Archives de novembre 2012

Institut Français d’Agadir : Lettre d’Information de la médiathèque Michel Vieuchange – décembre 2012

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Publié 30 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture

«L’or rouge» de Taliouine se cherche un nouveau lifting

par Houcine Maimouni – MAP – soussannonces.net

La commune de Talouine abrite, du 29 novembre au 1er décembre, la sixième édition du festival du safran, une nouvelle occasion pour redonner un lifting à «l’or rouge», qui fait la renommée et la fierté de cette paisible localité sise au pied du massif volcanique de Jbel Siroua, reliant le Haut et l’Anti-Atlas. Initiée par l’Association Migration et développement (M&D) et la province de Taroudant avec d’autres partenaires, cette sixième édition semble avoir résolument fait le choix du large, comme en témoigne le thème choisi cette année: «Vers une dimension internationale du safran». Auprès des organisateurs, on assure que ce festival de Taliouine promet, tout en capitalisant sur les précédentes éditions, de rompre avec les sentiers battus, avec à la clé une kyrielle d’activités touchant à divers centres d’intérêt aussi riches que variés. Outre une rencontre-échange informelle avec les différents acteurs concernés par le développement du secteur, le programme prévoit une première table-ronde sur «le festival en tant qu’outil de promotion territoriale», qui sera ponctuée par trois exposés suivis d’un débat avec l’assistance. Lesdits exposés traiteront des thématiques du «festival du safran: des origines à l’horizon international», un exposé animé par Abderrazak El Hajri de M&D), de «la culture du safran et le façonnage de l’identité territoriale de Taliouine» (par Pr. Hassan Benhalima, enseignant chercheur) et «le pays de Taliouine, à l’expérimentation du marketing territorial» (par Slimane Aziki, enseignant-chercheur et expert en développement durable). Les participants auront à suivre les travaux d’une deuxième table-ronde sur la thématique «Recherche-action, levier nécessaire pour la filière safran», avec des interventions de Hrou Abrou (Directeur de l’ORMVA d’Ouarzazate), Mohamed Amine Serghini (de la Faculté des sciences d’Agadir) ou encore d’Abderrahmane Ait Lhaj (Directeur régional de l’INRA, Agadir). Une troisième table-ronde sur «la filière safran entre pratique traditionnelle et conquête d’un marché exigeant» est prévue avec une pléiade d’intervenants représentant notamment la Fédération interprofessionnelle marocaine du safran, l’Office national de la sécurité des produits alimentaires, Fair-Trade au Maroc ou l’ECOCERT français. Outre un exposé présenté par une responsable du ministère de la Justice et des libertés publiques sur «la lutte contre la fraude des produits alimentaires: exemple du safran», le programme prévoit une quatrième table-ronde encadrée par le Forum des initiatives des jeunes (FIJ) de Taliouine sous le signe «le rôle des jeunes: Quelles opportunités et quels enjeux pour le territoire ?». Selon l’ORMVAO, la production du Maroc est estimée à 3. 000 kg par an, dont 95 PC est destiné à l’export, un volume qui place le Maroc en 4ème position sur le plan international après l’Iran, l’Inde et la Grèce. La superficie globale dédiée à cette culture traditionnelle est de 640 ha pour 1.285 producteurs. Le Conseil régional Souss Massa Drâa a été l’initiateur de l’appellation d’Origine Protégée AOP Safran de Taliouine, un signe distinctif protégé pour organiser et valoriser la filière du Safran. L’objectif de l’AOP est de maintenir au niveau local une partie des profits réalisés par les intermédiaires du safran aussi bien sur le plan national qu’international et de contribuer, ce faisant, à créer de nouveaux postes d’emploi pour les jeunes au niveau de toute la filière: production, séchage et commercialisation. Afin de renforcer l’ancrage culturel du safran comme produit de terroir dans la région, l’AOP encourage l’organisation des producteurs en groupements de villageois représentés au sein d’une coopérative de villageois et d’une union des coopératives de producteurs de safran. La présence du safran au Maghreb remonte au IXe siècle. Dans la région, il est cultivé à Taliouine, province de Taroudant, et dans les environs de Tazenakht sur des hauteurs allant de 1200 à 1400 m d’altitude. Issu de la fleur du «Crocus sativus», une plante mauve et bulbeuse appartenant à la famille des iridacées, le safran a fait l’objet d’un intérêt particulier de la part du ministère de tutelle dans le cadre du Plan Maroc vert, qui ambitionne, pour son projet quadriennal 2010-2013, l’extension des superficies plantées sur 500 hectares, l’intensification et la réhabilitation des safranières existantes sur 530 ha et l’installation du système d’irrigation goutte-à-goutte (1030 ha). Les objectifs escomptés consistent à porter la production annuelle à Taliouine de 1.325 à 6.695 kg (de 2,5 à 6,5 kg/ha), améliorer les revenus des agriculteurs pour atteindre 97.000 DH l’hectare contre 19.000 DH/ha actuellement et à générer 600 emplois stables additionnels. Et c’est précisément dans cette dynamique que s’inscrit l’inauguration par SM le Roi Mohammed VI, en janvier 2011, de la Maison du safran réalisée pour un investissement de 6,5 MDH, dans la perspective de contribuer à promouvoir une identité propre pour le safran marocain et en assurer une offre optimale à forte valeur ajoutée. La production nationale de safran, largement concentrée dans la région de Souss-Massa-Drâa (95 PC), totalise 75 millions de dh annuellement. Le prix de «l’or rouge» varie entre 2,30 euros/le gramme pour le safran en vrac et 10 euros/le gramme pour le safran emballé.

5e édition des trophées de la filièreSalon des fruits et légumes dans le Souss

albayane.press.ma

La cinquième édition des Trophées de la filière des fruits et légumes dans le Souss aura lieu, le 5 décembre à Agadir, lors d’une cérémonie sous le signe « organisation interprofessionnelle des filières agricoles : réalisations et perspectives ». « Les prix qui seront décernés lors de ladite cérémonie concerneront des professionnels qui ont fait montre d’excellence dans leur labeur et qui sont membres des interprofessions de l’agrumiculture, du maraichage, d’arboriculture, de phoeniciculture et oléiculture ». Une dizaine de prix répartis entre les cinq interprofessions précitées sont prévus à cet effet, en plus d’autres distinctions décernées hors concours en guise d’hommages.
Le TROFEL est destiné à « récompenser les plus méritants des professionnels qui contribuent positivement à la concrétisation de l’objectif recherché, à savoir une agriculture marocaine au diapason de l’excellence. A noter que la filière des fruits et légumes est représentée par cinq interprofessions: la FEDAM pour l’arboriculture, la FIFEL  pour l’exportation des fruits et légumes, FIMADATTES pour les dattes, INTERPROLIVE pour l’olive et Maroc Citrus pour les agrumes.

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Commerce, Région

Produits de terroir : 1er salon à Agadir pour les produits nobles des différentes régions du royaume

albayane.press.ma

Le premier Salon national des produits de terroir (SNAPT) aura lieu parallèlement à la dixième édition du Salon international des fruits et légumes (SIFEL), prévue du 6 au 9 décembre au Park Expo d’Agadir. Ce premier SNAPT prévoit la participation de plus de 80 exposants de différentes régions du pays, dont des coopératives, associations et sociétés concernées par les différentes filières des produits de terroir. Le salon table sur plus de 30 mille visiteurs, compte tenu de la notoriété du SIFEL qui avait drainé, lors de sa précédente édition en 2011, près de 60 mille visiteurs. Au niveau de la région, six produits de terroir ont bénéficié du Signe distinctif d’origine et de qualité, à savoir l’argan, le safran, les roses aromatiques, le cactus, les dattes et les amendes. Les organisateurs prévoient, en marge du Salon, des séminaires et des rencontres animées par des professionnels, chercheurs et responsables du développement, devant traiter notamment des thématiques de « l’innovation pour la promotion des produits de terroir: exemple de la région SMD » et des « mécanismes de financement et stratégies de commercialisation des produits de terroir ».

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Expositions, Salons

Programme «Villes sans bidonvilles» : 45 villes déclarées sans bidonvilles

par M’Barek Tafsi – albayane.press.ma

Le programme de villes sans bidonvilles, lancé en 2004, a permis la réduction du poids démographique des ménages résidant dans les bidonvilles dans les villes marocaines de 8,2 à 3,9% entre 2004 et 2010, a indiqué lundi le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, Mohamed Nabil Benabdallah.
Présentant ce programme d’envergure en séance plénière, consacrée aux politiques nationales par la conférence internationale ouverte lundi à Rabat sous  le thème «Sortir des bidonvilles, un défi mondial pour 2020», N. Benabdallah a fait savoir que 45 villes sur les 85 prévues ont été déclarées sans bidonvilles avec l’amélioration des conditions de vie de plus d’un million d’habitants, et que le taux d’avancement global du programme a atteint 70%. D’autres villes seront bientôt déclarées sans bidonvilles. Revenant sur l’évolution du programme, il a rappelé que le  Maroc connait en effet une urbanisation soutenue qui atteint 62% en 2011 et qui devra s’élever à 75% en 2030. Le pays, a-t-il ajouté, accuse un déficit en logements de 840.000 unités et fait face à une forte demande en logements de 170.000 unités par an. L’habitat insalubre dans le pays existe sous plusieurs formes : habitat non réglementaire, habitat menaçant ruine, bidonvilles. Pour relever ce défi, des directives royales ont été données pour faire de l’habitat social en général et de la lutte contre l’habitat insalubre en particulier une priorité nationale, a indiqué M. Benabdallah. C’est ainsi qu’une stratégie intégrée à été mise en œuvre à travers le lancement d’un programme public en vue de l’éradication, à terme des bidonvilles et la poursuite d’une politique de prévention et de promotion de produits concurrentiels à l’habitat informel, parallèlement au renforcement du partenariat et de la contractualisation dans ce domaine, et le contrôle strict et la répression effective des infractions. Et c’est dans ce cadre qu’est intervenu le lancement en 2004 du programme «Villes sans bidonvilles» (PVSB), lequel s’est donné comme fondements un cadre de programmation nationale selon une démarche ascendante, la ville comme unité de programmation, et un cadre contractuel à responsabilités partagées entre les partenaires fixant engagements et échéancier de réalisation, a-t-il expliqué. Pour la réussite du programme, différents choix de modes opératoires selon les spécificités locales ont été prévus (restructuration, relogement et recasement). Et pour ne rien laisser au hasard, les concepteurs ont fixé le dispositif approprié de financement (Budget de l’Etat-FSH-Budget des collectivités territoriales). Pour la réalisation du programme, les services compétents ont procédé à la mobilisation du foncier public et à la prise de différentes décisions pour assurer l’accompagnement social approprié, tout en œuvrant pour l’intensification de l’offre de l’habitat de prévention.

Des cas réussis
Présentant des cas réussis de résorption de bidonvilles, il a cité l’exemple de la ville de Laâyoune, où il a été procédé au transfert des ménages de 12.000 baraques dans des délais de réalisation en dessous de ceux contractualisés, grâce à la mobilisation et l’adhésion de tous les partenaires locaux. Dans le cadre de cette opération, il a été procédé au recasement des ménages concernés qui ont bénéficié d’une aide frontale et d’un accompagnement social intensif  et de proximité.
M. Benabdallah a évoqué aussi le cas d’Agadir, où 16.000 ménages bidonvillois ont été transférés dans des logements salubres, grâce à l’adhésion et la mobilisation des partenaires locaux. Ils ont bénéficié d’un encadrement pour accéder aux crédits garantis par l’Etat (FOGARIM). Plusieurs ménages ont été recasés alors que d’autres ont été relogés lors de cette opération dont le contrôle et l’encadrement ont été assurés par les autorités locales. Quant au rythme moyen annuel de démolition, il est passé de 5000 avant le PVSB à 25.000 baraques, a rappelé le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, selon lequel la réussite du programme s’est traduite par une nette amélioration des conditions de vie des bénéficiaires du programme par l’accès à la propriété. Et M. Nabil Benabdellah de souligner qu’il a été nécessaire de disposer d’un portage politique et d’une stratégie intégrée pour le pilotage avec succès du programme. Cette stratégie intégrée devra en effet être basée sur l’adhésion des acteurs et la co-construction des programmes, la convergence des politiques publiques, le recensement des populations concernées partagé entre les acteurs, la contractualisation avec les partenaires, la mobilisation du foncier public, la mise en place de dispositifs de financement, le traitement intégral des quartiers et la mise en place d’un dispositif de contrôle et de prévention. Tels sont les principaux enseignements retenus de cette expérience, a-t-il noté.

Politiques d’accompagnement
Abordant les perspectives pour la résorption des bidonvilles, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a estimé nécessaire de réorienter et dynamiser le programme de villes sans bidonvilles selon une approche intégrée dans le cadre d’un projet de ville associant tous les acteurs locaux et ce dans le cadre  de la politique de la ville. Pour ce faire, a-t-il dit, différentes mesures d’accompagnement sont mises en œuvre pour atteindre les objectifs du programme, à travers l’amélioration et le  renforcement des responsabilités des acteurs régionaux et locaux quant à la gouvernance du programme, l’amélioration de la convergence des politiques publiques particulièrement en matière d’équipements et de transports, l’intensification et la diversification de l’offre préventive en logements, l’adoption d’une politique foncière répondant au principe de l’urbanisme durable, le renforcement et la généralisation de l’accompagnement social des ménages concernés et la diversification et l’augmentation des ressources de financement. Pour la réussite d’une telle action, il est recommandé de renforcer la convergence des politiques publiques, de mettre en place un dispositif de veille (recensement, évolution, évaluation, capitalisation-réajustement) et de systématiser l’accompagnement social, selon le ministre. Il est aussi nécessaire de renforcer l’offre de logement préventive, d’adopter des démarches ascendantes et des modes opératoires adaptés, d’accompagner la politique de lutte contre les bidonvilles par la promotion d’une économie locale inclusive et de renforcer les capacités des acteurs locaux. Il est par contre déconseillé de centraliser le processus décisionnel, de dissocier les projets de résorption des bidonvilles des projets de villes ou de changer fondamentalement les principes des politiques arrêtées en cours  d’exécution, a-t-il estimé, ajoutant qu’il est contreproductif de négliger l’aspect social dans les projets de résorption ou le système de contrôle, de ne pas maitriser les délais d’exécution des projets ou de ne pas prévoir de manuel de procédures devant cadrer les méthodes de recensement et d’attributions. Il est recommandé aussi de faire recours à l’imagerie satellitaire pour dresser l’état des bidonvilles et l’évaluation des changements opérés au cours du temps en termes de démolition des baraques et/ou d’extension, a-t-il ajouté. L’expérience marocaine en matière de lutte contre les bidonvilles a été qualifiée lundi par M. Joan Clos Drapeau, secrétaire général adjoint de l’ONU, Directeur exécutif du Programme des Nations unies pour les établissements humains (PNUEH) ou ONU-Habitat, de «succès historique, remporté par un pays sans pétrole, sans diamants et sans gaz naturel». Selon le responsable onusien, qui s’exprimait à l’ouverture de cette conférence internationale, placée sous le haut patronage de SM le Roi, l’expérience marocaine doit inspirer nombre de pays confrontés au phénomène des bidonvilles dans le monde, dont en premier lieu les pays africains où 60% de la population vit dans des baraques. Les travaux de la conférence qui se poursuivent en ateliers seront sanctionnés par l’adoption mercredi de la déclaration de Rabat sur les modalités d’accélérer le processus de réalisation des objectifs du millénaire concernant l’amélioration des conditions d’habitat des populations à l’approche de 2015, date à partir de laquelle les Nations unies envisagent de revoir ses objectifs dans le domaine.

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Habitat, Immobilier

Barrages : Un taux de remplissage de 70%

lematin.ma

Les retenues des principaux barrages du Royaume, tous usages confondus, ont atteint près de 11,10 milliards de m3 à la date du 29 novembre 2012, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 70,3%, contre 11,19 milliards de m3 (71%) à la même date de l’année précédente, selon le ministère de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement.

Grâce aux récentes précipitations entre autres, les réserves hydriques de certains barrages ont enregistré un taux de remplissage de 100%. (Photo : barrage de Nakhla skyscrapercity.com)

Grâce aux récentes précipitations entre autres, les réserves hydriques de certains barrages ont enregistré un taux de remplissage de 100% dont Nakhla (passé de 86,6% à 100%), Bab Louta (de 58,4% à 100%) et Barrage Sur Oued Za (de 74,6% à 100%), précise la même source.

Certains barrages se sont inscrits en hausse, dont Ahl Souss (passé de 87,9% à 99,2%), Mohammed V (de 56,4% à 91,8%) et Tamesna (de 76,3% à 86,9%).

Par ailleurs, d’autres barrages ont pu conserver leur niveau optimal avec un taux de remplissage de l’ordre de 100%, notamment Bouhouda, Sidi Said Maachou et Aït Messaoud.

En revanche, une tendance baissière en glissement annuel du volume global des réserves d’eau a marqué principalement les barrages Hassan II (passé de 93,1% à 49,6%), Yaakoub Mansour (passé de 70,4 à 50,6%) et Youssef Ben Tachfine (passé de 84,6% à 59,4%).

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Eau

Port d’Agadir : Levée de boucliers des transporteurs

Par LesEchos.ma

Les professionnels des transports se mobilisent. Face à la concurrence accrue des opérateurs étrangers, les acteurs nationaux reviennent à la charge et appellent au rassemblement dans des réseaux et des consortiums. L’activité croissante des opérateurs étrangers dans le port d’Agadir est en effet perçue par les nationaux comme étant une concurrence imposée. Ces derniers appellent en l’occurrence à l’adoption d’une approche participative des autorités marocaines dans la prise de décision concernant le secteur. Concrètement, cette «levée de boucliers» vise à pallier les dysfonctionnements du secteur qui touchent directement les opérateurs marocains.

En témoignent les principales doléances formulées, à savoir, la mise en place d’un soutien financier à travers l’instauration d’un gasoil professionnel, de mesures fiscales et l’instauration d’un fonds d’assurance des crédits à l’investissement dans le secteur.

Publié 29 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Emploi

Tinghir- Jerusalem Les echos du Mellah.

Hier, une belle soirée de souvenirs et d’espoir avec la projection de cet émouvant film de Kamal Hachkar qui nous a montré l’harmonie dans laquelle vivaient les berbères musulmans et juifs de la région de Tinghir (de la même origine ethnique) avant que des barrières toutes artificielles aient été dressées depuis l’extérieur entre ces communautés et aient provoqué le départ de toute cette partie intégrante de la population locale.

Un film d’espoir, quand on y voit les jeunes scolarisés actuellement à Tinghir dire qu’il n’y aurait aucun problème si de jeunes juifs étaient en classe avec eux ! Espérons qu’ils ne seront pas manipulés eux-aussi, plus tard, pour alimenter une haine inutile et désespérante ( qu’on peut, malheureusement, trouver de chaque côté ).

La salle de l’Institut Français était pleine

A l’issue de la projection, un débat extrêmement intéressant a eu lieu. Ce débat était animé par le réalisateur, Kamal Hachkar,

par Chadia Derkaoui, Enseignante-chercheuse en linguistique à la FLSH d’Agadir,

par Sarah Pinson Assidon, Collectionneuse d’objets ethniques amazighs et membre de l’équipe fondatrice du Musée amazigh au Jardin Majorelle à Marrakech

et par Rochdi El Manira Enseignant-chercheur à la FLSH d’Agadir et critique de cinéma.Malheureusement, Salima Naji, Architecte, docteur en anthropologie et spécialiste du patrimoine marocain étant malade n’a pu assister à cette projection et participer à ce débat, son avis éclairé aurait aussi été très intéressant.

A l’issue de ce débat, Kamal Hachkar a été longuement applaudi pour ce film qui doit être interprété comme un souvenir de cette entente multiculturelle qui existait, et comme une pierre posée pour la paix.

Et, surtout, ne pas faire de confusion de genre en mélangeant cette partie de l’histoire marocaine avec la situation politique actuelle au Moyen-Orient !

Merci à l’Institut Français d’Agadir pour cette soirée culturelle de haute qualité.

Photos M. Terrier

A ne pas manquer – Ce soir : Tinghir-Jérusalem : les échos du Mellah à l’Institut Français d’Agadir

Ce soir, projection et débat exceptionnels

Tinghir – Jérusalem : les échos du Mellah

 

 De Kamal Hachkar, France, 2011, 1h22 

En France, j’ai grandi dans l’idée que tous les berbères étaient musulmans. Mais à Tinghir,

ma ville natale dans l’Atlas Marocain, les récits de mes grands-parents m’ont fait découvrir

que d’autres berbères étaient juifs….

  

En présence de :

Kamal Hachkar

Réalisateur du film

 

Chadia Derkaoui

Enseignante-chercheuse en linguistique à la FLSH d’Agadir

 

Salima Naji

Architecte, docteur en anthropologie et spécialiste du patrimoine marocain

 

Sarah Pinson Assidon

Collectionneuse d’objets ethniques amazighs et membre de l’équipe

fondatrice du Musée amazigh au Jardin Majorelle à Marrakech

 

Rochdi El Manira

Enseignant-chercheur à la FLSH d’Agadir et critique de cinéma

  

Mercredi 28 novembre à 20h

Institut français d’Agadir

Entrée libre

 

 

Rue Chenguit – Nouveau Talborjt – BP 341 – 80001 Agadir

http://www.ifagadir.org

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Cinéma, Culture, Histoire, Souvenir, Spectacle

AGADIR : Une exposition sur les Tatars de Pologne

L’ambassade de République de Pologne à Rabat organise une série d’évènements culturels consacrés à la communauté musulmane de Pologne.

Parmi ces derniers, une exposition intitulée « Les Tatars polonais », avec une introduction de Pr. Boguslaw R. Zagorski, président fondateur de l’Institut Ibn Khaldoun à Varsovie et professeur au Collegium Civitas.
L’évènement se tiendra ce 28 novembre à la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir.

Qui sont les Tatars ?L’ancien peuple tatar a disparu comme tel, leurs descendants se sont mêlés notamment aux Mongols, aux Slaves et même aux Roms, qui furent longtemps leurs charrons, éleveurs de chevaux, chaudronniers ou tanneurs. D’autres tribus, souvent nomades, sont à leur suite désignées comme Tatares par commodité.
Le métissage et l’assimilation de ces peuples hétéroclites n’ont néanmoins jamais remis en cause le sentiment d’appartenance à une identité tatare. Leur pratique majoritaire de l’Islam (sunnite) sur des terres chrétiennes, leur culture nomade et guerrière et la réputation qu’ils se sont forgée auprès de leurs voisins y sont pour beaucoup.
Les descendants de ces populations vivent aujourd’hui sur les marges de l’ancien empire soviétique, principalement en Russie, mais aussi en Ukraine, en Bulgarie, en Chine, au Kazakhstan, en Roumanie, en Turquie, et en Ouzbékistan. Sur ces 8 millions de tatars, près de 15.000 vivent encore entre la Biélorussie, la Lituanie et la Pologne. (note perso.)

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Expositions, Histoire

Province de Ouarzazate : une caravane médicale

soussannonces.net

Les habitants de la région Imini bénéficient des services d’une caravane médicale Des centaines d’habitants de différentes localités de la région rurale d’Imini (province de Ouarzazate) ont bénéficié ce weekend des prestations d’une caravane médicale organisée par l’association Issafarne pour la santé et le développement. Cette caravane, organisée en partenariat avec des opérateurs économiques nationaux, réunit plusieurs médecins spécialistes et généralistes, en plus d’un staff de quelque 70 infirmiers et cadres médicaux et techniques. Les consultations et traitements médicaux dispensés sur les lieux ont concerné notamment les domaines de l’oto-rhino-laryngologie, l’appareil respiratoire, l’appareil digestif, la gynécologie, la cardiologie, la pédiatrie, l’ophtalmologie, la chirurgie dentaire et les maladies des articulations. En plus de ces prestations médicales, l’équipe de la caravane a également recensé les cas nécessitant des interventions chirurgicales ou un suivi médical continu, afin d’orienter les patients vers les établissements hospitaliers spécialisés. Des médicaments ont été également remis gratuitement aux bénéficiaires de la caravane, qui a été marquée par l’organisation d’une campagne de sensibilisation et d’une opération de circoncision collective au profit de plusieurs enfants de la région. L’Association Issafarne pour la santé et le développement a été créée en juin 2004 par un groupe de professionnels de la santé qui œuvrent pour apporter l’aide médicale aux populations démunies à travers le Maroc. Depuis 2005, cette ONG organise plusieurs caravanes médicales notamment dans les provinces de Taroudant, Sidi Ifni, Chtouka Ait Baha, El Hajeb, El Jadida, Smara, Tata, Errachidia, Khémisset, Chefchaouen et El Haouz. Quelque 42.000 personnes ont bénéficié d’examens médicaux dans le cadre de ces caravanes et quelque 640 opération de la cataracte ont été organisées entre 2005 et 2011. En 2012, cinq caravanes ont été organisées dans les provinces de Ben Slimane et Ouarzazate et les villes de Tifelt, Taliouine, Zaouiat Cheikh et Tafraout.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Région, Santé, Solidarité

Tannerie traditionnelle : Taroudant a le cuir dans la peau !

par Samir Benmalek – soussannonces.net

Première capitale de la dynastie des Saadiens (1554-1660), première ville du Maroc à se doter d’une imprimerie, en 1865, Taroudant a gardé de son passé l’art de travailler la peau selon les recettes les plus anciennes. Le président de l’association Charaf de dar edbagh, Jilali Guouar, affirme que la  tannerie de Taroudant emploie entre 60 et 70 personnes, dont les propriétaires des 40 magasins de maroquinerie. L’actuelle tannerie, construite il y a 20 ans, a remplacé l’ancienne, devenue trop vétuste. Elle est gérée par la mairie. A la tannerie de Taroudant, à laquelle on accède par Bab Targhount, l’une des sept portes qui percent le rempart long de huit kilomètres, «il n’y a aucune machine, tout se fait à la force des bras», dit Aït Benjeloune Abdelsalem, 59 ans, dont 40 passés à tanner les peaux. Tenant actuellement une boutique de maroquinerie dans l’enceinte même de la tannerie, l’homme explique : «Nous achetons les peaux entre 10 et 20 DH la pièce. En premier lieu, nous la lavons au savon puis nous la trempons dans du gros sel pendant deux jours puis nous la rinçons à l’eau». A la suite de cette étape, de la pierre d’alun est concassée dans un grand mortier à l’aide d’un gros bâton (il paraîtrait que le son produit lors du concassage est à l’origine de la fameuse deqqa marrakchia). La farine ainsi obtenue est étalée sur la peau qui est mise à sécher au soleil pendant deux jours ou plus jusqu’au séchage complet. A ce stade du tannage, il y a deux manières de procéder. Si un particulier a confié une peau de mouton au tanneur pour qu’il en fasse un tapis de prière, la laine est soigneusement peignée et préparée pendant deux mois, puis la peau est étalée au soleil. Le propriétaire de la peau paiera entre 50 et 70 DH pour la récupérer. Si la peau est destinée à la production du cuir tanné, la laine est brossée puis rasée et vendue pour en faire du fil ou servira au rembourrage des coussins ou des poufs. La peau, une fois débarrassée de la laine marine dans un bassin d’eau pendant deux jours, puis dans un bassin de chaux qui sert à enlever ce qui reste de la laine, est plongée dans un bassin de fiente de pigeons pour la débarrasser des résidus de chaux. La peau sera par la suite plongée dans du son pendant deux jours puis dans un bassin d’écorce de mimosa pendant six jours. Enfin, l’ébourrage est effectué à l’aide d’une lame incurvée qui sert à débarrasser la peau des tissus sous-cutanés.Avant d’être vendue aux artisans du cuir, la peau est mise à sécher au soleil, mais régulièrement humidifiée pour qu’elle garde sa plasticité. Le prix d’une peau varie entre 100 et 120 DH. Celle-ci servira à la fabrication de babouches, de sacs, de ceintures, etc. Des produits qui ne bénéficient pas d’une promotion à la hauteur de ce savoir-faire, disent Jilali Guouar et Aït Benjeloune Abdelsalem. Mais Taroudant a accueilli, du 15 au 18 novembre, le premier salon pour la promotion des arrière-pays. Peut-être que la solution viendra de là. Réhabilitation des tanneries Jilali Guouar, président de l’association des tanneurs de Taroudant, atteste que des travaux sont indispensables, comme le dallage du sol, l’adduction des eaux usées, la construction de combrières… Il souhaite également qu’un marché de peaux soit ouvert, car, dit-il, les tanneurs s’approvisionnent à Marrakech ou à Meknès, ce qui augmente les frais.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Commerce, Industrie, Région, Tradition

Cactus, safran et dattes, premiers bénéficiaires de l’agriculture solidaire

Kawtar Tali – soussannonces.net

Si 112 projets solidaires sont attendus à partir de janvier prochain dans le secteur de l’agriculture, l’heure étant au bilan des réalisations précédentes. L’annonce faite, la semaine dernière, par le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, dévoilant un investissement de 1,62 milliards de dirhams dans l’agriculture solidaire au profit de 29.650 agriculteurs pousse à évaluer l’opportunité d’une telle démarche prescrite dans le cadre du Plan Maroc Vert. En effet, ces projets, présentant un intérêt pour toutes les régions du Maroc, se basent sur une approche d’organisation à travers les coopératives et associations contribuant à garantir le bon déroulement desdits projets. A la veille du lancement d’une centaines d’actions sur une superficie de 66.000 hectares, le bilan s’avère positif pour les initiatives entreprises auparavant. Le département de l’agriculture illustre, dans ce sens, les réalisations relevées dans le cadre de la valorisation du cactus d’Ait Baamran dont la superficie cultivée dépasse les 40.000 hectares. A ce jour, 105 kilomètres de voies rurales ont été ouvertes afin de garantir l’arrivée des produits dans de bonnes conditions. De même deux points de montage et une unité industrielle ont été construits pour la valorisation du produit qui est actuellement exporté en France, en Allemagne et au Canada. Il en est de même pour le projet de valorisation du safran. A travers ce dispositif, la culture du safran s’est développée sur une superficie de 300 hectares. La valorisation du safran s’est opérée à travers la distribution gratuite des ampoules de safran, dont le coût à atteint 11 millions de dirhams, ainsi que par l’aménagement de la maison du safran. Le projet a permis également l’introduction du goutte-à-goutte sur une superficie de 1800 hectares et la création de groupement d’intérêt économique dans les régions de productions. La pertinence des projets solidaires a été également soulevée au niveau de la production des dattes. Cette filière a connu un saut important à travers la réhabilitation et le renouvellement des palmeraies. A cet égard, 100.000 implant ont été fournis aux agriculteurs. Outre de la purification de 130.000 nids, la filière a connu également l’achèvement de 85% des aménagements hydro-agricoles sur une superficie de 53.000 hectares dont 19.000 hectares en oasis. Rappelons que la filière phoenicicole s’est dotée, à travers les projets solidaires, de 20 unités de refroidissement et conditionnement des dattes dont 7 unités financées conjointement par l’Etat et le Millenium Challenge Account (MCA).

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Développement, Région

Cinéma et migrations : La dixième édition du Festival d’Agadir en mars 2013

par M’BARK CHBANI – libe.ma

L’Association Al Mobadara Attakafia, organisatrice du Festival  «Cinéma et migrations» d’Agadir, a annoncé que la 10ème édition aurait lieu du 04 au 09 mars 2013.
Après neuf éditions, le festival connaîtra, pour la première fois, l’organisation d’une compétition officielle pour les longs métrages traitant de la thématique de l’émigration ou dont le réalisateur est un immigré étranger ou un Marocain du monde. Un jury international attribuera les prix du festival aux longs métrages sélectionnés.
Le comité d’organisation du festival a fixé la date du 15 janvier 2013 comme dernier délai pour la réception des films dont les réalisateurs ou les producteurs souhaiteraient participer à la compétition officielle.
Premier festival du genre à Agadir, le Festival «Cinéma et migrations » a acquis une renommée internationale par la qualité des films qui y sont projetés ainsi que  la participation relevée des professionnels du 7ème Art qui y assistent chaque année, ce qui donne lieu à des échanges fructueux en marge du festival. C’est  aussi une opportunité offerte au public gadiri de voir les derniers films traitant de la problématique des migrations et de pouvoir également dialoguer avec les artistes, réalisateurs et autres professionnels du cinéma à l’occasion du festival.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Agadir, Animation, Cinéma, Festival

L’Agriculture, le Tourisme et l’Artisanat s’accordent sur une politique globale pour développer l’arrière-pays

 

par Mohamed El Maâroufi – lavieeco.com

L’artisanat et les produits du terroir, des atouts pour ces régions éloignées. Plus de 230 projets en gestation dans la région de Taroudant. Des riads de la province d’Agadir déjà labellisés « clef verte ».

Le Maroc a enfin compris la nécessité de connecter l’arrière-pays à l’activité du tourisme, qu’il soit intérieur ou pas. Cette idée se concrétise aujourd’hui, à travers le premier Salon international de développement des arrière-pays qui s’est tenu à Taroudant du 15 au 17 novembre. Mieux encore, à en croire les ministres qui l’ont inauguré et qui ont pris le temps d’assister à ses travaux, cette rencontre sera permanente, avec une périodicité d’une fois toutes les deux années. Les discours et les déclarations des ministres présents, celui du tourisme, Lahcen Haddad et celui de l’artisanat, Abdessamad Kayouh, abondent dans le sens que la décision est prise de faire de l’arrière-pays une composante du tourisme national. L’artisanat et les produits du terroir constituent aussi des atouts. Pour eux, il y a un avant et un après. Avant, il y avait bien quelques initiatives ou mesures éparses sur certains aspects ou sur certaines parties du pays. Maintenant, il s’agit de mettre en place une politique transversale pour arrimer l’arrière-pays comme composante de l’économie de manière globale et ciblée.

Le Maroc veut s’appuyer sur les expériences étrangères

En fait, il faut savoir que ce salon qui a été décliné comme un village sur 5 000 m2 dans la place centrale de Taroudant a été organisé par le conseil provincial, la région Souss Massa Draâ, la commune urbaine de Taroudant, le ministère du tourisme, celui de l’artisanat, celui de l’agriculture et de la pêche maritime, celui de la culture, le Haut commissariat aux eaux et forêts…

Même l’Agence pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier a été sollicitée aussi bien pour le financement que pour la logistique. Sur le plan de l’animation, des intervenants français et espagnols, et même libanais qui ont une expérience réussie dans le domaine, ont été invités pour faire part de leur démarche en la matière. Outre les petits exposants de produits du terroir ou de l’artisanat qui étaient présents. Et puis, huit territoires touristiques avaient également leurs stands : Souss Massa Atlantique, Maroc Méditerranée, Marrakech Atlantique, Maroc Centre, Cap Nord, Centre Atlantique, Grand sud atlantique et Atlas Vallées. Pour les organisateurs, si c’est Taroudant qui était à l’honneur lors de cette première édition, les prochains salons mettront en avant chacune des autres. Selon le commissaire du salon, Mohamed El Moudene, rien que sur Taroudant, il y aurait, au jour d’aujourd’hui, 237 projets de développement de l’arrière-pays.

Le désenclavement reste un souci pour les opérateurs

Mais pour en revenir à la territorialité, tout porte à croire que le découpage qui avait été mis en place par le ministère du tourisme a été abandonné. En effet, dans un programme propre qui avait été décliné, il y a quelques années, le ministère du tourisme avait identifié et ciblé des régions déterminées appelées  «pays d’accueil touristique» (PAT) : Rif, Oriental, Moyen-Atlas, Plaine Atlantique, Haut-Atlas, Désert et Oasis, Pays de l’Arganier et Désert Atlantique.

Les piliers du programme, par contre, qui sont la mise en valeur des régions, une meilleure signalisation mais aussi l’augmentation des capacités des gîtes et la formation des guides, sont parmi les domaines qui continueront à être encouragés. Cela dit, on ne parle pas encore de mesures d’incitation précises, mais seulement d’organismes de crédit qui pourraient accompagner les éventuels investisseurs.
En tout cas, les ministres assurent que le développement de l’arrière-pays s’inscrit dans des politiques globales comme la Vision 2020 pour le tourisme, le plan de développement de l’artisanat pour 2015 et les actions d’encouragement des produits du terroir du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, dont tout ce qui a été fait en matière d’appellation géographique protégée (APG). Mais on parle de labellisation à plusieurs niveaux et cela s’est déjà concrétisé pour les riads car sur une bonne dizaine, près de la moitié est aujourd’hui classée «clef verte». Les responsables parlent aussi d’un programme de réparation de routes, de réhabilitation de sites.

Pour le moment, le programme pilote porte sur la région de Taroudant. Mais on peut tout de même remarquer que la route secondaire au sortir de la bretelle de l’autoroute à hauteur de Amskroud est en mauvais état. Pour les ministres, la route à double voie Agadir-Taroudant est un atout. Cependant, on peut regretter qu’à ce jour aucun guide n’ait été édité pour permettre aux touristes de se repérer sur les routes secondaires pour accéder aux auberges, aux gîtes et aux sites classés, par exemple.

La création d’une agence de développement du Tafilalet recommandée
Parmi les recommandations du salon, il y a lieu de noter la création d’une agence de développement du Tafilalet, l’organisation des sentiers et des circuits de découverte de l’arrière-pays. Autre proposition, mettre en place un observatoire pour une réflexion stratégique sur tout ce qui se rapporte au développement territorial.
En marge du salon, un partenariat a été signé entre le réseau de développement du tourisme rural et le conseil général de l’Hérault. Il porte sur le conseil, le monitorat, la formation et la qualification des offres d’hébergement entre autres.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Artisanat, Région, Tourisme

Les dirigeants du sud font le point sur leur management

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Pour améliorer la performance de la PME, la prise en compte des pratiques managériales s’impose. C’est le constat sur lequel se sont accordés en fin de semaine à Agadir, les participants au colloque international «Regards croisés sur les pratiques de management des PME» initié par la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Agadir.
Au vu du contexte actuel, les pratiques exercées à l’échelon de la région Souss-Massa-Drâa relèvent en grande partie d’un management conservateur. De l’avis d’Abdelfattah Zine, président de la CGEM-Union régionale Souss-Massa-Drâa, «les pratiques managériales sont régies par un esprit familial et c’est grâce à ce mode de gestion que la région était classée 2e pôle économique au niveau national. Or, depuis quelques années, celle-ci a perdu du terrain».

Le même constat a été émis par Yassine Rhanmouni, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD)-section Agadir, selon qui, «le régime patriarcal est encore présent au sein des entreprises régionales et une partie des PME est également conduite par des valeurs religieuses, où il faut conjuguer cette contrainte ou opportunité avec la réalité du secteur». La solution consiste ainsi en la modernisation des outils managériaux et du renforcement de la recherche par le développement afin de pérenniser l’activité des entreprises. Cependant, «malgré la volonté de l’État pour le renforcement de cet aspect, le Maroc ne mobilise que 0,8 % de son PIB pour la R&D, contre 2,26 % en moyenne dans d’autres pays», nuance Abdelfattah Zine. L’Allemagne ou le Japon disposent d’une moyenne égale à 3,5% de leur richesse nationale et Israël 5%. Sur les 0,8 % du PIB au Maroc, le secteur privé n’en mobilise que 0,3 %. Pour ce qui est de la question du réseautage, en l’occurrence, le Réseau régional pour la modernisation des entreprises, le projet s’est achevé par un échec suite à un retard de plusieurs années. Initié dans un esprit de compétitivité et de modernisation du tissu économique, le mode de fonctionnement pose des contraintes tant au niveau de la gouvernance que de la gestion. «En effet, la CGEM-union RSMD assure la présidence du réseau et la Délégation régionale du commerce s’occupe du secrétariat, mais aucun staff n’est Nous avons préféré passer par la délégation qui est sollicitée par nombre d’administrations, ce qui l’empêche de consacrer le temps nécessaire à ce dispositif», ajoute Zine.

Sur un autre volet, d’autres contraintes contrarient le développement de l’entrepreneuriat dans un contexte accentué par la crise. «L’incitation fiscale et financière demeure un point de blocage pour le tissu économique. Rien qu’en cas de dépassement de la ligne de crédit, c’est un comité d’évaluation des risques installé au niveau central qui décide du sort de l’entreprise via des chiffres, sans connaître les particularités régionales», souligne un entrepreneur. C’est pourquoi plusieurs intervenants ont appelé à l’adaptabilité des moyens de financement au contexte de crise, mais aussi à l’environnement immédiat. Par ailleurs, la région SMD a mis en place plusieurs fonds de financement, sur lequels la Cour des comptes a émis des observations, notamment pour ce qui a trait au système des subventions octroyées en faveur des jeunes promoteurs. En effet, ces mécanismes ont donné des résultats probants, mais aujourd’hui le Conseil régional est obligé de suivre les recommandations en renforçant le système des prêts remboursables, notamment via le fonds SMD Initiative, qui octroie des prêts d’honneur sans garantie et sans intérêt.

«L’association SMD a permis de créer 130 projets avec un taux de remboursement égal à 85 %, ce qui prouve la réussite de ce modèle devant la difficulté que connaissent les porteurs de projets à accéder au financement», explique Mohamed El Moudene, président de l’association. Toutefois, l’entrave financière n’est pas le seul souci. L’accompagnement post-création avec un caractère collégial fait toujours défaut, selon les professionnels. Selon El Bachir Ben Ahmed, président du directoire de la Banque Populaire (Centre-Sud), «la période post-création devrait être révisée dans le cadre d’une évaluation de l’appui octroyé par la Fondation Invest afin d’accompagner les porteurs de projets durant plus de deux années». C’est ce facteur post-création qui amplifie, selon des chercheurs, le taux élevé de la mortalité précoce des entreprises, dans les premières années de leur création.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Artisanat, Développement, Industrie, Région

Label’Vie met le turbo sur l’hypermarché

Par Houda SIKAOUI – lesechos.ma

«Métro devient Atacadao». L’intitulé de la nouvelle campagne de communication lancée par le groupe Label’Vie, il y a quelques jours, évoque par là la décision du management d’adopter un nouveau nom pour les hypermarchés «Métro», présents dans l’ensemble du royaume, ainsi que l’adoption d’une toute nouvelle identité visuelle. Le point de départ de cette vague de conversion a été donné sur les points de vente Métro Casablanca Ain Sebaâ, Métro Fès, Métro Tanger et Métro Oujda, tous convertis au format «hyper Cash», sous l’enseigne Atacadao. Pour le management, «ce nouveau déploiement s’est décidé suite à l’expérience pilote conduite, depuis le 15 mars dernier, sur le point de vente Carrefour Maxi de Casablanca Ain Sebaâ».
Cette opération de conversion se poursuivra courant 2013 avec le déploiement du concept Atacadao sur les points de vente Métro Salé, Marrakech, Agadir et Casablanca Bouskoura.

Pour mieux comprendre le concept Atacadao, le management du groupe Label’Vie le qualifie de «concept hybride qui s’adresse à la fois aux professionnels et aux particuliers». Il s’agit d’un concept novateur au Maroc, cette catégorie de commerce de grande distribution semble avoir séduit les Marocains qui y verraient «un espace d’achat à prix compétitifs». Opération séduction donc réussie pour le groupe Label’Vie, dont l’activité Hyper Cash représente près de 50 % du chiffre d’affaires.

Vision stratégique…
Sur ce segment, le groupe adopte depuis 2011 une politique générale qui consiste en la «poursuite du déploiement de l’activité supermarché et supérette à travers le royaume, par l’exploitation de nouvelles niches ainsi que par le développement des points de vente déjà existants». Plus précisément, sur l’activité hypermarchés, le groupe opère une accélération du développement de ce segment. Il est utile de rappeler le partenariat initié avec Carrefour partenariat international en 2009, permettant l’ouverture des hypermarchés de Salé en 2009 et de Marrakech Al Mazar en avril 2010. C’est ce qui a abouti en novembre 2010, à l’acquisition de l’ensemble des magasins de l’enseigne de vente en gros Métro Cash & Carry Morocco par le groupe Label’Vie, dans le but «d’étoffer plus rapidement son réseau d’hypermarchés sur l’ensemble du pays». C’est aussi ce qui explique la transformation de l’ensemble des 8 magasins Métro en magasins «Carrefour Maxi» en 2012 pour qu’ils deviennent aujourd’hui Atacadao. La transformation des magasins Métro s’est traduite par «le réaménagement et le ré-agencement intérieur des rayons du magasin, afin d’assurer leur mise en conformité aux standards de Carrefour partenariat international et de l’activité hypermarché». D’autre part, le management a prévu le «référencement de nouveaux produits et marchandises en incluant les marques propres à l’enseigne Carrefour, tout en envisageant le recrutement d’un personnel additionnel, afin de répondre aux exigences spécifiques de la clientèle visée par le segment hypermarché». Ceci vient s’ajouter au changement courant de l’enseigne et plus généralement à l’identité visuelle des magasins.

… Pour une croissance soutenue
Selon la dernière note d’information du groupe, la croissance prévisionnelle des ventes de marchandises des magasins Métro sur l’ensemble de l’horizon du business plan est de 6 % par an, à l’exception de l’exercice 2012 où le chiffre d’affaires généré par les magasins Métro devrait afficher une croissance de 38%. L’année 2012 devrait donc être marquée, comme expliqué plus haut, par la conversion de l’ensemble des magasins Métro en enseignes Carrefour. La croissance du chiffre d’affaires serait donc la «conséquence du changement du business model des magasins, qui passent d’un modèle Cash & Carry à un modèle hypermarché au sens large du terme, impliquant un accès aux particuliers», comme l’explique le management. Cependant, la transformation des magasins Métro en Carrefour n’est pas le seul levier sur lequel s’appuie le groupe Label’Vie pour développer l’activité hypermarché. En témoigne l’ouverture d’une nouvelle série d’hypermarchés Carrefour, notamment à Fès au deuxième semestre 2012, mais également à Agadir. La ville du détroit devrait également accueillir courant 2013 un nouvel hypermarché de l’enseigne.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Consommation

Report sans vagues des assises du tourisme

Par Nadia BENYOUREF – lesechos.ma

À moins de deux semaines des Assises du tourisme, programmées initialement le 4 décembre prochain, le ministère du Tourisme annonce le report, à une date ultérieure, de cet événement de grande envergure pour les professionnels de ce secteur stratégique. Inattendue, la nouvelle est tombée comme un couperet et ouvre la voie à de multiples interprétations dont l’éventualité que ce report soit décidé au plus haut niveau, un argument que le ministère balaye d’un revers. La tutelle affirme que l’agenda politique du pays et le calendrier des grandes manifestations internationales n’ont pas été bien étudiés et que les chevauchements sont à l’origine du report. «C’est le ministère du Tourisme qui a décidé du report des Assises pour une question d’agenda de certains intervenants étrangers.

C’est le cas notamment pour un ministre étranger qui devait intervenir au sujet d’un thème sur le développement durable ainsi que de Christine Lagarde, invitée en tant que grand témoin. Il y a lieu de noter aussi le calendrier de certains événements internationaux tels que le sommet Africité, intéressant le ministère de l’Intérieur et qui est prévu, à Dakar, à partir du 4 décembre prochain», explique le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Le moins que l’on puise dire c’est que l’agenda n’est pas favorable pour une réussite des assises à la date prévue. De nombreux participants indispensables ne pourraient pas y prendre part. Outre le processus de validation du projet de loi de finances 2013, le road show sur les places financières internationales pour la levée de fonds sur le marché obligataire international d’1 milliard de dollars mobilisera jusqu’au 5 décembre prochain (date de clôture de la tournée) une forte délégation marocaine dont le ministre de l’ Économie et des finances, Nizar Baraka.
Mais comment les professionnels réagissent-ils à ce report? Pour eux le report des assises n’est pas gênant tant qu’il ne s’agit pas d’une annulation.
«On peut considérer que c’est un délai supplémentaire pour bien préparer les dossiers, mieux affiner et mieux vendre les projets. Il est néanmoins dommage qu’une simple question d’agenda des participants chamboule tout», note Saïd Mouhid, directeur du Centre régional du tourisme (CRT) de Casablanca. «Les assises du tourisme, qui devraient consacrer, cette année, les choix stratégiques par rapport aux différents chantiers, est un événement très important pour le secteur, pourvu que l’on ait l’occasion de confirmer les projets stratégiques, économiques et sociaux de cette activité. C’est pourquoi, elles doivent être programmées dans des conditions optimales en réunissant tous les facteurs de succès», ajoute-il.
Même son de cloche auprès du président de la FNIH (Fédération nationale de l’industrie hôtelière), Abdellatif Kabbaj. «Il n’y a pas d’inconvénient à reporter les assises du tourisme, si cela doit permettre d’avoir toutes les conventions prêtes et pour qu’elles soient bien préparées».
Hamid Bentahar, le président du CRT de Marrakech, ne fait pas l’exception : «Je ne connais pas les vraies raisons de ce report. Si c’est pour améliorer et affiner les choses, ce n’est pas grave de reporter», ajoute-t-il.

Un sentiment d’inachevé

Certes les opérateurs touristiques sont pour la bonne préparation de cette manifestation, seulement, on pourrait dire qu’un sentiment d’inachevé se dégage. D’autant que la décision de report des assises du tourisme pour 2013, accréditerait tout simplement l’annulation, pour 2012, de ce rendez-vous tant attendu par les professionnels. Pour le moment, aucune date n’est fixée pour la tenue des prochaines assises. «Par rapport à la date, rien n’est encore décidé. N’empêche que même en 2013, nous devons tenir compte du calendrier des différents Salons internationaux qui se tiennent annuellement tout au long des six premiers mois de l’année», a précisé le ministre qui se veut rassurant sur l’impact du report sur le moral des acteurs touristiques. «On n’attend pas les assises pour nous concerter avec les professionnels. Le ministère est toujours ouvert à leurs doléances», a-t-il précisé.

Il convient de rappeler à ce titre, que les assises du tourisme, programmées annuellement depuis 2001, signent une absence de deux années et ceci depuis 2010, année de la signature du contrat-programme «Vision 2020», dont les principaux chantiers avancent à petits pas. Pendant ces deux années, la priorité a été accordée à la gouvernance et au pilotage de la vision 2020, laquelle prévoit l’adaptation de l’architecture institutionnelle du secteur du tourisme à travers un nouveau dispositif dont l’objectif est de renforcer le leadership du secteur, notamment au niveau régional, de s’inscrire dans la logique d’aménagement intégré du territoire et de disposer au niveau régional, de plateformes de concertation structurées et institutionnalisées, en mesure de gérer et de fédérer les différentes parties prenantes locales du secteur touristique. Ainsi, les nouvelles instances de gouvernance prévoient la création d’une Haute autorité du tourisme (HAT), qui veillera à la bonne exécution de la stratégie, en appui de l’action gouvernementale dans une logique de continuité. Cette instance garantira également l’efficacité en termes de suivi, d’ajustement et d’arbitrage dans la mise en œuvre de la Vision 2020. Dans la même optique, il est prévu la mise en place des Agences de développement touristique (ADT) qui deviendront des plateformes de concertation et d’échange et constitueront le socle de la politique régionale.

Huit ADT seront créées progressivement selon la maturité des territoires touristiques et le démarrage effectif des premières agences est prévu pour fin 2013. Celles-ci devront remplacer les CRT et les Conseils provinciaux du tourisme. Pour dire que le chantier est lourd à gérer, étant donné ses liens trop étroits avec le projet de régionalisation avancée dont le processus de mise en œuvre est en retard. Encore faudrait-il accélérer la mise en place et le vote des lois les régissant. Sans omettre les réticences de transformation des CRT en ADT aux niveaux des villes d’Agadir et de Marrakech. À ce jour, le principal chantier que le ministère du Tourisme s’active à finaliser et qui semble bien avancé est celui des contrats-programmes régionaux des différentes régions, dont la signature était programmée le 4 décembre 2012. Depuis près de 5 mois, les réunions se sont multipliées entre le ministère de tutelle, la SMIT (Société marocaine d’ingénierie touristique), les  autorités locales, les élus et les intervenants touristiques dans différentes régions, pour débattre des actions à mettre en place en vue de concrétiser les ambitions de la Vision 2020, à travers l’adoption d’une politique d’aménagement territorial de l’offre touristique. Ceci entre dans le cadre de la mise en œuvre des contrats-programmes et vise à décliner l’offre touristique sur plusieurs segments : culturel, balnéaire et naturel. «Des contrats-programmes régionaux seront signés incessamment. Certains d’entre eux vont demander beaucoup plus de temps à être finalisés», a précisé Lahcen Haddad.

Pour rappel, c’était au niveau des deux principales destinations, Marrakech et Agadir que les discussions étaient les plus animées. À Marrakech, le débat porte sur le développement touristique alors qu’au niveau d’Agadir, il est plus orienté sur le positionnement des stations balnéaires et le côté résidentiel. «Pour le CPR Marrakech, c’est en cours de finalisation. Nous espérons que cela sera signé d’ici décembre prochain. Nous avons tenu plusieurs réunions et décliné plusieurs recommandations, nous n’attendons que la version finale», a précisé Hamid Bentahar. S’agissant des autres chantiers de la Vision 2020, ils suivent leur cours normalement. Il s’agit notamment de celui portant sur l’amélioration de la compétitivité des entreprises touristiques et devant aboutir à la mise en place d’un «Programme national pour l’innovation et la compétitivité touristique». Ce chantier donnant la part belle à la réforme réglementaire des textes encadrant les métiers de la chaîne touristique, porte aussi sur la mise en place d’un dispositif d’appui global et intégré spécifique aux entreprises touristiques. C’est dans ce sillage qu’a été signée, la semaine dernière, une convention pour le lancement des programmes «Moussanada Siyaha» et «Imtiaz Siyaha» pour le financement et l’accompagnement des entreprises du secteur touristique, qui ont subi de plein fouet les effets de la crise économique internationale. L’année 2012 devrait se terminer, selon les dernières estimations du ministère du Tourisme, sur un recul des recettes touristiques. Quant aux arrivées et aux nuitées dans les hôtels classés, elles devraient accuser des progressions respectives de 2% et de 1% par rapport à fin 2011.

L’année 2013 ne serait pas du tout facile. La reprise économique en Europe n’est attendue qu’en 2014. Il faudrait redoubler d’efforts sur le plan de la promotion pour plus d’agressivité sur les marchés traditionnels, tout en s’attaquant à de nouveaux marchés dont les pays scandinaves, que Royal Air Maroc (RAM) envisage d’attaquer prochainement.

Budget en hausse pour le tourisme en 2013
En 2013, la mise en œuvre de la vision 2020 s’articule autour des six plans principaux. Il s’agit de la diversification du portefeuille produits, de la promotion et de la commercialisation adaptée pour développer l’attractivité des territoires touristiques, le renforcement de la compétitivité du tissu d’acteurs, le développement durable, la formation des ressources humaines et l’adoption de mesures de soutien pour une dynamique d’investissement soutenue.
Pour ce faire, le budget du tourisme, au titre du projet de loi de finances 2013, s’élèvera à 820,60 MDH contre environ 616,97 MDH en 2012, soit une hausse de 33%. Ce budget est partagé entre les dépenses de fonctionnement, dont le montant global se chiffre à 225,28 MDH, et les dépenses d’investissement qui atteignent 595,32 MDH. Pour rappel, les principaux objectifs recherchés, dans le cadre de la vision 2020, consistent en la multiplication par deux de la capacité d’hébergement touristique avec la création de 200.000 lits additionnels, le doublement du nombre d’arrivées aux frontières pour les porter à 20 millions de touristes, la création de 530.000 nouveaux emplois directs sur l’ensemble du territoire national et l’accroissement des recettes touristiques en les portant à 140 MMDH en 2020.

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Les chantiers de l’ONDA : Moins de redevances en 2012

par Ahlam NAZIH – leconomiste.com

  • Bientôt un appel d’offres  pour la diversification des  activités commerciales
  • 2 milliards de DH d’investissements en 2013

Crise oblige, 2012 sera une année baissière pour l’Office national des aéroports (ONDA). Jusqu’à fin octobre, le trafic dans les aéroports a baissé de 4,28%, avec un recul du marché international de 3,2% et du domestique de 13,6%. L’on devrait finir l’année sur la même note, selon l’Office, avec un peu plus de 15 millions de passagers. Fort heureusement, alors que l’Europe, principal marché émetteur, est en baisse (6,2%), d’autres sont en croissance. Comme le Moyen et Extrême-Orient (+17%) et le Maghreb (+30%). Le repli du trafic se traduira nécessairement par une chute des recettes. Surtout que jusqu’à aujourd’hui, l’essentiel du chiffre d’affaires (85%) est réalisé grâce aux redevances aéroportuaires (relatives à l’atterrissage et au décollage des avions) et aux redevances de survol du territoire. Les redevances extra-aéronautiques (concessions commerciales, parking, …), elles, ne représentent qu’une part de 15%, que l’ONDA ambitionne de porter à 25% d’ici 2016. Ce qui permettra d’assurer plus d’indépendance vis-à-vis du trafic aérien. L’Office s’apprête d’ailleurs à lancer un appel d’offres dans les jours qui viennent, afin de sélectionner un cabinet spécialisé à même de l’accompagner dans la diversification et la gestion de ses activités commerciales. Cette année a été également marquée par des charges supplémentaires liées aux contrats de maintenance et de mises à niveau des infrastructures, et qui devraient aussi peser sur le budget 2013. «Mais vu la conjoncture à l’international, nous finirons tout de même l’année avec des résultats sains», tient à souligner Dalil Guendouz, DG de l’ONDA. Pour l’exercice 2013, l’ONDA prévoit un budget d’investissement de près de 2 milliards de DH. Un budget qui sera principalement dédié à la restructuration de l’aéroport Mohammed V de Casablanca, ainsi qu’aux  projets d’extension de plusieurs aéroports. Celui de Marrakech, par exemple, passera d’une capacité de 4,2 à 9 millions de passagers. L’aéroport de Fès, pour sa part, passera de 500.000 à 2 millions de passagers. Et enfin, l’aéroport de Nador, dont le trafic ne cesse de grimper avec des progressions de 30 à 40% (+10% à fin octobre), verra sa capacité passer de 200.000 à 1,5 million de passagers.
L’Office entamera également les travaux du deuxième centre de contrôle régional d’Agadir.

Jusqu’à fin octobre, près de 9,4 millions de passagers européens ont atterri au Maroc, soit une baisse de 6,2% par rapport à la même période en 2011. Globalement, les arrivées en provenance des principaux pays émetteurs sont en net recul (-20% d’Espagne). En revanche, certains marchés ont enregistré d’importantes progressions, comme la Turquie (+17,4%) et la Russie (+22,5%)

Publié 28 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme, Transports

Agadir : L’Iccat relève les quotas de thon rouge

par lemarin.fr

L’Iccat relève les quotas de thon rouge (D. R.)

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat), réunie à Agadir depuis le lundi 12, a décidé de porter le quota de thon rouge en Atlantique est et en Méditerranée à 13 500 tonnes pour les années 2013 et 2014, au lieu de 12 900 tonnes. C’est en tout cas ce qu’ont annoncé, alors que la conférence se terminait, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG). Certaines ONG se satisfont que l’Iccat soit restée dans le haut de la fourchette qui avait été fixée par le comité scientifique de l‘organisation. Pour d’autres, comme Robin des Bois, c’est une mauvaise nouvelle car «ce relâchement va être interprété par tous les maillons de la filière comme le signal de la reprise des affaires».

Publié 27 novembre 2012 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

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