Archives de 26 mai 2012

Les députés socialistes devant la Commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville

Tarik Kabbaj n’y est pas allé par quatre chemins lors de son intervention sur l’urbanisme devant la commission de l’Intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et la politique de la ville. «Nous ne pouvons rien réaliser au niveau de la politique de la ville si on ne peut pas protéger le foncier dont nous disposons à Agadir. La protection du patrimoine foncier de l’Etat contre les grands promoteurs immobiliers qui bénéficient de couverture, est devenue un impératif», a-t-il affirmé devant les parlementaires suite à une intervention du ministre de tutelle devant ladite commission, en l’occurrence Nabil Benabdellah. Et d’ajouter sur un ton alarmant et responsable que le holding Al Omrane est un levier de l’Etat qui a pour mission d’appliquer et de mettre en œuvre la politique étatique dans le domaine de l’urbanisme. Et ce sont les puissants promoteurs immobiliers qui profitent de cette politique puisqu’ils s’accaparent les terrains de l’Etat à un prix dérisoire, y construisent des appartements économiques et gagnent des milliards alors que les conseils locaux ainsi que les autorités locales n’en héritent que les problèmes. Il est certain que le patrimoine foncier de l’Etat est devenu depuis quelques années l’objet d’une exploitation sauvage et anarchique qui ne prend nullement en compte les problèmes et les dysfonctionnements liés à la sururbanisation des grandes et moyennes ville, ce qui empêche toute intégration urbaine et sociale. Le maire d’Agadir a estimé que la situation du secteur de l’urbanisme constitue un recul par rapport à ce qu’on a vécu avec le gouvernement d’alternance. Il a précisé que la ville n’est pas un espace d’habitat mais un cadre de vie. Pour ce faire, Tarik Kabbaj préconise un désengagement définitif des gouverneurs et des walis du domaine de l’urbanisme. Pour sa part, Mohamed Ameur, membre de la même commission, est intervenu pour mettre en relief les facilités et les avantages qu’offrent les institutions de l’Etat dans ce secteur aux promoteurs immobiliers. «Il est inconcevable que l’Etat équipe des terrains pour les offrir à ces promoteurs sous prétexte qu’ils opèrent sur le créneau de l’habitat social. C’est une aberration. Il a le devoir de poursuivre les spéculateurs qui s’enrichissent aux dépens de l’argent public et donc du contribuable», a-t-il expliqué. Ameur, membre du Groupe socialiste, a poursuivi son intervention en faisant remarquer qu’il est impensable que l’Etat ne dispose pas d’une réserve et d’un patrimoine fonciers. Et d’ajouter que durant les années quarante et cinquante, le patrimoine étatique dans ce domaine était très important. Et de conclure que rien ne pourrait être fait pour la conception d’une politique de la ville sans cette réserve foncière. «Nos villes sont incapables de trouver les terrains pour construire des hôpitaux et des bâtiments pour les différents services publics. Beaucoup de personnes se sont enrichies à partir de ces facilités et de ces avantages alors que les villes n’en ont tiré aucun profit.

KAMAL MOUNTASSIR – soussannonces.net

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Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Construction, Habitat, Urbanisme

Agadir/Education nationale : Les apprenants à l’épreuve de l’art du cinéma

Dans le cadre de ses activités socioéducatives, la délégation d’Agadir Ida Outanane du ministère de l’éducation nationale, après avoir mis organisé avec brio des manifestations de haute qualité,  dans les domaines du théâtre-éducation en langue française, de la culture populaire et l’art plastique, a organisé, récemment, en collaboration avec l’association Founty de l’audiovisuel d’Agadir, un événement de grande importance pédagogique et artistique, à savoir l’art du cinéma, catégorie court métrage. Il s’agit, en effet d’un concours auquel ont participé pas moins de sept établissements scolaires. Les productions cinématographiques étaient l’œuvre des apprenants encadrés par leurs professeurs, au niveau du choix des thèmes éducatifs, du scénario, de la mise en scène, de l’interprétation…Les concurrents ont donc préparer leurs œuvres durant pas plus de deux mois, dans leur établissement respectif, avec tout ce que cette ébauche nécessite d’effort et de sacrifice.  Outre les projections des films de court métrage d’une recherche artistique et messagère remarquable, le programme de cette manifestation éducative, contient aussi des ateliers de formation et de perfectionnement sur l’art du cinéma destiné aux enfants, des échanges et des cérémonies d’ouverture et de clôture. Lors de cette dernière, le délégué préfectoral Choukri Naji, n’a pas manqué de faire l’éloge de la qualité des œuvres, surtout que les travaux se font sans conditions techniques appropriées. «  Nous avons commencé petits, mais nous comptons grandir progressivement, car on commence grand, on risque de vieillir vite », jubile-t-il devant une imposante assistance qui avait pris d’assaut la salle de la délégation de la jeunesse et sport. De son côté, Mustapha Ch’bani, président de l’association Founty promet la pérennisation de cette activité au service des élèves bourrés de créativité et d’imagination. Cette structure associative a déjà fait ses preuves à plusieurs reprises pour des événements culturels qui meublent la ville.  Il faut bien dire que cette initiative de la délégation préfectorale est pionnière dans le sens qu’elle permet l’épanouissement des élèves et l’apprentissage des rudiments d’un art aussi complexe qu’envoûtant. A ce propos, il s’avère vraiment loisible d’encourager et soutenir cette action éducative et artistique fort judicieuse. Enfin, signalons que le palmarès de cette première édition, au terme de cette manifestation, était comme suit, selon le choix d’un jury désigné à ce propos :
-Prix de la cohérence : Collège Al Fiddia d’Agadir
-Prix du meilleur scénario : Collège Al Maouz d’Aourir
-Prix de la mise en scène : Collège Abdelkrim Khattabi

Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Enseignement

Culture amazighe : Premier festival d’été de la ville d’Inezgane

Les Associations Al Oumouma et Al Manahil Jorf organisent, en partenariat avec le conseil municipal d’Inezgane, la première édition du Festival d’été de la ville qui ont lieu depuis hier vendredi et aujourd’hui, samedi à Inezgane.   L’heureuse initiative émanant de deux Associations de la société civile à Inezgane qui est connue pour son dynamisme débordant et son engagement dans tous les domaines sociaux, culturels et artistiques, ne peut que contribuer à l’animation de la ville et à son développement culturel .   Placé sous le thème ”Inezgane, source des cultures”, ce nouveau festival, qui vient enrichir un calendrier annuel assez garni, a pour objectif essentiel la mise en valeur de toutes les potentialités culturelles et artistiques de la ville d’Inezgane, chef-lieu de la préfecture d’Inezgane-Aït Melloul.   Cet après-midi, à partir de 15 h 30, la salle du théâtre municipal abritera  deux conférences.La première sera donnée par Bachir Benchérif, enseignant-chercheur à la Faculté des lettres d’Agadir, sous le thème “Les principaux sujets abordés dans la poésie amazighe”; la deuxième sera faite par Brahim Oubella, enseignant-chercheur également à la Faculté des lettres d’Agadir qui traitera du thème:”Le dialogue poétique amazigh:  Assaïss comme exemple.” Demain, à partir de 21 h 00, la place Assaâda sera le théâtre d’une grande soirée musicale avec la participation de Raïssa Aïcha Tachiniouite, Ribab Fusion, Raïss Mohamed Amarrakchi,  Gnawa, Tifawt Tonneaux et le groupe de danse.La soirée sera animée par l’humoriste amazigh Bouchaïb Abaâmrane.

 M’BARK CHBANI – libe.ma

Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Région

Souss/Enseignement : Le coup de pouce canadien

  • 1.378 établissements concernés dans les 9 délégations provinciales
  • Amélioration de la qualité de l’éducation de base dans le public
  • Directeurs d’écoles, enseignants, Association des parents… les bénéficiaires

Ca y est! Le Projet d’Appui à la Gestion des Etablissements Scolaires du Maroc (PAGESM) vient d’être lancé par Mohamed El Ouafa, ministre de l’Education Nationale et Christophe Wilkie, l’ambassadeur du Canada au Maroc. Ce projet, qui s’étale sur quatre ans, de mai 2012 à novembre 2015, est un partenariat entre l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) et le MEN. Il vise l’amélioration de la qualité de l’éducation de base aussi bien pour les garçons que pour les filles qui fréquentent les établissements d’enseignement public au Maroc. L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet par le Canada est de 11,65 millions de dollars canadiens, dont 8 millions pour le Maroc. Le PAGESM se décline en six composantes. La première composante 100 est axée sur des «projets d’établissements scolaires» en matière d’appui technique à l’élaboration et à la mise en œuvre des projets d’établissements, la mise à niveau des 9.705 directeurs d’établissements et des autres gestionnaires. La deuxième composante 200 est dédiée au renforcement des compétences de gestion des directeurs d’établissements scolaires. Quant à la troisième composante 300, elle est en phase de sélection et évaluation des directeurs des établissements. Son objectif est l’apport d’un appui technique à l’utilisation de procédures et outils modernes de sélection et d’évaluation des Directeurs d’Etablissements (DE), la mise à niveau de 150 gestionnaires en ressources humaines des AREF, des délégations et des autres gestionnaires concernés par la sélection et l’évaluation des DE scolaires. Quant à la quatrième composante de ce projet, elle est dédiée à l’égalité des genres. Elle est censée apporter un appui technique pour la prise en compte des besoins et intérêts différenciés des filles et des garçons, des femmes et hommes dans l’élaboration, la budgétisation, le suivi et l’évaluation du projet d’établissements scolaires notamment. La composante 500, quant à elle, est consacrée à l’accompagnement régional. Enfin, la composante 600 assurera la gestion et suivi du projet tant au Maroc qu’au Canada. Dans le Souss, ce sont donc 1.378 établissements concernés par le PAGESM, soit 1.078 pour le primaire, 191 pour le collège et 109 pour le qualifiant. Et cela, dans les 9 délégations que comprend la région à savoir celles de Agadir Idaoutanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Sidi Ifni,Taroudant, Ouarzazate, Tinghir et Zagora.  Pour rappel, la cérémonie du coup d’envoi du PAGESM a eu lieu le 21 mai à l’école Ennahda de Dcheira Jihadia, qui relève de la délégation d’Inezgane Ait Melloul.

Historique
Le PAGESM vient en appui aux réformes du système éducatif entreprises à partir des années 90, avec la Charte Nationale  de l’Education et de la Formation, suivie, en 2009, par la mise en œuvre du Plan d’Urgence pour accélérer le rythme de la réforme. Il faut préciser que le PAGESM complète deux projets antérieurs d’accompagnement canadien ayant appuyé la réforme marocaine, celui d’appui à la planification stratégique de 2003 à 2005, ainsi que le Projet PROCADEM de 2006 à 2010. Ces deux projets venaient soutenir principalement les gestionnaires des unités centrales et des Académies régionales dans le processus de décentralisation/déconcentration de la gouvernance en éducation.

Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Scolarité, Solidarité

Taroudant réfléchit sur son développement

  • Un centre international de formation au codéveloppement durable en projet
  • Une première expérience du genre au monde
  • Plusieurs axes identifiés lors du forum de l’association «Migrations & Développement»
La ville de Taroudant va se distinguer désormais à l’international par ce projet de formation  au codéveloppement durable. Le centre, qui sera abrité par la faculté polydisciplinaire de Taroudant, devrait accueillir des Marocains mais aussi des étrangers. Les étudiants en fin de cycle, les élus, les fonctionnaires municipaux mais aussi les responsables associatifs et dirigeants d’organisations de migrants sont la cible.
 

La région de Taroudant est promise à un beau développement. C’est du moins l’ambition de la société civile. En fin de semaine dernière s’est tenu dans la ville un séminaire sur le sujet à l’initiative de l’association «Migrations & Développement» (M&D).  Il s’agissait de définir de nouvelles pistes de travail pour la période 2012- 2020. Et ce après la réalisation du plan concerté Taroudant «Pacte 2010», élaboré en 2000 avec l’ensemble des acteurs de la zone. Pendant trois jours les participants au forum ont passé au peigne fin les nouvelles possibilités de développement pour la région. Selon Jacques Ould Aoudia, président de l’association «Migrations & Développement», le nouveau plan d’actions concerté 2012-2020 s’articule autour de six grands axes. Il s’agit tout d’abord du renforcement de la gouvernance des collectivités et de celui des capacités des acteurs ainsi que l’accès aux droits au niveau du premier et du deuxième axes. Le développement de l’économie sociale et solidaire ainsi que la préservation de l’environnement sans oublier l’implication des migrants dans le co-développement mais aussi la diffusion de l’expérience de M&D sont aussi en question. A ce niveau l’association se veut pionnière et innovante. Après 25 ans d’expérience dans le développement local au Maroc et à l’étranger, il est question aujourd’hui de créer un Centre International de Formation au Codévelopement Durable (CICODEV). Une première du genre au monde, avance Jacques Ould Aoudia. Le projet est appuyé par les autorités locales de Taroudant et l’université Ibn Zohr d’Agadir a déjà donné son accord de principe pour l’installation de la structure sur le campus de la faculté de Taroudant.  Cet établissement aura une fonction principale qui est la formation et trois fonctions secondaires. Il s’agit de l’information sur le développement, la recherche appliquée sur les méthodes de développement comme sur les technologies appropriées et la diffusion des bonnes pratiques. Une fois implanté, le centre devrait accueillir des Marocains mais aussi des étrangers. Les étudiants en fin de cycle, les élus, les fonctionnaires municipaux mais aussi les responsables associatifs et dirigeants d’organisations de migrants sont la cible. Il s’agit à ce niveau d’intégrer la dimension du rôle des migrants dans les activités concrètes de développement. En attendant, après la mise en place du centre international, il est question d’implanter aussi des centres pilotes décentralisés mais aussi un réseau de fermes et coopératives pilotes pour des formations pratiques sur le terrain.

Bilan
Le séminaire de l’association «Migrations & Développement» était aussi l’occasion de dresser le bilan du plan d’actions concerté Taroudant «Pacte 2010», élaboré en 2000 avec l’ensemble des acteurs de la zone. Activités génératrices de revenus, gouvernance locale, éducation au développement et environnement durable en plus de dix ans, le bilan des actions engagées en faveur de la région du Souss Massa Draâ par l’association M&D est très riche. C’est suite à une enquête participative en 1999, associant tous les partenaires du territoire, que M&D avait défini ses axes d’intervention. Il avait été décidé alors d’élargir le domaine d’actions vers le développement économique local dans le cadre du «Plan d’actions concertée Taroudant 2000-2010». La première piste a été de valoriser les activités agricoles qui portent sur des produits à haute valeur ajoutée tels le safran et l’huile d’argan. La démarche de M&D pour la valorisation des produits du terroir s’est traduite par la mise en place de coopératives pour renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs afin de mieux valoriser leurs produits. L’action porte aussi sur la formation des agriculteurs à la qualité des produits et au respect des normes tant pour le marché intérieur que pour l’exportation. Outre les produits du terroir, M&D a adopté en 2004 une stratégie de développement touristique rural solidaire. Celle-ci s’est concrétisée par le lancement d’un projet de tourisme rural solidaire au sein de 21 villages de plusieurs provinces du sud marocain. L’ensemble de ces actions a eu bien sûr un fort impact socioéconomique sur la région.

Malika ALAMI – leconomiste.com

Publié 26 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Région

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