Archives de 24 janvier 2013

La loi organique sur l’amazigh au cœur du débat à Zagora

par Mustapha Elouizi – soussannonces.net

1a59180cb9e044cd9b70acacbf002f8cLe premier jet non officiel du plan législatif du gouvernement prévoie la soumission de la loi organique sur l’amazighité en décembre 2013. Tous les acteurs doivent présenter leur vision et leurs propositions. Azetta, Réseau associatif pour la citoyenneté, qui a tant milité pour la réhabilitation et la constitutionnalisation de l’amazighité, passe à la vitesse supérieure. A Zagora, la section locale de ce réseau a saisi l’occasion de la nouvelle année amazighe, pour organiser une conférence intitulée : «Pour une loi organique mettant en œuvre l’aspect officiel de l’amazighe dans les institutions et la vie publique». Les intervenants ont débattu des éléments à intégrer dans la loi organique, mais aussi du cadrage constitutionnel, politique et associatif de cette question.

Deux panels étaient au programme. Le premier a concerné le statut de l’amazighité, langue et culture, après la constitutionnalisation. Au nom du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Houria Esslami qui en est membre, a présenté un cadrage des différents genres de droits stipulés par la nouvelle Constitution et leurs avantages pour la dynamique associative, mais aussi pour la vie démocratique. Abderrahim Chahid, membre du secrétariat national du Forum Alternatives Maroc (FMAS), s’est penché sur les nouveaux rôles dont doivent s’acquitter les acteurs associatifs, après la Constitution de 2011. Et enfin, Ahmed Arehmouch, président d’Azetta, a consacré son intervention à l’aspect national et populaire de ce débat et aux soubassements d’une loi organique qui doivent sous-tendre les décisions relatives à l’intégration de l’amazighité dans la justice, l’enseignement, l’administration et les médias… Si M. Chahid a mis l’accent sur les rôles de contrôle, de médiation, d’influence, d’avertissement, d’études et proposition, d’encadrement des citoyens et enfin l’initiation à l’exercice démocratique, M. Arehmouch a mis en garde contre toute instrumentalisation idéologique, politique, ethnique ou autres, afin d’orienter le débat sur le fond et le hisser au rang d’intérêt national. Pour l’instant, ajoute M. Arehmouch, le gouvernement n’a pas encore présenté officiellement son planning législatif et la lenteur de ses démarches impactent la qualité des discussions et des propositions de la part de tous les acteurs. Pour lui, la mise en œuvre ne doit aucunement attendre la promulgation de la loi organique, dans la mesure où il ne s’agit là que d’un prétexte pour ne pas aller de l’avant dans ce sujet. Le projet que nous avons préparé et achevé est l’œuvre d’une concertation qui a impliqué plus de 600 personnes, dont des académiciens, experts, associatifs, politiques, parlementaires …

Avec l’existence de poches de résistance contre toute volonté nationale d’impliquer toutes les composantes culturelles et civilisationnelles, M. Arehmouch a souligné que «le processus a vu la contribution de tous les Marocains, abstraction de leurs origines, car la question ne se présente pas de manière communautaire, ni ethnique, mais bien démocratique». Et de conclure que le premier pas serait sous forme d’initiatives visant à rétablir des toponymes amazighs et l’écriture de toutes les enseignes dans l’espace public dans les deux langues officielles. Animé par l’universitaire Lekbir Ouhajjou, le deuxième panel a porté essentiellement sur l’histoire politique, sociologique et anthropologique de la région de Draâ. Les intervenants ont notamment recommandé la nécessité d’une collecte du patrimoine oral de la région, ainsi que des études et ouvrages écrits sur la vallée. «Nous avons besoin de discuter davantage pour élucider les différents aspects de cette matière riche et variée, et donc rétablir l’histoire de la région sous ses différentes facettes. Le développement passe aussi par cette voie des études et recherches», a soutenu l’intervenant, qui est également expert en matière de développement. Tout compte fait, les organisateurs n’ont pas omis de mettre la lumière sur l’un des aspects conflictuels entre le mouvement associatif amazigh et les autorités, notamment en ce qui concerne l’état civil. Ainsi, une session de formation a été animée par Hamzaoui Tijani, membre d’Azetta, au profit des fonctionnaires de ce service, pour expliquer les lois en vigueur, et éviter des polémiques inutiles. Bref, la célébration à Zagora du Nouvel An amazigh 2963 a visé plusieurs objectifs. Une manière de dire que l’amazighité est au centre d’un projet sociétal.

Les objectifs
Etalé sur 31 pages, le projet de loi présenté par Azetta comprend cinq parties. Il s’assigne pour objectifs l’intégration de l’amazigh dans l’enseignement, sous toutes ses formes et cycles, les médias, les programmes culturels et artistiques, l’administration et les établissements publics, l’espace public, les publications, les documents et correspondances administratives, les documents souverains et d’identité nationale, les services publics et les services relevant de la justice. Il préconise également la création d’un institut supérieur des études amazighes, ainsi qu’une instance nationale chargée de préserver la langue amazighe et sa promotion.

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Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Région, Tradition

Balnéaire. Taghazout en marche

par Mehdi Michbal – soussannonces.net

ea7d935e1e0c5e1a1de70c20ce9a8e83Après plusieurs années d’arrêt, la station touristique de Taghazout voit enfin le bout du tunnel. Porté par une nouvelle société, la SAPST, le projet est aujourd’hui sur de bons rails. Les travaux d’un premier hôtel adossé à un golf 18 trous sont d’ores et déjà lancés, et seront achevés, selon le management de la SAPST, à partir de 2014. Le projet, qui prévoit, entre autres, la réalisation de huit unités hôtelières, des résidences touristiques, une médina, un village de surfers, et un centre de shopping sera entièrement opérationnel à partir de 2016. C’est en tout le calendrier sur lequel s’engage le nouveau promoteur de la station. Une SA créée en juillet 2011, et contrôlée exclusivement par des actionnaires marocains : CDG développement, le groupe Alliances, Akwa Group, la SMIT et le Fonds marocain de développement touristique. Estimé à 10 milliards de dirhams, l’investissement global sera financé par des fonds propres, mais surtout par de l’endettement bancaire. Bon vent.

Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Tourisme

Des amis de passage chez nous

Fête du Mouloud aujourd’hui et des amis nous ont fait le plaisir de venir partager  un bon tajine de poulet aux olives, pruneaux, abricots et amandes que Nezha nous avait préparé :IMG_4346IMG_4346IMG_4347De gauche à droite : Nicole, Guy son cousin (un ancien de Taza), Nicole Fraisse, Chantal Pagès et Denise, la compagne de Guy.
Nicole Fraisse ne connaissait pas du tout le Maroc. La lecture de ce blog lui a donné envie de venir voir Agadir : elle en est enchantée et prévoit de s’installer dans la région !
Chantal Pagès, elle, est une ancienne gadirie qui a fréquenté l’Ecole Sainte Croix et qui revient, quand elle le peut, revoir sa « Nounou » marocaine à Inezgane.

Un grand plaisir pour tous de partager un si bon moment !

Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Agadir, Bons moments, Rencontres

Institut Français d’Agadir : Aurélien Bellanger, buzzeur de la rentrée littéraire 2012, le 6 février à 19 H à Agadir


BELLANGER AurélienAurélien Bellanger1

 photo C. Hélie Gallimard

Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Littérature

Hydrocarbures : Chevron signe un accord d’exploration avec le Maroc pour 3 sites offshore

par aufaitmaroc.com

L’Office national des hydrocarbures et des mines marocain (ONHYM) et la géant pétrolier américain Chevron ont annoncé mardi, la signature de trois accords portant sur l’exploration de trois sites au large des côtes du Royaume. La société Chevron Morocco Exploration, filiale locale de Chevron, s’engage donc à réaliser des programmes « d’acquisition sismique », ainsi que « divers travaux et études géologiques et géophysiques », nous annonce l’ONHYM, via un communiqué.

Le géant pétrolier américain Chevron a annoncé mardi qu’il avait signé, via sa filiale Chevron Morocco Exploration, un accord avec les autorités marocaines portant sur l’exploration de trois sites au large des côtes du pays afin d’y mener des recherches d’hydrocarbures.

“Nous nous réjouissons à l’idée de participer à des activités d’exploration au Maroc”, a commenté le vice-président du conseil d’administration de Chevron, George Kirkland, cité dans un communiqué.

Chevron va acquérir les données sismiques et va conduire des études dans plusieurs zones en eaux profondes, Cap Rhir Deep, Cap Cantin Deep et Cap Walidia Deep situées entre 100 et 200 kilomètres à l’ouest et au nord-ouest d’Agadir”, précise le communiqué, qui souligne que ces zones couvrent 29.200 kilomètres carrés avec des profondeurs de 100 à 4.500 mètres.

Pour sa part, l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) a précisé que les trois accords pétroliers portentt sur les zones “Cap Cantin Deep Offshore”, “Cap Rhir Deep Offshore” et “Cap Walidia Deep Offshore”.

Fouad Douiri, ministre de l'Énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement, et Amina Benkhadra, directrice générale de l'Office national des hydrocarbures et des mines marocain. /DR

Fouad Douiri, ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, et Amina Benkhadra, directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines marocain. /DR

En vertu de ces accords, signés à Rabat par la directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra et le président de la société, Alireza Moshiri, en présence du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Fouad Douiri, “la compagnie Chevron s’est engagée à réaliser des programmes d’acquisition sismique, ainsi que divers travaux et études géologiques et géophysiques”, indique l’Office dans un communiqué.

Fin octobre, la société britannique Chariot Oil & Gas, via sa filiale locale, avait elle aussi signé un accord d’exploration pétrolière avec l’Office national des hydrocarbures et des mines comportant six permis de recherche au large du Maroc.

Le Maroc est un pays importateur de pétrole et, “d’une manière générale”, le royaume est “encore sous-exploré” alors que “la plupart de ses bassins sédimentaires disposent d’un énorme potentiel pour l’exploration”, avait alors argumenté l’ONHYM sur son site internet.

Chevron Morocco Exploration détient une part de 75% dans les trois zones. L’Office national des hydrocarbures et des mines détient, quant à lui, les 25% restants.

Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Industrie

Institut Français d’Agadir : programme du 1er au 10 février

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Publié 24 janvier 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture

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