Archives de juin 2012

5ème édition du Festival du Miel du 05 au 08 Juillet 2012 à Imouzzer des Ida Outanane

CRT d’Agadir SMD
Le Conseil Régional du Tourisme d’Agadir Souss Massa Drâa, l’Office National Marocain du Tourisme, organisent la 5ème édition du Festival du Miel du 05 au 08 Juillet 2012 à Imouzer Ida Outanane en partenariat avec la Wilaya d’Agadir Souss Massa Drâa, le Conseil Préfectoral d’Agadir Ida Outanane, le Conseil Régional du Souss Massa Drâa.

Lors de cette édition, des expositions de produits du terroir et des Plantes Médicinales sont prévues sur le site du Festival avec la participation d’exposants herboristes, agriculteurs, cultivateurs, producteurs du Miel et Associations & Coopératives ainsi que la participation des ONG associatives.

En marge du festival, une table ronde est programmée, le mardi 3 Juillet 2012, animée par des experts et chercheurs afin de sensibiliser les professionnels du Tourisme à l’introduction du nouveau concept  »Agadir, destination lune de Miel », associé à la tenue de la 5ème édition du Festival du Miel 2012.

En effet, le nouveau concept de l’événement cette année est d’associer la tenue du festival du Miel avec le slogan de communication « Agadir, Destination Lune de Miel », afin de drainer une nouvelle clientèle du tourisme de romance.

L’objectif principal est de relever le défit pour que ces rendez-vous annuel du Festival du Miel, gagnent de plus en plus en notoriété à l’échelle nationale et internationale.

A cette occasion, j’ai l’honneur et le plaisir de vous inviter à assister massivement au Festival du Miel à Imouzzer Ida Outanane, prévu du jeudi 05 au Dimanche 8 juillet 2012; le jeudi 5 Juillet étant la journée d’inauguration du Festival en présence de tous les acteurs participants ainsi que les autorités locales.

Aussi, une tente Caïdale sera mise en place pour l’accueil chaleureux des clients des Agences de Voyages et touristes,  avec offre de thé et dégustation des produits du terroir de la Région Souss Massa Drâa sous ambiance folklorique Amazigh.

Vous trouverez ci-joint le programme du Festival ainsi que les Affiches en langue Française, Anglaise et Allemande.

Comptant sur votre présence ainsi que la présence massive de votre clientèle d’excursions.

PROGRAMME / INVITATION

 Jeudi 5 juillet 2012 : Journée d’Inauguration :

Lieu : Imouzzer Centre (à côté de la Direction des Eaux & Forets) :
Mise en place et installation des exposants.

10h00 :

  • Accueil des Invités.
  • Cocktail de bienvenue offert.
  • Lancement  de la kermesse des enfants (Spectacle clown, maquillage et animation  & musique pour enfants des Douars d’Imouzzer…)
  • Visite des stands et expositions.
  • Visite de l’exposition du patrimoine  culturel de la Région d’Imouzzer.
  • Visite de la maison du Pays d’Accueil Touristique (PATI)
  • Dégustation de l’exposition de l’Art culinaire de la Région à base de Miel.
  • Remise des prix des exposants :
    • Meilleure Présentation (Packaging) : Produits du Miel et Produits du Terroir
    • Meilleurs Stands (2 Stands/2 Prix)
    •   Organisation  d’un mini mariage authentique en faveur des  touristes en « Lune de  Miel » à Agadir sélectionnés par l’Association de l’Industrie Hôtelière  d’Agadir (AIHA) avec prise de photos souvenirs et production d’un film  spécial cérémonie de mariage et qui leur sera remis avant leur départ en  guise de souvenir ‘’d’Agadir, destination ‘’Lune de Miel’’
  • Remise des Cadeaux aux touristes en « Lune de Miel » à Agadir  sélectionnés par l’Association de l’Industrie Hôtelière d’Agadir (AIHA).
  • Remise des prix du tournoi de football:
    3 Trophées (3Adultes et 3 Seniors)
    6 Médailles
  • Remise des Trophées d’Honneur et de reconnaissances en faveur des partenaires habituels :
    • Monsieur le Secrétaire de la Wialaya d’Agadir.
    • Monsieur le Colonel Commandant Régional de la Gendarmerie Royale.
    • Monsieur le Commandant Régional de la Protection Civile.
    • Mme. Fatima OULHOUTE, de la Wilaya d’Agadir (Assistance aux Coopératives de la Région pour certification et labellisation).
    • Agence qui commercialise plus de circuits/excursions d’Imouzzer.
    • Chercheur Universitaire sur l’Apiculture.
    • Etudiant qui a effectué son étude de fin d’année sur l’Apiculture et spécificité du miel de la Région SMD.
    • Remise des prix d’encouragement :
    • 2 instituteurs (Femme & Homme), exerçants dans des écoles primaires à Imouzzer Ida Outanane.
    • 3 meilleurs élèves, en termes de résultats scolaires de fin d’année 2012 –  écoles primaires à Imouzzer Ida Outanane.
  • Départ pour visite de la campagne Médicale au collège d’Imouzzer.
  • 16h00 : Atelier sur le thème «Ressources Apicoles, Agrotourisme, développement durable et préservation des ressources Naturelles» dans la Province d’Agadir Ida Outanane.
    • Objectif de l’atelier :
      • Sensibiliser  les agriculteurs et les décideurs sur le potentiel de la province en  terme de ressources naturelles qui sont  à la base du pâturage de  l’élevage apicole d’une façon particulière;
      • Engager la réflexion sur la nécessité d’un plan de développement  visant la préservation de ces ressources et l’intégration de  l’agrotourisme comme moyen de valorisation
      • Trois  interventions sont proposés: la première est celle des Eaux et Foret  sur les ressources de la province, la seconde d’un expert de l’USAID sur  l’expérience de l’oriental avec le témoignage  d’une coopérative  d’éleveurs impliquée dans le projet et la troisième intervention accès  sur l’importance de la labellisation du miel d’Immouzer Ida Outanane.
    • 16h00 à 20h00 : Soirées Musicales (Folkloriques et Groupes Amazigh) animées.

Vendredi 6 juillet 2012

10h00 :

  • Animations Folkloriques
  • Kermesse des enfants (Spectacle clown, maquillage et animation et musique pour enfants des Douars d’Imouzzer…)
  • Le isite des stands et expositions.
  • Visite de l’exposition du patrimoine culturel de la Région d’Imouzzer.

de 16h00 – 20h00 :

  • Soirée Musicale : Artistes, Stars de la chanson marocaine

Samedi 7 juillet 2012

10h00 :

  • Animations Folkloriques
  • Kermesse des enfants (Spectacle clown, maquillage et animation et musique pour enfants des Douars d’Imouzzer…)
  • Visite des stands et expositions.
  • Visite de l’exposition du patrimoine culturel de la Région d’Imouzzer.

de 16h00 – 20h00 :

  • Soirée Musicale : Artistes, Stars de la chanson marocaine

Dimanche 8 juillet 2012

10h00 :

  • Animations Folkloriques
  • Kermesse des enfants (Spectacle clown, maquillage et animation et musique pour enfants des Douars d’Imouzzer…)
  • Visite des stands et expositions.
  • Visite de l’exposition du patrimoine culturel de la Région d’Imouzzer.

de 16h00 – 20h00 :

  • Soirée Musicale : Artistes, Stars de la chanson marocaine.

Autres activités parallèles :

Mardi 3 juillet  2012 : au CLUB ROBINSON à Agadir

  • Organisation  d’une Table Ronde à 09h00 à l’hôtel en présence des Professionnels du  Tourisme (Agents de Voyages, Hôteliers et réceptifs/TO, qui concernera :
  • Benchmarking sur les atouts de la destination Agadir pour se  positionner en tant que destination ‘’Lune de Miel’’ par rapport aux  autres destinations comme l’Île Maurice et Maldives qui se proclament  mondialement destinations ‘’Lune de Miel’’. Pourquoi et comment sont-ils  arrivés à s’attribuer ce succès !
  • Pour s’attribuer le nom et le positionnement d’Agadir ‘’Destination  Lune de Miel’’ ; quelle communication s’avère utile et à lancer pour ce  nouveau positionnement ? Quelle Stratégie Commerciale doit-on  programmer ? Pour ce faire : Partenaires Public et Privé (Professionnels  de Tourisme) ?

Abdessamad Kayouh préside à Agadir une réunion sur la mise en œuvre du plan de développement régional de l’artisanat

soussannonces.net
Le ministre de l’Artisanat, Abdessamad Kayouh, a préside, vendredi à Agadir, une réunion consacrée à la mise en œuvre du Plan de développement du secteur de l’artisanat dans la région de Souss-Massa-Drâa . L’enveloppe budgétaire allouée audit plan se chiffre à environ 249,5 millions dhs pour le financement de 51 projets, indique lundi le ministère dans un communiqué. Les accords relatifs au Plan de développement de l’artisanat dans la région Souss-Massa-Drâa ont été signés le 6 mai 2011, et ont donné naissance à un programme d’action commun qui s’étale sur cinq ans. Selon la même source, les objectifs fixés par ce plan quinquennal consistent notamment en la réalisation d’un chiffre d’affaires de 1,195 milliard de dhs, la création de 37.162 emplois permanents et l’organisation de stages au profit de 5054 lauréats du système de la formation professionnelle progressive. L’ordre du jour de la réunion a porté, entre autres, sur l’examen des études de faisabilité des projets prévus par le Plan de développement. Ces projets concernent l’accompagnement des directions territoriales de l’artisanat au niveau de la région avec comme objectifs la mise en œuvre de cette stratégie de développement régional, la réalisation d’études d’impact sur la création à Agadir d’un Centre de valorisation et de promotion des produits de l’artisanat, et sur les projets d’infrastructures de l’artisanat proposés par les partenaires locaux. D’autres questions ayant trait aux projets d’infrastructures réservés à la production, à la vente et à la formation professionnelle, ont été également abordées lors de cette rencontre, ajoute le communiqué.

Publié 30 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat

Timitar

Hier soir, nous avons assisté au spectacle Timitar au théâtre de verdure d’Agadir.
Nous avons vu les trois premiers groupes qui se sont produits devant un théâtre plein à craquer :Les groupes ont eu tous un énorme succès et ont été copieusement applaudis :

Ensemble Rachid Zeroual

Enfant d’une famille de musiciens, Rachid Zeroual est l’un des maîtres de la flûte marocaine et orientale (ney)  et, sans aucun doute, l’un des plus brillants musiciens de jazz oriental au Maroc. Il est aussi probablement le meilleur joueur actuel du ney du Royaume. Sorti du Conservatoire National de Musique de Rabat en 1992 avec un premier prix, Rachid Zeroual entame très vite une brillante carrière. La double maîtrise du ney et du kawala (flûte indienne) qu’il est, par ailleurs, le premier à introduire dans la musique marocaine, le conduisent à se produire aux cotés des plus grands comme le jazzman Archie Sheep ou encore Jean Michel Jarre.

Ammouri M’Barek

Né en 1951 dans un petit village à proximité de Taroudant, Ammouri M’barek est considéré comme l’un des pionniers de la fusion amazighe marocaine. Au début des années 70, alors même que tout l’éloigne de sa culture d’origine, il est sollicité pour faire partie d’une expérience associative visant la modernisation de la musique amazighe : « Ousman » (litt. Eclairs) est né !…
L’épouse d’Amouri M’Barek fait partie du groupe :
et là, ils ont eu droit à un tonnerre d’applaudissements :

Malika Zarra (Maroc/Etat Unis)

Auteure, compositrice et interprète, Malika Zarra est une artiste engagée, dont la couleur musicale symbolise la rencontre entre l’Orient et l’Occident. Originaire de la région d’Agadir, Oulad Teima, elle s’inspire de l’héritage de sa culture marocaine, des musiques Chaabi, Berbère et Gnawa, et n’hésite pas à chanter en tamazight,  arabe, français et anglais.Là, elle a eu, elle aussi, un franc succès :
Fidèles à l’esprit de « Timitar » et en exprimant, grâce à la musique, la tradition d’hospitalité de la culture amazighe, les artistes amazighs ont accueilli cette année encore, les musiques du monde dans un très beau festival.

Photos M. Terrier – Cliquez sur les photos pour les agrandir.

Publié 30 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Festival, Musique

«Timitar Calling» : le coup d’envoi est donné

par Afaf Sakhi (Agadir) – lematin.ma


●Très bonne nouvelle pour les fans du mythique groupe Izenzaren qui a ouvert le bal de la 9e édition du Festival Timitar des musiques amazighes et du monde. Des rythmes d’ici et d’ailleurs qui résonneront 3 jours durant, portés par la brise estivale de la ville d’Agadir.

● Sous le signe du partage et de la tolérance, cette année encore, sur les différentes scènes du festival, des artistes venant de tous les horizons chanteront des rythmes exotiques garantissant une manifestation festive, rassembleuse et dansante.

Début du Festival Timitar, mercredi soir, avec un concert empreint de grâce, de sensibilité et de nostalgie mettant d’emblée les festivaliers sous le charme. Des artistes qui durent, valeurs sûres de la dernière décennie. Le groupe Izenzaren a ouvert le bal à la place Amal à 20 h 30 avec, en prime, des chanteurs en grande forme qui ont donné un spectacle digne de leur réputation. Et ce, pour le plus grand plaisir des aficionados de ce groupe mythique de la chanson amazighe. Le coup d’envoi de cette 9e édition a été également l’occasion de voir sur scène des groupes de danses populaires tels Ahwach Tiznit, formés d’artistes en tenue blanche répartis en danseurs, joueurs de tambours et chefs de troupes qui les guident offrant un spectacle de danse extraordinaire. À ce titre, Brahim El Mazned, directeur artistique du festival a indiqué que «la diversité des artistes et des spectacles présentés lors de cette 9e édition propose le meilleur des répertoires traditionnels et contemporains encourageant le dialogue entre les différentes cultures de ce monde». Aussi, que ce soit à la place Al-Amal ou encore au théâtre de la Verdure, la belle ambiance était au rendez-vous. Avec notamment l’artiste Mory Kante de Guinée, multi-instrumentaliste (balafon, kore et guitare) et figure emblématique de la word music.

Absent de la scène depuis plusieurs années, il revient en 2012 avec un album chargé d’optimisme chantant la femme et la sauvegarde du patrimoine culturel africain. Le groupe Conjunto Angola a, quant à lui, emporté le public avec un mix de musique congolaise et de sonorités brésiliennes. Le tout souligné par des éclairs de guitare envoûtants et des voix aux timbres hypnotiques pour un son, à la fois, riche et moderne. Une soirée qui a donc été marquée par une présence sur scène exclusivement masculine avec un vrai melting-pot, des artistes marocains et africains ayant pour point commun un amour inconditionnel pour la musique et du partage.

Le clou du spectacle étant, sans conteste, le retour tant attendu du groupe mythique Izenzaren qui grâce à sa prestation, a pu éblouir l’assistance. La suite s’annonce magique avec des groupes phares et des découvertes à ne pas manquer !

Izenzaren : le retour tant attendu
C’est sans conteste l’un des groupes les plus appréciés de l’histoire récente de la musique amazighe. Izenzaren revient sur scène après des années d’absence, en icône de la musique amazighe. Arrivé à un moment charnière de l’histoire, ces artistes ont su trouver le juste ton associé au juste mot pour séduire un peuple assoiffé de reconnaissance. Attendu depuis plus de 20 ans, reflet de toute une identité, Izenzaren a pu faire de l’authenticité d’une musique amazighe dont les fans de ce groupe ont du mal à se défaire. «Akkal» est le titre de leur nouvel album qui signera définitivement le come-back d’une légende bien vivante…

3 scènes incontournables :

  • Place Al Amal avec pas moins de 80 000 spectateurs.
  • Théâtre de la Verdure, environ 3 000 spectateurs.
  • Scène Bijouane : 30 000 spectateurs sont attendus pour assister aux différents concerts programmés sur place.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Festival, Musique

Énergies nouvelles pour la régionalisation

Par Safall FALL – lesechos.ma

La régionalisation fait ses premiers pas dans le secteur des énergies renouvelables. C’est ce que vient de révéler une étude tout fraîchement réalisée par l’Agence de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), menée en étroite collaboration avec la Deutsche gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et l’Institut pour le développement, l’environnement et l’énergie (IDE-E). «Le projet porte de fait sur l’analyse des marges de manœuvre des autorités locales, quant au développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique», explique à ce titre Caroline Huwiler, directrice de l’IDE-E. «À travers un diagnostic dans trois régions – Meknès-Tafilalet, Souss Massa Drâa et Oriental – nous avons cherché à éclaircir les facteurs qui favorisent ou contraignent la capacité des autorités locales à assumer leurs rôles», poursuit la responsable. Dans le détail, il faut savoir que la planification régionale en matière d’énergie a déjà été instaurée par l’ADEREE, dans le cadre de son approche territoriale. Cette politique s’est concrétisée à travers la signature de six conventions régionales, avec Meknès-Tafilalet, Souss Massa Drâa, Oriental, Rabat-Salé, Tadla-Azilal et Marrakech-Tensift-Al Haouz. Ces partenariats scellés entre la structure publique et les collectivités locales visent d’abord l’évaluation des ressources disponibles au niveau de chaque région. Il s’agit ensuite de passer à l’identification d’un portefeuille de projets susceptibles d’attirer l’investissement, tout en soutenant la mise en œuvre de projets de démonstration dans le secteur des énergies renouvelables. Le troisième objectif de ces conventions porte sur le renforcement de la capacité des acteurs locaux à promouvoir les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Concret
Ces conventions se sont transformées en plans d’actions, auxquels un budget prévisionnel a été affecté. Le degré d’avancement du processus de mise en œuvre varie entre régions, en fonction notamment des paramètres suivants. «La mobilisation des fonds et le démarrage des premières actions ont été relativement rapides à Meknès, par exemple, où le Conseil régional, signataire de la convention, a créé aussitôt une commission dédiée au secteur», déclare la directrice de l’IDE-E. Cette commission est chargée de superviser le processus de mise en œuvre des projets lancés dans le cadre de cette convention. «Une telle interface régionale manque à l’Oriental, par exemple, où les signataires relèvent exclusivement du niveau central de l’administration». Par ailleurs, ces conventions régionales n’étant en vigueur que depuis 2009/10, certaines initiatives locales ont été prises de façon spontanée et indépendante de la coopération avec l’ADEREE, par divers organismes. La Technopole d’Oujda, la stratégie «Meknès-Tafilalet pour un investissement durable», l’initiative Progrès d’Agadir, sont autant de projets concrets lancés à l’échelle locale. «Certaines de ces initiatives demeurent en-dehors du cadre établi par les conventions de l’Aderee, alors que leur intégration permettrait d’enrichir les plans d’actions, favoriserait la création de synergies au sein d’une région et permettrait à ces initiatives actuellement isolées de bénéficier d’un cadre d’appui régional», précise-t-on dans le même document.

Lacunes dans l’approche territoriale
À l’exception de quelques initiatives ponctuelles dont les objectifs ont été chiffrés, aucune des régions examinées n’a, jusqu’à présent, quantifié les objectifs du plan d’actions, en y associant des indicateurs de performance. Il n’existe aucune projections relative à l’énergie produite ou économisée, ni aux émissions de CO2 évitées. Par ailleurs, le succès du plan d’actions énergétique dépend en grande partie de la mesure dans laquelle il s’aligne et s’intègre aux stratégies de développement territorial. «Trop souvent, le développement énergétique a été envisagé de façon isolée, comme un agrément au développement sectoriel ou territorial, au lieu d’être considéré de façon systématique et transversale», commente-t-on dans le texte de l’étude. Parmi les recommandations, l’IDE-E préconise le partenariat public-privé, comme l’une des meilleures voies de mise en œuvre d’une politique de régionalisation dans le secteur des énergies renouvelables. «L’arrangement intermédiaire entre le marché public et l’investissement privé, constitue le montage institutionnel privilégié en matière d’investissement énergétique durable, de par sa capacité de dynamiser de nouveaux marchés sectoriels et filières», conclut-on dans le même document.

Le business de l’éducation routière s’installe

par Anne-Sophie MARTIN – lesechos.ma

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route, le 1er octobre 2010, plusieurs mesures se sont vues actualisées et approfondies pour permettre une application plus complète du Code de la route. Aujourd’hui, les opérateurs privés intéressés par l’ouverture et l’exploitation d’établissement pour dispenser des sessions d’éducation à la sécurité routière, sont vivement appelés à le faire par le ministère de l’Équipement et du transport. Ce dernier est justement chargé de délivrer les autorisations aux opérateurs respectant le cahier des charges établi pour l’occasion. Figurent ainsi parmi les critères d’obtention de l’autorisation, les capacités financières et techniques dont doit disposer l’établissement, les moyens et les modalités d’exploitation de l’établissement, les compétences requises pour animer l’éducation à la sécurité routière et les méthodes, programmes et outils mis à disposition des stagiaires. En attendant la mobilisation d’investisseurs privés, le ministère avait conclu un accord avec l’OFPPT. L’Office organisait alors des sessions d’éducation à la sécurité routière au niveau de ses 26 Instituts de technologie appliquée, répartis sur 24 villes, dont 3 à Casablanca et le reste à Marrakech, El Jadida, Tétouan, Rabat, Oujda, Al Hoceima, Meknès, Tanger, Fès, Nador, Dakhla, Agadir, Settat, Errachidia, Laâyoune, Safi, Guelmim, Essaouira, Ouarzazate, Taza, Kénitra, Salé et Béni Mellal.

Elles deviennent obligatoires
Initialement et comme mentionné dans l’article 33 de la loi 52-05 portant sur le Code de la route, «le titulaire du permis de conduire peut, avant I’expiration de la période probatoire, récupérer quatre points sans dépasser la limite du capital maximal affecté à son permis s’il se soumet à une session d’éducation à la sécurité routière». Cependant aujourd’hui, ces sessions sont obligatoires pour les personnes titulaires d’un permis de conduire ayant perdu plus des deux tiers des points affectés au permis de conduire pendant la période probatoire, ou la totalité des points affectés au permis de conduire à l’issue de cette période, ou encore par décision du tribunal suite à un accident de la route. Sinon, le conducteur privé de son permis de conduire devra patienter 6 mois avant de repasser l’examen du permis de conduire. Concrètement, les sessions d’éducation à la sécurité routière consistent en un stage de sensibilisation, censé être un rappel des règles imposées par la sécurité routière. La réglementation impose en outre la durée de ces sessions. Elles sont ainsi dispensées pendant 3 jours successifs avec une moyenne de 7 heures par jour.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Circulation

L’UE inspecte les ports de pêche

par Yassine Saber – lesechos.ma

«Impression positive», c’est l’expression employée par les professionnels gadiris de la pêche pour qualifier la visite des inspecteurs de l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l’Union européenne au port d’Agadir et aux autres enceintes. Les inspecteurs européens de la Direction générale de la santé et de la protection des consommateurs ont entamé une tournée au Maroc depuis quelques jours en effet. Cette visite, achevée en début de semaine au port de Dakhla, était destinée à évaluer les services officiels pour le contrôle des conditions de la production et de l’exportation des produits de la pêche destinés à l’Europe. La présente mission a inspecté les infrastructures portuaires, notamment le port de Casablanca, celui d’Agadir, qui abrite la 1ère flotte au niveau national, avec 250 bateaux hauturiers, 600 côtiers et 800 barques artisanales en plus de celui de Dakhla. La commission a contrôlé également les établissements de la production, les navires de la pêche, les laboratoires d’analyse et les halles aux poissons, ainsi que les points de débarquement. L’objectif de la mission d’inspection sur les produits de la pêche était d’évaluer les progrès déployés par le Maroc dans ce domaine, puisque le royaume n’a pas été contrôlé depuis juin 2009. Les inspecteurs européens ont procédé au cours de leur visite sur place à des vérifications du système de contrôle des débarquements et d’hygiène. Figuraient aussi au menu, des visites des établissements de manipulation des produits de la pêche agréés pour l’exportation, sur les bateaux de la pêche, dans les camions de transit ainsi que dans les points débarquement aménagé (PDA). Dans ce sens, l’inspection constituée de trois experts vétérinaires a rendu aussi une visite au PDA de Tifnit, prêt pour être prochainement exploité. Le projet destiné à environ 500 pêcheurs sur une superficie de 14.900 m2 a nécessité un investissement de 42,5 MDH. Quant au port de Dakhla, dernière étape de cette mission, le contrôle a concerné les projets d’aquaculture et la traçabilité des produits de la pêche. «En attendant le rapport final de la mission et ses recommandations, les contrôles mis en œuvre pour les produits de la pêche ont été globalement considérés comme satisfaisants, puisque des améliorations avaient été notées par rapport à la dernière inspection dans le système de contrôle et d’hygiène», précise Abderahmane Sarroud, président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique centre-Agadir. Il a ajouté que c’est justement grâce au niveau du plan «Halieutis que des avancées ont été enregistrées, notamment la construction d’une nouvelle génération de halles au poisson, dont celle d’Agadir, le renforcement de la traçabilité, l’instauration de l’utilisation de contenants normalisés et la mise à niveau de la flotte de pêche». Par ailleurs, une délégation d’investisseurs espagnols était également en prospection du 21 au 25 juin au Maroc, sur invitation de la Confédération nationale de la pêche côtière (CNPCM). L’objectif était d’étudier les conditions d’implantation d’un chantier naval pour la construction de navires et la mise à niveau des bateaux. Après Casablanca, les investisseurs ibériques ont ainsi visité les ports de Safi, d’Agadir et de Dakhla. Une délégation marocaine se déplacera aussi en Espagne pour étudier les opportunités d’investissement au Maroc.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Tourisme : Pourquoi les Canaries font mieux que le Maroc ?

Malika ALAMI – leconomiste.com

  • 12 millions de visiteurs par an, soit 6 fois leur population
  • 431.200 lits et un produit diversifié, l’archipel distance le Souss
  • Ressources naturelles valorisées et activités ludiques

Ils sont tout juste un peu plus de deux millions d’habitants sur 7.400 km² et accueillent plus de 12 millions de touristes par an. Les Iles Canaries distancent de loin les scores du Maroc. En dépit de toutes les Visions et nouvelles politiques touristiques, tout le tintouin autour des stations balnéaires, des destinations classiques, impériales, historiques, l’arrière-pays, ou le tourisme écolo, nous ne sommes pas arrivés à réaliser les mêmes performances que celles de l’archipel canarien. Ayant une «taille» proche, le Souss Massa Draâ avec ses 72.000 km ² n’atteint même pas le million de touristes. Près de 750.000 par an tout juste pour Agadir. Autre exploit de ce tout petit archipel : Il dispose d’une capacité d’hébergement plus importante offrant 431.200 lits touristiques dont 237.900 hôteliers. Agadir pour sa part abrite à peine 27.000 lits hôteliers actuellement. Pourtant l’activité touristique a commencé quasiment au même moment dans ces deux destinations.
Le premier hôtel d’Agadir, l’hôtel Royal de la famille Iraâ Sbaî, toujours en activité aujourd’hui, a ouvert ses portes dans les années soixante après le tremblement de terre qui a frappé la ville. Il fait partie d’ailleurs des édifices de la première période de la reconstruction de la cité. A Las Palmas de Gran Canaria, le premier hôtel a vu le jour également dans les années 60, précisément à San Augustin, indique Marie-Thérèse, une guide touristique. Dans l’archipel, le tourisme a démarré bien avant en vérité. Les premiers voyageurs à fréquenter las îslas de Canaria, furent les naturalistes au 19ème siècle en raison des plantes endémiques qu’elles abritent. L’activité du tourisme commença cependant à se développer vers les années 70 avec un véritable boum dans les années 80. Aujourd’hui l’Archipel qui dispose de huit aéroports séduit plus d’une centaine de tour opérateurs qui vendent la destination. Plus de 50% des visiteurs des lieux sont toutefois des individuels. Les Anglais sont le premier marché émetteur de l’archipel avec 50% du nombre des visiteurs de la destination, suivi des Allemands et des Scandinaves. Le climat tempéré de l’archipel attire en effet particulièrement en hiver ces touristes. Mais ce n’est pas le seul point fort de la destination. Les agents de voyages marocains qui ont visité la semaine dernière les Iles Canaries ont vu combien le produit de la destination est diversifié et comment les Canariens valorisent leur patrimoine naturel à des fins touristiques tout en le protégeant. L’expérience du parc national de Teide à Tenerife qui draine plus de 10.000 visiteurs par jour est véritablement à copier. Plus de 700 espèces végétales, vue imprenable, paysages lunaires, le site se caractérise par une richesse biologique et géologique, souligne Juan Miguel, un guide touristique lors d’une excursion dans la localité. Agadir et sa région abrite aussi des potentialités du genre mais restent sous exploitées en la matière. La réussite de l’industrie du tourisme aux Iles Canaries repose aussi sur un produit diversifié: ‘’Tout ce que vous recherchez se trouve ici’’, c’est d’ailleurs un des slogans de la destination. Tourisme familial, sports nautiques offre bien-être et santé sans oublier, le tourisme nature à travers notamment la découverte des volcans de l’archipel, le tourisme des Iles Canaries offre indiscutablement plus d’une niche avec beaucoup de points communs avec Agadir et sa région.
Les Iles Canaries se distinguent également par leurs activités ludiques et leur animation. Un volet qui reste faible à Agadir. Aux Iles Canaries, l’animation est partout et à tout moment. Sur les plages, dans les rues, la fête est en tous lieux, de jour comme de nuit. Durant la journée, outre les plages bien moins belles il faut le reconnaître que celles d’Agadir, mais mieux équipées cependant, les parcs à thèmes attirent le touriste. Le Loro Parque, au coeur d’une végétation luxuriante, draine entre 5.000 à 8.000 visiteurs par jour. Ce paradis des perroquets qui a enregistré plus de 1,5 million de visiteurs en 2011, abrite plus de 350 espèces du genre sans oublier une faune et une flore très variées. Il offre aussi des spectacles inédits de dauphins et d’orques. C’est cette joie de vivre qui fait revenir le touriste dans une destination. La communication et la promotion du produit sur les marchés émetteurs y sont aussi pour quelque chose. La destination dispose d’un budget  de promotion de 1,6 million d’euros par an. Est-il utile de rappeler qu’Agadir ne dispose pas de ces moyens et que le budget de promotion de la destination Maroc est de 300 millions de DH environ. La différence entre Agadir et les Iles Canaries est aussi à un autre niveau, celui notamment des connexions aériennes. Reste que le plus urgent à Agadir est de rénover une partie du parc hôtelier et d’investir surtout dans l’animation et dans la valorisation des niches naturelles. C’est ce qui poussera les touristes à venir et à revenir. Et les décideurs du tourisme à l’international suivront.

Potentialités
Un climat tempéré 360 jours par an, un produit balnéaire conjugué au culturel avec un arrière-pays très attractif, les Iles Canaries et la région d’Agadir ont véritablement plusieurs atouts touristiques semblables. La différence cependant avec cette région voisine, aujourd’hui encore plus proche, à peine à une heure trente d’avion, avec les nouvelles connexions aériennes de Binter Canarias, est  dans la manière de gérer ces niches et de valoriser les potentialités.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Spectacle de fin d’année de l’Ecole de Musique Beethoven : ces jeunes musiciens, quel talent !

Hier soir, au Tikida Beach avait lieu le spectacle de fin d’année de l’Ecole de Musique Beethoven d’Agadir.

Nous avons pu apprécier des interprêtes de tous les âges et pratiquant toutes sortes d’instruments :Certains, comme lui, vivaient leur musique : un spectacle à lui tout seul !de très belles voix :de beaux morceaux de guitare !et des rythmes espagnols magnifiquement interprétés :Un ensemble qu’on a pris vraiment plaisir à écouter :Il faut qu’ils continuent tous à cultiver cette passion de la musique qui les anime visiblement et par laquelle ils canalisent toute leur vitalité et leur besoin de s’exprimer !
Un grand bravo à tous !

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Culture, Musique, Spectacle

Or, argent, fer, cuivre, ce que le Maroc produit à part les phosphates

Mohamed El Maâroufi – lavieeco>.com

Le fer, le cuivre, le plomb et le zinc constituent les plus grosses quantités. L’Etat a accordé 77 concessions du patrimoine minier, 563 permis d’exploitation et 3 647 permis de recherche. L’ONHYM ne participe plus à l’exploitation et s’est recentré sur la recherche.

Le Maroc n’est pas encore un pays pétrolier, mais son sous-sol est assez bien doté en ressources minérales. Selon l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), dont les derniers chiffres remontent à 2010, le Royaume produit 28,3 millions de tonnes de minerais par an pour une contre-valeur de 40,1 milliards de DH, ce qui représente 6% du PIB. Et le secteur emploie près de 34 500 personnes.
On s’en doute bien, les phosphates représentent près de 90%, qu’il s’agisse des tonnages ou des recettes générées. Mais d’autres minerais sont extraits. Ainsi, si le Maroc a extrait (hors valorisation) un peu plus de 26,6 millions de tonnes de phosphates, il a aussi produit et exporté d’autres minerais comme le fer (44 700 tonnes), du plomb (46 000 tonnes), du cuivre (53 400 tonnes), du zinc (87 400 tonnes)…
Pour ce qui est des produits miniers transformés, outre l’acide phosphorique et les engrais, il y a aussi de l’argent (243 tonnes) et de l’or (650 kg contre 1,3 tonne en 2006). Le Maroc produit également du nickel (317 tonnes).
Mais, globalement, la production minière hors valorisation semble stagner, si l’on considère les chiffres arrêtés à 2010. A l’ONHYM, on explique que tout dépend de l’avancement de l’exploration et de l’entrée en exploitation de certains sites. En effet, la recherche minière au Maroc, qui date du début du XXe siècle (le Bureau de recherches et de participations minières que l’ONHYM a été créé en 1928) est aussi aléatoire que la recherche pétrolière. Et il faut compter entre 7 et 10 ans pour mettre au jour un gisement et évaluer de manière sûre ses réserves avant de commencer son exploitation. Globalement, comme le dit en substance Amina Benkhadra, DG de l’office, le secteur minier privé est très dynamique et, bon an mal an, investit 400 MDH, rien que dans la recherche.
Des indices d’uranium dans les provinces du sud
En plus des 77 concessions du patrimoine minier existantes, on totalise 563 permis d’exploitation et 3 647 permis de recherche. Les explorateurs comme les exploitants sont de diverses nationalités et de diverses tailles car la recherche minière peut aussi bien se faire par des multinationales que par des personnes physiques. En effet, ce sont les marocains Managem et Akka gold mining (AGM) qui exploitent l’or, tout comme le zinc et le cuivre. Chez les étrangers, on trouve à côté de l’australien Kasbah Resources, qui exploite un site d’étain, l’allemand Okosys et l’espagnol Tolsa qui produisent de la bentonite, mais aussi le malaisien Tamara Mining qui extrait du fer. Globalement, chaque année, ce sont entre 4 et 5 milliards de DH qui sont investis entre exploration et production. En 2011, l’ONHYM a dépensé, de son côté, 60 MDH pour prospecter et promouvoir le Maroc en tant que destination de choix pour l’exploration minière. Le programme d’exploration continue et l’office recourt à de nouvelles technologies comme la télédétection hyperspectrale, la géophysique aéroportée et la géochimie sol pour enrichir le plan national de cartographie géologique (PNG) afin de convaincre les investisseurs de venir au pays.
C’est grâce à cela que des gisements de métaux précieux, notamment d’or, ont été découverts tels que ceux de Lourim (province de Tiznit), Had Imawn et Tafrent (du côté de Ouarzazate), Jbel Malek et Azougar n’tilili (province de Tan Tan). D’autres zones sont en cours d’exploration ou de reconnaissance poussée. Il en est ainsi de la province d’Aousserd pour le fer, entre autres métaux.
Outre l’intérêt pour les métaux précieux mais également pour les métaux de base (plomb, zinc et cuivre) comme à Jbilet et Gemassa, l’office insiste aussi sur l’exploration des provinces du Sud qui a commencé depuis 2009 pour la recherche de l’uranium. Des indices intéressants (on parle bien d’indices) ont été mis au jour à Agracha et Matallah dans la province d’Aousserd. Les sondages effectués sont si encourageants qu’on parle de réserves potentielles de plusieurs millions de tonnes. Aujourd’hui, l’ONHYM s’est désengagé de l’exploitation ou du partenariat dans la production.
L’Etat a choisi de faire de son démembrement un outil de recherche préliminaire dans des domaines où aucun opérateur ne peut investir. Il faut en effet lui prouver d’abord l’intérêt qu’il a à venir dans une région ou une autre. De plus, l’Etat s’engage à encourager les éventuels investisseurs, en prenant à sa charge entre 50% et 70% des infrastructures d’installation comme les routes, notamment, et même le raccordement à l’eau et à l’électricité.

Prospection minière : Un domaine ouvert aux personnes morales ou physiques
Contrairement aux hydrocarbures, l’Etat ne prétend pas à une participation de 25% dans les sociétés d’exploitation minière. Dans la prospection minière, même si le sous-sol reste la propriété de l’Etat, l’exploration comme l’exploitation (en dehors des phosphates, bien entendu, monopole de l’Etat) sont libres et ouvertes à toute personne morale ou physique, quelle que soit sa nationalité.
Il suffit de demander un permis de recherche qui répond à certaines spécificités comme la durée et l’obligation d’effectuer des travaux. Une fois la faisabilité économique établie, le prospecteur a droit à un permis d’exploitation sous réserves de payer des droits modiques qui vont de 2 000 DH à 7 000 DH. Le permis de recherche est valable pour une période initiale de 3 ans, renouvelable pour 4 ans sur une surface de 16 km2. Le permis d’exploitation a, quant à lui, une durée initiale de 4 ans avec la possibilité d’une prorogation exceptionnelle de 12 ans. Cette extension est accordée si des gisements exploitables sont découverts.
Du point de vue fiscal, les équipements servant à l’exploration sont exonérés de droits de douane et l’Etat réduit de 50% les impôts des entreprises opérant dans le domaine mais seulement si elles exportent leurs produits miniers directement ou indirectement.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Economie, Technique

Festival Emigration et humour : Agadir éclate de rire

Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • 7ème édition de «Tatssa, le rire immigré»
  • Fahid, Bassou, Booder…les artistes

L’été qui commence appelle les animations.
Il appelle aussi les MRE qui rentrent au pays pour se ressourcer. Les deux se sont retrouvés en fin de semaine dernière pour un grand éclat de rire lors de la 7ème édition du Festival du rire, «Tatssa, le rire immigré». Cette activité, qui s’inscrit dans le cadre de la dynamisation du champ artistique et culturel de la ville d’Agadir, tire son thème, ‘’Emigration et humour’’, du concept de l’animation humoristique centrée sur le phénomène de l’émigration. De fait, ce sujet est un thème cher à l’Association l’Initiative culturelle qui organise depuis dix ans le festival cinématographique «Cinéma et migrations», dont l’objectif est de mettre en avant les créations du 7e Art traitant du thème de l’émigration. Le festival Tatssa («rire» en berbère) ambitionne donc toujours de mettre en valeur les spectacles d’humoristes et metteurs en scène issus de l’émigration. Booder et Tarik Raifak étaient invités cette année. Les humoristes locaux comme Fahid, Mohamed Bassou, Abdou, Chaouchaou et Abdelfatah Jawadi ont excellé. Il y en avait pour tous les goûts du public, totalement conquis. En effet, le rire était amazigh, arabe et français. En marge du festival et en partenariat avec «l’Ormes» (l’Observatoire régional de la migration, espace et sociétés), une table ronde a été animée par Yvan Gastaut (Université de Nice, URMIS). Elle traitait de la question migratoire sur le thème : “La France qui rit de l’Arabe : Réflexions sur le succès des sketches de Pierre Péchin à la télévision (1975 – 77). Pour rappel, le Festival du rire Tatssa, est organisé par l’Association initiative culturelle, en partenariat avec le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger, l’Observatoire régional de la migration Espace et sociétés et l’Université Ibn Zohr d’Agadir. Cette 7ème édition a eu lieu du 22 au 23 juin et a constitué un agréable moment de détente pour les fans qui considèrent cette manifestation culturelle comme désormais incontournable. Il faut préciser que ce festival s’inscrit dans la même démarche artistique que celle de son aîné, le Festival Cinéma et Migrations, projet porté, depuis dix ans, par l’Association initiative culturelle, et qui, au fil des éditions, a réussi à s’imposer parmi les évènements cinématographiques les mieux réussis et les plus médiatisés de la scène nationale.

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Festival

Timitar: Mory Kanté ouvre le bal

M. A. – leconomiste.com

  • La fête commence ce mercredi pour se clôturer samedi 30 juin
  • Le groupe amazigh Izenzarn point de mire de cette 9e édition

La fête en effet, commence ce mercredi et se poursuivra jusqu’au samedi 30 juin. Aussi, les organisateurs avec une ambition toujours plus forte de réussir ce rendez-vous, s’activent et mettent le paquet. Cette année la rencontre est marquée par un nouveau souffle aux commandes du festival, celui de Khalid Bazid, connu pour être le DG du groupe Caractères Médias. Le manager remplace Fatima-Zahra Ammor qui a assuré avec brio la direction du festival toutes ces dernières années. Pour Khalid Bazid, originaire d’Agadir, diriger ce festival a un peu un côté affectif. Les musiques amazighes ont bercé son enfance et apporter quelque chose à sa ville lui tient véritablement à cœur. Dans l’organisation de cet événement d’envergure, il rappelle que ce sont en fait des milliers de personnes, voire cinq mille ou plus, qui sont mobilisées. On ne le dira jamais assez les ingrédients de la réussite de l’événement depuis la première édition sont aussi une mobilisation des autorités locales, des élus, des professionnels du tourisme et celle sans faille des forces de l’ordre. Le soutien inconditionnel de Aziz Akhannouch depuis neuf ans aujourd’hui, est aussi un élément de poids pour la pérennité de ce festival. Malgré un emploi du temps chargé, le ministre, également vice-président de l’Association Timitar, veille au moindre détail de cette manifestation, autant dans son organisation synchronisée, la gratuité de ses spectacles, sans oublier la diversité de la programmation. Cette année encore le festival Timitar fait la part belle aux musiques amazighes et aux arts traditionnels locaux de manière à perpétuer le patrimoine oral. La rencontre fidèle à son concept ‘’les artistes amazighs qui accueillent les musiques du monde’’, reçoit cette fois encore une pléiade d’artistes des quatre coins du monde, Corée du Sud, Angola, Etats Unis, Colombie, Nouvelle Calédonie, Irak, Guinée Conakry.
. Il y en aura bien sûr pour tous les goûts, indique le directeur artistique, Brahim El Mazned. Près d’une quarantaine de groupes et trente concerts sont au programme de cette 9e édition, étalés sur 3 différents endroits: La place Al Amal, le théâtre de verdure et la place Bijaouane. Ce mercredi 27 juin, c’est l’artiste guinéen Mory Kanté, auteur de la célèbre chanson Yeke Yeke, qui donne le coup d’envoi du festival. La star partage l’affiche de cette première soirée avec le groupe mythique du Souss Izenzarn qui signe son retour avec un nouvel album, produit par l’Association Timitar qui en a même acheté les droits d’auteur. Le disque est disponible dans les bacs depuis le 8 mai dernier. Le festival se veut ainsi comme à ses débuts un outil d’encouragement à la création et aux talents. Outre susciter des vocations, aujourd’hui le développement de la culture dans la région passe aussi par la valorisation du patrimoine musical et son adaptation aux nouvelles exigences du marché de la musique, mettant l’aspect marketing de la démarche au même niveau que le talent des artistes. D’un autre côté, il est question pour l’Association Timitar de mieux asseoir les autres festivals de la région. Pour Timitar, on pense déjà à fixer longtemps à l’avance la prochaine date de la rencontre. De manière à vendre le produit à l’international et doper l’activité touristique de la destination.

 

 

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Festival, Musique

Exposition itinérante : De l’estampe au multiple

aufaitmaroc.com

Cette exposition qui propose une sélection hors pair d’estampes, invite par la même occasion le visiteur à s’intéresser à la thématique du “reproductible”, et de ces multiples qui rendent l’art plus accessible. L’exposition combine ces œuvres avec des “pièces uniques”, venant ainsi illustrer cette thématique de l’un et du multiple.

L’exposition “De l’estampe au multiple”, produite par l’Institut français du Maroc pour la saison culturelle France-Maroc 2012-2013, en partenariat avec la Galerie Delacroix de Tanger, propose une sélection des meilleures estampes issues du Fonds de l’Institut français de Tétouan et de pièces réalisées dans le cadre de commandes et d’expositions de la galerie Delacroix.

A travers les œuvres de Saâd Ben Cheffaj, Christiane Vielle, El Houssaïne Mimouni, Bouchaïb Maoual, Mustapha Yesfi, Terry Connor, Abdel Bassit Ben Dahman, Tibari Kantour, Bouchaïb Habbouli et d’autres, l’exposition invite à s’intéresser à la thématique du “reproductible”. L’estampe, partant de la tradition ancestrale de la gravure, sort en effet du champ de la “pièce unique” pour aller vers des œuvres à plus large diffusion, voire accessibles à tous, sous forme de “multiples” aux caractéristiques techniques et à l’expression spécifiques: lithographie, eau-forte, aquatinte etc.

Ce sont ainsi un ensemble d’environ quatre-vingts œuvres, réalisées depuis le début des années 2000, mises en parallèle avec des peintures et sculptures, qui viennent elles illustrer, voire questionner, en tant qu’œuvres uniques, cette thématique de l’un et du multiple.

“De l’estampe au multiple” sera présentée successivement dans onze établissements du réseau culturel français au Maroc.

Du 29 juin au 19 août – Galerie Delacroix – Tanger
Du 5 Au 30 septembre – Institut Français d’El Jadida
Du 6 Au 28 octobre – Institut français d’Agadir
Du 3 Au 24 novembre – Alliance Franco-Marocaine d’Essaouira

Publié 28 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Culture, Peinture

Les plages de plus en plus sales (mais pas au sud !)

par Ilham BOUMNADE – leconomiste.com

  • 34 Stations non-conformes
  • Le littoral plus que jamais menacé
  • Les plages du sud mieux classées

Même si les voix officielles ne tirent pas la sonnette d’alarme, la situation des plages marocaines est sujet de préoccupations. Le tant attendu rapport sur la qualité des eaux de baignade (édition 2011/2012) vient de tomber. Le constat est sans appel! La qualité des eaux de baignade dans les plages nationales a enregistré un recul avec 90,26% des stations de surveillance déclarées conformes aux exigences réglementaires contre 94,48% un an auparavant, soit un recul de 4,22 points. En clair, sur les 349 stations évaluées, 34 ont été déclarées impropres à la baignade. Il s’agit notamment de stations situées à Martil, M’diq, Tanger-ville, Casablanca (Nahla de Sidi El Bernoussi, Nahla Aïn Sebaa et Chahdia ou encore Saada…), Rabat-Salé, Safi et Sidi Ifni. Certaines plages comme Nahla sont cataloguées «impropres» plusieurs années successives. C’est dire qu’aucune mesure n’a été prise pour améliorer la qualité de cette plage. Pourtant, très fréquenté, le site est connu comme étant la plage de Sidi Bernoussi.

Parmi les principales causes de la détérioration de la qualité des eaux de baignade, figurent les rejets d’eaux usées, la forte concentration de baigneurs, conjugués à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène (douches, toilettes, poubelles).

Au total, 141 plages sont couvertes par cette étude (102 sur la rive Atlantique et 39 en Méditerranée). Ainsi, 20 plages comprennent des stations non conformes à la baignade (contre 14 en 2011). Malgré les efforts pour l’amélioration de l’eau de baignade, les chiffres démontrent un manque d’intérêt des autorités ou du moins une insuffisance des moyens déployés.
La qualité du sable n’a pas échappé à l’analyse cette fois-ci. Treize plages ont fait l’objet d’analyses chimiques, mycologiques et typologiques. Les déchets sont essentiellement du plastique et du bois avec de faibles proportions de matières organiques. En général, les plages étudiées ne présentent pas de contaminations par les métaux lourds, à l’exception d’une station basée à Martil (près de l’embouchure de l’oued Martil) qui dépasse la norme en nickel. Par ailleurs, les analyses mycologiques révèlent des contaminations par des moisissures au niveau des plages d’El Jadida, de Sidi Ifni et d’Agadir.
Les experts ont réparti le Maroc en trois zones (Méditerranée, Atlantique Nord et Atlantique Sud). Le classement du rapport repose sur quatre catégories. Les eaux de bonne qualité pour la baignade reçoivent la lettre A. Pour la qualité moyenne, c’est la lettre B. Quant aux eaux momentanément polluées, c’est la lettre C. Enfin, les eaux de baignade de mauvaise qualité reçoivent la lettre D. Dans la côte atlantique nord, 15 stations ont enregistré une amélioration contre 23 ayant accusé un recul. Les plages les plus recommandées dans ce périmètre sont situées à Kénitra, El Jadida, Mohammedia ou Essaouira. Plus au Sud, se sont 7 stations qui sont devenues impropres à la baignade.
Sans aucun doute, les plages les plus propres sont situées entre Agadir et Dakhla. Sur 60 stations uniquement, deux sont impropres. Les plus mauvais résultats ont été affichés au niveau des plages du Nord qui enregistrent 28 dégradations de la notation. Pour se baigner dans cette région, il est recommandé de se diriger vers Al Houceima, Driouch ou encore Nador. Par contre, la préfecture de M’diq-Fnidep reste à risque.
Plus généralement, les auteurs du rapport mettent l’accent sur la détérioration de la qualité du littoral. «Une très forte pression est exercée par l’urbanisation sur le milieu côtier». La fleuraison des projets immobiliers et touristiques se fait par moments au détriment de la composante environnementale. D’où le dilemme entre l’incitation à l’investissement et la régulation de la mutation des espaces naturels. S’y ajoute une absence d’organisation de l’espace littoral. «Avec le développement du tourisme et des résidences secondaires, le littoral est devenu un lieu attractif avec vue imprenable sur la mer. L’on observe une privatisation progressive du littoral par acquisition particulière de résidences». Le rapport dénonce également des situations à la limite de l’illégalité. En fait, la bande d’inconstructibilité de 100 m est rarement respectée. Cette mesure rentre dans le cadre du projet de loi littorale qui se fait toujours attendre. Par conséquent, les constructions trop proches de la ligne de rivage accentuent le phénomène d’érosion.

Publié 27 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Spectacle de musique de l’Ecole de Musique Beethoven d’Agadir : C’est ce soir, à l’Hôtel Tikida Beach, à 20 H 30, pensez-y !

Venez encourager les jeunes musiciens talentueux qui donnent ce spectacle à l’occasion de la fin de l’année scolaire.

Publié 27 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture, Musique, Spectacle

Début du «National des jeunes 2012» au Royal Tennis Club à Agadir

lopinion.ma

C’est parti pour le championnat individuel des jeunes 2012 qui se jouera, pour la seconde fois, sur les courts du Royal Tennis club d’Agadir qui s’est fait une meilleure santé pour la circonstance.
Le coup d’envoi de ce festival de nos champions en herbe sera donné ce lundi par le président du club hôte, M. Ahmed Haïjoub, avec à ses côtés le juge arbitre de l’événement, Abdellah El Hiba, et la directrice technique du club, la gracieuse Meryem Lahloumi.

«Ils et elles» vont venir de tous les coins du Royaume pour animer cette semaine (du 25 au 30 juin) de tennis non-stop, sous le signe de la relève.
Seize tableaux (au masculin et au féminin) feront le bonheur des adeptes de la petite balle jaune qui auront à joindre en cette période des vacances, l’utile à l’agréable. Comme quoi chacun en aura pour ses goûts.
Tout le gratin, des catégories, allant de 9 ans à 18 ans, jettera donc l’ancre sur la capitale du Souss qui passe d’un festival à l’autre ; musical, culturel, sportif… .
La première vague qui déferlera sur les courts d’Agadir, ne toûchera que la catégorie des «16 et 18 ans» où l’on notera, surtout, l’absence de quelques favoris qui sont, malheureusement, retenus par leurs examens scolaires. Nous citons, entre autres, le tenant du titre des «16 ans», Kader Benabdallah et son «dauphin» Ali Mekouar ou encore Kamil Benmoussa, champion du Maroc des «18 ans» en titre qui évolue, désormais, sous l’autres cieux.
Outre ces absences de taille, on peut, quand même, saluer la présence des outsiders capables du meilleur comme du pire qui croient dur comme fer en leurs chances et potentialités et ne s’en cachent pas.
Dans ce sillage, nous croisons les mouline Soufiane, Hamid Derbani, Hamza El Houari, Yassine Ennachachibi, Mehdi Laâlej ou encore Mohamed Belkora etc… .
Côté filles,les Asmae Benzit, Abla chadli, Selma Charif, Intissar Rassif, Atik Ghita, Meryem Rhallab, sans oublier la grande favorite, Fatyha Berjane, seront les plus suivies. En somme, pour ce premier jet (les 16 et 18 ans), on peut dire que ça sera un démarrage sur les chapeaux de roue.
Alors, pleins feux sur le R.T.C. Agadir, paré pour la circonstance, pour vivre en live ce rendez-vous de la relève.

Publié 26 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport

Agadir : conférence scientifique : Pouvoir de la presse et pouvoir de la juridiction

par S. E – albayane.press.ma

En collaboration avec le barreau auprès des cours d’Agadir et de Laâyoune, le club régional de la presse d’Agadir a tenu, vendredi dernier à l’amphithéâtre de la chambre de commerce, d’industrie et de services, une conférence scientifique autour du thème « pouvoir de la communication et pouvoir de la juridiction ».Au préambule de cette rencontre qui a drainé un parterre de journalistes, toutes catégories confondues, d’avocats, de procureurs, de magistrats…, Mustapha Iraqui, membre du bureau exécutif du syndicat national de la presse marocaine, a mis en exergue le parcours du règlement régissant la profession de la presse,  depuis 1914, bien avant l’indépendance. Au fil du temps, cette loi a connu des amendements, toujours dans le sens de l’étouffement de la mission du journaliste, en termes de sanctions coécrives à son encontre. En 1998, le corps de la presse a énergiquement revendiqué la promulgation d’une loi avancée qui réponde aux revendications des journalistes, conformément aux recommandations du colloque national de l’information. Hormis quelques améliorations, poursuit-il, ces textes tardent à voir le jour, jusqu’à présent, quoique certains passages aient joui de l’approbation unanime, tel le respect de la personne du Roi, la religion islamique et l’intégrité territoriale. La profession attend toujours l’apparition de cette loi qui refléterait le degré de croissance de cette mission, tout en sachant, conclut l’intervenant, que les journalistes aspirent à la mise en fonction d’une instance de déontologie qui veille à la lutte contre la diffamation et le dénigrement. Pour sa part, Lahcen Moufsih, avocat au barreau d’Agadir, a mis l’accent sur l’importance de l’action de la presse dans la société et son acuité, en paraphant la fameuse citation de Napoléon : « Je pourrai appréhender trois journaux, mais pas cent soldats !». La presse, souligne-t-il, est constamment à l’origine d’une panoplie de thématiques en débat et permet de cerner les problématiques à grande échelle. Par ailleurs, il affirme que l’appellation consacrée à la presse, à savoir le 4éme pouvoir est une erronée, car il n’existe, en fait, que trois pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire. De son côté, Saoudi El Amalki, président du club régional de la presse d’Agadir a relevé que la presse partisane avait joué, à l’époque, un rôle militant au côté du mouvement national pour le recouvrement de l’indépendance et l’instauration de l’Etat moderne. Peu après, suite à  l’élargissement des libertés, indique-t-il, cette presse s’est diversifiée, avec l’entrée en lice de la presse écrite dite indépendante, les supports audiovisuels privés et la presse électronique. Cependant, en dépit de cette éclosion des titres, on notera que l’entreprise de la presse proprement a du mal à se consolider, ainsi que la diffusion qui reste restreinte, à cause du niveau d’instruction et de conscience au sein des masses populaires. De ce fait, l’impact de la presse sur les événements demeure insuffisant, d’autant plus que le support télévisuel public reste trop « officiel ». Dans sa dernière communication, Ahmed Inane, magistrat à Inezgane, a surtout prôné que les dossiers relatifs aux affaires des journalistes doivent être traités séparément. Pour ce faire, il convient de prévoir une magistrature spécialisées dans les affaires ayant trait à la presse. Il va sans dire, également, ajoute le magistrat, que ces dossiers doivent subir les mêmes traitements car la loi est au dessus de tous.

Publié 26 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Conférence, Justice, Société

Baccalauréat : Un taux de réussite de 48,96 %

MAP – lematin.ma

Le taux de réussite aux épreuves de la session ordinaire du baccalauréat, au titre de l’année scolaire 2011-2012, a atteint 48,96%, a indiqué, mardi, un communiqué du ministère de l’Éducation nationale (MEN), précisant que 15,21% des candidats libres ont pu également décrocher leurs diplômes.

Le nombre total des admis à ces épreuves a atteint 163 506 sur 451 953 candidats, précise le communiqué, indiquant que 164 271 candidats passeront les épreuves de la session de rattrapage, qui aura lieu les 10, 11 et 12 juillet 2012.

Les épreuves de la première session du baccalauréat se sont déroulées, cette année, dans un climat marqué par «l’adhésion totale» des enseignants, des autorités publiques, des médias nationaux et de l’ensemble des partenaires et acteurs, a ajouté le communiqué.

Les efforts déployés par l’ensemble de ces acteurs visaient à assurer le succès de cette importante échéance éducative et lui garantir des conditions saines à même d’assurer la crédibilité des examens et permettre aux candidats de passer ces épreuves sur la base du principe d’égalité des chances, relève-t-on de même source.

Publié 26 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Enseignement

Surveillance de la qualité des eaux de baignade : Bilan de la saison estivale 2011-2012

par  Seydina Ousmane Mbaye – lematin.ma

Dans l’optique d’œuvrer pour hisser les plages marocaines aux standards internationaux, le bilan du programme annuel de surveillance des eaux de baignade vient d’être dressé.

Comme à l’accoutumée, les résultats du programme national de surveillance de la qualité des eaux viennent de tomber. Il s’agit d’un programme élaboré conjointement par le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement et le ministère de l’Equipement et du Transport, avec l’appui de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement. Un tel programme a déjà commencé à porter ses fruits par l’octroi du label «Pavillon Bleu» aux plages marocaines les plus propres. Des résultats encourageants qui viennent sanctionner à leur juste valeur les efforts consentis par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, sous la présidence de son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna.

Ainsi pour cette année, 141 plages ont fait l’objet de surveillance avec un chiffre de 39 plages au niveau de la Méditerranée et 102 pour l’Atlantique. Le nombre augmente ainsi considérablement d’année en année, car il était de 18 en 1993. Pour la zone méditerranéenne qui compte 39 plages, 93 stations de surveillance ont été mises en place, réparties entre Saidia et Marqala. Ainsi au cours de la saison estivale mai-septembre 2011, 1 009 prélèvements ont été effectués, soit un peu plus du quart du nombre national (25,94%). Les résultats laissent entrevoir que pour les 91 stations de surveillance ayant fait l’objet d’un nombre de prélèvements suffisant pour le classement, le taux de conformité c’est-à-dire les plages conformes à la baignade est de 79,12%.

Cette zone de la Méditerranée qui s’étend sur 500 kilomètres se caractérise par un certain nombre d’écosystèmes riches et variés. Toutefois, elle fait aujourd’hui face à une dégradation en raison d’une urbanisation accélérée et d’autre part par les pressions naturelles des effets de l’érosion des reliefs et paysage qui impactent sur la qualité hygiénique des plages. Concernant la rive Nord de l’Atlantique s’étendant de la wilaya de Tanger à la province d’Essaouira, elle constitue une côte très convoitée en période estivale en raison de ses nombreuses et belles plages. Dans cette zone riche de 79 plages, on dénombre 201 stations de surveillance. Elle se taille ainsi la part du lion dans le nombre de prélèvements effectués dans la période mai 2011-septembre 2012 qui s’élèvent à 2 221, soit 57.1% du nombre global de prélèvements réalisés à l’échelle nationale. Dans cette partie nord de l’Atlantique, le taux de conformité est élevé atteignant les 93,94% faisant ainsi de cette côte une zone aux plages attirantes et conformes à la baignade.

Pour la troisième et dernière zone, celle de l’Atlantique Sud qui s’étend de la wilaya d’Agadir à la wilaya de Dakhla, la donne est relativement plus encourageante. En effet, pour les 60 stations de surveillance ayant fait l’objet d’un nombre de prélèvements suffisant pour le classement, le taux de conformité est de 95% avec des plages non-conformes qui représentent seulement 5%. Ces résultats positifs s’expliquent par le caractère de pôle touristique balnéaire que constitue la région d’Agadir en raison de ses belles plages épargnées de pollution.

La Nouvelle directive européenne
La Nouvelle directive européenne en matière de gestion de la qualité des eaux devra entrer en vigueur en 2015. Elle a pour objectif le renforcement des normes sanitaires liées à la pollution par les matières fécales (les seuils sont relevés pour réduire de 12% aujourd’hui à 7,5% le risque moyen pour un baigneur de contracter une infection plus ou moins grave, digestive ou respiratoire). Par ailleurs, elle vise à établir un plan de gestion pour réduire le plus possible les risques auxquels les baigneurs sont exposés. Le Maroc se conformant à cette directive, les plages du Royaume pourraient, dans l’avenir, connaître une plus grande qualité d’hygiène.

  • 141 plages ont fait l’objet de surveillance, 39 au niveau de la Méditerranée et 102 pour l’Atlantique.
  • La zone méditerranéenne fait aujourd’hui face à une dégradation en raison d’une urbanisation accélérée.

Les plages non conformes à la baignade :

  • Zone méditerranéenne :  Azla- Tétouan, Martil, M’diq-Findek, Rifienne, Tanger ville.
  • Zone de l’Atlantique Nord:  Marqala, Jbila, Salé, Rabat, petit Zenata, Nhla Ain Sbaâ, Chahdia, Saâdan Ain Sebaâ, Tamaris 1, Souiria Kadima.
  • Zone atlantique sud :  Sidi Ifni

Publié 26 juin 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Santé, Tourisme

Agadir : transport en commun : Une nouvelle formule de qualité

par Saoudi El Amalki – albayane.press.ma – Le blog de Tariq Kabbage

Tariq Kabbage, président de la commune urbaine d’Agadir,  est comblé ! Il vient de signer, en présence du nouveau Wali de la région Souss Massa Drâa et un parterre de personnalités des communautés d’Agadir et de Nantes, un protocole d’accord d’étude de faisabilité d’un Bus à Haut Niveau de Service à Agadir (BHNS).

La coopération franco-marocaine en matière de transport urbain, mise en œuvre il y a belle lurette, a pris, jeudi dernier au complexe culturel Khair-Eddine, un nouvel élan vers la concrétisation d’un projet qui a longtemps focalisé l’intérêt du maire d’Agadir, depuis son accession à l’hôtel de ville, presque une décennie auparavant. Rapidité, fiabilité, sécurité, confort, respect de l’environnement, tels sont, entre autres, les atouts d’un nouvel outil de transport en commun, en parfaite conformité des enjeux des villes du  21ème siècle. Contrairement aux usuels supports de transport, cette nouvelle formule est dotée d’un circuit d’une voie de circulation autonome, disposant d’un système de signalisation à priorité, évitant toute interférence avec les aléas du trafic habituel. Outre l’aménagement de stations et la fourniture de matériel roulant spécifique qui permettent une information en temps réel sur les horaires de passage, une bonne accessibilité, en particulier aux personnes à mobilité réduite. Ces prouesses, identiques à celles du tramway pour un coût d’investissement et d’exploitation bien moindre, sont susceptibles de remplacer efficacement l’usage de la voiture et de réduire considérablement les nuisances (bruit, pollution atmosphérique, embouteillage). Cette étude de faisabilité est d’une durée de 14 mois et d’un montant global de 1 069 680 euros. La contribution du trésor français est de l’ordre de 689 480 euros, pour la mobilisation d’experts issus des trois sociétés d’ingénierie de l’Hexagone,  alors que la commune urbaine se charge pour sa part, de mobiliser onze de ses experts issus pour l’essentiel de ses services techniques de réaliser les campagnes de mesures et d’enquêtes nécessaires au projet et de faciliter les démarches administratives, pour une valorisation totale de 380 200 euros. L’étude se déroulera en deux phases. Les six premiers mois seront consacrés à un diagnostic exhaustif de la situation actuelle des transports à Agadir, à la conception d’ensemble et à la détermination des objectifs opérationnels précis du projet. Les huit mois suivants seront consacrés à la réalisation des études techniques, socio-économiques, financières, environnementales et institutionnelles… Lors de la cérémonie de lancement de ce projet d’envergure, aussi bien la partie marocaine que française, conduite par l’adjointe du maire de Nantes Métropole, se sont félicités de cette synergie autour de cette réalisation qui s’insère, en fait, dans le sillage du débat national de la politique de la ville, en vue de renforcer le cadre de vie des citoyens. «Agadir a connu une évolution notoire en termes des projets structurants de base. Cette performance en matière de transport en commun viendra alors consolider cette dynamique. Sachez que vous aurez tout mon appui à ce propos !», jubile le Wali de la région, en fin de séance, juste avant celle de la signature du protocole.

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