LES TOURISTES NATIONAUX EN MASSE À AGADIR

par Malika Alami – leconomiste.com

  • LES ÉTABLISSEMENTS HÔTELIERS SURBOOKÉS JUSTE APRÈS AÏD AL FITR
  • LE LOGEMENT ENTRE 300 ET 3.000 DH LA NUIT

 

Agadir a sauvé sa saison grâce à une affluence en masse des nationaux qui avaient reporté leurs vacances à la période d’après Ramadan

La destination Agadir fait le plein avec les touristes nationaux. Tout juste après la fête de l’Aïd al Fitr, la ville et ses plages ont été prises d’assaut. Les chaleurs qui ont marqué le royaume ces derniers jours étaient bien sûr pour quelque chose dans l’afflux des populations vers la mer. Ainsi, depuis le 22 août, les hôtels ont enregistré des surbooking, à tel point que, dans certains établissements, le prix des chambres a flambé. Selon un professionnel, les prix des nuitées ont été multipliés par quatre, voire cinq dans certains hôtels. A titre d’exemple, le prix des chambres a atteint 2.500 DH la nuit dans un établissement trois étoiles de la station balnéaire. Du vendredi au dimanche dernier, il était même quasi impossible de trouver une chambre dans la ville, au point que des hôteliers ont réorienté leurs clients vers les établissements de leur chaîne à Marrakech. La situation a bien sûr profité au phénomène du locatif informel. Chambres, appartements, villas, toutes les catégories de logements ont trouvé preneur et dans les localités de la ville à des prix entre 300 et 3.000 DH. A Taghazout notamment, les appartements à la location étaient très prisés. La demande dépassait même l’offre. Et encore fallait-il en trouver. Le village de la future station balnéaire de Taghazout et les plages avoisinantes étaient au complet grâce à une forte demande nationale. Cet afflux a aussi bénéficié au secteur de la restauration. Après une période de basse saison, tous les restaurants de la ville ont travaillé. Les plus prisés restent les gargotes et aussi les restaurants d’Aourir sur la route des plages. Ces derniers sont devenus de véritables usines de tagines. Difficile d’y trouver place. Il faut attendre presque une heure pour y manger dans la cohue un tagine fait à la chaîne. Les prix dans ces lieux ont aussi flambé. A titre d’exemple, le prix du tagine de deux poulets dépasse les 300 DH.

Aujourd’hui, les plages de la ville sont encore bondées de monde. Mais les hôteliers s’attendent à une baisse du nombre de visiteurs dès la fin de cette semaine. En attendant, le marché émetteur national reste une niche sur laquelle il faut encore plus miser avec les offres de packages et produits adaptés. Au niveau des marchés émetteurs étrangers, il convient, selon un professionnel du secteur, avec le recul du low cost, de re-courtiser les tour-opérateurs. Cette situation est une opportunité pour ces derniers et reste à saisir pour doper les parts de marché sur la station balnéaire.

 

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Publié 30 août 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Hôtellerie, Restauration, Tourisme

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