Archives de 6 septembre 2012

Faux départ pour les RIPT

Par Yassine SABER – lesechos.ma

À un degré intermédiaire entre l’hébergement résidentiel et hôtelier, les résidences immobilières de promotion touristique (RIPT) constituent un type particulier d’immobilier locatif. Bien que des projets à Agadir aient reçu leur classement provisoire de la part du comité technique, présidé par la délégation régionale du tourisme, à l’heure actuelle, aucun projet n’est opérationnel. Ceci, depuis la promulgation en 2008 de la loi 01-07 encadrant ces unités soumises aux obligations du classement de la loi 61-00. D’après les informations recueillies sur le nombre de RIPT recensées à l’échelon de la région, seuls cinq projets ont complété leurs dossiers. En détail, quatre d’entre eux ont acquis le classement provisoire technique «Ript de 1ère catégorie», tandis qu’un seul projet était ajourné à la commune rurale d’Aglou, province de Tiznit. L’enveloppe budgétaire allouée à ces projets a nécessité près de 958 MDH pour 200 appartements et 30 villas de location. Qui est-ce qui freine ainsi ces «RIPT» sachant qu’aucun contrat de location ou de gestion n’a été scellé au niveau de la région ? De l’avis des professionnels, c’est essentiellement le mode de gestion et de fonctionnement, ainsi que certains aspects fiscaux qui n’ont pas permis à cette formule de décoller. «La ruée vers les RIPT en tant que projets d’investissements ou de reconversion de résidences hôtelières au niveau de l’espace touristique d’Agadir (zone Founty et Secteur touristique balnéaire) a été constatée depuis l’année 2008», explique un professionnel. D’après la délégation régionale du tourisme d’Agadir, plusieurs demandes dans ce sens ont été déposées, mais n’ont pas été satisfaites pour des raisons de contradiction avec les objectifs de la vision 2020 (le contrat-programme régional récemment validé), qui prévoit l’augmentation de la capacité litière de la station balnéaire d’Agadir, mais aussi de conserver la vocation urbanistique de ces zones. Conformément au plan d’aménagement homologué d’Agadir, le secteur touristique balnéaire est réservé uniquement à des établissements touristiques hôteliers et non pas aux résidences immobilières de promotion touristique (RIPT). La même chose pour Founty qui est régi par les cahiers des charges de la Sonaba (actuelle Société marocaine d’ingénierie touristique), stipulant la vocation hôtelière de cette zone. De surcroît, aux yeux de certains professionnels, permettre la formule «RIPT» dans ces zones induira automatiquement la réduction de la capacité réceptive homologuée et classée. Toutefois, la sensibilisation des opérateurs touristiques s’impose pour éclaircir d’emblée le cadre juridique régissant cette formule d’hébergement, notamment la loi 01-07 encadrant les RIPT, les décrets d’application et les deux arrêtés ministériels. De plus, une visibilité urbanistique s’impose tout au long du littoral, notamment au niveau des communes d’Aourir, Tamri et Aglou. Par ailleurs, d’autres projets ont reçu l’accord de principe au niveau de la destination. C’est le cas du projet de Taghazout. La reconversion actuelle du projet a suscité du «rififi». Certains élus ont revendiqué une partie immobilière égale à 2.000 lits en RIPT et 5.000 en résidentiel du total de la capacité du projet (12.300 lits).

Ces deux composantes affecteront, selon eux, l’activité résidentielle déjà existante au niveau des localités de Tamghart, Taghazout et Aourir et elles n’apporteront pas une grande valeur ajoutée sur le plan de l’emploi, en plus du risque de spéculation. Pour sa part, la Société d’aménagement et de la promotion de la station Taghazout (SAPST) justifie les deux composantes par la création d’espace de vie et d’animation au sein du projet. Ces composantes sont également importantes pour atteindre l’équilibre financier, puisque le projet coûtera 11 MMDH et l’hôtellerie ne peut supporter à elle seule cet investissement. En effet, lors de la réalisation des études de positionnement, un benchmark avec des stations balnéaires internationales, notamment Elguna, Villamoura, Costa Navarino et Phuket a été réalisé. Il en est ressorti que Taghazout est la station qui développe le moins de RIPT ou de résidentiel. Sur le plan de la gestion, le modèle retenu prévoit deux options, à savoir que tout investisseur serait amené à participer à une filiale qui serait créée par la SAPST, et dans laquelle elle serait actionnaire. Pour la seconde option, si l’investisseur préfère un transfert immédiat du foncier pour des raisons de financement bancaire, les clauses concernant le démarrage et le respect des délais seront clairement définies et le non respect de ces délais entraînera une récupération du foncier par la SAPST. L’intérêt de ces deux démarches est effectivement d’éviter la spéculation sur le foncier. L’autre projet ayant reçu l’accord de principe est l’hôtel Agadir City Tower (Ex.Salam), qui devrait être construit sur une assiette foncière d’environ 23.273 m2 et se situer au secteur balnéaire S5B, au niveau de la zone touristique et balnéaire. Ce secteur est réservé uniquement à des établissements hôteliers et non pas aux résidences immobilières de promotion touristique (RIPT). Toutefois, la commission régionale chargée de l’étude et de la prise des décisions relatives aux demandes de dérogations urbanistiques, a octroyé son avis favorable à ce projet touristique. Argument à l’appui, se débarrasser de l’un des points noirs de la ville. Le projet sera en effet construit sur les ruines de l’hôtel Salam. Il est prévu la construction d’un complexe résidentiel et touristique en R+5 et 2 sous-sols, initié par «la société Vocation Loisirs SA» d’un coût global de 365 MDH. Le projet se décline autour d’un hôtel d’une capacité de 250 chambres, de 222 unités RIPT en plus de locaux commerciaux et d’une zone de loisirs. Néanmoins, cette dérogation peut attiser les convoitises d’autres promoteurs touristiques, pour retransformer leurs unités en RIPT au niveau des zones hôtelières.

Les insuffisances de la loi régissant les RIPT
Seules les sociétés de gestion profitent du régime fiscal préférentiel. Il s’agit d’une exonération totale de l’IS pendant les 5 premières années et d’une imposition au taux réduit de 17,5% du chiffre d’affaires pour la partie rapatriée en devises. Cependant, ses avantages ne profiteront pas aux sociétés de promotion immobilière qui réalisent les complexes destinés à abriter des RIPT. Sur le plan juridique, il est nécessaire de faciliter les rapports régissant les différentes parties, notamment la société de promotion, celle de gestion et l’acquéreur ou le copropriétaire. En termes de gestion, la société responsable de la RIPT s’engage à assurer l’équipement des appartements, notamment les meubler. Ce qui nécessite par conséquent un fonds pour cette opération. Le problème se posera après 9 ans, durée d’expiration citée dans l’article n°2 du contrat de bail entre l’acquéreur et la société de gestion. En effet, aucune indemnisation n’est mentionnée en cas de non renouvellement du contrat. En outre, il importe, selon les professionnels, qu’aucune garantie de financement bancaire ne soit fournie suite à la conclusion du contrat de location de RIPT.

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Publié 6 septembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Hôtellerie, Tourisme

Export : Nouvelle ligne maritime vers la Russie

par leconomiste.com

Le conteneur est de plus en plus utilisé pour le transport de fruits et légumes. Photo CMA CGM

Pour la prochaine campagne d’export 2012/2013, le Groupe CMA CGM lance un nouveau service reliant le Maroc à l’Europe: le «Dunkrus Express». Ceci dans le but d’offrir une nouvelle solution logistique «sur mesure» pour les exportations marocaines d’agrumes et de primeurs. Ce nouveau service viendra en complément d’une reconfiguration de l’«Agadir Express» et du renforcement du service existant entre Agadir et Port-Vendres.
A compter de novembre 2012, le «Dunkrus Express» offrira un service hebdomadaire avec 2 navires qui effectueront une rotation entre Casablanca (dimanche), Agadir (mardi), Dunkerque (dimanche) et Anvers (lundi) avec une connexion le même jour pour St Petersbourg.

Publié 6 septembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Transports

Souss-Massa-Draâ : Une rentrée universitaire des plus difficiles pour la région

par Majda Saber – aujourdhui.ma

La rentrée universitaire s’annonce des plus difficiles pour l’Université Ibn Zohr (UIZ).

La rentrée universitaire s’annonce des plus difficiles pour l’Université Ibn Zohr (UIZ). Avec 22.000 bacheliers pour l’année 2012, la hausse des étudiants qui se présentent à l’UIZ des différentes provinces de la région SMD est loin d’arranger la mise. Les chiffres le confirment. L’UIZ couvre 52% du territoire national et accueille des étudiants de huit provinces et quatre académies de l’éducation et de la formation. Ceci étant, les prévisions de l’université Ibn Zohr annoncent, pour cette année 2012-2013, un chiffre de 68.973 étudiants. Un nouveau défi qui s’impose désormais non seulement aux responsables de l’UIZ mais aussi à l’ensemble des responsables de la région. Il est à noter que les inscriptions commencent à pleuvoir sur l’université. Soulignons que 18.000 demandes de post inscription ont été enregistrées au cours de ce début de semaine.
Rappelons que la date limite d’inscription est pour le 14 septembre. Ceci étant, un comité enseignement-formation a été mis en place, au niveau de la région SMD, et plusieurs recommandations ont été formulées pour remédier à la situation. Ce comité de suivi devrait, entre autres, poursuivre ce dossier afin de trouver des solutions à cette situation. L’une des recommandations formulées, dans ce sens, appelle à l’obligation de permettre aux étudiants de la région l’inscription dans les universités du Royaume au cours de cette année universitaire. Ce comité de suivi a également insisté sur l’obligation de conclure les différents chantiers ouverts au niveau de l’université Ibn Zohr. Notons que l’une des solutions proposées insiste sur le fait de mettre des établissements des communes de la région au service de l’université pour pallier à ce besoin.

Il est à noter que le nombre des nouveaux bacheliers, pour l’année 2012, a grimpé faisant ainsi intensifier la crise que connaît l’UIZ. En effet, et en comparaison avec l’année 2011, le nombre des nouveaux bacheliers a enregistré des hausses dans les différentes filières. Notons une augmentation de 15% pour le Bac scientifique, 29% pour le Bac lettres et 13% pour le Bac économie et gestion. L’effectif du corps pédagogique laisse également à désirer. L’état actuel des choses est alarmant et dépasse la moyenne nationale. Il est à signaler dans ce sens la donne d’un enseignant pour 70 étudiants (le double de la moyenne nationale). Côté formation, l’UIZ ne dispose pas de plusieurs formations spécialisées.Pécisons que le personnel pédagogique de l’UIZ est formé d’environ 600 enseignants chercheurs et 50 enseignants du 2e cycle, alors que le personnel administratif et technique compte quelque 400 personnes.

Publié 6 septembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Enseignement, Université

Surcharge et vétusté du bus à l’origine de l’accident de mardi

aufaitmaroc.com – AFP

L’accident qui a fait 42 morts mardi près de Marrakech est dû à un nombre trop élevé de passagers et à la vétusté du bus, a affirmé mercredi le ministre des Transports Aziz Rebbah, au terme d’une réunion destinée à étudier une série de mesures contre l’insécurité routière.

Selon « deux premiers constats bien établis », l’autocar transportait 11 passagers de trop et était « en mauvais état », a déclaré à l’agence MAP M. Rebbah, ministre de l’Equipement, ajoutant qu’une commission allait se pencher sur la légalité du dernier contrôle technique passé par le véhicule.

De même source, d’après « les premiers éléments, le bus « aurait été soumis à un contrôle routier avant l’accident ».

Le ministre a en revanche mis hors de cause les infrastructures routières, alors que le drame s’est déroulé de nuit dans la descente du plus haut col (2.300 mètres) du pays, entre les villes de Ouarzazate et Marrakech.

Un seul accident s’est produit sur cette même route entre 2005 et 2011, a-t-il fait valoir, notant que « l’élément humain » était responsable de « 80% des accidents survenus sur les routes nationales ».

Le Maroc a été endeuillé mardi avant l’aube par le pire accident d’autobus de son histoire: 42 personnes sont mortes après que leur car eut terminé sa course dans un ravin, à 100 km au sud de Marrakech. Vingt-cinq personnes ont par ailleurs été blessées, dont quatre grièvement.

Les deux catégories d’autocar autorisés au Maroc comptent 48 et 54 places.

Ce drame, qui a profondément choqué le pays, est venu souligner les ravages de l’insécurité routière dans le royaume où, selon des chiffres officiels, plus de 4.000 personnes ont trouvé la mort en 2011, soit l’équivalent de 13 décès chaque jour.

Cela représente une progression de près de 12% sur un an, en dépit de la récente entrée en vigueur d’un nouveau code de la route. Sur les six premiers mois de 2012, le nombre de morts a encore augmenté de 8%, selon des statistiques du comité national de prévention des accidents.

En réaction, le gouvernement a promis mercredi des mesures, au terme de son « comité d’urgence » tenu en présence du Premier ministre Abdelilah Benkirane.

Le ministre des Transports a annoncé la mise en place d’une « cellule de réflexion sur les moyens de lutter contre les accidents de la route ». Elle sera chargée de définir des « mesures à caractère urgent et d’autres à caractère structurants », selon la MAP.

D’après Aziz Rebbah, le gouvernement envisage déjà un « retrait du parc de tout autocar ne respectant pas les normes techniques en vigueur » et le renforcement des contrôles techniques dans les gares routières et les sociétés de transport. Un renforcement des contrôles du « temps de conduite journalier, qui ne doit pas dépasser huit heures », a également été évoqué, tout comme des amendements au code de la route.

Publié 6 septembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Circulation, Transports

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