Archives de 29 mai 2012

Les industriels de la conserve de poisson respirent : leurs exportations ont augmenté de 32% à fin avril

Depuis le début de l’année, les usines sont mieux approvisionnées suite à la hausse des captures. Les industriels misent sur les accords sur l’organisation de la pêche signés avec le ministère de tutelle pour porter leur taux d’activité à 80%. Sur les quatre premiers mois, la conserverie a légèrement augmenté sa part dans les captures.

Après une année 2011 très difficile, l’industrie de la conserve de poisson sort la tête de l’eau. Au terme des quatre premiers mois de l’année, ses exportations ont progressé de 32% par rapport à la même période de 2011 qui s’était clôturée par une chute de 31%. Elles sont passées de 1,20 milliard de DH à 1,59 milliard, soit un gain de près de 390 MDH. Les industriels attribuent cette évolution, comme toujours, à la sardine qui constitue plus de 85% du volume. Mais c’est parce que l’approvisionnement a été plus régulier que l’activité a repris.
En effet, d’après les récentes statistiques de l’Office national des pêches, les débarquements de pélagiques ont atteint 233 344 tonnes au cours des quatre premiers mois de 2012 contre 176 932 tonnes pour la même période en 2011, soit une amélioration de 32%. La sardine qui constitue la plus grande partie de cette famille a progressé d’autant, à 146 434 tonnes. Les volumes de maquereau et d’anchois se sont également nettement redressés, progressant respectivement de 66 et 47%, à 16 614 et 16 057 tonnes au cours des quatre premiers mois de l’année en cours. En valeur, l’évolution a été de l’ordre de 38 et 36%. Le thon est sur la même tendance. Cependant, le volume reste insignifiant au regard des besoins du secteur. Sur les quatre premiers mois, 2 tonnes ont été débarquées contre une seule, il y a une année.
Le marché de bouche reste le premier concurrent de l’industrie de la conserve
L’amélioration des captures s’explique, selon les industriels, par des conditions climatiques favorables. Après le réchauffement des eaux qui a marqué les trois dernières années et qui a causé l’éloignement des pélagiques, spécifiquement les sardines qui vivent dans une eau de 17 à 18°, on entre dans un cycle de refroidissement qui devrait durer trois années et favoriser donc le retour des poissons. Partant de ce changement climatique favorable, les industriels prévoient une amélioration des captures sur le reste de l’année et donc une reprise des exportations. Les professionnels ne cachent pas leur optimisme. Ils ne manquent pas de signaler non plus que la convention signée le 16 avril  par l’Union nationale des industries de la pêche (Unicop) et le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime pour l’exploitation des petits pélagiques améliorera l’approvisionnement des unités de conserves.
Les industriels de la conserve, qui se plaignaient de n’avoir fait tourner leurs usines qu’à 35% de leurs capacités de production en 2010, pourront désormais augmenter leur offre. D’après leurs prévisions, le niveau d’activité pourrait être porté à 80% puisque ce sont 101 000 tonnes de poisson qu’ils pourront prélever dans la zone Sud. Il faut rappeler que dans le cadre de cet accord avec les pouvoirs publics, les industriels s’engagent à acheter l’ensemble des quantités autorisées et que cette mesure, qui a une durée d’une année, est exceptionnelle et n’est pas renouvelable. Elle s’accompagne aussi de l’obligation de débarquer les captures dans un port marocain et de l’interdiction d’exporter les produits congelés en l’état. Cette dernière barrière n’est pas pour déplaire aux conserveurs qui souffrent de la concurrence de l’industrie de la congélation. En effet, les unités spécialisées vendent leurs produits à des industriels étrangers en Turquie, au Japon, au Brésil et aussi à des conserveries européennes et égyptiennes.
Le choix des congélateurs est justifié par le niveau de prix que proposent les étrangers, à savoir de 500 à 700 euros la tonne contre 400 euros payés par les industriels locaux.
Outre la concurrence de la congélation, les conserveurs sont aussi gênés par la consommation de poissons frais. Ce marché, estimé à 400 000 tonnes par an, a absorbé 46,4% des prises totales de pélagiques durant les quatre premiers mois de 2012, soit 124 090 tonnes contre 112 348 tonnes pour la même période de 2011. Ce marché de bouche est alimenté par les différents ports du pays. Ainsi, les prises enregistrées dans les ports de Tanger et Larache sont commercialisées dans le Nord. Les sardines de Casablanca, Mohammédia et Kénitra sont plutôt destinées aux marchés de Meknès et Fès, tandis que le poisson débarqué dans le port d’Agadir est destiné aux villes de Marrakech et Béni Mellal. Alors que la conserve est essentiellement approvisionnée par les prises effectuées dans les ports de Dakhla et Laâyoune.
Le poids de ces deux marchés a été toutefois moins ressenti sur les quatre premiers mois de 2012. La part de la congélation dans le total a fléchi et n’est plus que de 27,82% contre 32,32%. La quotité affectée au marché de frais a également régressé de 5 points, passant de 51,23% à 46,40% d’une année à l’autre. La réaffectation des disponibilités s’est faite pour une très grande partie au profit de l’industrie de la farine et huile de poisson dont la part est montée de 4,68% à 12,03%. Quant à la conserverie, elle a drainé 74 418 tonnes, en hausse de 5%. Ce faisant, sa part dans le volume global s’est appréciée de 2 points, à 13,33%. Cette évolution favorable corrobore l’optimisme des conserveurs qui, même s’ils sont loin des années fastes, peuvent espérer sauver ce qui reste encore du secteur.

Maroc – Poisson : L’approvisionnement mieux sécurisé
Faute de quantités de poisson suffisantes, plusieurs unités de conserve de poisson, la sardine en particulier, ont été obligées de mettre la clé sous la porte, notamment à Safi. Celles qui continuent de tourner ont eu toutes les peines du monde à le faire. C’est pour remédier à ce problème que le ministère a convenu, en avril dernier, d’améliorer les conditions de pêche et d’être plus rigoureux sur la destination des captures. Exclusivité pour les conserveurs sur les débarquements de petits pélagiques, octroi de ressources d’appoint, autorisation de navires RSW pour assurer l’approvisionnement des industriels sont les principales mesures. Il est trop tôt pour évaluer les retombées, mais l’Unicop se félicite déjà que leur requête ait trouvé une oreille attentive.

Aziza Belouas – lavieeco.com

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Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Les conserveries dressent leurs priorités

Sur une année, les produits de la pêche côtière et artisanale destinés aux unités de l’industrie de la conserve de poisson, ont augmenté en volume de 43,6% à fin avril 2012. Selon les dernières statistiques de l’ONP (Office national des pêches), cette quantité est passée de 24.834 tonnes, au terme des quatre premiers mois de 2011, à 35.661 une année plus tard. Ce sont les unités opérationnelles à Laâyoune et Agadir qui ont été les mieux servies, avec des volumes en hausse respectivement de 248,4% à 19.338 tonnes, et 48,3% à 8.630 tonnes, tandis que les quantités à destination des unités de Tan Tan et Safi ont fléchi de 40,3% à 4.676 tonnes et de 64,1% à 7.285 tonnes respectivement. Par ricochet, les exportations de conserves de poisson se sont accrues de 32,1% à 1.59 MMDH. Une embellie pour l’industrie de la conserve de poisson, qui a vécu entre octobre 2010 et fin 2011, une crise d’approvisionnement sans précédent dans son histoire. En effet, comptant une quarantaine d’unités opérationnelles, avec une capacité installée d’environ 700.000 tonnes par an, le secteur a fait état en 2011, d’une chute des approvisionnements en sardine de 35% sur une année.

Durant la même période, les exportations ont fléchi de 30%. «Déjà en temps normal, le secteur n’est approvisionné qu’à hauteur de 50% de sa capacité : 300.000 à 350.000 tonnes annuellement, c’est un déficit structurel », lit-on dans le dernier communiqué de l’UNICOP (Union nationale des industries de la conserve de poisson), qui dit ne pas être totalement satisfaite de la convention du 16 avril 2012. «Cette convention accorde au secteur, à titre exceptionnel pour une durée de 12 mois, un quota de 100.000 tonnes de petits pélagiques congelés à bord… le secteur aurait aimé en obtenir davantage, vu ses capacité et plutôt en matière fraîche pour une question de disponibilité de bateaux et de coûts», commente ainsi la représentation sectorielle. Même les résultats de l’appel d’offres lancé en 2010 par le département de la Pêche maritime et publié en avril dernier, sur «l’appoint des industries existantes en petits pélagiques», ne semblent pas plaire aux industriels du secteur qui souhaitent rehausser à 80% l’approvisionnement des conserveries. «Les conditions imposées par le ministère de tutelle n’ont pas rencontré l’adhésion de l’ensemble des opérateurs. Il s’agit notamment de la limitation de la zone de pêche (stock C, entre Boujdour et Lagouira), de l’obligation de débarquer dans certains ports et de l’obligation d’association entre industriels et amateurs, qui selon les industriels, pourrait encourager le regroupement pêche-industrie», estime l’UNICOP.

D’ailleurs, cette association qui se montre désormais ouverte à toute concertation avec les opérateurs de la pêche côtière, regrette le non respect de l’accord de l’année 2008, instituant l’approvisionnement en priorité des unités de Tan Tan et de Laâyoune durant les périodes de rareté des ressources. Elle considère même que les unités de congélation locales, bénéficiant d’un quota de 90.000 tonnes, et ce dans le cadre de la reconversion de l’activité poulpière à la valorisation des petits pélagiques, ne devraient pas être incluses parmi les unités prioritaires.

Nadia BENYOUREF – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Industrie, Pêche

Céréales, la cadence maintenue

La suspension des droits de douanes pour l’importation de blé tendre, ne sera pas prolongée au-delà du 31 mai prochain. C’est ce que confirment des sources officielles, anticipant sur une éventuelle reconduction de cette mesure comme pour les précédents mois. À partir du 1e juin, la taxe sera rétablie à hauteur de 17,5% jusqu’à la fin de l’année. Il faut dire que cette disposition, prise en Conseil de gouvernement, était destinée à assurer l’approvisionnement régulier du marché national, surtout en perspective de la hausse des importations marocaines de céréales, particulièrement de blé dur, cette année.

Cependant, le gouvernement doit aussi prendre en compte la commercialisation de la production nationale. C’est pour cette raison que la décision a été annoncée avant le début de la campagne de commercialisation 2012/2013, qui débute à partir de juillet prochain. Selon les chiffres de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL), au mois d’avril dernier, les importations marocaines de céréales ont atteint quelque 52,5 millions de quintaux depuis le début de la campagne agricole 2011/2012. Le volume importé a chuté de 10% par rapport à l’exercice précédent, mais reste assez soutenable alors que la collecte au niveau local, a atteint 22,4 millions de quintaux à la même période. Il s’agit donc d’une mesure de prudence pour le gouvernement, au moment d’entamer la période où les importations de céréales atteignent leurs plus hauts niveaux.

Perspectives incertaines
Selon les estimations des opérateurs, le Maroc devrait importer au moins 4 millions de tonnes de blé tendre d’ici à fin mai 2013. Un niveau élevé qui pourrait flirter avec les 5 millions de tonnes, en cas de hausse de prix au niveau international. À la date du 15 mai 2012, le total des arrivages enregistrés dans les différents ports du pays, s’établissait à 55.764.000 Qx sur 55.711.000 Qtx achetés par appel d’offres de l’ONICL. La différence entre la valeur des arrivages cumulés et celle des achats, tient au report de la campagne précédente qui est de 351.000 Qtx. Le reste de la livraison attendue s’élève donc à la même période, à 2.473.000 Qtx au niveau de l’ONICL. Par port, c’est au niveau de celui de Casablanca que s’est opérée la moitié de la livraison avec une part de 69%, suivi par celui d’Agadir avec 12% et Jorf et Nador, avec respectivement, 8 et 6%. Toujours selon l’ONICL, en fonction de l’origine de l’arrivage, c’est la France qui se taille la part de lion, notamment sur le marché du blé tendre, avec 53 et 40% pour le blé tendre.

Au total, les exportateurs français s’adjugent 35% des importations marocaines de céréales enregistrées jusqu’au mois de mai, suivis par l’Argentine (25%) et le Brésil (11%). La performance enregistrée par ces deux derniers pays d’Amérique latine, est due à leur part sur le marché du maïs et de l’orge principalement pour l’Argentine. L’attention des opérateurs marocains reste désormais rivée sur la situation au niveau mondial, qui reste assez incertaine même si les prochains jours offriront plus de visibilité. Cependant, de manière générale et à part quelques exceptions comme l’Ukraine, les pays fournisseurs du Maroc se préparent à une récolte normale en fonction de la moyenne enregistrée ces dernières années. Selon les derniers chiffres que vient de publier le Conseil international des céréales (CIC) sur la base des derniers semis et des dégâts du gel supérieurs aux attentes, subis par certaines céréales d’hiver, les prévisions de production de céréales en 2012/2013 ont été abaissées de 7 millions, à 1.869 millions de tonnes. «La production de blé devrait reculer, mais la production de céréales secondaires, y compris celle de maïs, d’orge, de sorgho, d’avoine et de seigle, devrait augmenter», tempère le CIC.

Aboubacar Yacouba BARMA – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Consommation

Les systèmes complexes en symposium

Et de deux pour le symposium international sur la sécurité et la sûreté des systèmes complexes (2SCS) à Agadir. L’événement initié du 25 au 26 mai par l’École nationale des sciences appliquées d’Agadir (ENSA) arrive à sa deuxième édition avec des nouveautés. Des démonstrations et des solutions concrètes seront assurées par les entreprises présentes, notamment Schneider Electric et Schiele Maroc, qui participeront pour la première fois à cet événement. L’autre fait marquant est la mutualisation des connaissances entre praticiens et industriels, mais aussi la concentration de l’événement sur la thématique de la sécurité et la sûreté des systèmes complexes, après l’ingénierie et de l’aspect automatique l’année dernière. Le nombre des participants attendus est de quelque 100 industriels et scientifiques représentant six pays étrangers (de la Belgique au Japon, en passant par la Tunisie), en plus du Maroc.

Quant au volet scientifique, 10 sessions seront assurées par les différents intervenants et elles se déclineront autour de plusieurs thématiques. Parmi elles: la maîtrise du risque industriel, l’ingénierie des systèmes complexes, la sécurité de l’information et des réseaux, le risque en management du projet et de produit, le diagnostic des systèmes intelligents et de ceux tolérants aux défaillances. «Cette manifestation est une occasion pour la communauté scientifique et industrielle de faire le point sur les dernières avancées en matière de détection et de diagnostic (FDD), de commandes tolérantes aux défauts, de surveillance et de sécurité du processus technique dans le milieu professionnel», explique Hicham Jamouli, président de cette manifestation et chef du département Génie industriel à l’ENSA d’Agadir.

De nos jours, les systèmes industriels et financiers deviennent de plus en plus complexes. Ils sont difficilement maîtrisables, par la diversité des mécanismes et des procédures mis en place, mais aussi variés du fait de leur hétérogénéité technologique et de la multitude des intervenants et des fournisseurs. C’est pourquoi la maîtrise du risque afférente à tous les paramètres est indispensable, afin de protéger les moyens matériels et humains contre tout dysfonctionnement, notamment les arrêts de machine ou de ligne de production. Actuellement, «le Maroc a connu des avancées dans divers domaines, en particulier l’implantation de plateformes industriels et d’infrastructures dans le cadre de la politique des grands chantiers » ajoute Hicham Jamouli. Deux grands pôles opérant dans les métiers de l’aéronautique et de l’automobile, ont été lancés et ont permis l’implantation de deux firmes transnationales, notamment Renault et Safran Delphi dans les zones de Casablanca et de Tanger.

Yassine SABER – lesechos.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Technique

Conférence/Enquête Jeunes de L’Economiste Le marché du travail, trop difficile à atteindre

  • Affluence des jeunes à la conférence même en période d’examen
  • Renforcement du taux d’insertion, obtention de stages, loisirs… leurs attentes
  • Les entreprises, elles, cherchent des compétences

«Il y a encore des insuffisances en matière d’adéquation des formations à l’activité économique de la région.» C’est en ces termes que l’un des étudiants assistant à la conférence de L’Economiste sur l’enquête des jeunes (Surnergia) à l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion à Agadir a exprimé le cœur des préoccupations des jeunes de la région. L’événement qui s’est tenu vendredi 25 mai, s’inscrit dans la continuité de la dernière rencontre à Marrakech et auparavant à Casablanca, Fès et Rabat. Malgré la période des examens bien engagée, de nombreux étudiants de l’établissement ont assisté au meeting. «L’objectif premier de cette rencontre c’est d’écouter les jeunes étudiants s’exprimer sur leurs préoccupations», explique Anouar Zyne, modérateur de la conférence et corédacteurs de l’enquête des jeunes de 2011 avec Mouna Kadiri. Après, la présentation des résultats de l’étude aux étudiants (les résultats sont consultables sur le site Internet de L’Economiste, à la rubrique «Documents»), la question posée aux étudiants était simple: Comment rêvez-vous le Maroc de demain? Comment voyez-vous le pays dans 20 ans? Tous les étudiants s’accordent sur une chose: “Il faut faciliter l’insertion des jeunes dans le monde du travail’’. S’ils sont ceux qui ont le moins de mal à trouver un emploi à la fin de leur cursus, les étudiants de l’ENCG Agadir sont conscients des contraintes de la région. Deuxième pôle économique du pays, Agadir et sa région abrite plus d’un secteur porteur d’emplois. Mais les jeunes diplômés ont cependant bien du mal à trouver un travail à la fin de leur cursus universitaire. En effet, paradoxalement à une forte activité économique, la zone est marquée par un taux de chômage des diplômés élevé. Il serait même le plus important du Royaume. Il avoisinerait les 20%. Cette situation inquiète bien sûr les jeunes de la région. Dans cette zone le rendement des facultés et des écoles de l’université Ibn Zohr qui ne dépasse pas 4.000 diplômés par an, ne trouve pas toujours preneur. “Pourtant des efforts ont été faits ces dernières années pour renforcer l’adéquation de l’offre en formation à l’activité économique de la zone. Nous disposons aujourd’hui de 130 filières’’, souligne Abdelatif Moukrim, vice-président de l’université Ibn Zohr.
Mais il faut dire que dans la région les activités ont toutes les caractéristiques d’être saisonnières. L’origine du problème n’est en fait pas vraiment à ce niveau. Il s’avère qu’il faut endiguer les lacunes dont souffrent les jeunes diplômés de l’université. De l’avis des professionnels, ils semblent qu’ils ne sont pas assez outillés. Ceci surtout que les entreprises recherchent plus aujourd’hui des compétences que des porteurs de diplômes. En effet, il y a encore et encore un grand besoin en compétences dans la région Souss-Massa-Draâ. Pour une étudiante participante à la conférence il est important aussi de pousser encore plus les jeunes vers l’auto-emploi à travers plus de facilitations.
Les jeunes de la région d’Agadir ont aussi leur mot à dire sur la gestion locale. Ils veulent une zone plus désenclavée. «Les jeunes Marocains ne sont pas nombreux à passer leurs vacances dans le sud en raison de l’insuffisance des moyens de transport», souligne un étudiant en réponse à une tendance qui ressort de l’enquête présentée. En effet, le train reste le moyen de transport préféré des jeunes et la ligne de chemin de fer n’arrive toujours pas à Agadir. En matière de désenclavement, Oufae Zerouali, enseignante-chercheur à l’ENCG, préconise un rural mieux connecté dans l’avenir. Le Maroc est en effet aussi rural et la région d’Agadir l’est en grande partie. Heureusement que la société civile est très dynamique dans les zones enclavées. Au-delà du désenclavement, les jeunes de la région d’Agadir parlent aussi du développement humain à renforcer dans l’avenir. Leurs préoccupations vont aussi à leur environnement de proximité tels que les infrastructures culturelles, sportives et de loisirs à développer. Et là les élus et responsables locaux sont vivement interpellés.

Initiative
Les étudiants de l’ENCG vont au-devant de leur marché du travail. Ils viennent de créer un club d’insertion et stage. L’idée est d’accompagner les jeunes dans la recherche de stage et aussi d’un emploi à la fin du cursus estudiantin. La démarche va consister à s’approcher des décideurs du monde du travail et les amener à des rencontres avec les étudiants de l’établissement. Les uns pour connaître les profils de l’établissement, les autres pour découvrir les opportunités d’emplois des entreprises.

Malika Alami – leconomiste.com

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Emploi, Scolarité

Agadir: Souk Al Had fait peau neuve

  • La troisième tranche terminée
  • Assainissement, voirie, revêtement des allées…430 boutiques libérées
  • 102 millions de DH déboursés

La réhabilitation de Souk Al Had avance à grands pas. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de mise à niveau des infrastructures commerciales de la ville et de l’amélioration du potentiel touristique d’Agadir, vient de terminer les travaux de la 3e tranche. Elle porte notamment sur les travaux d’assainissement et le revêtement des allées sur 32.000 m2, ceux d’adduction en eau potable ainsi que de voirie et d’aménagements extérieurs.
Il s’agit aussi de la couverture des allées en charpente métallique sur 37.000m2, de même que de l’aménagement d’un centre de transferts des déchets, d’un bloc d’abattage de poulets et d’un espace de logistique pour les marchandises. Pour la dédensification du souk, il a par ailleurs été procédé à des travaux de démolition des locaux qui entravent la circulation au niveau des allées. Les axes principaux et secondaires ainsi libérés représentent 430 boutiques ce qui permet plus de fluidité pour la circulation et facilite éventuellement l’intervention des pompiers ou des ambulances en cas d’urgence. Les propriétaires ont pu par la suite accéder aux locaux nouvellement construits. Le projet qui a pour ambition de faire de cette structure un édifice attractif et un pôle commercial de premier rang compte 467 nouvelles boutiques et 40 unités pour les blocs poulets. La Commune urbaine a aussi pensé au confort des personnes à mobilité réduite et des mamans avec poussettes. Elle a donc mis des rampes un peu partout pour une meilleure facilité d’accès. L’enveloppe budgétaire allouée à ce projet de réhabilitation de souk Al Had est de 102 millions de DH totalement financés par la Commune urbaine via le budget municipal et le crédit Fond d’Equipement Communal (FEC).
Pour rappel, C’est grâce au transfert du terrain de sport Abdallah DIDI, mitoyen au souk, vers le quartier Mohammadi que l’extension de souk Al Had sur deux hectares a été possible. Les travaux de mise en valeur de Souk El Had ont commencé en 2009 et ont nécessité, la première et deuxième tranche, près de 32 millions de DH dont 20 millions financés par la Direction Générale des Collectivités Locales (DGCL) et 12 millions par la commune urbaine d’Agadir. Ces travaux, réalisés à cent pour cent, concernent la construction d’un hall ouest légumes, sur une superficie de 3.000 m2 et d’un hall central sur 7.000 m2 ainsi que la construction d’une charpente métallique de 8.000 m2 avec un revêtement du sol en dallage industriel et dallage imprimé sur une surface de 10.200 m2, et un réseau d’assainissement pluvial.

11 ha, 14 entrées
Le souk du grand Agadir s’étend sur une superficie de onze hectares, il est donc le souk le plus vaste du pays et d’Afrique. Quatorze entrées traditionnelles permettent d’y accéder six jours sur sept puisqu’il ferme ses portes les lundis excepté en période de fête. Organisé en espaces de fruits et légumes, épices, boucherie, vêtements, meubles, artisanat, quincaillerie, joaillerie, restaurants…, souk Al Had offre le choix pour tous genres d’emplettes. Pour les touristes nationaux et internationaux, cet édifice, protégé par de hauts remparts ocres est un passage incontournable.

Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Commerce, Tourisme

Solar Impulse : report du vol vers le Maroc

Alors que l’avion solaire devait repartir de Madrid lundi, le vol de Solar Impulse à destination du Maroc a été reporté à une date indéterminée pour cause de conditions météorologiques défavorables.

Solar Impulse se rend au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI et de l’Agence marocaine de l’énergie solaire qui a pour mission de développer le programme solaire marocain. Ce vol, durant lequel l’avion survolera pour la première fois la Méditerranée, doit servir d’ultime répétition avant le tour du monde par escales prévu en 2014.

Parti jeudi matin à 08h24 de Payerne, il s’était posé à Madrid à 01h28 vendredi pour une escale technique de quelques jours. Pour cette première étape, l’engin mû par l’énergie solaire était piloté par André Borschberg, pilote professionnel et co-fondateur du projet avec Bertrand Piccard.

Celui-ci sera aux commandes pour la deuxième partie du vol, qui le conduira à Rabat.

« Nous espérons que cela sera encore possible cette semaine », a indiqué une porte-parole alors que l’avion avait franchi la semaine dernière l’étape initiale de son premier vol intercontinental.

biladi.ma

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Ecologie, Technique

Le Nord se dote désormais d’une fédération pour la pêche côtière

La Fédération du Nord pour la pêche côtière a été créée, en fin de semaine à Nador, lors d’une assemblée ayant réuni des représentants des Associations de la pêche côtière et des professionnels de la région nord.

Cette nouvelle structure régionale au sein de laquelle seront représentées les associations et professionnels de la pêche côtière de la zone Kénitra-Tanger-Saidia, a été mise en place conformément à l’article 16 du statut de la Confédération marocaine de la pêche côtière (CMPC) et en application du règlement adopté lors de la 1ère réunion du bureau exécutif.

Selon les responsables de la CMPC, une réunion est prévue le 1er juin à El Jadida pour la mise sur pied de la Fédération régionale dédiée à la zone Centre Mohammedia-Agadir.

La CMPC, qui regroupera à terme trois Fédérations régionales (Nord, Centre et Sud), a pour objectif de répondre aux exigences de chaque région à travers le lancement d’un débat sur les problèmes du secteur au sein de Fédérations régionales et de parvenir à un consensus au sein de la Confédération sur les sujets intéressant l’ensemble du littoral national.

aufaitmaroc.com

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Rallye du Maroc Historique : Photos de la deuxième journée

Il est dommage que le début de cette journée ait été marqué par l’annulation de la première Spéciale de la matinée. La Seconde spéciale qui s’est courue dans le secteur Massa – Aglou m’a encore permis de faire quelques belles photos. Pour les voir, cliquez sur la photo de l’Alpine ci-dessous, en pleine action :

Photo M. Terrier 

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport automobile

Rallye du Maroc historique, après la première journée

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport automobile

Rallye du Maroc Historique Photos de la première journée.

Voici les premières photos des parcs, des vérifications et de la première Spéciale disputée dans le brouillard et « la poudreuse » !

Cliquez sur la photo de la Porsche ci-dessous pour les voir :

Photo M. Terrier

Publié 29 mai 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport automobile

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