Archives de octobre 2012

Institut Français d’Agadir : Le Mois du Film Documentaire

 

 

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture

Film transsaharien : Mustapha Mesnaoui préside le jury du concours de scénarios de Zagora

soussannonces.net

C’est fait. Le choix des organisateurs du Festival international du film transsaharien (FIFT) de Zagora, qui aura lieu du 8 au 12 novembre 2012, est tombé sur l’une des figures reconnues dans le monde de la critique cinématographique marocaine pour présider cette année le jury du concours de scénarios. Il s’agit du critique de cinéma, écrivain et scénariste, Mustapha Mesnaoui. Le président du jury de cette 9ème édition du FIFT est apprécié dans le monde du 7ème art. Il sera accompagné d’une équipe composée de comédiens, de réalisateurs et producteurs étrangers.
Le jury comprend également des personnalités du cinéma dans le monde arabe et en Europe, telles que le producteur et réalisateur français Laurent Bouhnik, le comédien algérien Hassan Quachach, le réalisateur égyptien Ezzeddine Said et la comédienne syrienne Lina Mrad.
Le jury de l’édition précédente qui avait été présidée par la scénariste et réalisatrice Farida Belyazid, était composé, quant à lui, des scénaristes et écrivains marocains Youssef Fadel et Miloudi Charmoumi, du réalisateur sénégalais Mama Kieta et de la réalisatrice française Anne Claude Lumet.
Rappelons que cette édition aura lieu sous le thème «L’immigration transsaharienne», avec des projections de films, des témoignages vivants et une conférence autour de cette thématique. Une grande présence de cinéastes et d’associations d’origine subsaharienne est prévue lors de cette édition.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Cinéma, Région

Festival du rire d’Agadir

par soussannonces.net

. Du 06 au 10 novembre 2012
. Lieu : complexe culturel Jamal Addorra

Le festival du rire d’Agadir est devenu l’un des festivals de rire les plus attendus au Maroc, avec des artistes de renommée internationale et des découvertes exceptionnelles.Derrière la manifestation mondaine, magique, et glamour que symbolise cette manifestation pour la plupart des spectateurs, c’est avant tout une manifestation prisée et reconnue, qui chaque année rend hommage aux plus grands noms de la scène comique.
Concept inimitable, le festival du rire d’Agadir continue à innover et à surprendre, mettant chaque année en lumière des humoristes et des acteurs de talent.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Festival, Spectacle

Agadir Ida Outanane : Le Conseil Préfectoral réclame une révision des projets et une réelle implication des élus dans le développement touristique

par Mohamed RIAL – soussannonces.net

Le point sur le développement du tourisme, inscrit à l’ordre du jour du Conseil Préfectoral d’Agadir Ida Outanane, dans sa session ordinaire du moins d’octobre, aura été de toute actualité et a été longuement discuté par les élus-membres du Conseil. En effet, tant au niveau de la consistance des projets comme à celui du retard dans la réalisation des projets touristiques, les membres du conseil ont été unanimes à énoncer l’un et l’autre. La non implication des élus dans la prise de décision a été dénoncée par l’ensemble des élus vis-à-vis du ministère du tourisme et notamment de la SMIT (Société Marocaine d’Ingénierie Touristique).
Le ton a été donné par Abderrahim Oummani, Président du Conseil Préfectoral d’Agadir Ida Outanane qui, dans son allocution, a mis l’accent sur ce point relatif au retard dans la réalisation des projets touristiques de Taghazout, Founty, Aghrod et Tamaounza. L’absence de toute concertation avec les élus, représentants des citoyens, ainsi que l’absence de leur participation dans la prise de décision concernant la consistance des projets et leur réalisation dans un environnement socio-économique qui s’inscrit dans un réel développement durable, ont poussé les élus à demander la révision des projets et l’intervention directe du ministre de tutelle.
La session qui s’est déroulée dans un climat serein emprunté de démocratie à travers des interventions responsables et volonté manifeste d’implication réelle des membres du Conseil Préfectoral dans la gestion de proximité dans le monde rural que couvre la préfecture d’Agadir Ida Outanane, a été rehaussée par la présence effective et dynamique de Mohamed El Yazid Zellou, Wali de la Région Souss Massa Draâ et gouverneur de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane, ainsi que celle du Secrétaire Général de la Wilaya et de nombreux chefs de service extérieurs.
La session qui s’est déroulée dans le siège de la Commune rurale de Tamri a concrétisé une fois encore, le souci des membres du conseil et de leur président, de se rapprocher le plus possible des citoyens pour leur démontrer tout l’intérêt qu’ils accordent au développement des communes rurales, mais aussi à l’écoute des doléances des citoyens par des visites de terrain permettant de voir sur place les défaillances afin de prendre les décisions adéquates sur les sujets d’actualité comme ce fut le cas pour le tourisme, le Ramed ou le phénomène de la sécheresse, inscrits à l’ordre du jour du conseil à Tamri.
Il est évident qu’à travers une concertation véridique entre département du tourisme (la SMIT) chargé de la réalisation des projets touristiques, les élus et les autorités, les choses ne peuvent qu’évoluer dans leur contexte normal qui favorise des réalisations souhaitées et voulue par tous, accordant plus d’intérêt à la pertinence des données socio-économiques. Les élus ont ainsi dénoncé avec virulence, à l’unanimité, la consistance du projet Taghazout, qui s’est faite par les soit disant «experts de la SMIT» dans une ignorance flagrante des besoins des populations locales et des conditions optimales devant permettre une bonne réalisation de cette nouvelle station balnéaire, qui accuse retard après retard depuis des années.
De 15 000 lits prévus lors du premier projet, on est passé actuellement avec la SMIT à 7 446 lits hôteliers, soit moins que la moitié de ce qui été prévu initialement. L’avantage a été accordé aux lits non hôteliers dans le cadre du RIPT ou de villas privées, au détriment des lits hôteliers, or ce sont les lits hôteliers qui font d’abord le tourisme et non le reste. D’ailleurs, en matière d’emploi, l’équation d’un lit = un emploi direct, est bien connue chez les opérateurs et les professionnels du tourisme. L’apport de 10 000 lits n’est pas celui de 7 000 lits évidemment. En plus, ce que réclament les élus c’est la réalisation d’un projet touristique qui intègre l’environnement naturel, culturel, social et économique des populations locales. Il ne suffit pas de construire des hôtels, il est plus judicieux de construire des hôtels dans un milieu qui permet un réel développement durable des locaux, en intégrant les besoins de la population en matière de route, d’infrastructure sanitaire, d’éducation, de loisirs et de formation …
Or tout cela ne peut se faire que si les représentants des populations locales sont partie prenante dans les projets touristiques, à la fois dans la phase de réflexion, de préparation et d’implication dans la décision. Il est inconcevable, rapportent la quasi majorité des interventions des élus, de remarquer avec amertume le retard dans le règlement des indemnisations des ayants droit qui dure depuis 30 ans, depuis l’expropriation du site de Taghazout en 1976, site qui englobe 615 ha. Les autres projets touristiques concernent également Aghrod (sur 594 Ha avec 8 000 lits prévus) Tamaouaza (avec 2 000 lits).
Il est certain que la vision unilatérale des agents de la SMIT ne pourra pas aboutir, ni donner des fruits tant que la concertation n’est pas de mise suivie d’une implication et un suivi dans les divers chantiers. Il est à rappeler à cet égard la tentative de la SMIT de vouloir imposer le cahier de charges relatif à la réalisation d’une zone d’animation à Founty 2. Cette tentative a été dénoncée avec vigueur dernièrement dans une réunion officielle tenue en présence du Wali et du DG de la SMITT et de ses collaborateurs, le cahier de charge rejeté par les élus qui réclament leur implication sérieuse des projets qui concernent les projets en vue dans la destination Agadir qui est la capitale du tourisme balnéaire national.
En résumé, il est à comprendre que les agissements de la SMIT ne s’inscrivent nullement dans le cadre de l’esprit de la régionalisation avancée prévue par la Nouvelle Constitution, ni dans l’esprit de la déconcentration qui sont désormais nécessaires pour la réussite des projets touristiques. Imposer, décider seul, sont des «concepts» dépassés. Les nouvelles règles sont désormais : concertation, implication, gestion commune de proximité avec les élus et les autorités, qui maîtrisent le mieux les données de terrain, évidemment selon les prérogatives de chacun, dans une réelle dynamique économique basée sur une participation citoyenne garante du développement optimum dans un environnement donné, respectueux de l’homme et de son environnement et intégrant ses besoins sociaux (transport, assainissement, habitat, éducation santé…).
On ne peut accepter la réalisation de projets touristiques qui ignorent l’environnement immédiat et qui ne participent pas à la mise à niveau des localités avoisinantes, dans un esprit qui cadre dans une dynamique soci-économique, gagnante pour les opérateurs mais aussi pour les populations locales. Réunis dans la session d’octobre, les membres du Conseil Préfectoral interpellent, dans leur rapport final, le ministre du tourisme, pour écouter leurs doléances et faire le nécessaire pour la révision et la réussite de ces projets qui renforcent la capacité litière et balnéaire et qui font partie intégrante de la Vision 2020. Espérons qu’il saura être au niveau de cette interpellation afin de faire avancer les choses dans le bon sens.
Il est inconcevable qu’on continue à marginaliser et à ignorer l’implication des élus locaux qui certes, ne sont pas tous des spécialistes du tourisme, mais qui connaissent bien les données de terrain, les besoins des populations locales et leur mentalité.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Tourisme

Station Taghazout : la construction du premier hôtel a démarré, deux autres seront en chantier sous peu

par Mohamed Moujahid – lavieeco.com

La phase d’aménagement de la première tranche est achevée. Le premier hôtel 5* de la station sera géré par la chaîne Hyatt. Les gestionnaires des deux 4* seront connus en novembre.

Après les engagements non tenus de plusieurs investisseurs étrangers (Saoudiens et Américains), la station balnéaire Taghazout, reprise en main par des institutionnels nationaux, est en train de sortir de terre. Selon une source présente à la dernière réunion du comité de suivi des travaux de la station, la construction d’un hôtel 5 * est entamée. Cet hôtel, le premier des 5 hôtels du même standing inscrits au programme, est l’œuvre de la Société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout (SAPST). Il sera géré sous l’enseigne Hyatt qui avait, il y a un an, soumissionné aux côtés de deux autres concurrents internationaux à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par la SAPST.

Selon cette même source, le lancement des travaux de deux autres établissements hôteliers de standing 4*, qui devraient être ouverts au public au début de 2014, va suivre rapidement. L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé il y a quelques jours. L’enseigne (ou les enseignes) chargé de la gestion sera connue dès le mois de novembre. Cet appel à manifestation d’intérêt a suscité un grand engouement chez les groupes hôteliers, les nationaux en particulier.

A la question de savoir comment s’explique cet engouement des enseignes en ces temps de crise, on nous explique que la destination Agadir reste très prisée par les touristes étrangers et que les hôtels situés en front de mer n’ont  pas de problèmes de remplissage. Les faibles taux de remplissage sont enregistrés par les établissements situés aux arrières plans et qui, de surcroît, nécessitent un programme de rénovation. En d’autres termes, Agadir n’est pas confrontée, selon cette source, à un problème de demande mais d’offre suffisante de qualité.

8 000 lits supplémentaires pour la région d’Agadir

Les travaux du club House et du village de surf vont aussi démarrer incessamment, et probablement le golf de 18 trous sera opérationnel bien avant l’ouverture des premiers hôtels car, selon un responsable, tous les travaux de terrassement et d’assainissement sont achevés.

De même, les travaux de l’autoroute de contournement de la station, dont le maître d’ouvrage est le ministère de l’équipement et du transport, vont être lancés de manière officielle dans les jours qui viennent. Ce marché de 185 MDH a déjà été attribué.

Selon un responsable de la SAPST, la priorité est donnée à la partie hôtelière et touristique de la station, représentant les deux tiers du projet, laquelle devrait être achevée cinq ans après le démarrage des travaux alors que la durée prévue pour tout le projet est de 10 ans.

Rappelons que la première tranche de la station Taghazout nécessite un investissement de plus de 10 milliards de DH, et permettra d’enrichir l’offre hôtelière de la destination Agadir de 8 000 lits dont  5 800 lits hôteliers.

Station Taghazout : Une histoire mouvementée

L’histoire retiendra que la station Taghazout, la première à avoir été concédée en 2000 au groupe Dalah Al Baraka, aura traversé une bonne décennie avant de commencer à prendre forme. En effet, le groupe saoudien, après avoir entretenu le suspens durant 5 ans, avait fini par jeter l’éponge. La station avait ensuite été concédée en 2006 à l’américain Colony Capital qui, après avoir promis monts et merveilles, a révisé ses ambitions à la baisse avant de faire faux bond à son tour.

Comme pour d’autres stations du plan Azur, Taghazout a été sauvée par les investisseurs publics et privés nationaux. En 2011, un nouveau tour de table a été constitué autour de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) qui détiennent respectivement 35% et 30% du Capital. A leurs côtés, on trouve le groupe Alliances avec 20% et Sud Partners avec 15%.

La conception initiale du projet a été revue par la SAPST puisque sur 615 hectares, moins de 10% seulement seront construits. Le reste sera dédié aux espaces verts dont une réserve d’arganiers de 80 hectares, avec une coopérative de valorisation destinée aux femmes des communes voisines. La station devrait permettre de créer environ 20 000 emplois directs et indirects, grâce notamment à des projets à caractère socio-économique.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Hôtellerie, Tourisme

Maroc – Barrages : un taux de remplissage de 54.1% au 30 octobre

MAP – lavieeco.com

Les retenues des principaux barrages du Royaume, tous usages confondus, ont atteint 8,54 milliards de m3 à la date du 30 octobre 2012.

Les retenues des principaux barrages du Royaume, tous usages confondus, ont atteint 8.54 milliards de m3 à la date du 30 octobre 2012, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 54.1%, contre 10.39 milliards de m3 (65.9%) à la même date de l’année précédente, selon le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement.

Cette tendance baissière en glissement annuel du volume global des réserves d’eau a marqué principalement les barrages Asfalou (passé de 94.6% à 58.5%), Hassan II (de 88% à 31.7%) et Yaakoub Mansour (de 71.1 à 25.3%), selon le département de l’Eau relevant dudit ministère.

Par ailleurs, d’autres barrages ont pu conserver leur niveau optimal avec un taux de remplissage de l’ordre de 100%, notamment Sidi Said Maachou et Aït Messaoud.

Cependant, grâce aux récentes précipitations entre autres, les réserves hydriques de certains barrages se sont même inscrites en hausse, dont Nakhla (passé de 29.8% à 42%), Mohamed V (passé de 39% à 54.3%) et Garde Sebou (passé de 86% à 97.5%), précise la même source.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau, Environnement, Météo

Vers une relance de l’accord de pêche ?

par lesechos.ma

Les professionnels de la pêche espagnols ne lâchent pas prise. Ces derniers continuent d’analyser les différentes pistes pour relancer les accords avec le Maroc et la Mauritanie. Le Conseil consultatif régional de la flotte de pêche (LDRAC) discute actuellement à Bruxelles des différentes modalités d’accords avec les deux pays, ainsi que de l’avenir de la pêche du thon rouge, selon des informations relayées par la confédération de la pêche espagnole (CEPESCA).

Au cours de cette réunion, les représentants espagnols devraient connaître les propositions que la Commission européenne prévoit de présenter à la prochaine réunion de la Commission internationale de la conservation du thon Atlantique, prévue à Agadir. D’un autre côté, le Conseil consultatif devrait aborder de manière plus générale l’actualisation des dernières négociations entre la Commission européenne et les pays avec lesquels l’UE maintient aujourd’hui difficilement sa coopération dans le secteur de la pêche, en envisageant de plus près le cas du Maroc et de la Mauritanie.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Coopération, Pêche

Une semaine de pluie, le gouvernement rassuré

Par LesEchos.ma 

Image« Il va pleuvoir des cordes jusqu’à vendredi au moins ». C’est ce qu’a affirmé Mohamed Belouchi, responsable au sein de la Direction de la météorologie nationale à LesEchos.ma. Le Maroc connaîtra donc une semaine de temps instable à cause des perturbations atmosphériques venues de l’Ouest de l’Europe. Ces précipitations vont s’étaler sur presque tout le pays, du nord jusqu’à Sidi Ifni et sur les plaines océaniques. « Elles seront assez fortes », poursuit le responsable, « continues et dans quelques régions, localement modérées. Les pluies seront aussi importantes que durant ces deux derniers jours ».

Attention toutefois! Belouchi indique, en effet, que «quelques régions peuvent connaître des excédents, notamment les régions du Tangérois d’Agadir, de Taroudant, de la Chaouia, de Abda, du Gharb et du Loukkos». D’ailleurs, depuis le début des précipitations vendredi dernier, jour de l’Aïd, quelques zones du royaume ont déjà connu des quantités importantes de pluie, comme c’est le cas, par exemple, à El Jadida où 83 mm ont été enregistrés en 24h. Si ces précipitations incitent les citadins à sortir leurs parapluies… les agriculteurs, et le gouvernement, eux poussent un grand ouf de soulagement, en se rejouissant de ces premières pluies. Pour Aziz Akhannouch, «ceci augure un bon début de campagne agricole».

Le ministre de l’Agriculture et de la pêche maritime a estimé, en effet, que «la nouvelle campagne agricole démarre dans des conditions climatiques favorables». Le gouvernement s’attend cette année à une production de près de 65 millions de quintaux, afin d’atteindre le niveau de croissance espéré en 2013.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Agadir

Le débat sur le thon rouge se ravive à nouveau

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Après la réunion de la commission baleinière internationale (CBI) en juin 2010 à Agadir, c’est au tour de celle afférente à la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT) de tenir du 12 au 19 novembre sa 18e session extraordinaire à Agadir.C’est la première fois que le Maroc accueille la réunion de l’ICCAT qui englobe 48 pays membres de cette entité. Durant huit jours, plus de 200 conférenciers vont siéger pour décider une fois de plus du sort du thon rouge de l’Atlantique, dont le stock a baissé d’environ 75% en un demi-siècle. À l’instar des autres réunions, les organisations non gouvernementales internationales pèseront une nouvelle fois sur les travaux de cette rencontre, afin de réduire la pêche de thon rouge à 6.000 tonnes.

Thon rouge de l’Atlantique

Quant aux pêcheurs, ils feront pression sur les 48 états membres pour que les quotas soient révisés à la hausse puisqu’il y a un rétablissement des stocks suite à la réduction des quotas de pêche et à la mise en place de contrôles. C’est ce que mentionne dans son rapport le Comité permanent pour la recherche et les statistiques (SCRS) de l’ICCAT. En chiffres, de 1999 à 2008, les quotas ont été fixés globalement autour de 30.000 tonnes. La situation était critique car ils ont régressé considérablement à 22.000 T en 2009. Quant à l’année 2010, ils ont atteint 13.500 T et en 2011 un quota égal à 12.900 T. Les membres de la commission ont, en effet, validé ce quota (12.900 T) de pêche contre 13.500 T en 2010 pour la zone Atlantique Est et Méditerranée, soit une réduction de 5% (600 tonnes) par rapport à 2010. Ce quota est également fixé à 1.750 tonnes pour la zone Atlantique Ouest en 2011 (contre plus de 2.000 en 2010).

Les États pêcheurs se sont ainsi prononcés pour un quasi statu quo des quotas, basé sur les avis émis par les scientifiques du CPRS (Comité permanent sur la recherche et les statistiques) de l’ICCAT. Ce seuil est considéré comme infondé par les ONG qui notent que ce quota ne prend pas en considération la pêche illégale et illicite. «La population de thon rouge dans l’Atlantique-Est et la Méditerranée est en augmentation et l’objectif de reconstitution des stocks fixé pour 2022 pourrait être atteint avant», estime le comité scientifique de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (ICCAT). Cependant, des incertitudes pèsent sur cette évaluation provisoire et recommandent de ne pas augmenter les quotas de pêche de thon rouge. Durant l’année 2010, la campagne de pêche au thon rouge en Méditerranée a duré seulement un mois et a concerné 17 navires. Les flottilles de l’UE ont capturé 190.000 tonnes de thons et de poissons porte épée en 2011, soit près de 40% des captures totales. Les prises de ces dernières années sont en hausse sensible comparées aux 155.000 tonnes de 2007, suite aux captures croissantes de thons tropicaux et au retour dans l’Atlantique depuis 2008 de plusieurs senneurs qui opéraient dans l’Océan Indien.

Ces prises restent bien inférieures aux 300.000 T qui étaient débarquées au début des années 1990 pour les mêmes pays de l’UE. Huit pays de l’UE pratiquent la pêche des thons dans l’Atlantique et la Méditerranée et sont par ordre de prises décroissant (en 2011), l’Espagne (117.000 T), la France (43.500 T), le Portugal (15.600 T), l’Italie (10.800 T), l’Irlande (3.600 T) et la Grèce (3.100 T).

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Septième édition de “La Nuit des Galeries”

aufaitmaroc.com

Évènement phare de la scène culturelle marocaine, la nuit des galeries revient pour une septième édition consécutive. Elle aura lieu ce vendredi 2 novembre, où les nombreuses galeries participantes à travers le Maroc garderont ouvertes leurs portes jusqu’à minuit.

De Tanger à Agadir, en passant par Asilah, Chefchaouen, Rabat, Casablanca, Azemmour, Marrakech, etc, “La Nuit des Galeries” se tiendra demain soir, vendredi 2 novembre, dans la majorité des espaces culturels d’art et d’expositions.

Étendu cette année à toutes les villes marocaines, cet événement organisé par le ministère de la Culture, sous la forme de rencontre nocturne dans les galeries d’art, offre l’opportunité, selon les organisateurs, d’accéder à la création artistique dans tous ses aspects et de mettre en valeur l’art plastique contemporain marocain et étranger.

Cet évènement artistique annuel tant attendu accueillera les amoureux de l’art qui seront conviés à découvrir les expositions de peinture, sculpture et photographie dans 77 expositions (espaces et galeries) dans 18 villes du royaume, indique un communiqué du ministère de la Culture.

L’édition 2012 se veut particulière et prometteuse grâce à la richesse de son programme et à l’extension de son organisation au niveau de toutes les villes marocaines. Des soirées exceptionnelles à la rencontre du public pleines d’émotion et d’animations où les artistes, toutes générations confondues, donneront un nouveau souffle à la création artistique, indique encore le ministère de la Culture.

http://www.minculture.gov.ma.

Publié 31 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Expositions

Kane Ya Makane : une association au but louable qui mérite de l’aide !

Kane Ya Makane… Il était une fois, Un rêve…

Celui d’un monde dans lequel les enfants vivant dans les zones rurales du Maroc pourraient, à travers l’art, s’épanouir pleinement, prendre conscience de leur potentiel, de leur créativité, se révéler à eux même et à leur environnement et ainsi, ouvrir un champ des possibles aujourd’hui limité, Un monde dans lequel leur intelligence serait pleinement sollicitée, leur curiosité, leurs capacités d’observation, d’analyse, de questionnement et de projection stimulées, Un monde dans lequel ces enfants, animés d’une solide confiance en soi et d’une persévérance redoublée surmonteraient tous les obstacles se dressant sur le chemin devant les conduire à poursuivre leurs études, Un monde dans lequel les enfant grandiraient imprégnés des valeurs de tolérance, de diversité culturelle, de respect de l’environnement et de citoyenneté, Un monde dans lequel l’école serait un espace d’épanouissement et d’ouverture, avec des enseignants conquis par l’efficacité et la convivialité d’une approche ludique de l’enseignement.

Il était une fois un rêve … en train de se réaliser… Grâce au soutien financier d’entreprises et de particuliers et à l’adhésion de l’Education Nationale, ce rêve touche en effet déjà plus de 2000 enfants à travers notre projet Tanouir, et nous poursuivons nos efforts pour l’étendre encore et encore …

Il était une fois… un deuxième rêve… Celui d’un monde dans lequel des femmes vivant en milieu rural pourraient s’épanouir par l’art, avoir accès à leur force intérieure, découvrir leurs talents artistiques, se retrouver quotidiennement dans un espace dédié à leurs rêves, atténuant par sa douceur la dureté de leur vie quotidienne Un monde dans lequel ces femmes deviendraient de véritables artistes et seraient exposées aussi bien au Maroc qu’à l’étranger… Un monde dans lequel ces femmes auraient renforcé leur autonomie et occuperaient dans la société la place qui leur revient,
Il était une fois un rêve… devenu réalité… Grâce à une alchimie mêlant confiance, générosité, persévérance, il a pu se concrétiser auprès de 14 femmes rurales de la région d’Agadir et nous comptons le développer dans d’autres régions.

Mounia Benchekroun, Présidente

Deux photos de Mounia Benchekroun entourée d’enfants qui bénéficient de l’aide de l’Association

Quelques photos que j’ai prises dans une école près d’Aourir où Kane Ya Makane fait un travail admirable :


Pour une information complète sur l’association, vous pouvez visiter son site en cliquant sur la calligraphie ci-dessous :

Institut Français d’Agadir : Mois du Film Documentaire, le programme

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Cinéma, Culture

La vie de Sanady (c’est encore une belle association d’aide aux enfants !)

Merci à Naïma Barahaoua de nous transmettre ces infos :

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Enseignement, Scolarité, Solidarité

Plus de 13 mille personnes bénéficieront des programmes d’alphabétisation à Ouarzazate durant l’année scolaire 2012-2013

MAP – soussannonces.net

Les données ont été annoncées lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du lancement, mercredi, du programme d’alphabétisation en présence du gouverneur de la province de Ouarzazate.

La délégation du ministère de l’Education nationale de la province de Ouarzazate a indiqué que quelque 13 772 personnes bénéficieront des programmes d’alphabétisation au niveau de la province pendant l’année scolaire 2012-2013.
Les données ont été annoncées lors d’une cérémonie organisée à l’occasion du lancement, mercredi, du programme d’alphabétisation en présence du gouverneur de la province de Ouarzazate. M. Saleh Benyettou, du délégué du ministère de l’éducation nationale, du président du conseil local des oulémas, de représentants de plusieurs organisations de la société civile opérant dans le domaine de l’alphabétisation.
D’après les données publiées par le service de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation à la délégation provinciale du ministère de l’éducation nationale, durant cette année, la plupart des bénéficiaires sont des jeunes filles, des femmes de différents âges, leur nombre s’élevant à 11 mille 971, le nombre d’hommes bénéficiaires ne dépassant pas 1981 personnes.
Le nombre de centres dédiés à l’alphabétisation atteint 435 centres dont 262 centres relevant d’associations partenaires et volontaires tandis que le nombre de centres dédiés au programme d’alphabétisation supervisés par la délégation provinciale du ministère de l’Education nationale s’élève à 40 centres accueillant près de mille bénéficiaires dont 800 jeunes filles et femmes, a-t-on indiqué de mêmes sources.
Concernant la contribution des différents départements gouvernementaux aux efforts d’alphabétisation au niveau de la province de Ouarzazate, le nombre de centre dédiés à l’alphabétisation situés dans les différentes communes urbaines et rurales atteint 129 centres (ministères de la Jeunesse et des sports, des Habous et des affaires islamiques, la délégation générale de l’administration pénitentiaire, les Forces Armées Royales, les Forces Auxiliaires).
S’agissant du bilan du programme d’alphabétisation au niveau de la province de Ouarzazate durant l’année scolaire 2O11-2012, le nombre de personnes qui se sont inscrites s’est élevé à 15 mille 527 personnes dont 14 mille 840 femmes et jeunes filles, la plupart issues du monde rural, selon les données publiées par le service de l’éducation non formelle et de l’alphabétisation à la délégation provinciale du ministère de l’éducation nationale.
Le nombre des bénéficiaires, qui se sont présentés aux examens de fin d’année scolaire 2011-2012, a atteint 11 mille 336 personnes dont 10 mille 163 ont réussi les épreuves, soit un taux de réussite dépassant 88 pc.
Le programme d’alphabétisation ne se limite pas à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture mais permet aux bénéficiaires de profiter de formations professionnelles (couture, broderie, confection de pâtisseries…) en vue d’accéder à des métiers pour créer de petits projets générateurs de revenus.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Enseignement, Région

Le CHU d’Agadir passe au concret

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) d’Agadir semble enfin se concrétiser. Le projet qui fait partie à la fois du Plan de développement communal et de la Stratégie de développement économique et social du Conseil régional a été retenu par le ministère de la tutelle et le financement a été assuré suite à la visite royale aux pays du golf. Les études et les travaux de ce projet seront programmés pour l’année 2013.

Le CHU sera construit sur assiette foncière de 15 hectares. Le choix final du site sera arrêté par une commission dédiée.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Santé

Le problème de l’export en passe d’être résolu

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Le problème de l’exportation des produits artisanaux est en passe d’être résolu. En effet, l’accès des artisans aux marchés, en l’occurrence celui de l’export, présente des difficultés en matière de système de collecte, de conditionnement et d’expédition à l’échelle de la région du Souss-Massa-Drâa. C’est dans ce sens que le ministère de l’Artisanat, représenté par son directeur régional à Agadir, cogite sur la réalisation d’une étude de faisabilité pour la création à Agadir d’un centre de conditionnement, de valorisation et d’exportation des produits artisanaux. Un chantier qui devra être mené en trois phases.

Une première phase portera sur une étude de marché et un benchmark, en vue de détecter à la fois les circuits de commercialisation et de dégager les «meilleures pratiques», ainsi que les concepts préliminaire du centre. La deuxième phase sera consacrée quant à elle à l’identification du concept du centre, que ce soit en termes de taille, de vocation, de mode de gestion ou d’offre de services.

Dimension commerciale

À la suite de la définition de ces deux phases, suivra la conception d’un business plan. Ce dernier permettra une structuration du processus d’acheminement, de conditionnement, de distribution et d’exportation des produits d’artisanat et par conséquent, une augmentation du chiffre d’affaires du secteur au niveau régional, estimée à 195 MDH. L’objectif est également de vérifier la faisabilité économique et financière de la création de ce centre pour la conduite d’actions de prospection export ciblées et la négociation avec les donneurs d’ordre étrangers, la prise en charge du conditionnement des produits et leur valorisation marketing (notamment à travers l’étiquetage et le packaging), conformément aux normes et standards de qualité internationaux, afin d’augmenter l’attrait des produits et leur adéquation avec les attentes des marchés cibles (export et national).

Logistique oblige !
Actuellement, deux circuits d’acheminement régissent les exportations vers l’étranger. Il s’agit du point de débarquement d’Agadir, qui demeure la principale voie des artisans soussis vers l’étranger, tandis que ceux de Ouarzazate, Tinerhir et Zagora préfèrent acheminer leurs produits artisanaux vers Marrakech, pour des raisons logistiques. Le montant des exportations a atteint durant l’année 2010 une enveloppe égale à 3,8 MDH et le secteur occupe une place importante, puisqu’il regroupe 11.936 unités artisanales, 28.000 employés et 7 centres d’apprentissage, regroupant 480 apprentis.
Le secteur vient également de signer (vendredi 6 mai 2011) son plan de développement régional (2011-2015). D’une enveloppe budgétaire de 245 millions DH, l’ambition est ainsi de créer 37.162 offres d’emploi supplémentaires, soit une croissance soutenue de l’ordre de 34%.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Commerce

AGADIR : UNIVERSIAPOLIS MISE SUR L’INNOVATION

par Malika Alami – leconomiste.com

  • PLUSIEURS PROJETS DE RECHERCHE APPLIQUÉE LANCÉS PAR LE CENTRE R&D DE L’ÉTABLISSEMENT
  • UNE OFFRE CONJOINTE EN LA MATIÈRE AVEC LE CENTRE LUXEMBOURGEOIS DE RECHERCHE TUDOR

Les défis de l’économie reposent de plus en plus sur la capacité d’innover et de conduire différemment les projets de développement. «C’est dans cette logique que nous avons monté un projet de centre de recherche en partenariat avec le centre luxembourgeois Henri Tudor», a souligné Aziz Bouslihane, président du groupe d’enseignement Universiapolis à Agadir lors d’une rencontre d’affaires Maroc-Luxembourg avec au cœur du débat le thème de l’innovation. Dans une région tournée vers l’exportation à travers trois secteurs clés, agriculture, tourisme et pêche, le sujet est d’intérêt pour tous car Agadir doit faire face à la concurrence et faire preuve d’innovation pour maintenir ses acquis et conquérir de nouveaux marchés. Pour Abdelfattah Zine, président de l’Union régionale de la CGEM, l’investissement de Universiapolis en matière de R&D l’est d’autant plus que 0,8% du PIB à peine sont consacrés à la R&D au Maroc contre 2,26% en moyenne dans les pays de l’OCDE. «L’Allemagne ou le Japon ont une moyenne plus élevée autour de 3,5% de leur richesse national et Israël 5%. Nous sommes en 70e position. Il existe au Maroc 1,87 chercheur pour 100 actifs alors que pour les pays de l’OCDE ce sont 8,54 chercheurs pour cents actifs», précise-t-il. Cette dépense limitée au Maroc dans la R&D s’explique notamment par la très faible contribution du secteur privé qui n’est que de 0,13% du PIB contre 0,67% pour le public et par la  faiblesse des relations Universités/Entreprises. «Nous sommes classés au 113e rang sur 133 pays», poursuit-il. De son avis il est  primordial de revaloriser et d’intégrer l’innovation dans nos process de management, de gestion et de production. Pour l’heure, au niveau d’Universiapolis, les dirigeants du centre de recherche tentent de contribuer à l’édifice de l’innovation à travers plus de projets bien avancés. Cadastre de la pollution de la ville d’Agadir, études des perspectives thérapeutiques des molécules bioactives de l’arganier, amélioration du rendement des cellules photovoltaïques… les domaines de recherches sont variées. Axé sur le concept RDI (Recherche, Développement et Innovation), la philosophie du centre est de faire de la recherche appliquée un véritable moteur de développement des leviers économiques de la région. L’ambition pour l’établissement, à travers son offre conjointe avec le centre luxembourgeois Tudor, est de rayonner sur tout le Maroc mais aussi plus largement en Europe et en Afrique, conclut-il.

Secrets
Réussir contre les géants de l’économie, c’est possible. Le professeur Taieb Hafsi, de HEC Montréal, en est du moins convaincu. Intervenant lors de la rencontre sur l’Innovation, il préconise aux petites firmes plusieurs démarches. Selon lui, il faut éviter la confrontation directe, agir différemment pour confondre les adversaires et se déplacer rapidement pour surprendre l’adversaire. Il souligne également qu’il est important pour les PME de construire leur domaine de manière peu compréhensible par les autres et mettre en place des organisations qui se comportent de manière stratégique. Dans ce contexte, il dit livrer «trois secrets»: toutes les entreprises qui ont réussi ont adopté des stratégies contraires à la norme. Elles ont construit leur modèle d’affaires autour d’une meilleure compréhension des besoins des clients. Elles ont construit des organisations dynamiques dans lesquelles chacun est encouragé à contribuer à la stratégie. A ce sujet, il cite en exemple le cas des entreprises Dollarama, Gildan et Walter qui ont réussi en adoptant ces démarches.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Economie, Recherche

LES COOPÉRATIVES FÉMININES D’ARGANE MENACÉES

par Malika Alami – leconomiste.com

  • DÉPEUPLEMENT DES ENTITÉS
  • FORTE CONCURRENCE DES INDUSTRIELS
  • L’AVENIR DE LA FILIÈRE PASSE PAR L’INTÉGRATION DE TOUS ET L’AGRÉGATION

Si de jour en jour, on assiste à une véritable explosion de la demande de l’huile d’argane, ce n’est pas pour autant les producteurs qui en profitent. La situation bénéficie plutôt aux intermédiaires sans oublier que les exportations du vrac sont en forte croissance

Concurrence des industriels, dépeuplement… la mise à niveau des coopératives féminines d’argane est assurément difficile. Ces dernières années malgré les nombreuses actions en leur faveur, la filière souffre encore de nombreux maux. C’est le constat qui a été fait lors d’une récente réunion à Agadir sur la question.  En moins de cinq ans la filière argane a fait un véritable bond en avant. Il reste cependant aujourd’hui beaucoup à faire. Si de  jour en jour, on assiste à une véritable explosion de la demande de l’huile d’argane défiant toute concurrence, ce n’est pas pour autant les producteurs qui en profitent. La situation bénéficie plutôt aux intermédiaires sans oublier que les exportations du vrac sont en forte croissance. Le domaine bien qu’en pleine évolution, est marqué en effet par quelques dysfonctionnements. D’une manière générale, les coopératives de production connaissent des problèmes de commercialisation.
Selon Dr Ourais, président de l’Association marocaine de l’indication géographique de l’huile d’argane (Amigha) et de l’interprofession, il existe plus de 150 coopératives dans le secteur mais plus de la moitié ne travaille pas. De fait la filière ne compte qu’une vingtaine de coopératives certifiées IGP. Le monopole du commerce de l’huile d’argane à l’international est plutôt détenu par les industriels. Il reste donc à faire valoir véritablement les intérêts des producteurs et limiter l’exportation du vrac pour une valorisation et un développement efficient de la filière. Pour l’heure au niveau de l’Andzoa (l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganeraie), plusieurs actions sont mises en œuvre pour accompagner la filière. Outre la mise en place de  la Fédération interprofessionnelle de l’argane (Fimargane), le contrat-programme signé vise plusieurs volets. Il s’agit du renforcement des capacités des femmes et la modernisation des processus de production de l’huile d’argane et ses produits dérivés. Au programme également le financement d’un ensemble de projets relatifs au désenclavement des populations rurales et l’amélioration de leurs conditions de vie. Parallèlement, l’entité  prépare sa stratégie 2020. Une étude est en cours de réalisation. Elle devrait aboutir à la fin de l’année sur des orientations qui se déclineront en plans d’actions. Le souci aujourd’hui pour rendre efficientes les actions entreprises est de faire adhérer toute la population de l’aire de l’arganeraie. De plus l’avenir du secteur passe par l’intégration de tous et l’agrégation.

Publié 30 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Argane, Commerce

Agadir: L’hôtel La Kasbah bientôt fermé

agadirinou.com – leconomiste.com

L’établissement cesse son activité à partir du 31 décembre prochain pour crise économique
Une centaine d’emplois et plus de 400 lits perdus pour la station balnéaire
Les employés refusent la décision de l’entreprise

Photo Coralia-club

Mauvaise nouvelle pour le tourisme à Agadir. Encore un établissement hôtelier qui se prépare à fermer ses portes. Et cette fois-ci , ce n’est pas un des moindres. Il s’agit du Club La Kasbah, une des enseignes quatre étoiles du groupe Accor. La structure devrait arrêter son activité le 31 décembre 2012. Et ce, pour crise économique. C’est ce que les dirigeants de l’entreprise ont indiqué à L’Economiste.
“La décision a été prise suite aux résultats déficitaires accumulés depuis dix ans, d’un montant de près de 100 millions de DH de pertes”, explique-t-on du côté de Risma. Cette dernière étant le locataire de l’établissement qui appartient à Umet du groupe Somed. Risma met fin donc par anticipation au contrat de location qui la lie à la Somed jusqu’en 2015. Les employés de La Kasbah sont bien sûr très inquiets. Ce sont plus de cent personnes qui sont menacées de perdre leurs emplois. Le comité d’entreprise s’est réuni récemment pour les mettre au courant de la décision de fermeture de l’établissement pour crise économique. La formule qui leur est proposée «est pénalisante, car en deçà de leurs attentes», ainsi qu’ils l’avancent. “L’application des dispositions de fermeture pour raison économique nous fait perdre 50 à 70% des indemnités sur la base de notre ancienneté. Si l’entreprise veut cesser son activité, il faut qu’elle opte pour le licenciement abusif”, souligne l’un d’eux. Mais du côte de Risma, la décision est prise. “Ce sera une fermeture pour raison de crise économique et les dispositions juridiques en la matière sont claires, sinon, nous laisserons la justice trancher en la matière’’, indique un responsable. L’entreprise est donc décidée à aller jusqu’au bout de sa décision, mais dit vouloir toutefois laisser la porte ouverte aux négociations. Pour la destination Agadir, outre les emplois que générait l’établissement, c’est près de 400 lits qui vont être perdus. C’est aussi un peu de l’histoire du tourisme de la station balnéaire qui se perd avec la fermeture de ce club. La Kasbah a en effet fait les beaux jours du tourisme de la ville. En activité depuis 1970, elle était à l’époque l’enseigne “in” de la destination. Mais aujourd’hui, le business modèle de l’établissement n’est plus rentable car les charges sont trop lourdes, indique un opérateur tourisitique. De plus, selon un représentant d’Accor, Somed n’a pas réalisé en temps voulu les travaux au programme lors du renouvellement du contrat en 2005. De son côté, Accor gestion Maroc n’a pas atteint au niveau de l’établissement les performances commerciales attendues, est-il indiqué.

TO responsables ?
De l’avis d’un professionnel, il est difficile de faire face à la concurrence quand les tour-opérateurs arrivent à avoir sur la destination des chambres à 20 et 30 euros la nuit en all inclusive dans des quatre étoiles. Pour un responsable d’Accor, “les tour-opérateurs sont les principaux responsables de la situation dans laquelle La Kasbah se trouve aujourd’hui”.

Publié 29 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Hôtellerie, Tourisme

Taroudant : Les atouts de l’arrière-pays (2)

lematin.ma

Première édition du Salon international de développement des arrière-pays à Taroudant (SIAPAT) pour donner une impulsion à l’écotourisme et développer les potentialités des régions enclavées.

L’arrière-pays, une pièce-maîtresse du tourisme de demain

Le Salon international de développement des arrière-pays à Taroudant tiendra sa première édition du 15 au 17 novembre. Lors de chaque édition, un de ces territoires sera mis à l’honneur : Souss-Sahara atlantique a été choisi cette année.

L’initiative est née de la stratégie de développement de la province de Taroudant à l’horizon 2030, dont un des axes stratégiques est la lutte contre l’enclavement de son territoire. En effet, le Maroc s’est résolument engagé, depuis treize ans, dans l’implantation d’infrastructures et d’équipements dans les arrière-pays, pour lesquels beaucoup reste, cependant, à faire. Les arrière-pays sont également confrontés à un autre défi majeur, celui du développement d’activités économiques génératrices de revenu pérennes pour les populations en vue d’un mieux-être dans leur environnement. Dédié à la promotion et au développement des arrière-pays marocains, cet événement sera un espace de rencontres, d’échanges et de débats entre les acteurs du tourisme, de l’artisanat et des produits du terroir. Outre la valorisation des nombreuses richesses des arrière-pays, l’objectif sera de fédérer l’ensemble des acteurs concernés autour d’un projet commun de développement durable, à même de contribuer au désenclavement des arrière-pays du Maroc.

Face à ce défi, pour cette première édition, les organisateurs du Salon ont souhaité mettre en lumière trois produits, véritables leviers de développement économique et social : le tourisme responsable, l’artisanat solidaire et les produits du terroir. Le Salon s’inscrit ainsi pleinement dans les objectifs exprimés aussi bien dans la Vision 2020 pour le développement stratégique du tourisme que la Vision 2015 pour la promotion de l’artisanat national et le Plan Maroc vert. Le Salon abritera un village de plus de 5 000 m2, organisé autour de deux espaces : un espace conférences et un espace exposition. Le premier sera dédié aux séances plénières et ateliers thématiques qui seront programmés avec la participation d’experts nationaux et internationaux.

L’ensemble des acteurs institutionnels et privés impliqués engagera des réflexions et des débats autour des grands enjeux de développement des arrière-pays avec, in fine, l’adoption d’une feuille de route. Le second sera consacré à la promotion et à la valorisation des produits d’arrière-pays. Cet espace sera ouvert aux professionnels et au grand public. L’exposition offrira une véritable immersion au cœur des arrière-pays marocains, à travers les huit territoires touristiques définis dans la Vision 2020 : Souss-Sahara atlantique, Maroc-Méditerranée, Marrakech-Atlantique, Maroc-Centre, Cap Nord, Centre atlantique, Grand Sud atlantique et Atlas-Vallées.

Publié 29 octobre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région, Tourisme

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