Archives de janvier 2013

Action associative à Agadir : Dessiner le sourire sur les visages

par Saoudi El Amalki – soussannonces.net

d960c0733e8ccc9db49b50c1b13db0cbUne belle initiative que celle entreprise par une panoplie d’acteurs associatifs d’Agadir. Cette action à laquelle ont adhéré récemment des jeunes de la zone Zerktouni 2, consistait à organiser une visite spéciale en faveur des pensionnaires de la maison de repos.
Au cours de cette rencontre conviviale, des effets vestimentaires, des présents et des denrées alimentaires ont été remis aux personnes septuagénaires, par ce parterre de jeunes. Cette cérémonie sympathique a été également rehaussée par une série de prestations artistiques et musicales, présentées par la troupe de Dekka Marrakchia et bien d’autres. Cette ambiance a secrété des marques de cordialité dans les visages et les cœurs des vieillards qui ont beaucoup apprécié cette initiative caritative, laissant bonne impression dans ces lieux, souvent abandonnés. La joie des pensionnaires est d’autant plus grande qu’elle est promise à des visites similaires dans l’avenir. Selon les jeunes organisateurs ce cette action, cette initiative sociale traduit bel et bien les valeurs de solidarité dont fait preuve la société marocaine, depuis des siècles. Il faut bien dire que les résidents de la maison de repos d’Agadir traversent des moments difficiles, à cause de l’indifférence et l’exclusion. Cette noble action, mise en place par des jeunes envers ces pensionnaires, est habilitée à les rendre heureux, ne serait-ce que pendant quelques instants de détente.

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Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Société, Solidarité

Grand stade d’Agadir, le suspense perdure !!!

Par Yassine SABER – leseco.ma

stade-rvbAprès plusieurs annonces d’ouverture, la livraison du grand stade d’Agadir ne saurait aboutir qu’au 1er semestre de cette année. À l’heure actuelle, l’état d’avancement du chantier dont l’enveloppe mobilisée est de l’ordre d’1 MMDH a atteint 93%. «Les travaux ne seront achevés qu’après 2 ou 3 mois. Ce délai semble réalisable dans le cas où tous les intervenants fourniraient l’effort nécessaire afin de livrer à temps ce chantier en phase finale», relativise le directeur du projet, Hakim Khalid. Cependant, force est de constater que la cadence actuelle des travaux ne prédit pas une livraison dans le délai imparti
(2 mois) quoique les marchés restants aient été déjà octroyés et que les derniers équipements soient déjà arrivés sur place, en attendant leur installation. De l’avis du directeur de projet, le retard est imposé par plusieurs facteurs parmi lesquels les observations émises par les laboratoires agréés afin que ce projet réponde aux normes en vigueur et au cahier des charges de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme et de la FIFA. Preuve à l’appui, nombreux sont les agencements réalisés à l’intérieur du stade, dont les plus récents sont intervenus dans la salle d’échauffement et le parking dédié au stationnement des bus. L’autre facteur cité est la nature du terrain situé dans une zone sismique et à proximité des piémonts d’Agadir.

La formation rocheuse constituée essentiellement de conglomérats massifs a nécessité en effet plusieurs mois de brise de roches estimé à 350.000 m. Ce qui a retardé considérablement la livraison du stade, dont les travaux ont été lancés durant l’année 2004. Actuellement, les travaux en exécution interviennent aussi bien à l’intérieur du stade qu’à l’extérieur. À l’heure actuelle, il est question d’achever les aménagements hors site, notamment les voiries, les espaces verts et les parkings de stationnement, munis de 2.248 places. Pour ce qui est des voies reliant le stade à son environnement immédiat, trois routes ont été réalisées. En parallèle, la mise en place du stade annexe est en cours. Après la réalisation des travaux de terrassement et l’installation du système de drainage d’eau pluviale, l’opération d’engazonnement sera lancée selon les responsables du projet au cours même de cette semaine. Concernant l’aire de jeu du stade, l’opération de revêtement synthétique des pistes a été entamée par la société française «Mondo», spécialiste des revêtements de pistes d’athlétisme. S’agissant des gradins, près de 2.000 places ont été jusqu’à présent installées sur un total de 45.000 sièges. S’agissant du tableau d’affichage électronique de 84m², le matériel vient d’arriver en attendant son installation après l’achèvement total des travaux. In fine, c’est l’arrosage de la pelouse qui pose problème puisque celui-ci nécessite quotidiennement plus de 40m³ d’eau. L’absence d’eau à hauteur de 200 m² a amené les responsables à apporter via des citernes l’approvisionnement en eau durant 1 km grâce à un puits creusé pour l’arrosage du gazon.

Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Sport

Warning dans les fruits et légumes !

Par Nadia BENYOUREF – leseco.ma

Legumes-rvbC’est aujourd’hui que les agriculteurs de tout le Maroc se réunissent à Aït Melloul (Agadir) pour débattre de l’avenir du secteur de l’agriculture. Difficultés structurelles et conjoncturelles obligent! Ces derniers mois, certaines filières agricoles sont montées au créneau pour tenter de sensibiliser les pouvoirs publics à leurs situations délicates. C’est le cas notamment de l’APEFEL (Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes) qui, ces dernières semaines, a multiplié les sorties médiatiques ainsi que les réunions pour trouver des solutions à ses problèmes. «Le secteur des fruits et légumes traverse une période très difficile aussi bien à cause de problèmes structurels dus à la pénurie d’eau et aux intempéries, au gel et au climat en général qu’à la suite de difficultés conjoncturelles liées à des problèmes sociaux et à des grèves répétitives, sans omettre les problèmes de commercialisation et de distribution sur le marché local dont souffre le secteur», alerte Mohamed Kabbaje, secrétaire général de l’APEFEL. Ce n’est pas tout, le secteur semble affronter une autre contrainte qui s’impose de plus en plus. Les transactions commerciales et l’accès au financement bancaire se compliquent davantage. «Les banques ne suivent plus les besoins financiers du secteur. Même les fournisseurs sont devenus très exigeants. Ils n’acceptent plus des effets de 60 jours ou de 90 jours», a tenu à préciser Mohamed Kabbaje qui s’inquiète aussi de l’augmentation des prix des intrants (filets, engrais, les produits phytosanitaires….), dont plus de 60% sont importés. Cerise sur le gâteau.

La fiscalité de l’agriculture est actuellement en débat pour une entrée en mesure de nouvelles dispositions fiscales l’année prochaine. Les Assises de la fiscalité prévues en avril prochain seraient décisives pour ce secteur qui génère plus de 8 MMDH de devises et fournit plus de 150 millions de journées de travail. «Pour la fiscalité, nous constatons que le secteur est déjà fiscalisé à plus de 70%, si nous prenons en compte les différentes taxes que nous payons, notre secteur est déjà surtaxé. Si l’État décide de taxer plus encore le secteur, ça va être dangereux et nombreux seront les opérateurs qui risquent de changer carrément d’activité, dans la mesure où celle-ci ne sera plus génératrice de revenus suffisants», s’alarme le secrétaire général de l’APEFEL, qui est en cours de préparation de propositions à ce titre. En attendant, les discussions avec le ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime ainsi qu’avec les autorités locales se poursuivent pour «stopper l’hémorragie». Un comité d’alerte se réunit également toutes les semaines pour suivre le développement de la situation de la filière «fruits et légumes» qui en dépit du contexte actuel tient à participer aux manifestations internationales pour faire la promotion de la production marocaine et nouer des contacts d’affaires. Le 6 février prochain, elle prendra part au Salon Fruit Logistica à Berlin, qui constitue un rendez-vous incontournable avec tous les importateurs européens. Pour rappel, la Confédération marocaine des fruits et légumes a participé à la «Semaine verte» de Berlin, qui s’est tenue du 18 au 28 janvier 2013 pour promouvoir de nouveaux produits agricoles à plus forte valeur ajoutée tels que la tomate cerise, le poivron jaune et rouge ainsi que les petits concombres destinés spécialement au marché russe.

Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Economie

SOUSS-MASSA-DRAÂ : ACTIVITÉS MINIÈRES : DES RECETTES EN DEÇÀ DU POTENTIEL RÉGIONAL

par Malika Alami – leconomiste.com

  • A PEINE 3,8 MILLIONS DE DH COLLECTÉS EN 2012
  • UNE CELLULE MISE EN PLACE AU SEIN DE LA COLLECTIVITÉ POUR AMÉLIORER LA SITUATION
  • LES MOYENS DE CONTRÔLE LIMITÉS

 

L’activité minière est en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, un nombre de 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH

L’activité minière est en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, un nombre de 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH

Les élus et les institutionnels du Souss-Massa-Draâ veulent améliorer les recettes du conseil régional. Et ce, à travers une meilleure collecte des redevances des exploitants des gisements miniers dans la zone. L’activité minière a le vent en poupe dans la région de Souss-Massa-Draâ, mais les recettes qu’elle crée au profit du conseil régional ne sont pas à l’image du potentiel qu’elle recèle. Selon une source sûre, elles étaient de 3,8 millions de DH en 2012 contre 2,3 millions de DH en 2011, des chiffres en deçà des attentes et des richesses qu’offrent ces gisements au profit des exploitants. Le sujet était justement à l’ordre du jour de la session ordinaire du conseil régional du Souss-Massa-Draâ qui s’est tenu la semaine dernière à Agadir. Au sein de la collectivité, la question préoccupe les élus. Surtout que le rapport 2011 de la Cour des comptes régionale avait épinglé la collectivité pour absence de contrôle des déclarations déposées par les contribuables assujettis à la taxe sur les exploitations minières. Il avait été en effet souligné par les magistrats de la Cour des comptes que la régie régionale n’effectue pas de contrôle des déclarations prévu par l’article 149 de la loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales. «Elle se limite à la réception des déclarations et la liquidation du montant de la taxe sur la base des montants déclarés», indiquait le rapport. Deux ans après, la situation ne semble pas avoir vraiment changé. Et ce, malgré les recommandations de la Cour des comptes. Cette dernière avait préconisé, entre autres, de rappeler aux contribuables leur obligation légale de déposer une déclaration annuelle avant le premier avril de chaque année tel que le dispose le premier paragraphe de l’article 120 de la loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités locales: «Les exploitants miniers sont tenus de déposer une déclaration avant le premier avril de chaque année auprès du service d’assiette de la région…». La mise en place d’une cellule chargée du contrôle des déclarations déposées par les contribuables, en opérant des recoupements avec les déclarations faites auprès de l’administration fiscale de l’Etat, était aussi  recommandée par la Cour des comptes en 2011. C’est désormais chose faite puisque, selon une source bien informée, une cellule a été mise en place au sein du conseil régional précisément au niveau de la commission des finances de l’entité pour prendre en main ce dossier. Aujourd’hui, la première démarche à boucler, c’est la base de données des exploitants. En effet, un recensement exhaustif des contribuables assujettis à la taxe sur les exploitations minières est fait tout comme avait préconisé la Cour des comptes. L’objectif de tout ce processus vise bien sûr à améliorer les recettes générées par les taxations minières. Le suivi de l’activité continuera à  buter cependant sur des moyens de contrôle limités. Il est important sur ce plan que les sociétés disposant d’autorisations minières fassent acte de citoyenneté en produisant des déclarations réelles conformes à leur activité. C’est pour les sensibiliser dans ce sens qu’une réunion s’est tenue avec les agents des sociétés exploitantes. Pour la région, la démarche est d’intérêt, l’activité minière étant en pleine expansion dans le Souss-Massa-Draâ. En 2012, 636 autorisations ont été signées, totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH. C’est dire les perspectives de développement du secteur et par là l’impact évolutif que cela pourrait avoir sur les recettes générées par les redevances minières. A condition cependant qu’il y ait plus de transparence dans le domaine.

Investissement
Parmi les grands investissements dans le secteur des mines dans la région, le lancement d’un projet d’exploitation de gisements à travers la production du concentré de cuivre d’Oumejrane est indéniablement un événement d’envergure en 2012 dans le Souss-Massa-Draâ. Ce projet structurant, initié par la Compagnie minière d’Oumejrane SA, filiale du groupe Managem, au niveau de la province de Tinghir dans la commune rurale de Hssya, consiste en la réalisation d’installations liées à l’exploitation de cinq mines souterraines, d’une usine de traitement, des infrastructures industrielles liées à l’usine (unité de concassage, broyage, filtration…), en plus d’infrastructures offrant un centre de vie. Doté d’un investissement de près de 415 millions de dirhams, ce projet permettra de créer à terme plus de 480 postes d’emploi. Une opportunité qui calmera sûrement les remous sociaux de plus en plus fréquents en raison du désoeuvrement des jeunes.

Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Emploi, Industrie

FITUR: LE MAROC À LA RECONQUÊTE DU MARCHÉ IBÉRIQUE

par Youness Saad Alami – leconomiste.com

  • L’ESPAGNE, 2E MARCHÉ ÉMETTEUR APRÈS LA FRANCE
  • EN DÉPIT DE LA CRISE, LES ARRIVÉES ESPAGNOLES ONT AUGMENTÉ DE 4%
  • LE PORTUGAL, L’AMÉRIQUE LATINE…LES NOUVELLES PRIORITÉS

 

Le marché ibérique, 2e marché émetteur après la France, est une priorité pour le Maroc. Ce qui pousse Lahcen Haddad  à défendre la stratégie du Maroc auprès des TO, c’est la résilience du marché ibérique par rapport à la crise. En effet, les arrivées espagnoles ont enregistré une hausse de 4% en 2012

Le marché ibérique, 2e marché émetteur après la France, est une priorité pour le Maroc. Ce qui pousse Lahcen Haddad à défendre la stratégie du Maroc auprès des TO, c’est la résilience du marché ibérique par rapport à la crise. En effet, les arrivées espagnoles ont enregistré une hausse de 4% en 2012

Grosse opération séduction du Maroc au pays des conquistadors. Lahcen Haddad qui s’est rendu à la 33e édition du Fitur, le Salon international du tourisme qui se tient à Madrid jusqu’au 3 février, confirme ses ambitions de récupération. «Le marché ibérique est prioritaire pour le Maroc», souligne-t-il, rappelant que l’Espagne est le 2e marché émetteur, après la France. Pour attirer autant la curiosité que la concupiscence, de gros efforts ont été effectués sur le pavillon marocain. S’étalant sur une superficie de 400 m2, c’est un des plus grands stands du Fitur. Entouré de la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, et le Botswana, il offre une véritable plate-forme de rencontres avec les principaux Tour-Opérateurs, ainsi qu’avec les professionnels du tourisme et du transport aérien.
Situé dans le Hall «Afrique», et côtoyant ses (anciens) concurrents qui ont beaucoup souffert (et souffrent encore) du printemps arabe, le Maroc représente la stabilité politique. Raison pour laquelle le Royaume est perçu différemment des autres pays de la région, ainsi que le souligne Lahcen Haddad. Une priorité qui se traduit d’ailleurs par la forte mobilisation des professionnels marocains qui ont fait le déplacement à Madrid. A leur tête, figurent Abderrafie Zouiten, directeur général exécutif de la RAM, Kamal Bensouda, patron d’Atlas Hospitality, Jamal Kilito, directeur des marchés internationaux à l’ONMT, en plus des dirigeants de tous les Conseils régionaux du tourisme (CRT). «L’engouement pour le marché espagnol se justifie par sa croissance, et ce même en période de crise», fait observer le ministre. Selon lui, les arrivées espagnoles ont enregistré une hausse de 4% en 2012.
Pour 2013, l’Office du tourisme table sur une croissance de ce marché de 7%. Et pour y arriver, «le Maroc postulera auprès des touristes de Madrid, l’Andalousie, et de Catalogne». C’est dans ces régions que Haddad ira chercher des touristes intéressés par la culture (Marrakech et Fès) et la proximité géographique (Tanger). «Nous pouvons développer aussi des partenariats avec le Portugal, le Brésil et d’autres pays de l’Amérique Latine, via l’Espagne», ajoute le ministre. A cet égard, le transport aérien sera décisif pour le Maroc. L’Espagne est déjà desservie par la RAM sur Barcelone, Madrid, Malaga, et Valence. L’appui de Ryanair est aussi souhaitable. La compagnie low cost lancera bientôt d’autres lignes sur Fès, Essaouira, et Marrakech. Dans le cadre de l’open sky, Haddad a prévu des contrats co-marketings pour encourager d’autres compagnies à faire autant pour Ouarzazate, Dades, Ziz, Errachidia, et Mhamid El Ghizlane.

En matière de promotion, l’Office compte bien «répartir» son budget (550 millions de DH) pour mieux vendre les différentes régions du Maroc et ne pas créer des jalousies entre Fès et Marrakech, ou encore Agadir et Tanger. «Nous serons présents dans tous les salons du tourisme à travers le monde», indique Jamal Kilito, directeur des marchés internationaux à l’ONMT. D’ailleurs, la participation au Fitur n’est pas fortuite. L’édition 2013 accueille quelque 9.500 exposants représentant 167 pays. Même avec 500 exposants en moins par rapport à 2012, la manifestation s’attend à recevoir plus de 160.000 visiteurs entre professionnels et grand public. C’est une occasion pour faire du forcing en matière de communication. Outre les outils traditionnels (affichages, métro, spot publicitaire, presse spécialisée), le Maroc sera de plus en plus présent sur les sites web touristiques et des voyages. L’outil internet sera exploité afin de capter le maximum des touristes individuels et des VDM (voyages de dernière minute). Reste l’appui des professionnels. Le ministre exhorte ces derniers à s’investir davantage dans le développement du secteur. «Qualité de prestation et d’accueil, professionnalisation des métiers, et promotions des territoires régionaux…les opérateurs doivent s’impliquer à tous les niveaux», exprime le ministre.
De leur côté, les professionnels estiment qu’un appui surtout en cette période de crise est nécessaire. «Outre des exonérations fiscales, nous souhaiterions le rééchelonnement des dettes, la promotion et le renforcement des dessertes aériennes», demande Aziz Lebbar, président du CRT de Fès-Boulemane. «Il s’agit avant tout de sauvegarder des emplois, du moins d’ici la reprise prévue en avril», conclut-il.

Réactiver un vieil accord
Le Maroc, rappelons-le, prend part, chaque année, à cette importante rencontre des professionnels du tourisme, qui sert à définir les lignes de travail, stratégies et alliances professionnelles afin de dynamiser et renforcer l’activité du secteur touristique. Cette année, il compte réactiver un vieil accord. «En 1994, nous avions signé un accord de partenariat qui prévoit le renforcement et l’encouragement du tourisme entre le Maroc et l’Espagne. Cet accord sera réactivé dès le mois prochain», informe Haddad. Le ministre de tutelle a eu des entretiens fructueux dans ce sens avec son homologue espagnol, en marge de Fitur. A l’issue de leurs discussions, les deux hommes ont décidé de mettre ensemble le paquet sur la commercialisation simultanée de leurs différentes régions. «L’échange et la formation ne seront pas en reste», ajoute Haddad.

Publié 31 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Taroudant : Organisation de battues de sanglier

par libe.ma – soussannonces.net

49dd5eb22fbb87fca2c60fc8f9d7a632Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie relative à la maîtrise de la surpopulation des sangliers, notamment dans les zones considérées comme «points noirs», le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé, lundi 28 janvier, une battue de sangliers dans la région de Souss-Massa-Draâ, au domaine El Boura, commune rurale d’Oulad Aissa, dans la province de Taroudant.
Les dégâts liés à la surpopulation du sanglier affectent les productions agricoles notamment dans les zones rurales où l’agriculture vivrière constitue la principale source de revenus des populations locales. La prolifération de cette espèce inquiète de plus en plus les agriculteurs.
Le lancement de cette opération de régulation a été organisé par le Haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Dr. Abdeladim Lhafi, en présence du gouverneur de la province de Taroudant.
Ont pris part à cette battue également, le ministre de l’Artisanat et président du conseil provincial de Taroudant, le président de la Chambre de l’agriculture de la région de Souss-Massa-Draâ, le président de l’Association des organisateurs de chasse touristique et quelques journalistes chasseurs. Un rappel du programme de maîtrise des sangliers dans la province de Taroudant a été donné à cette occasion, suivi d’une lecteur des consignes de sécurité et de l’objectif de la battue. Il est à noter que près de 75 zones ont été identifiées comme « points noirs » dans la région de Souss-Massa-Draâ sur les 302 points noirs au niveau national, soit 25% pour lesquelles 317 battues sont programmées pour un budget de 1.585.000 DH. La province de Taroudant compte, à elle seule, 30 zones dites «points noirs» pour lesquelles 90 battues sont prévues pour un budget de 445.000 DH. En 2012, seulement 36 battues ont été organisées dans la province.
L’objet recherché est d’assurer la maîtrise de la dynamique des populations du sanglier dans les différentes régions du pays en impliquant les acteurs concernés en vue de l’efficacité des actions et de leur rendement.
Dans l’Hexagone comme en Espagne, le problème est bien cerné et des mesures appropriées sont prises, chaque fois que des attaques sont constatées. En France, par exemple, où les dégâts sur les cultures agricoles sont estimés entre 25 et 30 millions d’euros par an, un fonds alimenté par les taxes versées par les chasseurs sert à indemniser les agriculteurs victimes des attaques des sangliers. Mais les dégâts ne concernent pas seulement l’agriculture. Les accidents de la circulation provoqués par ces animaux sont estimés à 10.000 pour l’année 2008 et coûtent entre 30 et 60 millions d’euros (660 MDH). Ce à quoi il faut ajouter leur présence indésirable en milieux naturels protégés et en zones urbaines où ils débarquent sans se faire inviter. Le sanglier peut aussi, et c’est un risque non négligeable, être à l’origine de transmission de maladies aux autres animaux et à l’homme (peste porcine classique, brucellose, tuberculose, variole, fièvre aphteuse …).

 Partout dans le monde, les moyens de lutte contre la prolifération, car cet animal sauvage se multiplie de manière très rapide, sont d’abord la présence de prédateurs, la chasse, l’organisation de battue…Au Maroc, les espèces dont il peut constituer la proie ont disparu, comme le lion, le chacal… 
La chasse qui est un moyen qui peut être très efficace pour réguler l’espèce et limiter les effets de sa reproduction, ne représente pas un frein de taille comme en Europe.

Publié 30 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Environnement, Faune, Région

Souss: La bourse des primeurs désespérément vide

par Malika ALAMI – soussannonces.net

38805bc0b2262b2bff952e7486b42c5cAucune démarche pour mettre en activité la structure n’a abouti Les propriétaires toujours sans titres fonciers individuels Ils réclament une solution pour le complexe

«Ni bourse, ni primeurs!» Cette phrase qui circule sur le net qualifie bien la situation dans laquelle se trouve la bourse des primeurs à Sidi Bibi dans la province de Chtouka Aït Baha, ou du moins ce qu’il en reste. Le complexe est désespérément vide depuis plus de 15 ans. Pourtant, la structure avait été ouverte aux producteurs en 2007. Mais le complexe est toujours désert. «Il semble que le lobby du marché de gros d’Inezgane a véritablement du poids», souligne à ce sujet un propriétaire d’un local sur les lieux. Aucune démarche jusqu’à présent concernant cette structure n’a abouti. Pourtant, plusieurs initiatives avaient été entreprises. En 2005, pour réactiver ce dossier, un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé pour trouver un gestionnaire pour la plateforme. Mais l’initiative était restée infructueuse. Par la suite, le complexe a commencé à abriter dès 2007 un commerce de gré à gré par le fait de quelques agriculteurs en conflit avec le gestionnaire du marché de gros d’Inezgane. Mais l’infrastructure n’a jamais fait office de bourse. Les propriétaires des locaux constitués en collectif tout comme le groupement des communes dénommé Al Mostakbal, en charge de la structure, n’ont cessé depuis d’interpeller élus et institutionnels pour trouver une solution. Mais en vain. Au Conseil régional du Souss-Massa-Draâ, on avoue que le dossier n’est pas à l’ordre du jour. Selon une source bien informée, la collectivité serait échaudée quant à ce dossier depuis qu’elle a été rappelée à l’ordre par la Cour des comptes suite à l’étude d’un coût de 500.000 DH qu’elle a réalisée il y a quelques années pour identifier les différentes solutions pour l’exploitation de la plateforme. Celle-ci a nécessité 90 millions de DH dont 30 millions pour les infrastructures de base et services administratifs.
Le montant restant, financé par les bénéficiaires, a été utilisé pour construire divers locaux. Au total, 17 hectares ont été aménagés pour abriter la bourse qui réunit, entre autres, 228 locaux commerciaux. Mais, aujourd’hui, tout, hormis quelques commerces en façade, est vide.
A l’image du démarrage d’activité de cette structure, la production de titres fonciers individuels traîne aussi en longueur. «Certes, ce n’est pas le cœur du problème. Mais il y a quelque chose d’inexplicable à ce sujet. Ce dossier n’avance pas du tout, pourtant nous ne cessons d’interpeller les personnes en charge de ce volet», indique un attributaire. Il faut apparemment une véritable volonté politique pour débloquer et dénouer tout cela.

Publié 30 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Commerce, Consommation, Région

AGADIR/UNIVERSITÉ UN CENTRE DE RECHERCHE À LA FACULTÉ DES SCIENCES

par Malika Alami – leconomiste;com

  • IL SERA OPÉRATIONNEL DANS UN MOIS
  • UN BUSINESS CENTER À L’ENCG ET UNE MAISON DES HUMANITÉS À LA FACULTÉ DES LETTRES
  • LE PRIX IBN ZOHR DÉCERNÉ À CINQ ENSEIGNANTS
Au niveau de l’ENCG Agadir, c’est un business center qui vient d’être achevé. Il abritera à terme une salle des marchés, connectée  à la Bourse de Casablanca.

Au niveau de l’ENCG Agadir, c’est un business center qui vient d’être achevé. Il abritera à terme une salle des marchés, connectée à la Bourse de Casablanca.

L’université Ibn Zohr investit dans la recherche scientifique. Un centre spécialisé en la matière est en cours d’aménagement à la faculté des Sciences. Il devrait être opérationnel dans un mois. Au niveau de l’ENCG Agadir, c’est un business center qui vient d’être achevé. Il abritera à terme une salle des marchés, connectée  à la Bourse de Casablanca. Côté faculté des Lettres c’est une maison des humanités qui a été mise en place pour favoriser les échanges et la recherche au sein de l’établissement. C’est ce qu’a indiqué Omar Halli, président de l’université Ibn Zohr à L’Economiste en marge de la neuvième édition du prix Ibn Zohr pour la recherche scientifique. Lundi dernier, c’était la cérémonie de remise des prix. Cette année ce sont cinq enseignants qui ont été récompensés pour leur travail. Dans la catégorie Sciences et technologies, c’est le professeur Rachid Salghi de l’ENSA Agadir qui a été primé. De son côté  Dr Rachid Boutti a été distingué dans le champ disciplinaire des sciences économiques et gestion pour ses nombreux travaux de recherche. Le prix des lettres et sciences humaines a été décerné au professeur M’hamed Ahda. Pour sa part, le prix de la meilleure structure de recherche a été attribué au professeur Abderrahmane Amsidder et son équipe. Le chercheur Abderrahmane Ibhi a pour sa part reçu le prix de distinction. C’est enfin, Nouh Izem qui a décroché le prix de la meilleure thèse pour son travail intitulé ‘’Modélisation et analyse numérique de modèles hydrodynamiques en zones côtières’’. Outre ces distinctions, un vibrant hommage  a été rendu aux professeurs Abdelatif Moukrim et Mohamed Knidiri, respectivement ex-vice-président de l’université Ibn Zohr et ex-président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech dont a fait partie l’université Ibn Zohr entre 1984 et 1989.  A noter que le prix Ibn Zohr pour la recherche scientifique est décerné chaque année à l’enseignant chercheur qui s’est distingué au cours des deux années universitaires précédentes par ses activités dans le domaine de la recherche scientifique à travers notamment des publications, dépôts de brevets, organisation de congrès et mise en place d’une structure de recherche.
Les dossiers de candidature sont examinés par une commission composée de deux enseignants-chercheurs de l’université Ibn Zohr, deux enseignants d’autres universités ainsi que deux représentants du milieu socio-économique. L’émulation générée par la démarche a  donné ses fruits. L’université occupe la deuxième place au niveau national en termes de publications scientifiques.

Publié 30 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Université

Conseil de la région Souss Massa Drâa : Le tourisme brigue la vedette

par Saoudi El Amalki – soussannonces.net

56d002ccfc33edd931c6c738c4efc944Sur fond de protestation énergique des représentants des salariés au conseil régional Souss Massa Drâa, s’est tenu, hier mercredi au siège de la Wilaya d’Agadir, la session ordinaire de cette instance de la région, consacrée essentiellement au projet du compte administratif.
Dans les communications respectives du Wali et du président de la région, il était surtout question de mettre l’accent sur les réalisations entreprises, mais également les contraintes et les insuffisances des neuf préfectures et provinces relevant de la région Souss Massa Drâa. Si nombre d’interventions lors de cette rencontre ont loué des efforts déployés, notamment dans les volets sociaux et les projets structurants, au niveau des accès, des infrastructures de base, dans les patelins les plus reculés, on enregistra également l’insistance des membres des syndicats (UMT, FDT, CDT) sur la problématique du secteur de tourisme. Il s’agit, selon eux, de la fermeture des unités hôtelières, le licenciement des travailleurs, la répression du droit syndical, l’exclusion et l’appauvrissement des familles dont les employés ont été mis à la porte… Dans ce sens, les intervenants ont rappelé le rôle primordial que joue la région au plan de l’industrie touristique, de par les sites naturels et les accompagnements infrastructurels, à Agadir, Ouarzazate, Tiznit, Zagora, Sidi Ifni, Taroudant… Il est donc injuste, ripostent les responsables syndicaux, de mettre en péril les salariés dans ces hôtels. Certes, la crise mondiale a eu un impact négatif sur le tourisme dans la région, mais il va sans dire que la détérioration de la vie des ouvriers remerciés, à tort et à travers, occasionne un climat de tension dans les différentes zones. Il est à signaler que, après leur intervention, les représentants de la CDT se sont retirés de la réunion en protestation contre cette situation chaotique que travers la région dans ce domaine qui constitue un fondement névralgique de l’économie régionale et nationale. D’autres communications ont soulevé nombre de problématiques, particulièrement l’exploitation des carrières qui connait un dysfonctionnement déplorable, en matière de la nature des exploitants et du sort des revenus, la dévalorisation des sites naturels de grande notoriété, en particulier les Gorges de Toudrha et de Dadès à Tinghir, l’état désastreux et piteux de la double voie reliant Agadir et Tiznit qui provoque chaque jour des accidents meurtriers à cause du manque de signalisation, l’enclavement des zones du sud-est de la région qui nécessite la construction d’un pont sur l’oued Targa, la concrétisation du tunnel Tichka, la pénurie d’infrastructures de santé dans nombre de localités, en particulier à Sidi Ifni, Tinghir… et l’insuffisance des aires de loisirs, de culture, de verdure…

L’ANP décline sa feuille de route

Par Yassine SABER – lesechos.ma

Port d'Agadir

Port d’Agadir

Le port d’Agadir restera polyvalent avec une forte composante de conteneurisation et une vocation touristique confirmée par le renforcement de l’activité croisière. C’est du moins les contours du nouveau positionnement du port d’Agadir dans le cadre de la nouvelle stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030. La feuille de route présentée en fin de semaine aux opérateurs régionaux se décline concrétement autour de trois principaux axes. Il est question du renforcement de l’activité touristique et croisière estimée à 60.000 touristes par an transitant par le port d’Agadir, en plus de l’augmentation de la capacité des terminaux ainsi que la fluidification de la circulation au sein du port par l’ajout d’un 3e axe routier à l’horizon 2015. La nouvelle configuration du port d’Agadir permettra ainsi de construire un terminal de croisière extérieur au Sud-Ouest à proximité de la marina et de la zone touristique. Quant au trafic global commercial annuel, il serait de 16 MT à l’horizon 2030. Sur le plan de la connectivité, le port d’Agadir, déjà connecté à Marrakech par voie autoroutière depuis 2010, sera relié par voie ferrée en 2022, ce qui favorisera davantage les échanges avec cet hinterland proche et en fera un pôle régional. Selon Anouar Harrak, directeur régional de l’Atlantique Sud de l’agence nationale des ports (ANP) et directeur du port d’Agadir, deux projets structurants traduisent ainsi la mise en place de la stratégie nationale portuaire à l’horizon 2030.

Il s’agit de l’augmentation de l’offre portuaire à travers la construction d’un quai à conteneurs, dont les travaux ont déjà commencé sur 190 m de linéaires. Parallèlement, un projet de quai minéralier est dans le pipe. Le projet sera mis en œuvre à l’horizon 2015 et sera opéré selon l’ANP sur 300 m linéaires et à moins de 15 m de profondeur. S’agissant du port de Sidi Ifni, dont les travaux de réhabilitation et d’élargissement ont été effectués à maintes reprises, l’aménagement de la darse était déjà achevé. S’agissant de la gestion, elle sera confiée à un opérateur privé dans le cadre de la concession. De surcroît, il y a lieu de noter que l’agence nationale des ports (ANP) a réservé une superficie de 10 ha de terre-pleins avec un bassin adjacent réservé à l’activité de plaisance. En outre, 47% des travaux d’aménagement de l’épi d’arrêt de sable sont réalisés. De plus, les travaux de dragage massif et de protection sont achevés puisqu’ils ont permis de draguer 1,8 million m³ de sable, ce qui a permis d’augmenter la capacité d’accueil du port de Sidi Ifni. La concession de la darse sera également confiée au profit d’un opérateur privé pour la mise à niveau de cette activité. Quant aux travaux de voiries, ils sont en cours et un appel à manifestation d’intérêt devrait être lancé pour la concession du port de plaisance du port de Sidi Ifni.

 

TOURISME: LA VISION DE HADDAD POUR L’AÉRIEN

par Ahlam NAZIH – leconomiste.com

  • IL VA FALLOIR TRIPLER LES DESSERTES!
  • UN FONDS DE CRISE POUR PARER AUX DÉPARTS DE COMPAGNIES
  • PLUSIEURS SCÉNARIOS POUR RAM

    «De 2008 à 2011, nous nous sommes retrouvés au creux du cycle aérien qui s’étale sur 10 ans», relève Lahcen Haddad

    «De 2008 à 2011, nous nous sommes retrouvés au creux du cycle aérien qui s’étale sur 10 ans», relève Lahcen Haddad

Le ministre du Tourisme Lahcen Haddad n’a eu de cesse de le répéter, «l’aérien est un élément fondamental dans l’équation touristique». Invité au club de L’Economiste du 23 janvier, Haddad ne cache pas son intention de «repenser» le secteur en vue de le mettre au service de la stratégie touristique. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui… Sans cette révision, impossible selon lui d’atteindre les 20 millions de touristes ciblés à l’horizon 2020. C’est d’ailleurs aussi l’avis des hôteliers qui ne cessent de revendiquer plus de dessertes aériennes pour remplir leurs hôtels. Haddad n’a pas perdu de temps. Il y a quelques semaines, il a livré une étude sur le secteur qu’il a présentée au ministre des Transports, Abdelaziz Rabbah. Ce dernier serait également partant pour une réforme du secteur aérien au service du tourisme. La prochaine étape sera la présentation de l’étude au chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.
D’après Haddad, de 2007 à aujourd’hui, hormis Casablanca et Rabat, l’on est passé de 562 vols hebdomadaires à environ 512. Marrakech, pour sa part, a perdu un tiers de ses vols hebdomadaires, qui sont passés de 300 à 200 vols. Ce qui n’arrange pas les affaires de la cité ocre qui souffre actuellement d’une surcapacité hôtelière faiblement valorisée, avec un taux d’occupation d’à peine 46%. A Agadir, une vingtaine de vols ont été supprimés. Selon la Fédération nationale du tourisme, uniquement durant l’été 2012, l’on a perdu 22% des dessertes aériennes sur le Maroc. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette situation. Pour commencer, l’on aurait un peu trop misé sur les low cost qui représentent près de 49% de l’offre aérienne. Avec la crise, la baisse de la demande en provenance d’Europe et la flambée des prix du fuel, les compagnies à bas coût, pouvant facilement et rapidement redéployer leurs cartes, n’ont pas hésité à abandonner les lignes jugées non rentables.
Les charters, eux, ont quasiment disparu! «Par ailleurs, d’après les analyses que nous avons menées, de 2008 à 2011, nous nous sommes retrouvés au creux du cycle aérien qui s’étale sur 10 ans», relève Haddad.
Royal Air Maroc aussi a supprimé près d’une vingtaine de routes aériennes depuis la signature du contrat-programme avec l’Etat en 2011. «Il faut souligner que RAM n’a fait que se conformer aux engagements du contrat-programme. Par ailleurs, elle ne représente qu’une partie de la solution», tient à préciser Haddad. «RAM ne peut même pas répondre à 20% de la demande. Et même si l’on fait passer sa flotte à 80 avions, cela n’y changerait rien», poursuit-il. Selon le ministre, la compagnie nationale doit être au service de la stratégie touristique.
L’Etat, quant à lui, se doit d’apporter les fonds nécessaires pour qu’elle puisse jouer ce rôle. «Même si, par exemple, un vol Varsovie-Marrakech ne réalise qu’un taux de remplissage de 68%, il reste plus rentable qu’un vol vers l’Afrique qui remplit à plus de 80%. Car il permettra de ramener des touristes qui passent une semaine au Maroc et qui dépensent de l’argent», explique Lahcen Haddad. Selon lui, plusieurs scénarios relatifs à RAM sont actuellement à l’étude. L’un des scénarios serait l’adossement de la compagnie à un opérateur disposant d’une flotte beaucoup plus importante. Par voie de cession ou de prise de participation dans le capital, la question est toujours à l’étude.
D’après lui, il va falloir tripler les dessertes aériennes pour pouvoir drainer les 20 millions de touristes tant attendus. Pour y arriver, près de 1.600 vols hebdomadaires sur le Maroc sont nécessaires. Pour Marrakech, un minimum de 500 dessertes par semaine doit être assuré.
Il serait également opportun de mettre en place un fonds de crise, permettant de parer aux «départs surprise» de compagnies aériennes du ciel marocain.

«Routes essentielles»
Selon Lahcen Haddad, il va falloir programmer des vols particuliers selon le type de destination. Par exemple, pour Marrakech, première destination du pays, des vols de low cost et de compagnies régulières seraient plus opportuns. Ce serait aussi le cas de Fès-Meknès et Tanger-Tétouan.
Agadir, elle, en tant que destination balnéaire, serait plus concernée par des charters, de même que Saïdia-Nador. Pour les régions éloignées ayant besoin d’être désenclavées, des routes dites «essentielles» pourraient être créées. C’est le cas, par exemple, de Ouarzazate, Dakhla et Errachidia. «Des appels d’offres devront être lancés en vue de choisir les compagnies qui investiront ces routes aériennes», précise le ministre.

Publié 28 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Tourisme, Transports

Agadir: L’école Paul Gauguin menacée de fermeture?

par leconomiste.com

cimg1900Les parents d’élèves de l’école Paul Gauguin, établissement de l’AEFE à Agadir sont très inquiets. Face aux risques de fermeture de l’école en question et de sa fusion avec le lycée français d’Agadir du réseau de l’OSUI, ils sont montés au créneau mercredi dernier dans l’après-midi devant l’Institut français d’Agadir lors d’une rencontre avec les responsables de l’AEFE.

Publié 28 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Enseignement

AGADIR SÉDUIT TOUJOURS MALGRÉ LA CRISE

par Malika Alami – leconomiste.com

  • LE SECTEUR DU TOURISME REPRÉSENTE PLUS DE 50% DES ENGAGEMENTS EN 2012
  • 246 PROJETS MULTISECTORIELS AU PROGRAMME
  • 25,58 MILLIARDS DE DH D’INVESTISSEMENT ET 45.852 OPPORTUNITÉS D’EMPLOIS À LA CLÉ


p30_105La destination Agadir continue à attirer les investisseurs malgré la conjoncture économique morose. C’est ce qui ressort du moins du bilan 2012 du centre régional d’investissement du Souss Massa Draâ. La ventilation sectorielle des engagements en 2012 met en exergue l’importance du tourisme dans les  projets validés par les établissements l’année précédente. En effet, ce secteur draine plus de 50% des investissements engagés en 2012 à travers une enveloppe de plus de 12,91 milliards de DH générateur de 22.326 emplois à terme. Tous secteurs confondus, ce sont 246 projets avec un montant d’investissement global de 25.58 milliards de DH, permettant la création de 45.852 opportunités d’emplois, qui sont envisagés.
Parmi les investissements qui vont offrir une capacité additionnelle à la station balnéaire, figure le projet de construction d’un complexe hôtelier en front de mer, initié par des investisseurs saoudiens. Ce projet porteur de plus de 200 chambres hôtelières, avec un montant d’investissement de près de 540 millions de dirhams, permettra la création de 200 emplois. Le projet de construction d’un complexe résidentiel et touristique présenté par la société Vocation Loisirs SA, générera pour sa part 250 chambres, 222 résidences immobilières pour la promotion touristique, en plus d’une zone commerciale et de loisirs avec à la clé plus de 730 offres d’emplois. Et ce après un investissement de 365 millions de dirhams. Le secteur des énergies et mines est lui aussi pourvoyeur de gros investissements dans le Souss Massa Draâ avec 30% des engagements. Le secteur du BTP occupe pour sa part la troisième place du classement sectoriel des projets. Et ce à travers 10% des investissements validés, est-il indiqué. Sur ce plan, il faut souligner que l’année 2012 a été marquée par le lancement de plusieurs programmes s’inscrivant dans le plan national de relance du logement social.
En effet, 24 projets, portant sur la réalisation de 10.747 unités, ont été validés durant 2012, pour un investissement global de 12,41 milliards de DH.  Parmi ces projets, on peut citer deux opérations au niveau de la commune urbaine d’Agadir.
Il s’agit, de l’opération «Attadamoun II», un projet qui sera réalisé par « la société Ichraq Agri» pour la production de près de 1.160 unités, avec un investissement qui s’élève à 210 millions de DH. Ainsi que l’opération «Essaada» du groupe Addoha, portant sur la production de 1.015 unités de logement social, pour un investissement de 203 millions de DH.
Au niveau des énergies et mines, il s’agit notamment du projet de réalisation d’une centrale électrique thermo-solaire (CSP), avec une puissance installée de 160 MW et 3 heures de stockage thermique. A noter que cette opération s’inscrit dans le cadre du projet marocain de l’énergie solaire, et constitue la première phase du complexe solaire de Ouarzazate. Ce projet d’envergure sera réalisé au niveau de la province de Ouarzazate sur un terrain privé relevant de la commune rurale de Ghessat, précisément dans la localité de Ait Oukrour Toundout, à environ 10 kilomètres à l’Est Nord Est de Ouarzazate et à environ 4 kilomètres au Nord du barrage Mansour Ad-Dahbi.
Initié par la Société Acwa Power Ouarzazate SA en cours de constitution, l’opération drainera un investissement de près de 6,9 milliards de DH, annonce un communiqué du CRI. Toujours dans le domaine des mines, on retient en 2012, le lancement d’un projet d’exploitation de gisement à travers la production du concentré de cuivre d’Oumejrane.
Ce projet structurant, initié par la Compagnie minière d’Oumejrane SA, filiale du groupe Managem, au niveau de la province de Tinghir dans la commune rurale de Hssya, consiste en la réalisation d’installations liées à l’exploitation de cinq mines souterraines, d’une usine de traitement, des infrastructures industrielles liées à l’usine (unité de concassage, broyage, filtration…), en plus d’infrastructures offrant un centre de vie. Doté d’un investissement de près de 415 millions de dirhams, ce projet permettra de créer à terme plus de 480 postes d’emplois.
Les perspectives de développement du Souss Massa Draâ sont donc prometteuses Reste plus que ces engagements se concrétisent véritablement sur le terrain.

Activité minière
L’activité minière continue à avoir le vent en poupe dans la région de Souss Massa Drâa. Un nombre de 636 autorisations ont été signées durant l’année 2012 totalisant un montant d’investissement de l’ordre de 287,41 millions de DH Les autorisations accordées relèvent essentiellement de la province de Ouarzazate avec 35,1%, suivie de la province de Zogara avec 27,8% des autorisations accordées. Les deux provinces de Taroudant et Tiznit, quant à elles, ont enregistré respectivement 17,9% et 8,2% des autorisations accordées.

Publié 28 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Industrie, Tourisme

Agadir : L’ ambassadrice du Canada et les opérateurs économiques veulent booster leur coopération

par Majda Saber – aujourdhui.ma

Photo ALM

Photo ALM

Quelles potentialités de développement et de coopération entre la région du SMD et le Canada ? La question a été à l’ordre du jour d’une rencontre entre Sandra McCardell, ambassadrice du Canada au Maroc, et les opérateurs économiques de la région. Abritée récemment au sein de l’Université Internationale d’Agadir (Univesiapolis), cette initiative, née suite à une coopération canado-marocaine datant de près d’un quart de siècle, a été chapeautée par les professionnels de cette université. Booster la coopération est désormais une priorité pour les deux partenaires. Les stratégies commerciales des deux pays visent ainsi à créer de nouvelles possibilités d’échange. Ainsi, l’un des piliers de ces stratégies tend à conduire à un accord bilatéral de libre-échange. «L’un des axes prioritaires de ces stratégies concerne la conclusion d’un accord bilatéral de libre-échange qui comprend un ambitieux programme de négociations commerciales visant à assurer des conditions concurrentielles d’accès aux marchés qui offriraient un potentiel important pour les produits, les services et les expertises des deux pays. Cet accord avec le Maroc, le premier du genre avec un pays d’Afrique, permettrait d’accroître la présence commerciale du Canada dans la région de la Méditerranée et en Afrique du Nord, et celle du Maroc au Canada et en Amérique du Nord», souligne Sandra McCardell. Ceci étant, un quatrième round de pourparlers  et de négociations se tiendra prochainement afin de conduire à un accord de libre-échange gagnant-gagnant.
Certes, la diversification des marchés classiques est un besoin aussi bien pour les Canadiens que pour les Marocains, mais certains handicaps bloquent les investisseurs des deux côtés. Ainsi, les représentants des différentes structures et tissus économiques de la région ont mis l’accent sur l’absence de soutien financier pour explorer le marché et d’étude sur l’export. Ils ont également insisté sur l’importance de création de forum et de voyage d’affaires et d’exploration. Des actions de prospection à échelon individuel, pour chaque société, demeurent impossibles puisque le budget d’une telle exploration n’est pas à la portée de tous. La stabilité politique constitue un avantage pour le Maroc. «Comparativement à une certaine instabilité que connaissent plusieurs pays arabes, d’Afrique et du Moyen-Orient, et plusieurs autres pays africains, le Maroc pourrait et devrait profiter de cette situation exceptionnellement positive pour attirer des entreprises et des investisseurs canadiens à la recherche d’opportunités commerciales et d’une plus grande stabilité et prévisibilité du climat d’investissement. En contrepartie, le Canada, et particulièrement ses provinces francophones, devraient constituer un tremplin pour les entreprises et les investisseurs marocains vers le marché américain, principal allié politique et économique du Canada», souligne-t-elle.

Publié 28 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Coopération, Industrie

Présentation de tenues Sael-Créations et bijoux Paulin Bedou au restaurant Le Quai

Hier soir Sarah el Qarqouri et Paulin Bedou avaient choisi le restaurant Le Quai comme décor pour leur présentation communeIMG_4483Une belle équipe pour ce défilé : Paulin et Sarah avec leurs modèlesIMG_4480Elles sont magnifiques toutes les trois :IMG_4482Paulin Bedou exposait quelques unes de ses créations :IMG_4434et d’autres complétaient les tenues créées par Sarah pour ce défilé dont voici quelques photos :IMG_4437IMG_4443IMG_4444IMG_4446 IMG_4448IMG_4450 IMG_4451IMG_4457IMG_4458 IMG_4460 IMG_4465 IMG_4468IMG_4470 IMG_4476Souhaitons un grand succès à ces créateurs de mode qui font en sorte que la femme soit encore plus belle !

Photos M. Terrier – Cliquez sur les photos pour les agrandir

Publié 27 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art

Remise de trophées et récompenses de la compétition de golf Casino Mirage Cup au Tikida Golf Palace

Hier soir, c’est au Tikida Golf palace qu’ont été remises les récompenses de la Casino Mirage Cup qui s’était déroulée dans la journée.
L’ambiance était très agréable et cette petite cérémonie était accompagné d’un somptueux cocktail.

Voici quelques photos qui y ont été prises :IMG_4382 IMG_4385 IMG_4390 IMG_4395 IMG_4396 IMG_4398 IMG_4400 IMG_4403 IMG_4406 IMG_4410 IMG_4415 IMG_4418 IMG_4423 IMG_4425 IMG_4431Photos M. Terrier – Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 

Publié 27 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Golf, Sport

Agadir : Compétition de Golf : Casino Mirage Cup au Golf du Soleil

Aujourd’hui, sous un soleil magnifique (comme d’habitude à Agadir) a lieu la Casino Mirage Cup dans le cadre exceptionnel du Golf du Soleil.

IMG_4378IMG_4356IMG_4369IMG_4380IMG_4361IMG_4376Beaucoup de monde sur place ce matin !
Les remises de trophées et récompenses auront lieu ce soir à 19 heures au Tikida Golf Palace

Photos M. Terrier

Publié 26 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Golf, Sport

Agadir : le stade Al Inbiâat interdit de compétition

source : Libération – agadirnet.com

actualite_050fe8bff6edadLa Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a décidé d’interdire de compétition le stade Al Inbiâat d’Agadir en raison de l’”état catastrophique de la pelouse”, indique-t-on auprès du Hassania Union Sport d’Agadir (HUSA, section football).

La Fédération Royale marocaine de football (FRMF) a décidé d’interdire de compétition le stade Al Inbiâat d’Agadir en raison de l’”état catastrophique de la pelouse”, indique-t-on auprès du Hassania Union Sport d’Agadir (HUSA, section football).
“La nouvelle est tombée tel un couperet, le stade Al Inbiâat est interdit de compétition par la Fédération jusqu’à nouvel ordre à cause de l’état catastrophique de la pelouse”, lit-on samedi sur le site du club soussi.
Du coup, le HUSA, qui se retrouve sans stade pour jouer les matchs du championnat de première division à domicile, est dans l’obligation de chercher un stade en dehors d’Agadir pour recevoir ses adversaires, explique la même source, ajoutant que des contacts ont déjà été entrepris pour étudier la possibilité, pour le Hassania, de jouer ses rencontres dans le Grand stade de Marrakech.
“Le Hassania a attiré, plusieurs fois, l’attention des responsables sur cette question, mais il semble qu’il n’a pas été entendu et nous voyons maintenant les conséquences désastreuses pour le club et les supporters”, déplore le HUSA.

Publié 25 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport

Taghazout: la station touristique devrait être achevée en 2017

par MAP – agadirinou.com

ea7d935e1e0c5e1a1de70c20ce9a8e83Les études techniques et architecturales de la première phase du grand projet touristique de la station Taghazout sont finalisées. La composante touristique devrait être achevée en 2017.

C’est ce qu’a affirmé le directeur général de la Société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout (Sapst), Ahmed Oulahna.

« En termes d’avancement, les études techniques et architecturales de la première phase sont finalisées (…) Les travaux du golf et des aménagements devront être finalisés d’ici la fin de l’année 2013. L’hôtel du golf, le village de surf et les commerces de la médina seront livrés, quant à eux, fin 2014 », a affirmé M. Oulahna dans un entretien publié mercredi par le quotidien l’Economiste.

En ce qui concerne les établissements touristiques qui sont au nombre de 9, M. Oulahna a ajouté que nous prévoyons des ouvertures à partir de 2014 et que le dernier hôtel de la station sera livré d’ici 4 ans au maximum.

Sur le plan des financements, le DG a assuré que nous avons déjà démarré les négociations avec les banques de la place auxquelles nous avons présenté le programme, la planification et le business plan du projet. L’objectif est de boucler le financement en mars prochain.

M. Oulahna a salué l’implication des actionnaires de la Sapst qui ont décidé d’augmenter le capital de cette dernière à hauteur de 400 millions de DH ce mois de janvier, ce qui présente, selon lui, une preuve de leur détermination .

L’aide des autorités locales et des élus est également très importante pour la réussite d’une entreprise d’une aussi grande envergure et qui est de nature à booster la région de Souss-Massa-Darâa, voir le tourisme national, a affirmé le DG.

Concernant les enseignes partenaires des futurs établissements hôteliers, M. Oulahna a affirmé que les discussions sont en cours, ajoutant que les actionnaires de la Sapst ont prévu de développer quatre hôtels 5 étoiles en front de la mer.

Quant au rôle du Fonds marocain de développement touristique (FMDT), M. Oulahna a déclaré que ce dernier prévoit entrer dans le capital de la Sapst lors de la prochaine augmentation prévue en janvier et sera à terme un actionnaire important de la société à hauteur de 25 % du capital.

Publié 25 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Développement, Tourisme

Canada et USA prospectent au Souss

par yassine Saber – lesechos.ma

IMG_2812Deux visites, un seul objectif : rencontrer les opérateurs économiques du Souss et stimuler l’investissement vers le nord de l’Amérique. C’est du moins ce qui ressort de la visite effectuée en milieu de semaine dernière à Agadir par l’ambassadrice du Canada au Maroc, Sandra McCardell, fraîchement nommée à son poste et Samuel L. Kaplan, ambassadeur des États-Unis au Maroc. Le secteur des fruits et légumes et l’enseignement privé semblent être les mieux lotis lors des deux visites des représentants diplomatiques. Au moment où Kaplan a rencontré des exportateurs de fruits et légumes au siège du groupe «Fresh fruit Maroc» qui dispose d’une base d’adhésion de 4 groupes exportant déjà leurs produits au USA, McCardell, effectuait une visite aux installations de la coopérative agricole «Copag» et rencontrait ses dirigeants à Taroudant. Mieux encore, en dehors de la rencontre avec les officiels, Samuel L.Kaplin s’est rendu, selon des sources concordantes, en compagnie du consul honoraire des USA à Agadir au siège du Centre régional d’investissement du Souss-Massa-Drâa où ils avaient déposé un projet d’une académie internationale baptisée «Acadamy Abraham Lincoln».

Pour sa part, McCardell s’est rendu vendredi dernier à Universiapolis d’Agadir où elle a visité les locaux de l’université internationale privée, le fruit d’une coopération canado-marocaine datant d’un quart de siècle entre l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et Universiapolis groupe ISIAM. Une rencontre d’échanges regroupant une trentaine d’opérateurs économiques s’est tenue en présence de l’ambassadrice au centre de la recherche appliquée en innovation et valorisation (RDI). Lors de son allocution, McCardell a affirmé que le Canada vise le renforcement de sa présence à l’international, en diversifiant ses partenaires économiques, tout en maintenant ses relations avec son partenaire privilégié, à savoir les USA. «Les relations économiques entre le Maroc et le Canada gagnent en maturité surtout après les discussions en cours (4e round de pourparlers) pour conclure l’accord de libre-échange, mais aussi l’investissement engagé par quelques compagnies pétrolières d’exploration au Maroc et l’investissement de Bombardier au sein de la P2I Aerospace City de Nouaceur», déclarait Sandra McCardell, ambassadrice du Canada au Maroc. Et d’ajouter que «le Canada et particulièrement ses provinces francophones, devraient constituer un tremplin pour les entreprises et les investisseurs marocains vers le marché américain, principal allié politique et économique du Canada».

Cependant, force est de constater que le volume des échanges commerciaux reste encore faible si on le compare avec les partenaires historiques du royaume. Selon l’ambassadrice, les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint moins d’1 milliard de dollars canadiens entre les deux pays. Les exportations du Canada vers le Maroc (un peu plus d’1 demi-milliard) se composent principalement de céréales (du blé dur essentiellement), d’huiles, de combustibles minéraux et de véhicules (non ferroviaires). Quant aux importations du Maroc estimées à un peu plus d’1 demi-milliard), elles se composent en particulier de fruits et de légumes (principalement d’agrumes et de légumineuses) en plus des vêtements tissés. Du coté des opérateurs économiques qui ont assisté à la réunion, il est question de soutenir financièrement les investisseurs locaux afin d’explorer le marché canadien. Pour ce faire, un dispositif de prospection et un système d’information devraient être mis en place pour aider les opérateurs de la région à mieux cerner les besoins du marché canadien.

Publié 25 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture

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