioéthanol se prépare pour l’export

Le Maroc, pays exportateur du bioéthanol ? Ce n’est pas de l’intox, mais un projet en gestation qui pourrait se concrétiser si les négociations actuellement en cours entre les parties concernées aboutissent dans les mois à venir. Il s’agit, d’une part, d’une société de droit marocain nouvellement créée et appelée ABLH, qui devrait servir de véhicule d’investissement, et de l’autre, de la commune urbaine d’Agadir.

Le projet, consistant en la construction d’une usine de production de ce biocarburant pour une enveloppe de 70 M€, est actuellement dans une étape d’accélération du processus de financement. Le tour de table, qui devrait compter des institutionnels marocains et des fonds d’investissements étrangers ciblant les énergies renouvelables et les projets de développement durable, n’est pas bouclé. «Une fois nos financements bouclés, Agadir se verra dotée de l’usine pilote. Aujourd’hui, nos partenaires sont en train de développer des projets en Europe, notamment en Grande-Bretagne et à Malte. Le Maroc est ainsi l’un des premiers pays concernés par cette technologie», a précisé Edwin Sluismans, associé gérant d’ABLH et directeur général de la société Greenberry implantée à Casablanca et filiale de la société américaine GeneSyst. En fait, la réalisation de l’usine d’Agadir se fera en plusieurs phases. Dans un premier temps, elle aura une capacité de traitement de 100.000 tonnes par an pour passer, après 36 mois environ, à 250.000 tonnes. «Nous allons démontrer que ce projet permettra non seulement de diminuer les investissements des communes, mais aussi de créer des emplois qualifiés et non qualifiés», a-t-il ajouté. Les budgets à économiser par la commune urbaine d’Agadir, bien qu’ils demeurent confidentiels, ne pourraient qu’être substantiels avec le lancement d’une industrie exportatrice génératrice de profits, surtout que la demande sera de plus en plus importante. «En Europe, il y a une circulaire qui prévoit qu’en 2020, 20% des carburants devront être d’origine renouvelable. Un objectif qui est loin d’être atteint. On pourrait conclure des contrats avec des marchés proches, tels que la France ou l’Espagne qui consomment plus d’éthanol qu’ils n’en produisent», estime-t-il. Même sur le plan de la création d’emplois, les initiateurs du projet promettent de réintégrer les 150 personnes travaillant sur le site de Tamelast pour faire le tri des intrants au niveau des déchets dans des conditions protégées.

Parallèlement, il est prévu de créer une filière technologique pour la formation d’une cinquantaine de biotechniciens et de chimistes spécialisés. Techniquement, la production de bioéthanol est basée sur le craquage de la lignocellulose des plantes à fibres qui compose les déchets organiques. Pour séparer les cellules des fibres grâce à une pression et une chaleur très élevées obtenues en faisant passer les déchets organiques hachés dans un puits, qui plonge très profondément dans le sol. À la sortie, il y aura du sucre, lequel produit de l’alcool, qui, une fois fermenté, donne du bioéthanol. En fait, la technologie est révolutionnaire, et, à en croire les initiateurs du projet, elle n’est pas consommatrice de grandes quantités d’eau. Si ce projet se matérialise, ce serait une première en Afrique, d’autant plus que la ressource utilisée émane des produits non valorisés actuellement au Maroc : les déchets ménagers. «On disposera ainsi d’un business model nous permettant d’essaimer ce type d’unités, sur différentes villes marocaines. À terme, la vision est de disposer de plusieurs usines, indispensables pour la création d’une véritable filière. Néanmoins, pour l’instant, ne mettons pas la charrue avant les bœufs, les enjeux sont importants et la tâche est ardue», a-t-il lancé. Il faut dire que les prochains moins sont cruciaux. Les partenaires financiers anglo-saxons dans ce projet attendent une participation massive des institutionnels marocains dans le tour de table. Selon les dires du management d’ABLH, des investisseurs marocains auraient déjà manifesté un intérêt pour ce projet, qui pourrait drainer un chiffre d’affaires annuel estimé à 19,5 millions d’euros pour 30 millions de litres d’éthanol produits chaque année.

Histoire

L’utilisation de biocarburants comme carburants de substitution n’est pas une idée nouvelle. Les premières utilisations des biocarburants remontent quasiment aux débuts de l’automobile. L’année 1936 a connu la plus forte consommation, avec 4 millions d’hectolitres. La quête d’indépendance énergétique était alors le facteur déterminant dans le développement de ce produit. Dans les années 1960, l’offre abondante et bon marché de pétrole a éclipsé les biocarburants. Mais ces derniers se sont vus ouvrir de nouvelles perspectives au lendemain du choc pétrolier de 1973. Aujourd’hui, pratiquement tous les pays misent sur les énergies renouvelables pour résoudre le problème de dépendance énergétique.

Edwin Sluismans, Associé gérant à ABLH et directeur général de Greenberry : «Objectif: récupérer près de 100.000 tonnes de déchets agricoles»

Les Échos quotidien : Des négociations sont en cours entre la société ABLH et la commune urbaine d’Agadir, pour la construction d’une usine de production du bioéthanol. En quoi consiste ce projet ?
Edwin Sluismans :
C’est un projet en gestation depuis un an, avec les autorités de la ville et nos partenaires étrangers. Il vise à apporter une solution pérenne au problème de la gestion des déchets ménagers au Maroc, qui dépense annuellement près d’1 MMDH pour leur traitement. Pour faire un benchmark, la France consacre, chaque année, près de 8 MM€ pour la collecte, le recyclage et le retraitement de ses déchets. Si le Maroc voulait se doter des mêmes structures de valorisation et de traitement, notre pays devrait investir annuellement l’équivalent de 40 MMDH. Impossible… car le 1 MMDH consacré au traitement des déchets représente 15 % du budget des collectivités locales. Soit un poste très conséquent dans le budget des communes et des villes. Aujourd’hui, le Maroc est engagé dans un programme de mise en place de décharges contrôlées, ce qui est en soi déjà un progrès vis-à-vis des décharges dites «sauvages», mais on est très loin d’avoir réglé le problème…

Pourquoi ?
Les décharges dites «contrôlées» sont une approche qui consiste à mettre des barrières autour du site et des bassins de rétention du lixiviat, ce liquide noir issu de la décomposition des matières organiques, nocif pour l’environnement et la santé publique. Aujourd’hui, les déchets sont enfouis sans subir aucun retraitement. En Europe, l’enfouissement des déchets sans traitement préalable est formellement interdit dans certains pays, comme l’Allemagne car, quand la biomasse est mise sous terre, en milieu anaérobique, elle dégage, en plus du lixiviat, du méthane, gaz à effet de serre 23 fois plus nocif pour l’environnement que le CO2. C’est une vraie bombe à retardement écologique. Aujourd’hui, les délégataires au Maroc reçoivent environ 300 DH par tonne de déchets, en contrepartie de leurs prestations. Comme je l’ai dit, c’est insuffisant pour fournir une prestation de niveau «européen», mais en même temps, ces prestations – le 100 % enfouissement – sont incompatibles avec les normes internationales. C’est une vraie problématique, car on est dans une situation «perdant-perdant».

Quelle est alors la particularité de votre projet aujourd’hui en gestation ? Concernant le projet d’Agadir, nous tentons de changer de paradigme et de prendre le problème par l’autre bout… En effet, il ne faut plus considérer les déchets comme une issue à régler, mais comme une ressource à valoriser, et ce, en produisant un output sur la base de la matière organique retraitée : du bioéthanol. Aujourd’hui, 75 % des déchets ménagers au Maroc sont d’origine organique. L’approche consiste à mettre en place les process de traitement exclusifs, consistant à transformer dans un premier temps la biomasse en saccharide et ensuite, par fermentation et distillation, en bioéthanol. Cela nous permet de produire un carburant, le bioéthanol, qui est un substitut à l’essence ordinaire. Des pays, comme le Brésil et les États-Unis, ont mis en place depuis des décennies des filières pour ces «agrocarburants». L’Europe communautaire a mis en place également des circulaires visant à encourager les biocarburants. Notre vision est de mettre en place au Maroc une nouvelle filière, exportatrice dans un premier temps, à même de régler en partie la problématique des déchets municipaux, de mettre en place des unités créatrices de valeur et génératrices d’emploi.»

Les intrants ne sont-ils donc pas issus des cultures destinées à l’alimentation ?
Les filières américaines ou brésiliennes qui produisent du bioéthanol existent depuis une trentaine d’années. Elles utilisent le maïs ou la cane à sucre pour produire ces agrocarburants, donnant ainsi lieu à une compétition entre les cultures destinées à l’alimentation et celles répondant aux besoins énergétiques. Autre dilemme : si les États devaient demain se convertir totalement aux biocarburants, 100 % de leurs terres arables y seraient consacrées…On comprend donc où se situe la limite de ce type de carburants. C’est pourquoi on assiste à une forte volonté de développer des biocarburants de deuxième génération. C’est une distinction importante à établir, car l’idée ici n’est pas de faire pousser des plantes pour en faire du biocarburant, mais de traiter les déchets de plantes, notamment les racines, les feuilles, etc., ou encore la biomasse contenue dans nos déchets, qui aujourd’hui ne sont pas valorisés. De cette manière, à Agadir, il est prévu de récupérer, en surplus, près de 100.000 tonnes de déchets agricoles. Aujourd’hui les technologies arrivent à maturité pour traiter les parties les moins valorisées des plantes en vue de produire ce biocarburant. Nous ne sommes donc plus en compétition avec les cultures destinées à l’alimentation. On exploite ce qui pose problème à la communauté : les déchets, et ce, tout en créant de la valeur. Ainsi, on fait d’une pierre deux coups. Comme je l’ai dit, la gestion des déchets ménagers est en passe de devenir un problème majeur au Maroc, avec près de 6 millions de tonnes de déchets produits par an. Si on y ajoute notre dépendance en énergie fossile, il est primordial de développer des produits énergétiques liquides d’origine renouvelable, sachant que l’éolien et le solaire ne permettent de produire que de l’électricité, non pas des carburants.

On dit que cette technologie consomme beaucoup d’eau, qu’en pensez-vous? Au contraire, l’unité recycle et réutilise l’eau contenue dans la biomasse : le circuit de transformation permet de récupérer une partie des eaux utilisées dans le processus d’oxydation. Le surplus d’eau est traité afin de répondre à des critères physicochimiques précis, permettant à ce surplus d’être réutilisé ensuite pour l’irrigation.

Pourquoi avoir commencé par la commune urbaine d’Agadir?
Nous avons opté pour la ville d’Agadir pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous avons été reçus et écoutés attentivement par monsieur le maire, Tarik Kabbaj, et ses équipes, qui ont déjà démontré une réelle vision orientée vers l’écologie et le développement durable. Une autre situation nous est favorable à Agadir. Elle concerne la distinction faite entre la collecte des déchets qui est toujours assurée par les équipes de la ville et leur enfouissement dans la décharge de Tamelast, mission qui incombe à un délégataire.

Où en êtes-vous par rapport aux négociations ?
Pour l’instant, nous sommes en discussion et en négociation pour la constitution du tour de table. Nous avons opté pour des investissements mixtes associant des institutionnels et des fonds d’investissement marocains à des bailleurs de fonds étrangers. La présence des investisseurs marocains dans le tour de table représente un gage de confiance et de pérennité pour les investisseurs étrangers. Nous espérons clôturer les négociations d’ici à quelques mois. Les retours sur investissements sont attractifs, notre «matière première» étant abondante ; c’est ce qui intéresse les grands groupes financiers qui souhaitent investir dans le développement durable et l’énergie «verte», avec une vision à long terme. De nombreux investisseurs ont misé sur l’éolien et le solaire et engagé des fonds colossaux dans ce domaine. La biomasse, en revanche, n’est que très peu investie pour le moment. Les moyens technologiques concernant cette énergie renouvelable se mettent progressivement en place.

Nadia BENYOUREF – lesechos.ma

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Ecologie, Economie

Tourisme : En attendant des jours meilleurs…

Sans grande surprise, les statistiques du secteur du tourisme au titre du premier trimestre 2012 confirment la morosité décriée par les opérateurs. Selon le ministère de tutelle, le Maroc a attiré 5% de touristes en moins durant les trois premiers mois de l’année, comparativement à la même période de l’année 2011. «Néanmoins, le volume des arrivées reste légèrement supérieur au niveau de 2010», tente-t-on de relativiser auprès de la tutelle. Une tentative de rassurer qui s’avère finalement vaine puisque si l’on considère les statistiques relatives aux nuitées. Il est clair que même les touristes qu’est parvenu à drainer le secteur, passent de moins en moins de temps au Maroc, en raison vraisemblablement de l’impact de la crise économique sur les budgets de voyage des ménages dans les pays émetteurs. Ainsi, selon les données communiquées par les professionnels, les nuitées totales enregistrées dans les établissements d’hébergement touristique classés, ont enregistré une baisse de ‐11% à fin mars 2012 par rapport à la même période de 2011 et ‐5% en comparaison avec janvier-mars 2010. Quasiment toutes les destinations touristiques nationales confirment ce constat, à commencer par les deux principaux pôles que sont Marrakech et Agadir qui affichent des baisses respectives de 14% et 19% du nombre de nuitées. Ouarzazate et Fès ont également enregistré une baisse aussi importante (‐28% et ‐14% respectivement). Cette tendance n’a pu être compensée par le regain d’activité enregistré au niveau de Tanger où les professionnels rapportent une hausse de 8% des nuitées. Cette évolution résulterait, selon les professionnels, surtout de la crise enregistrée en 2011 où le tourisme dans la ville du détroit était au plus mal. Le retour progressif à la normale de l’activité touristique à Tanger fait en effet ressortir une forte évolution qui s’avère finalement non significative. Quoi qu’il en soit, la situation est telle aujourd’hui que les établissements d’hébergement ont clôturé le premier trimestre avec un taux d’occupation de 35% seulement, soit neuf points de moins qu’à la même période de l’année 2011.

Par ailleurs, force est de constater que la baisse de régime du secteur concerne l’ensemble des principaux marchés émetteurs, à commencer par la France qui affiche une baisse de 7% des arrivées et par l’Allemagne avec 5% de baisse. L’Italie et la Hollande sont également des marchés qui émettent moins de touristes vers le Maroc tandis que la Grande Bretagne reste le seul marché dont la performance tourne dans le vert (+1%). Notons toutefois qu’en termes de nuitées, le Maroc parvient à améliorer sensiblement son score sur le marché des touristes arabes. Celui-ci affiche en effet une hausse de 25%, contre des baisses de 20% chacun pour les marchés français et belge.

Tout porte à croire que  secteur s’engouffre dans un tunnel dont il ne voit pas le bout et qui se traduit par un attentisme latent chez les professionnels. Ces derniers refusent toutefois de baisser les bras et tentent de s’accrocher tant bien que mal. Dans ce contexte, «ce sont principalement les unités d’hébergement qui sont affiliées à des groupes internationaux qui tirent leur épingle du jeu vu qu’ils disposent en général d’une meilleure capacité de résister aux périodes de crise», nous confie-t-on auprès d’un opérateur de la place. En effet, les enseignes internationales semblent capitaliser sur leur renommée à l’étranger pour mieux vendre leurs unités au Maroc. De plus, ces groupes disposent généralement de moyens financiers conséquents leur permettant de surpasser cette période d’attentisme sans que cela n’affecte leur pérennité, contrairement aux petites structures qui se voient confrontées , tant que cette crise perdure, aux risques affectant leur viabilité.

Point de vue : Fouad Lahbabi, Vice-président de la Fédération nationale du tourisme
Le premier trimestre 2012 n’a clairement pas été bon. Nous avons vu des destinations importantes comme Marrakech, Agadir, Fès qui ont été en crise et cela se reflète dans les chiffres. Pour ce qui est de la hausse enregistrée sur Tanger, certes 8% est une évolution importante, mais il faut surtout la rapporter à la capacité de la destination. Une hausse pareille des statistiques de cette ville en comparaison avec Marrakech par exemple, ne veut pas dire grand chose. De plus, il faut bien noter que l’année dernière, le tourisme à Tanger était en crise et qu’une reprise aussi petite qu’elle soit fait ressortir une variation. Aujourd’hui, on est toujours dans une phase d’attente et nous espérons que les données à partir du mois d’avril seront meilleures. Des destinations comme Marrakech ont en effet commencé à montrer des signes de reprise à partir de ce mois. Les élections en France étant finies, nous espérons également que cela permettra de relancer ce marché important. En parallèle, il est clairement question de poursuivre les actions de promotion, ainsi que de rapprochement des marchés émetteurs, afin de mieux cerner ce qui ne va pas.

Younes A.TANTAOUI – lesechos.ma

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Agadir aura bientôt son karting

Après l’accro-branche, c’est au tour du kart de fortifier l’animation touristique au chef lieu du Souss. D’ici à deux mois, le premier centre karting de loisirs ouvrira ses portes à la destination Agadir. Le projet a nécessité un coût global de 6 millions de DH, dont la subvention de 200.000 DH octroyée par le fond de la micro-industrie touristique. Réalisé sur une superficie égale à 4,41 ha, le projet situé à proximité du nouveau stade d’Agadir va bon train. Les travaux en cours sont en effet achevés à 85%, selon Abdelkabir Aït Mbark, directeur général du Centre de karting d’Agadir. Une piste de 1.200 mètres a été déjà réalisée selon les normes internationales de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). S’agissant du matériel, il sera importé au cours même de cette semaine pour être installé sur le site précité pour abriter le centre de karting. Côté formation, la société porteuse du projet (Centre karting d’Agadir SARL) a fait appel aux services de l’ANAPEC pour trouver les profils adéquats.

Recrutement
L’opération de recrutement sera également lancée au cours de ce mois et elle permettra l’insertion de neuf personnes dans un premier temps et la création de 25 emplois. Pour ce qui est de la billetterie, les tarifs proposés pour la location des karts ont été fixés de 100 à 120 DH pour 10 minutes, au profit des visiteurs et habitants locaux de la ville. Une carte de fidélité sera également offerte aux amateurs de cette activité sportive et ludique. Le centre sera décliné autour de trois pistes de karting de 900 mètres dédiées aux loisirs, et 300 mètres pour les enfants de 7 à 12 ans. Par ailleurs, ce complexe sera également équipé d’infrastructures d’accueil. Dans la même perspective, la destination Agadir sera dotée d’un parc de crocodiles. Le projet, ayant déjà reçu l’avis favorable, sera réalisé par la société Crocoparc. Selon le CRI d’Agadir Souss-Massa-Drâa, l’étude d’impact du projet a été effectuée et le conseil communal de Drarga a validé l’occupation temporaire du terrain. Le projet en question permettra la création de 20 emplois et il sera réalisé en trois tranches d’une enveloppe estimée à 11,4 MDH. La 1e de ces tranches devrait accueillir près de 200 crocodiles du Nil et un jardin tropical. La 2de tranche sera dédiée à l’aménagement d’un îlot de reptiles, tandis que la troisième tranche sera consacrée à un labyrinthe de cactées.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport

Retenue des barrages : le Maroc conserve ses 2 ans de réserves d’irrigation et d’eau potable

Avec les pluies d’avril, le taux de remplissage est passé à 71.7%. Un taux inférieur à la même époque en 2011 mais qui reste satisfaisant.

Les dernières pluies ont été salutaires pour les céréales avec une campagne attendue à 45 millions de quintaux. Elles ont aussi permis de maintenir les barrages à un niveau plus que correct, avec, à fin avril, un taux global de remplissage de 71,7%, même s’il est en recul de 8 points en comparaison avec la même période de l’année précédente. Il s’est en revanche redressé de près de 4 points par rapport à fin mars. En effet, les 130 ouvrages que compte le pays totalisent une retenue de 11,3 milliards de m3.
Le niveau des grands barrages dont la capacité dépasse le milliard de m3 est relativement bon. Pour une capacité de mobilisation de 3,7 milliards de m3, Al Wahda affiche un taux de remplissage de 48,3% (1,8 milliard de m3) contre 60,4% l’année passée. La situation d’Al Massira s’avère plus réconfortante puisqu’avec près de 2,4 milliards de m3, il est plein à 89,6% contre tout de même 96,5% en avril 2011. Idriss 1er est, quant à lui, rempli à 65,9%, soit plus de 744 millions de m3, alors que durant la même période de l’année passée, il était à 77 %. Par contre, Bin Al Ouidane, d’une capacité de 1,24 milliard de m3, est proche de son maximum. Il totalise 1,1 milliard de m3, soit un taux de 90,6%, pulvérisant ainsi celui de l’année précédente qui était de 75,6%.

Saquiat Al Hamra, seul barrage à sec.
A un cran dessous en terme de capacité, le barrage Ben Abdellah retient aujourd’hui plus de 800 millions de m3 d’eau, soit un taux de remplissage de 82,3%, ce qui n’est pas trop éloigné des 87,9% de retenue enregistrés à pareille période en 2011. Ahmed El Hansali (744 millions de m3) en est à 89,6%. Oued El Makhazine, d’une capacité de 700 millions de m3 est également assez bien pourvu, même s’il s’est vidé en comparaison avec 2011. A fin avril, il affichait un taux de 67,4% contre 92,4% un an plus tôt. Les réserves s’établissent ainsi à 471,2 millions de m3 au lieu de 646,2 millions.
De façon générale, la plupart des barrages sont remplis à plus de la moitié de leur capacité. Celui du Neuf avril 1947 est à 83,2%, Youssef Ben Tachfine à 73%, Oued Za à 89,6%, El Kensara à 81,9%, Abdelmoumen à 72,7% et Hassan 1er à 52,4%. Certains barrages de petite dimension sont même pleins à ras bord. Il y a tout de même un barrage où plus aucune goutte d’eau ne coule. Comme en 2011, Saquiat Al Hamra est vide. D’autres, aussi petits, sont très loin de leur niveau maximum. Avec ses 11,3 milliards de m3 stockés, le Maroc conserve à l’heure actuelle de quoi assurer l’irrigation de ses 1,6 million d’hectares et l’approvisionnement en eau potable pendant deux ans.

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Publié 11 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Eau, Economie, Environnement

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