Archives de février 2013

13ème rallye d’amitié d’Agadir du 5 au 8 mars

Communiqué par Zeineb Hammoud, Présidente du Club Moto d’Agadir et Vice-Présidente de la Fédération.

542811_317042165066066_917638997_nLa 13ème édition du rallye d’amitié d’Agadir « Enduro-2013 » aura lieu du 5 au 8 mars prochain, sous le signe « Sport et tourisme pour le développement durable », à l’initiative du Club Moto d’Agadir, en partenariat avec le Norton Sport Club de Genève. 

Cette manifestation, placée sous l’égide de la Fédération royale marocaine de motocyclisme, sera marquée par la participation d’au moins 110 concurrents de tous âges et de diverses nationalités, notamment du Maroc, France, Espagne, Italie, Suisse, Royaume-Uni, Suède et des Etats-Unis, apprend-on lundi auprès des organisateurs.

La présidente du Club Moto d’Agadir et vice-présidente de la Fédération, Zeineb Hammoud, a assuré à la MAP que le coup d’envoi de cette épreuve sera donné le 5 mars à partir de Marrakech vers Taroudant (290 km), suivi le lendemain de l’étape Taroudant-Tafraout (232 km) et le surlendemain Tafraout-Tiznit (186 km), avant de clore le périple le 8 mars avec l’étape Tiznit-Agadir (166 km).

Ces épreuves devront se terminer le 8 mars avec des spéciales fermées à Inezgane et à la plage Tawada d’Agadir, a-t-elle expliqué, ajoutant que la cérémonie de remise des prix aura lieu dans la soirée (20h) dans un palace de la ville.

Dédiée, selon ses initiateurs, à encourager la pratique des sports mécaniques, promouvoir le tourisme des sports et à approfondir l’amitié entre les participants, cette manifestation permettra aussi aux participants, étrangers en particulier, de découvrir des facettes des richesses naturelles, touristiques et culturelles que recèle une partie du Sud marocain.

Le long de leur itinéraire devant passer par différents douars, les participants auront l’occasion de remettre des cartables, des effets vestimentaires, des fournitures scolaires et des présents aux enfants, ajoute-t-on.

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Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport, Sports mécaniques

Agréables retrouvailles à Aglou

Départ ce matin pour Aglou, en compagnie de Chantal Ballester et son papa Fernand ( Le Robinson, route de Yachech avant le tremblement de terre) pour y retrouver Jacky et Miche Grauby
IMG_5141A 88 ans, Fernand en pleine forme est revenu s’installer avec Chantal à Agadir !IMG_5137Après un fameux repas (entre autres, filet de boeuf au foie gras !!!) une promenade digestive s’imposait le long de la plage, bien ventilée aujourd’hui !IMG_5142

Miche, Nicole et Chantal

Miche, Nicole et Chantal

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Bons moments

Agadir : Exposition Internationale de Timbres et Monnaies à l’occasion de la journée internationale de la Femme

Affiche Asso Philatélique

L’Association philatélique d’Agadir organise sa 6ème exposition de timbres et monnaies du Maroc sous la présidence d’honneur de Monsieur le Président de l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

Cette année, nous célébrons la Femme du 06 au 10 mars 2013. 

Vont participer à cet évènement unique au Maroc :

– 5 clubs des pays du golf : Qatar, Sultanat d’Oman, Emirats Arabes Unis, Arabie Saoudite et Bahrein
– Un collectionneur d’Irak
– Un exposant de Libye
– Un exposant du club philatélique de Tunisie
– L’Europe sera représenté par des collectionneurs d’Espagne, de France, d’Italie et d’Allemagne.

La cérémonie d’inauguration aura lieu le 06 mars 2013 au siège de l’Association ILIGH au quartier Ennahda à 19 heures, au cours de laquelle nous allons rendre hommage à des femmes se distinguant dans divers domaines.

Nous avons par ailleurs lancé un concours de dessins dans les dix mini clubs que nous avons créé dans les écoles. Les meilleurs dessins seront primés.

Une délégation de la poste saoudienne ainsi qu’un haut responsable de la poste libyenne seront aux cotés de cadres de Barid Al Maghrib.

invitation francais

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture

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Deux ans déjà pour Agadir-blog !

Voilà exactement deux ans que ce blog a été ouvert

Quelques statistiques :

Pendant ces deux ans, le blog a été consulté 525 296 fois,
en ce moment, 1 000 à 1 200 consultations par jour avec un record de 2 847 consultations sur une seule journée !

45 pages ont été publiées (celles qui sont sur la page de lancement, sur fond noir)
ainsi que 2 687 articles avec 6 371 photos et illustrations.
1 315 commentaires ont été effectués sur ces articles.

Pour la dernière année, une carte pour situer l’origine des consultations :audienceLes consultations sont provenues de tous les pays qui ne sont pas en blanc
( 155 pays ! )

avec un record de 203 597 consultations depuis le Maroc !
( la couleur plus ou moins foncée est fonction du nombre de consultations )

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir

Théâtre à l’Institut Français d’Agadir : Les Hauts Parleurs – Samedi 2 Mars 2013

Newsletter 1er au 10 février

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Culture, Théâtre

La Lettre d’Information de la médiathèque Michel Vieuchange – Mars 2013

Newsletter-mars-2013

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture

Regards Croisés sur la création cinématographique : Festival du court métrage de Tiznit 2013 – Le programme complet

9df1cd84c33dec19fe5e311353d505b7Le dossier complet du Festival qui aura lieu du 1er au 3 mars 2013 :

Cliquez sur sa couverture ci-dessous :

Tiznit 2013

Publié 28 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Cinéma, Culture, Festival, Région, Spectacle

Souss-Massa-Drâa expose son expérience

MAP – lematin.ma

La région Souss-Massa-Drâa continuait mardi d’exposer son «expérience pilote» en matière d’Organisation des producteurs (OP), le temps d’un séminaire organisé à Agadir du 25 février au 4 mars prochain.

Dans la région Souss-Massa-Drâa, les producteurs de safran s'organisent pour défendre l'or rouge. (Photo : www.thrmagazine.info)

Dans la région Souss-Massa-Drâa, les producteurs de safran s’organisent pour défendre l’or rouge. (Photo : http://www.thrmagazine.info)

«Connue pour être l’une des régions les plus dynamiques au niveau de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Mena) en la matière, Souss-Massa-Drâa focalise l’intérêt des participants à la Route d’apprentissage, une formation de professionnels à professionnels», a expliqué à la MAP, Aït Lhaj Abderrahmane, responsable du département recherche à l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (Andoza).

Cette Route d’apprentissage, un concept de partage de connaissances et d’expériences dédié à améliorer le savoir-faire des professionnels et des décideurs en matière de gestion et de développement des OP, regroupe une vingtaine de participants venus de dix pays de la région Mena, notamment de Palestine, d’Egypte, Tunisie, Algérie, Liban, Jordanie, Soudan, Yémen et du Maroc, a-t-il précisé.

Outre des échanges théoriques entre les participants émaillés d’exposés, ce séminaire prévoit trois visites de terrain, en l’occurrence à l’Association nationale des coopératives d’argan (Anca, Agadir), à la coopérative Copag (Taroudant) et à l’Association nationale des producteurs des ovins et caprins (Anoc, région de Meknès-Tafilalet).

Placée sous le signe «les organisations professionnelles agricoles», cette Route d’apprentissage qu’abrite Agadir est la première du genre à être organisée dans la région Mena, a souligné Aït Lhaj, rappelant que le lancement de cette initiative a eu lieu pour la première fois dans la même ville fin novembre 2011.

Ce concept, déjà utilisé en Amérique latine et en Afrique subsaharienne, émane d’un réseau constitué de chercheurs et d’acteurs du développement dans la région Mena dans l’objectif principal d’améliorer la compréhension des OP et d’en tirer les leçons applicables dans d’autres pays, à la faveur de la mise en commun et le partage des connaissances sur le terrain.

Ce réseau, baptisé «KariaNet», est mis en œuvre par l’ONG international Procasur avec le soutien du Centre de recherches pour le développement international (CRDI, Canada) et le Fonds international pour le développement agricole (Ifad, Italie).

Publié 27 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Conférence, Coopération

CONVOI DE LA CITOYENNETÉ : PROMO À AGADIR

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

Tour cycliste Maroc«Mon pays, de Tanger à Lagouira». C’est sur ce thème que se déroulera la cinquième édition de la caravane cycliste du Tour du Maroc 2013. La manifestation, qui aura lieu du 02 au 27 mai prochain, sillonnera à bicyclette le pays du Nord vers le Sud. Tanger, Larache, Kénitra, Rabat, Casablanca, El Jadida, Safi, Essaouira, Agadir, Tiznit, Guelmim, Tan Tan, Akhefnir, Terfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lagouira sont les dix-huit villes côtières par lesquelles passera le convoi de la citoyenneté. Une cinquantaine de personnes participeront à l’événement dont 30 cyclistes de 18 à 60 ans qui auront à parcourir 3.025 Km en tout.
«L’objectif de ce convoi est de défendre l’intégralité territoriale du pays tout en contribuant à la consolidation de la culture du patriotisme, explique Rachid Yassini, directeur de la 5e édition du convoi citoyen. Et aussi, d’établir une communication et de créer des ponts entre les citoyens de Tanger à Lagouira», a-t-il ajouté. Ainsi, le sport sera mis au service de la cause nationale.  Il faut préciser par ailleurs que la nouveauté et particularité de cette édition est qu’elle sera focalisée sur les us et coutumes marocains auxquels un hommage sera rendu. Les participants pourront donc découvrir le pays dans ses différentes traditions et composantes dans un esprit de citoyenneté et de patriotisme.
D’un autre côté, ce sera l’occasion pour le convoi de visiter divers établissements scolaires publics, d’orphelinats et nombre de monuments historiques. L’appel des organisateurs s’adresse particulièrement aux jeunes afin qu’ils participent à la promotion du pays, à la non-violence et à la tolérance. Des valeurs nécessaires pour construire le Maroc de demain, prônent les organisateurs, qui, faut-il le souligner, sont tous des jeunes. Cependant, il faut préciser que malgré les efforts déployés, les organisateurs n’ont pas pu trouver de sponsors.
Ni de la part des privés ni de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports. «Même le gîte n’a pas pu être assuré, nous devons nous débrouiller avec des moyens limités, avance un des organisateurs».  Or, malgré ces difficultés,  ces jeunes sont décidés à relever le défi et à accomplir leur mission.

Publié 27 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport

Consultez en ligne le dernier N° d’Agadir première

Le sommaire :Agadir première

Pour lire ce N° 37, cliquez sur sa couverture ci-dessous :

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Publié 27 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir

SAUVONS L’IDENTITÉ ARCHITECTURALE D’AGADIR !

Paru  le 21 février 2013 dans AGADIR PREMIÈRE N°37

URBAN LIFE

 

SAUVONS L’IDENTITÉ ARCHITECTURALE D’AGADIR !

Tour des Pompiers : Architecte : ZEVAGO

Tour des Pompiers : Architecte : ZEVACO

Loin des splendeurs mauresques de Fès ou des remparts ocres de Marrakech, Agadir, l’inclassable, affiche de surprenantes lignes modernes aux portes du désert… Pour l’œil du novice, ce choix architectural peut paraître osé, mais s’il sait lire entre les lignes de son histoire, il pourra voir son âme, celle d’une ville qui a endossé une fière armure pour abriter un cœur sensible et éprouvé. Ici, l’habitat traditionnel n’a pas eu le temps de se développer. Son cachet architectural brutaliste est donc né, dans l’après-séisme des années 60, d’une volonté de rassurer les habitants. Aujourd’hui, une explosion immobilière mal dirigée brouille l’identité moderne d’Agadir. Mais un nouveau pôle urbain à Talborjt fait revivre la ferveur architecturale des grands jours et l’espoir d’un retour à l’harmonie urbanistique…

UN CONSTAT ET UN CONTEXTE EXISTANT

Un urbanisme en souffrance, c’est le sentiment que transmet l’architecture hétéroclite actuelle d’Agadir… Un développement tardif, à l’aube du XXe siècle, un grand séisme suivi d’une reconstruction et une croissance démographique galopante, assortie d’une course à la promotion immobilière… Voici, entre autres, les différents facteurs qui ont entraîné une totale confusion architecturale. Aujourd’hui, la ville n’a plus d’unité ni de sens avec ses barres de logements sociaux, ses bâtiments de la reconstruction mal sauvegardés, et quelques rares immeubles des années 20-30 encore présents mais saccagés. Néanmoins, il est encore possible d’harmoniser le paysage urbain d’Agadir, en quittant le fonctionnement hétérogène et surtout, en renouant le dialogue entre la ville, ses architectes et ses citoyens.

Immeuble A - Architecte : RIOUX

Immeuble A – Architecte : RIOUX

L’HÉRITAGE URBANISTIQUE D’HIER

Typiques d’une époque à l’architecture brutaliste, les monuments de la reconstruction étaient bâtis pour rassurer une population traumatisée par le séisme. Grands, futuristes, en béton apparent, ils se reconnaissent au premier regard : la municipalité, la poste principale, l’immeuble A, la caserne des pompiers, la Banque du Maroc, la rue des administrations… Éléments structurants de très haute qualité, ils ont été conçus et construits dans un climat d’excellence et, aujourd’hui encore, bien que mal sauvegardés, ils conservent leur superbe. Ces bâtiments auraient dû constituer le point de départ d’un développement urbanistique magistral dans sa continuité, mais visiblement, les contraintes socio-économiques d’aujourd’hui ont relégué, au second plan, la spécificité architecturale d’Agadir acquise lors de la reconstruction.

LES ARCHITECTES DE LA « RUPTURE »

L’architecture tient compte des contextes passés et présents d’une ville, tout en envisageant son futur avec harmonie. Pour sauver l’identité urbaine d’Agadir, nous devons donc commencer par la comprendre. Pour cela, il faut remonter à l’époque de sa reconstruction où les compteurs architecturaux ont été remis à zéro. Repérés parmi les meilleurs élèves des Beaux-Arts de Paris, toute une vague de jeunes architectes du mouvement moderne étaient alors réunis par Michel Écochard à Rabat, s’inscrivant dans la direction de travail corbuséenne : Zevaco, Azagury, Rioux, Faraoui, De Mazières, Tastemain… La reconstruction d’Agadir représenta un cas d’école sur lequel ils travaillèrent avec cœur, prônant une « rupture » volontaire avec le style architectural précédent et exaltés par la ferveur du progrès qui animait cette époque.

Banque du Maroc - Architecte : AZAGURY

Banque du Maroc – Architecte : AZAGURY

DES CONSÉQUENCES DÉMOGRAPHIQUES

Pourquoi nous retrouvons-nous donc, aujourd’hui, face à un paysage urbanistique aussi hétéroclite ? Après le séisme, il est apparu une volonté politique de rebâtir une cité contemporaine exemplaire tournée vers l’avenir. C’est dans ce cadre que la ville a commencé sa reconstruction, avec des premiers résultats qui laissaient espérer qu’elle atteindrait ses objectifs. Mais cette attitude ne pouvait mesurer les contraintes socio-économiques que vit la ville aujourd’hui, soumise à une imposante croissance démographique et, de par sa position géographique, à une pression migratoire en provenance du monde rural et des provinces sahariennes. Par ailleurs, la vision d’une nouvelle ville inscrite dans la modernité internationale n’a pas tenu compte de la complexité et de la spécificité d’un héritage culturel fortement présent.

La Poste - Architecte : ZEVACO

La Poste – Architecte : ZEVACO

L'Hôtel de Ville - Architecte : DUHON

L’Hôtel de Ville – Architecte : DUHON

L'Hôtel de Ville - Architecte : DUHON

L’Hôtel de Ville – Architecte : DUHON

 

ET UNE AUTRE DIRECTION DE TRAVAIL

L’architecture spécifique de la reconstruction prouve qu’elle a été conduite par des architectes de grande qualité et, surtout, dans un climat d’excellence. Parmi les handicaps qui freinent, depuis la fin des années 80, une construction immobilière de qualité, il y a la mauvaise habitude des maîtres d’ouvrage et des acteurs de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, à prétendre maîtriser tous les corps de métier. Il y a aussi l’orientation particulière que suit le développement du pays, malgré le discours historique de SM le Roi Mohammed VI, le 18 mai 2005, annonçant l’Initiative Nationale du Développement Humain (INDH), une proposition très innovante de tirer, vers le haut, la qualité de vie de la société, dans un esprit de partage. Il est toujours bénéfique d’œuvrer à une bonne gouvernance.

 

RENDRE LE SOURIRE À AGADIR

La concrétisation d’un nouveau pôle urbain à Talborjt donne, aujourd’hui, l’occasion de se repencher sur une étude de 1997 intégrant ce projet comme point de départ d’un axe de centralité reliant le nouveau Talborjt au bord de mer, via les bâtiments de la reconstruction. Un bureau d’études des Canaries a récemment été désigné, par la ville, pour redessiner cet axe Talborjt-front de mer. Malheureusement, pour l’instant, aucune rencontre n’a été organisée entre cette équipe étrangère et les architectes du pôle urbain de Talborjt. Les choix de ce bureau d’études seront pourtant très importants dans la façon de rendre notre ville accueillante pour ses citoyens et ses visiteurs. Ainsi, dans leur éventualité de supprimer la Vallée des Oiseaux, tiennent-ils compte de son importance pour les familles gadiris ?

 

PÔLES DE CENTRALITÉS POTENTIELS

De la petite ville balnéaire, nous avons évolué vers l’Aire Urbaine du Grand Agadir, avoisinant les un million d’habitants. Son étendue actuelle oblige à considérer que cette métropole ne peut plus fonctionner autour d’un seul centre urbain mais dans un maillage d’espaces et de pôles de centralités urbaines. Dans l’étude de 1997 qui s’y rapporte, la Commune Urbaine d’Agadir avait demandé une réflexion et des propositions concrètes sur cinq sites destinés à devenir de nouveaux pôles de centralités urbaines : le pôle multi-fonctions de Talborjt, le lieu-dit « Mur du Souvenir », le terrain du camping, le lieu-dit de la « Grande Dune » (secteur balnéaire) et un terrain de la cité Founty. Seize ans après, seul le pôle de Talborjt a été achevé, sur une initiative privée, et sans aucune visibilité sur le devenir des autres…

Mur du Souvenir - Architecte : VERTUGO

Mur du Souvenir – Architecte : VERDUGO

 

LE NOUVEAU PÔLE URBAIN DE TALBORJTIMG_3666

Espace de vie, de commerce et d’habitation, le nouveau pôle urbain de Talborjt est maintenant totalement opérationnel. Vous le connaissez certainement avec ses lumineux immeubles, ses nouvelles boutiques et ses deux supermarchés aux enseignes réputées. Occupant le terrain privilégié de l’ancienne « gare routière », à la croisée des grands axes du boulevard Mohammed Cheikh Saâdi et de l’avenue des FAR, l’ensemble constitue une réalisation marquante destinée à devenir un élément rééquilibrant du centre-ville d’Agadir, pour faire face à l’ampleur des extensions de la ville vers l’Est. Pourtant, sa concrétisation n’aura été ni simple, ni rapide, et pendant longtemps, les citoyens n’ont eu, sous les yeux, qu’un long chantier qui a connu plusieurs changements d’orientation.

Les Résidences Talborjt - Architectes : LE TIXERANT - BOUAIDA

Les Résidences Talborjt – Architectes : LE TIXERANT – BOUAIDA

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LA CONTINUITÉ DE L’ESPRIT D’AGADIR

Si vous portez votre regard sur les murs blancs du pôle urbain de Talborjt, peut-être percevrez-vous une émotion familière, car ce projet s’intègre idéalement dans la continuité de l’esprit d’Agadir. Ses dimensions et son aspect massif, de même que sa volumétrie dessinée sur la trame urbanistique, révèlent l’obéissance de ses créateurs au nombre d’or, une proportion chère à Le Corbusier. Initié par Patrice Le Tixerant et relancé par Mohamed Salem Bouaida, tous deux fervents disciples du mouvement moderne, l’ensemble présente toutes les caractéristiques de l’architecture adoptée lors de la reconstruction d’Agadir : les pilotis, les façades libres, la recherche de lumière et d’espace, la puissance des poteaux aux normes antisismiques généreuses… En un mot, une quête d’excellence dont ces architectes et promoteurs sont les meilleurs ambassadeurs.

UN PÔLE URBAIN À DÉSENCLAVER

Point de départ d’un axe de centralité urbaine prévu dans le Plan Communal d’Aménagement, le pôle de Talborjt n’a pourtant pas eu une naissance facile et n’est toujours pas encouragé par la ville. Initialement prévu pour abriter un Marché Municipal dessiné selon l’héritage culturel du pays, le centre commercial du projet a longtemps attendu son accomplissement avant d’être repris par des investisseurs privés, qui, quoique bien intentionnés, ont malheureusement interprété, de façon hétéroclite, le design originel. De même, la place centrale, voie de circulation publique longtemps inachevée, doit son aménagement au financement des promoteurs, lassés d’attendre l’intervention de la ville. Aujourd’hui, le pôle urbain de Talborjt n’attend plus que son intégration dans son quartier, via une restructuration des voiries qui se fait attendre…

 

LES RESIDENCES TALBORJT

IMG_3652Empreintes de l’âme architecturale d’Agadir voulue par leurs créateurs et des symboles forts de la ville, blancheur et modernité, les Résidences de Talborjt sublimeront votre qualité de vie au coeur de la ville. Promues par la société GDO (Gestion et Développement Oued Eddahab), elles mettent, à la disposition des investisseurs, de séduisants appartements, des plateaux de bureaux et une galerie commerciale chic : les Galeries de Talborjt. Joyau du nouveau pôle urbain de Talborjt, le projet est à 70% orienté vers la mer et offre une vue époustouflante où le regard glisse en pente douce sur les toits jusqu’à la baie, tandis que les locaux surplombant le boulevard Mohammed Cheikh Saâdi embrassent une vue panoramique sur les montagnes. Choisissez, chez GDO, votre nouvel espace de vie ou de travail d’exception.

Spacieuses et lumineuses, les Résidences de Talborjt réunissent 151 appartements, dont 15 F2 de 82m², 86 F3 de 112m², 16 F3 de 135m² et 34 F4 de 148 m² à 169 m². D’une valeur de 14.900 Dhs à 17.000 Dhs au m², elles disposent d’une cuisine aménagée Bosch avec four électrique, lave-vaisselle, micro-ondes, hotte et plaque de cuisson vitrocéramique. Elles disposent aussi d’un chauffe-eau électrique, de volets roulants électriques, de sanitaires Roca et d’une robinetterie Grohe. Les cuisines et salles de bain sont équipées d’un système de ventilation VMC et les chambres et salons, de climatisation Carrier. Les parkings possèdent : système de désenfumage, détection d’incendie et caméras de surveillance (parkings et boxes sont cédés au prix de revient). Superficies de Bureaux : de 114m à 197m² au prix de 17.000 Dhs le m².IMG_3680

LES GALERIES DE TALBORJT

Encadrant la place centrale, les Galeries de Talborjt célèbrent la tradition commerçante du Maroc dans un cadre stylé destiné à devenir le nouveau lieu de sortie tendance du centre-ville. Sur une superficie totale de 6.300 m2, les Galeries de Talborjt ont l’avantage d’être accessibles par le boulevard Med Cheikh Saâdi et par la grande place. L’espace s’anime déjà de plusieurs enseignes de qualité : Amastore équipement maison, Chocolatier Léonard, Domino’s Pizza, jouets Joupi, prêt-à-porter Lylia, Lynx optique, Maroc Télécom, institut Para Egothera, parfumerie Secret des Roses, équipement Sport Plus, chaussures Vivas, glacier Venezia Ice et sa franchise O Burger. La galerie donne aussi accès aux supermarchés Aswak Assalam et Carrefour Market. Positionnez votre activité commerciale en rejoignant les Galeries de Talborjt. Locaux loués à 150 Dhs/m².IMG_3682

BRAVO À NOS ARCHITECTES !

Reprenant l’esprit moderne de l’époque de la reconstruction avec une touche d’art ornemental marocain, plusieurs nouveaux bâtiments affichent une volonté de continuité dans l’identité architecturale d’Agadir. En voici quelques beaux exemples : la Cour d’Appel par l’Architecte M. Demnati Amine, la Chambre d’Agriculture par l’Architecte Yassir Hachim, le Lycée Français par l’Architecte Mohamed Salem Bouaida, les résidences de Synergie Constructions, le Consulat de France, le Centre Régional d’Investissement, le Conseil Régional SMD, l’Institut Français et le Royal Atlas par les Architectes MM. Brakez et Delahaye, entre autres. Saluons, au passage, la restauration du dôme de l’ancien marché, avenue Mouquaouama, en souhaitant que son projet de salle de concerts se concrétise très bientôt (cf. Agadir Première n°29).

REPERES

LE CORBUSIER

Le Corbusier_1Étonnant, face aux œuvres presque futuristes de Le Corbusier, d’apprendre que sa naissance remonte à 1887 ! De son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret, cet architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur et homme de lettres, représente l’un des principaux initiateurs du mouvement moderne. Ses réalisations ont marqué le XXème siècle et des générations d’architectes, dont ceux de la reconstruction d’Agadir. Pour exemple, la Villa Savoye de Poissy, typique des principes de « l’Architecture Nouvelle », la Chapelle de Notre-Dame-du-Haut en Haute-Saône, le Musée National d’Art Occidental de Tokyo et bien d’autres. Né Suisse et naturalisé Français en 1930, cet architecte exceptionnel s’était choisi le pseudonyme de « Le Corbusier » pour signer les articles de sa revue « l’Esprit Nouveau » créée avec Amédée Ozenfant en 1919.

CINQ POINTS DE L’ARCHITECTURE MODERNE

Les cinq points de l’architecture moderne, publiés en 1927 par Le Corbusier et Pierre Jeanneret restent, aujourd’hui encore, en 2013, étonnamment actuels. Partie intégrante de l’identité architecturale d’Agadir, leurs caractéristiques vous seront certainement familières. Ces cinq points sont : les pilotis (le rez-de-chaussée est un espace dégagé), le toit-terrasse (pouvant servir de solarium, de terrain de sport, de piscine ou de jardin), le plan libre (structures de type poteaux-dalles en acier ou en béton armé), la fenêtre en longueur (rendue possible par les structures poteaux-dalles), la façade libre (murs légers et baies placées indépendamment de la structure). Et vous, reconnaissez-vous, à Agadir, les bâtiments détenteurs de ces « cinq points de l’architecture moderne ? »

PATRICE LE TIXERANT

Patrice Le TixerantPatrice Le Tixerant arriva à Agadir en 1969, alors que, pratiquement, seuls les bâtiments de la reconstruction étaient en place. Faisant partie de la génération des disciples de Le Corbusier et de Kenzo Tange, il fut stupéfait de leur qualité qui incarnait si bien leur orientation de travail, Né à Lille d’une famille champenoise, Patrice Le Tixerant effectua, dans les années 60, ses études à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, travaillant, en parallèle, chez un architecte. Diplômé, il envisageait un Master of Régional Planning aux USA mais l’effervescence de Mai 68 le retint à Paris, où il ouvrit une agence avec des amis. Son destin l’attendait, pourtant, au Maroc qui avait besoin d’architectes urbanistes. Depuis, il a exercé dans tout le royaume sur d’importants projets, dont le Palais des Congrès de Marrakech. 

MOHAMED SALEM BOUAIDA

Mohamed Salem BouaidiaDans la reprise en main du pôle urbain de Talborjt, Mohamed Salem Bouaida a su mettre en place un climat d’excellence, affichant une volonté d’obéissance à l’orientation de travail des architectes de la reconstruction. Originaire de Guelmim, Mohamed Salem Bouaida effectua ses études à l’École d’Architecture Saint Luca de Bruxelles. Diplômé en 76, il revint à Agadir où il entra comme Architecte à la Délégation de l’Urbanisme. C’est là qu’eut lieu sa première rencontre avec Patrice Le Tixerant avec qui il partage la même vision moderne. En 1981, l’architecte ouvrit son propre cabinet, travaillant essentiellement pour l’État et les institutionnels. Citons quelques-unes de ses réalisations : le Lycée Français d’Agadir, le programme immobilier El Wid (cité Dakhla), les études de lotissement des zones Al Houda et Tassila…

KENZO TANGE

Kenzo Tange_1Quel est le lien, direz-vous, entre Kenzō Tange et Agadir ? L’intégralité de l’oeuvre de cet homme a inspiré, au même titre que Le Corbusier, des générations d’architectes du mouvement moderne de notre ville, dont les architectes de la reconstruction d’Agadir et bien d’autres encore aujourd’hui. Né en 1913, Kenzō Tange fut un architecte-urbaniste connu pour ses créations d’envergure au style épuré, souvent en béton brut, revêtues de parois de verre ou de pierre, à l’exemple du bâtiment de la Place d’Italie à Paris, le Musée des Arts Asiatiques à Nice et de nombreux buildings à Tokyo. En 1987, il se vit décerner le prix Pritzker d’architecture. Kenzō Tange fut, également, appelé à planifier le nouveau centre-ville de la ville de Skopje en Macédoine, frappée, elle aussi, par un grand séisme en 1963.

Photos Michel Terrier (sauf les photos des Architectes)

Publié 27 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Urbanisme

Enquête: La vallée des oiseaux à Agadir, un havre de paix en sursis

MAP

« Construit entre 1982 et 1986, ce parc s’étale sur une superficie de près de 3 hectares à l’intersection de trois artères principales du centre-ville d’Agadir, entre les avenues Hassan II, Mohammed V et 20 août », explique Lahoucine Aït Salah, le conservateur de la vallée des oiseaux depuis 13 ans.p1020009

Offert comme un don à la préfecture d’Agadir en janvier 1987, ce parc, qui a ouvert ses protes au public en mai 1989, compte plus de 500 espèces d’oiseaux et près d’une cinquantaine d’animaux de différents continents, a-t-il signalé.

« On estime à pas moins de 200 mille personnes par an le nombre des visiteurs qui affluent vers ce parc. Naturellement, les week-ends, les jours fériés et la période des vacances enregistrent des pics », précise M. Aït Salah, un docteur en bio-environnement, assurant que cette affluence s’explique aussi par l’emplacement idéal du parc, tout proche du front de mer, ainsi que par sa proximité de toutes les commodités.p1020014

Le jardin, dont le budget de fonctionnement avoisine les 4,5 millions de dh par an, dispose aussi de huit commerces gérés par des particuliers selon un cahier des charges, a-t-il noté, ajoutant qu’un de ces commerces a fermé ses portes depuis 2005 et un autre, donnant sur l’avenue 20 août, n’a pas été exploité.

La sécurité y est assurée par une société privée conformément à un appel d’offres d’une durée de trois ans, grâce à dix vigiles le jour et trois durant la nuit, alors que le nombre des employés s’élève à 24 personnes, qui se relaient en une équipe d’oiseliers et d’animaliers (alimentation et entretien), une équipe de jardiniers et une autre d’entretien (balayage, décharge d’ordures, curage des bassins), outre des chargés d’arrosage des espaces verts et des travaux d’électricité, de plomberie et de menuiserie.p1020013

A la vue d’un aussi reposant lieu de détente et de quiétude, agrémenté de cours d’eau, de cascades artificielles, d’espaces de verdures, de sons d’oiseaux ou encore d’un parc de jeux pour enfants, rien ne semble le prédestiner à une quelconque tourmente.p1020011

Pourtant, le sort de ce jardin semble désormais des plus incertains. Et pour cause, la commune urbaine d’Agadir avait résilié la convention la liant au Conseil préfectoral d’Agadir Ida Outanane et le « différend » n’a pas l’air de s’estomper.

« Nous avons décidé, en juillet 2012, de résilier cette convention en vertu de laquelle nous étions tenus de verser un montant de deux millions de dh pour la gestion et le fonctionnement de ce parc. A partir de décembre prochain, le jardin ne comptera plus sur nous, à moins que l’on parvienne à renégocier une nouvelle convention », indique Mohamed Lahlayssi, vice-président du Conseil communal, chargé de la planification et des finances.

Si cette décision fait grincer bien des dents, le même responsable reste positif : « Nous sommes prêts à contribuer, voire même à augmenter notre part de financement de ce parc, pourvu simplement que l’on clarifie les choses et que l’on sache où va cette contribution », a-t-il souligné.

M. Lahlayssi a estimé qu’il n’est plus question, dans un contexte de transparence, de bonne gouvernance et de reddition des comptes, de reconduire l’ancienne convention « qui nous sommait de verser 2 MDH sans le moindre droit de regard », déplorant au passage la gratuité de l’entrée qui souffre déjà de manque de ressources, l’exiguïté de l’espace et l’absence de toute vision d’avenir pour ce jardin.

Mohamed Lâaniba, président de la commission des finances au Conseil préfectoral, n’entend probablement pas ce constat de la même oreille : « La vallée des oiseaux est un don fait par feu SM Hassan II à la préfecture et il n’y a nullement de raisons de le céder à une quelconque partie », a-t-il soutenu, estimant que la Commune devait, en principe, être le premier intervenant à y apporter sa contribution dès lors que ce parc est situé dans son domaine d’intervention.

Le même responsable a assuré que le Conseil préfectoral n’a, jusqu’ici, reçu aucune notification officielle faisant état de l’intention du Conseil communal de résilier ladite convention qui, a-t-il rappelé, stipule l’obligation d’en notifier l’autre partie « au moins une année auparavant ».

En attendant que se clarifient les termes de cette joute aux relents juridiques, l’association « Paysage », une des plus dynamiques d’Agadir, a déploré dans un récent rapport l’exiguïté des allées du parc et l’état d’abandon auquel est livrée sa partie orientale, en particulier, ainsi que le manque d’entretien (peinture, grillages, éclairage, curage des bassins, etc.).

Pour Hassan, un photographe en contact permanent avec les visiteurs de ce parc depuis bientôt 15 ans, la vallée des oiseaux connait curieusement ses heures les plus fastes depuis que l’accès y est devenu gratuit il y a trois ans, ajoutant que de nouvelles installations y ont même été aménagées pour mieux répondre aux besoins des visiteurs.

Sur l’éventualité de voir ce parc délocalisé hors de son site actuel en plein-centre d’Agadir, Fatima, une enseignante venue avec ses élèves du primaire pour une tournée, met en garde contre « les desseins inavoués de certaines parties plutôt éprises par la valeur foncière du terrain que d’ergoter des discours sur l’écologie et les conditions de vie des espèces ».

Et qui sait ? Peut-être alors que les témoignages des visiteurs se succèdent-ils sans trop se ressembler, l’avis de M. Lâaniba sonnerait-il comme un verdict sans appel, jusqu’à nouvel ordre: « La vallée des oiseaux est entre de bonnes mains et nous ne comptons pas la laisser tomber. Bien au contraire, nous envisageons de multiplier coopérations et partenariats pour qu’elle reste ce qu’elle a toujours été : Une fierté pour Agadir ».

Publié 27 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Tourisme

Agadir commémore le 53e anniversaire du séisme

MAP – lematin.ma

Le Forum «Izorane N’Agadir» (Racines d’Agadir) a concocté, du 28 février au 2 mars prochain, un riche programme pour célébrer le 53e anniversaire de la destruction d’une cité-martyre, un 29 février 1960.

«Célébrer l’anniversaire «dans l'hommage et le respect de tous nos martyrs, sans distinction de confessions, mais aussi dans l'espoir de contribuer à positiver les acquis de la cité». (Photo : ait-souab.clicforum.com)

«Célébrer l’anniversaire «dans l’hommage et le respect de tous nos martyrs, sans distinction de confessions, mais aussi dans l’espoir de contribuer à positiver les acquis de la cité».
(Photo : ait-souab.clicforum.com)

Il s’agit de célébrer cet anniversaire «dans l’hommage et le respect de tous nos martyrs, sans distinction de confessions, mais aussi dans l’espoir de contribuer à positiver les acquis de notre cité», explique un communiqué des organisateurs.

Ce rendez-vous annuel se veut un moment public et solennel pour la valorisation des compétences locales qui, en rendant hommage à des hommes et à des femmes qui se sont dévoués pour le rayonnement de leur paisible cité, aspire à instaurer «une culture pérenne au sein des diverses générations de notre Forum».

A cet effet, un cérémonial collectif est prévu dans la soirée du 28 février au cimetière Ihchah en présence des familles des victimes et des sinistrés qui sera suivi, le lendemain soir d’un rituel de «selka» au même quartier, d’une cérémonie-hommage aux enfants d’Agadir et d’un exposé-débat sur «Quelle gestion du foncier d’Agadir de 1960 à 1973?».

Pour les organisateurs, le choix de ce sujet, comme thème majeur de cette manifestation, s’explique par la volonté d’attirer l’attention des décideurs à «tirer les renseignements nécessaires pour une mise en œuvre d’une gestion rationnelle et optimale du foncier actuel».

Sont prévus, le surlendemain, une marche collective baptisée «Sur les traces des souvenirs» suivant un itinéraire de découverte des anciens sites de la ville, un exposé-débat sur «Les sports à Agadir 1960-1980» et un hommage au sportif Harite Gabarit, champion du Maroc en Maroc-Rallye, et au journaliste et acteur associatif M’Bark Chbani.

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Souvenir

13ème édition de l’Enduro d’Agadir 2013 du 5 au 8 mars 2013

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L’édition 2013 aura lieu les 5, 6, 7 et 8 mars
Nous avons effectué fin novembre les deuxièmes reconnaissances du parcours 2013. Au menu : Un départ de Marrakech et l’arrivée à Agadir. Un parcours extrêmement varié, nouveau à 80%. Il y aura du franchissement, du roulant, du caillou, de la terre, du sable mais surtout très peu de bitume !
De Marrackech à Taroudant, traversée du désert d’Agafay puis franchissement du haut Atlas avec col à 2650 mètres. Ensuite, une piste très sinueuse nous amène à Taroudant, la cité célèbre par ses impressionnant remparts. La grosse étape de la course, 272KM
Taroudant – Tafraoute, de toutes nouvelles pistes serpentant en moyenne altitude, paysages superbes dans une région dominée par le granit rose. 202KM
Tafraoute – Tiznit, moins de reliefs mais quelques franchissemets, nous rejoingnons la plaine. Environ 170KM.
De Tiznit à Agadir, nous avons recherché le sable, avec la traversée du petit Sahara et environ 70 KM de pistes sabloneuses, un régal !

L’Enduro d’Agadir est ouvert à deux types de participants: les pilotes en courses et les pilotes en raid, tant en quad qu’en moto.
Catégorie Raid
La catégorie raid est ouverte à tous, sur le même parcours, mais n’est pas chronométrée et n’a pas de temps imparti obligatoire. Ces participants reçoivent aussi un carton de pointage avec des temps conseillés. Ils peuvent être en avance ou en retard mais en cas de passage trop tardif, ils devront prendre un raccourci pour rejoindre l’arrivée. L’organisateur vous indiquera au briefing le moyen d’éviter les plus grosses difficultés.
Catégorie de course
Les pilotes en course participent à un enduro, sur les mêmes règles qu’une manifestation en Europe. Ils doivent être licenciés (licence suisse, marocaine, européenne internationale ou licence à la journée).L’abandon ou la mise hors course d’une journée permet néanmoins de participer aux autres jours de course.
Parcours
Le parcours est intégralement fléché, pas de road-book ni de GPS, il est sous la surveillance de marshall. Longueur des étapes : entre 150 et 270 KM par jour, soit entre 5 à 7 heures de moto. Une moto d’enduro avec une autonomie de 85 KM est parfaitement adaptée. Les spéciales, en général 2 par jour, sont banderolées.
Les catégories
Catégorie 1 : -125ccm 2T / -250ccm 4T
Catégorie 2 : +125ccm 2T /+-250ccm 4T
Catégorie 4 : Quads
Catégorie 5 : Juniors, – 25 ans
Catégorie 6 : Expert, 26 – 35 ans
Catégorie 7 : Seniors, 36 – 49 ans
Catégorie 8 : Vétérans, 50 – 77 ans
Catégorie 9 : Dame

L’organisation
Le team est composé d’environ 45 bénévoles :

Direction de course avec secrétariat.
Service médical suisse, 3 ambulances et 9 personnes, 2 ambulanciers en moto avec matériel
Marshalls
Chronométrage par Adrien Corminboeuf
CH, CP et spéciales
Ravitaillements
etc…

Planning de la manifestation.

Lundi 26 et mardi 27 février
Chargement des motos en Europe

Du vendredi 1 mars au lundi 4 mars
Accueil des concurrents et des accompagnants, hôtel

lundi 4 mars après-midi
Contrôles techniques et administratifs

Mardi 5 mars
Marrackech – Taroudant

Mercredi 6 mars
Taroudant – Tafraoute

Jeudi 7 mars
Tafraoute – Tiznit

Vendredi 8 mars
Tiznit – Agadir, soirée remise des prix à l’hôtel

Samedi 9 mars
Chargement des motos

Dimanche 10 mars
Retour en Europe

Jeudi 14 et vendredi 15 mars
Déchargement des motos en Europe

Le transport du matériel entre les différentes étapes s’éffectura en camion, les accompagnants en minibus.

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport, Sports mécaniques

Agadir Première : le N° 37 est paru !

524701_317039021733047_2067472506_nVotre nouvel AGADIR PREMIÈRE MAGAZINE N°37 est paru et déjà dans vos points de distribution habituels ! Dans ce numéro, un focus sur notre architecture. Pourquoi Agadir ne ressemble-t-elle à aucune autre ville du Maroc ? Sa vocation touristique, direz-vous ? Pas uniquement. Les réponses se trouvent dans son passé, mais aussi dans son présent et même son futur. L’architecture est une donnée qui voit loin dans le temps et répond aux attentes des citoyens. L’architecture d’Agadir, c’est donc celle de sa reconstruction, caractéristique du mouvement moderne des années 60, mais résolument intemporelle. Ce sont les poutres brut de décoffrage, le béton apparent, les poteaux massifs destinés à rassurer les citoyens. Le hic, c’est que l’expansion immobilière d’Agadir n’a pas forcément fait suivre une architecture dans cet esprit. Mais des solutions existent et des hommes travaillent à retrouver l’identité d’Agadir. La finalisation d’un nouveau pôle urbain à Talborjt remet la question au centre des préoccupations. Au cœur de l’arrière-pays, autres paysages mais même préoccupations. Les villageois ne sont plus sensibles à la beauté de l’habitat traditionnel et se laissent contaminer par le béton qui défigure les campagnes. D’autres délaissent la vie nomade devenue difficile. Mais là aussi, des hommes et femmes œuvrent à la sauvegarde du patrimoine. Dans ce numéro encore, de la culture, du sport, de bonnes adresses… Tout ce qui vous fait vivre et vibrer !

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Communication

AGADIR: LE COMPLEXE SPORTIF OPÉRATIONNEL EN MARS

par Malika ALAMI – leconomiste.com

  • L’INFRASTRUCTURE A ÉTÉ RETENUE POUR ABRITER LE MONDIAL DES CLUBS DE FOOTBALL
  • VISITE TECHNIQUE DE LA FIFA

 

Un investissement de 1,2 milliard de DH, une superficie globale de 45 ha, 45.000 places, 5.000 places de parking, sont quelques chiffres du complexe sportif d’Agadir

Un investissement de 1,2 milliard de DH, une superficie globale de 45 ha, 45.000 places, 5.000 places de parking, sont quelques chiffres du complexe sportif d’Agadir

La capitale du Souss se prépare à un grand événement sportif. Elle devrait abriter fin 2013 le mondial des clubs de football. Une commission technique de la FIFA a visité hier le grand stade d’Agadir. Ce dernier a été retenu au même titre que celui de Marrakech pour accueillir cette manifestation d’envergure. Pour le moment, le chantier est en phase finale avec un taux de réalisation de près de 98%, est-il indiqué. Plus que quelques agencements et le complexe devrait être livré. Selon une source bien informée, le premier match test est programmé fin mars. Pour l’heure, tout le monde s’active à l’intérieur comme à l’extérieur du stade pour achever l’infrastructure dans les temps, surtout que les représentants de la FIFA suivent de près l’état d’avancement du chantier. Mercredi dernier, ils ont examiné à la loupe le complexe et ont constaté qu’il répond aux normes en la matière et aux exigences de la FIFA. Au total, pour la réalisation de ce mégaprojet, c’est 1,2  milliard de DH qui a été  investi. Une enveloppe qui a été revue à la hausse avec l’actualisation des prix puisque la première estimation du coût du projet en 2003 était de 817 millions de DH. D’une capacité de 45.000 places dont 10.000 couvertes, le futur stade est pensé comme un équipement structurant, s’intégrant dans son cadre environnemental. A l’intérieur de la structure, les équipements prévus font un clin d’œil aux couleurs nationales, notamment au niveau des sièges et de la toiture. Outre le terrain de football, qui est polyvalent et pourra ainsi être utilisé pour d’autres disciplines grâce à une piste d’athlétisme de huit couloirs, l’infrastructure comprend de même un stade annexe avec une piste d’athlétisme dotée de six couloirs. De nombreux aménagements annexes ont été aussi aménagés. Il s’agit, entre autres, d’une loge royale, de bureaux administratifs, de centres médicaux sportifs et locaux pour la presse. Au niveau du hors site, deux dessertes routières mènent désormais au complexe. Pour rappel, ce sont Saâd Benkirane et Vittorio Gregotti, lauréats du concours international en 1999 pour la réalisation de ce complexe, qui sont les architectes du projet.
Pour concevoir les plans du stade d’Agadir, l’architecte marocain et son confrère italien disent avoir été fortement inspirés par les caractéristiques du site retenu. Un terrain à la topographie mouvementée situé au piémont de l’Atlas à l’extérieur de la ville sur la route nationale 8 menant vers Marrakech et l’aéroport. Sur le plan fonctionnement, la gestion du complexe est confiée à la Sonarges.

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Aménagement, Construction, Sport

Agadir mise sur les sports nautiques

par agadirinou.com – leconomiste.com

La destination s’appuie sur l’expertise canarienne
Plusieurs actions au programme pour renforcer les activités en la matière
Une enveloppe de 450.000 euros allouée au programme

agadir_MarinaLe programme de coopération devrait permettre la création et la mise en œuvre d’un réseau de marinas sportives des îles Canaries orientales et la région Souss-Massa-Drâa.

Le développement du tourisme dans le Souss passe par la diversification de niches et le renforcement de l’animation et des loisirs dans la destination. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet Naucam (réseau nautique de coopération îles Canaries) lancé hier à Agadir dans le cadre du programme opérationnel de coopération transfrontalière Espagne-Frontières extérieures (POCTEFEX). Pour l’heure, une convention de partenariat a été signée par différents intervenants concernés. Parmi eux, du côté espagnol, l’Institut universitaire Tides (Tourisme et développement économique durable), rattaché à l’université de Las Palmas de Gran Canaria ainsi que le Centre technologique des sciences marines et la municipalité de Las Palmas de Gran Canaria. Au niveau marocain, on retient la participation à ce chantier du département du Tourisme, l’Agence nationale des ports, le Conseil régional du Souss-Massa-Drâa, l’université Ibn Zohr, la Chambre de commerce ainsi que l’Institut supérieur des pêches maritimes.

L’objectif principal du projet Naucam est de favoriser les activités économiques et sociales liées au tourisme nautique et de plaisance dans la zone comprise entre les ports de la région de Souss-Massa-Drâa et les îles Canaries (principalement ceux qui se trouvent dans la province de Las Palmas). A Agadir qui offre une large façade atlantique et des kilomètres de plage, la démarche répond aux actions retenues dans le cadre du nouveau contrat-programme régional du tourisme élaboré dans le cadre de la vision 2020. Il coïncide également avec la vision en matière d’aménagement des zones tampons de la future station balnéaire de Taghazout où il est prévu de développer notamment les sports nautiques pour renforcer la croissance économique des populations locales. Dans ces localités comme sur les plages plus au nord de la destination les activités nautiques se sont multipliées en nombre ces dernières années. Elles restent cependant mal structurées encore et relèvent pour la plus part de l’informel. Aussi il est question à travers le projet Naucam de renforcer les capacités des professionnels existants à travers notamment des formations. Il s’agit aussi entre autres d’améliorer les mesures de sécurité maritime dans les deux régions partenaires sans oublier la mise à niveau des normes environnementales. La démarche vise aussi à favoriser l’intégration de l’offre nautique des deux régions. L’enveloppe allouée pour atteindre ces objectifs est de 450.000 euros.

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport, Voile

Marcel Cerdan : Une légende marocaine

Par Miloudi Belmir – libe.ma

Marcel CerdanLe flâneur nostalgique, du boulevard Rahal El Meskini à Casablanca, ne pourra passer devant la brasserie « Marcel Cerdan » sans chercher la trace d’une époque de toutes les grâces, de  toutes les joies et de tous les prestiges. Il ne pourra admirer cet élégant monument sans que sa mémoire reconstitue la vie de ce géant casablancais, le plus beau, le plus élégant et le plus digne de la réputation universelle. C’est dans ce lieu tout chargé d’histoire et fort populaire chez les gens de l’époque, que le raffiné et le charmeur Cerdan avait gagné le pouvoir de la séduction et se sentait au faîte de sa gloire.
Ce grand champion, qui symbolisait la singularité casablancaise, était aussi  un magnifique cadeau du Maroc.
Il représentait pour les Marocains une légende du siècle. Le Maroc était sa patrie. Les belles et les solides qualités des Marocains se reflétaient en lui : droiture, sens pratique, politesse aisée et amour des jouissances simples. Toutes ces qualités amenaient Cerdan dans son itinéraire sportif et le qualifiaient pour combattre et vaincre.   Quand on voit cette brasserie de nos jours, célèbre par son passé historique, on ne saurait concevoir ce qu’était ce lieu autrefois. Mais les témoignages racontent qu’elle était la plus célèbre et la plus enviée des brasseries de son époque, où se succédaient, pour les plus grands de ce monde, des fêtes d’une magnificence plus que royale. Le prince Cerdan y rencontrait les plus élégantes personnalités du monde. C’était là, et nulle autre part, qu’il avait ressenti la vive intuition de l’histoire.
C’était Casablanca, vécu au quartier « Mers Sultan ». Marcel Cerdan y avait passé presque toute son existence. Il était casablancais, il ne connaissait rien d’autre, n’admirait rien d’autre que cette ville. Il se trouvait proche de  Larbi Benbarek. Cette perle noire qui faisait partie de la mythologie de son époque. Ils s’étaient liés d’une grande amitié où le sport semblait n’avoir aucune part. Cerdan admirait Benbarek, il le fréquentait, il était sélectionné à ses cotés dans l’équipe du Maroc qui affrontait la France.
CerdanCasablanca était alors l’un des centres sportifs du monde. Cerdan et Ben Barek étaient les grands noms casablancais qui tenaient l’affiche. Pour réussir, ils avaient une grande détermination. Cerdan ne demandait qu’à être encouragé dans sa voie sportive, car la boxe ne lui faisait pas peur. Benbarek ne cédait pas aux défis du football. Ce qui restait durable en eux, c’était  le sentiment réciproque d’affection et de sympathie qui se fondait sur les liens de l’amitié. Ainsi commençait pour eux ce cycle décisif de leur vie, dont ils rêvaient.
Cerdan appréciait Casablanca, cette ville éminemment civilisée. Il pouvait y vivre alors qu’il ne le pouvait pas à Paris. A Casablanca, il se sentait bien. Il ne déprimait pas, ce qui lui arrivait souvent ailleurs. Il allait aux restaurants, aux brasseries et aux stades. Il se promenait, il voyait des amis. Au milieu de ses  familiers amis, Cerdan n’était plus seulement le sportif reconnu ayant réalisé un idéal. Mais, il était un grand ami des Casablancais et un intermédiaire valable entre les  Français et les Marocains.
Casablanca de ce début du siècle précédent émerveillait le jeune boxeur en quête de célébrité. Dans cette ville, il entamait ainsi à la fois sa carrière de footballeur et celle de boxeur, cette période est restée gravée dans sa mémoire. Il cherchait toujours son chemin, il attendait quelque chose qu’il sentait arriver, qui lui semblait imminent. C’était le championnat du monde.
PiafDès qu’on entend le nom de Marcel Cerdan, on pense à Edith Piaf. Tous les deux avaient subi les inévitables épreuves, les mêmes inquiétudes et  les meilleurs élans. Les Casablancais de cette époque avaient beau être habitués à vivre l’épanouissement de la grande amitié qui unissait Cerdan et Piaf. Ils étaient heureux de voir leur idole s’intéresser à Piaf. Ils considéraient que Cerdan était entièrement libre de tout mener à sa guise.
Pour Casablanca si fière de sa légende, Cerdan n’était pas un aventurier. Le hasard a voulu qu’il rencontre un jour Edith Piaf. Elle était vraiment célèbre et charmante et, de plus, tout à fait le genre d’artiste qui lui convenait. Il savait que leur histoire aurait fini comme les feuilletons de série, et nul ne comprit son secret que lui-même. Il se garda bien de diminuer les effets de cette histoire sans le moindre commentaire. Il était toujours dévoué et fidèle à sa famille, et grâce à elle, il pouvait achever son œuvre sportive.
Dans son livre consacré à Piaf, Simone Berteaut se sentait éblouie par la candeur de Cerdan et par sa marocanité : «C’était plutôt sympa. On avait l’impression de se connaître déjà. Je lui ai demandé : – Et toi, tu es du pays ? Oui. – Qu’est-ce que tu fais ? Je suis boxeur. Il a dit ça avec un drôle d’accent. Pas d’erreur, il était bien du coin. Il se redresse, son coude dans le sable ; pose sa tête sur une main si blanche que j’avais du mal à croire qu’elle appartenait à la boxe. Puis il m’annonce triomphalement : – Je suis Marcel Cerdan. »
Berteaut faisait allusion aussi à sa famille : « C’est un fidèle, Marcel. Marinette, c’est sa femme, celle qui lui a fait ses fils, c’est sacré. » Elle se plaisait à évoquer des épisodes de ses années de souffrance : « Mais il était malheureux. Il a souffert ; lui. Il y en a d’autres qui ont souffert, mais comme lui, ce n’est pas possible. Lui, il était sûr qu’Edith était supérieure intellectuellement. Il comptait sur elle pour faire son éducation, son instruction, lui apprendre à se tenir. Il attendait tout d’elle».
Cerdan qui, quoi qui ait dit de sa vie, était satisfait de soi-même parce que son génie et sa ténacité faisaient rêver ses adulateurs et ses détracteurs. Son nom et ses titres éblouissaient ses amis. Les casablancais du temps se souviennent encore du jour où la population Casablancaise lui avait réservé un accueil triomphal après avoir gagné le championnat du monde des poids moyens en battant  par K.O le géant Tony Zale le 21 septembre 1948.
Dans sa brasserie, Cerdan trouva  son vrai public, composé d’amis intimes, sportifs, intellectuels, journalistes, artistes… auxquels se mêlaient les gens élégants désireux de rencontrer cette légende casablancaise. A cette époque, il parlait de l’un de ses combats qui avaient fait sa gloire. Il racontait une anecdote, un souvenir de sa jeunesse. Il évoquait encore l’une de ses aventures du passé. Tous ceux qui ont connu cette brasserie du temps passé, se souviennent de l’ambiance feutrée d’entende profonde, spontanée et souvent inexprimée entre personnes.
A cette époque-là aussi, les Marocains éprouvaient de l’amour et de la passion pour la boxe. Pour eux, la boxe remplaça toutes les disciplines sportives à part le football. La boxe resta la grandeur idéale à laquelle on mesurait non seulement la boxe, mais aussi les boxeurs et leurs mérites. . Cerdan, ce maître de la boxe, cet esprit de sportif qu’il était, connaissait que la gloire ne s’acquiert pas, on l’a de l’amour et du sentiment de la gratitude. Quand nous demandons  aujourd’hui quels sont ceux qui peuvent se permettre de porter un tel jugement sur une discipline honorée et adorée, nous nous apercevons que ce ne doit être que Marcel Cerdan.
Cerdan2Cerdan, ce boxeur glorifié dans le monde entier était marocain d’éducation et inséparable des destinées du Maroc. Il ne pouvait rester indifférent à l’occupation qui s’empara, à la charnière du siècle précédent, de millions de Marocains. Il n’acceptait pas les idées des colons. Son amour du peuple marocain lui avait depuis longtemps fait goûter la beauté et la générosité de ce pays. Avec ses amis marocains ou français, il soutenait toujours la cause des Marocains. Il sentait de façon particulièrement aiguë, combien il était redevable, en tant que sportif, à ce pays et à ce peuple.
Cette légende avait atteint son apogée sous le ciel du Maroc. Pour les Marocains, il était leur symbole de la grandeur et de la célébrité.  C’était dans leur pays que Cerdan se sentait à l’aise, respirait et s’entraînait merveilleusement bien. Aujourd’hui, l’orage provoqué par ce géant s’est calmé. Aujourd’hui, soixante-trois ans après sa mort, aucun de ses amis ou de ses admirateurs n’a contribué à sauver Cerdan de l’oubli. Nul n’a pris sa plume pour réhabiliter la mémoire  de ce boxeur de haute taille qui symbolise, à nos yeux, l’esprit de la belle époque.
Dans ses derniers jours, Marcel Cerdan avait aimé la vie avec une gravité souriante et une sorte d’optimisme. Il n’avait à peu jamais quitté Casablanca, sa grande ville aimée. Il y vivait en grand prince dans sa demeure et dans sa brasserie qui évoque toujours sa mémoire.  Grâce au Maroc, son pays le plus cher, il était parvenu à se faire un nom parmi les géants de l’époque et a trouvé sa propre place au soleil. L’amour qui le liait aux Marocains, l’avait si bien rapproché de ce peuple et de ce pays.
Au terme d’une vie consacrée à la boxe, Marcel Cerdan trouva la mort dans un accident d’avion survenu au-dessus de l’Archipel des Açores. Le destin a voulu que ce géant de la boxe soit mort alors qu’il était encore jeune et au top de sa carrière. Aujourd’hui, nul ne se souvient de lui. Ses amis ont  l’un après l’autre quitté ce monde et ceux qui sont encore en vie ne prennent aucune initiative pour entretenir sa mémoire.
Après avoir vécu une vie brève, mouvementée et idyllique, Cerdan, ce champion hors norme, n’aurait sans doute pas apprécié  que son corps quitte un jour le sol marocain. Toute sa vie, il avait toujours exprimé le souhait d’être  enterré au Maroc, aux côtés de ses amis de  Casablanca. On se souvient du sort de Cerdan, à savoir le rapatriement de sa dépouille qui était un acte injustifiable. Cerdan était mort de nouveau. Ici, dans ce boulevard, pendant des années, Cerdan portait un secret de bonheur. Ce bonheur, il ne le devait pas  uniquement à ses exploits, mais à quelque chose de vital, à un secret d’amour. Il avait choisi rien de moins que de donner sa vie pour le Maroc et pour ses amis.
Après la mort de Cerdan et à la mémoire de cette légende. Edith Piaf possédait une singulière voix pour émouvoir les admirateurs, en interprétant une chanson pathétique qui exposa profondément ses sentiments et toucha plus particulièrement les sens : «Mon Dieu, laissez-le-moi. Encore un peu, mon amoureux. Un jour, deux jours, huit jours ! Laissez-le-moi. Encore un peu à moi ! Le temps de s’adorer, le temps de le dire, le temps de se fabriquer des souvenirs». Cette chanson sur la mort de Cerdan sera reliée à sa mémoire. Dans cette chanson, Edith Piaf exprimait ses sentiments à propos de cette tragédie. Son succès était immédiat ; de multiples versions paraissaient en français, en anglais, en allemand…Son style, le choix du texte. Son esprit lugubre et funèbre, font de Cerdan une légende immortelle et éternelle.
Telle était la vie de ce grand boxeur marocain qui représentait une des plus grandes figures de la boxe mondiale. Cette légende était supérieure à la fois par son talent, son intelligence et par son élégance.  Ceux qui l’ont approchée davantage ont admiré sa force attractive et ses qualités de sportif. Quel homme extraordinaire.

Publié 25 février 2013 par Michel Terrier dans Histoire, Souvenir, Sport

Premier Trophée Karting Agadir 2013

Aujourd’hui avait lieu la première grande compétition du Centre de karting d’Agadir sur les très belles installations qui se trouvent à proximité du Grand Stade.IMG_4929Tout est là pour assurer le succès à ce Centre de Karting : Un Club House avec buvette, snack, locaux techniques pour l’entretien du matériel…IMG_4927Des jeux pour occuper les enfants pendant que les grands s’amusent…
IMG_4926et, ce qui est primordial, une magnifique piste de 1200 m, aux normes internationales :IMG_4928C’est sur ce centre, réalisé par, une bande d’amis dont le Big Boss Abdel Barek et la cheville ouvrière Adrien Andreo que s’est déroulée cette compétition
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IMG_5010Une présence appréciée : celle de notre ami Harite Gabari, l’unique représentant marocain au dernier Dakar qui a réussi la performance de terminer cette difficile épreuve en se classant dans la première moitié du tableauIMG_4930

Deux séries de deux éliminatoires ont eu lieu pour les sélections, avec tirage au sort des karts pour chaque éliminatoire :

Khalid Kabbage tire au sort son kart

Khalid Kabbage tire au sort son kart

Quelques photos des éliminatoires :IMG_4980 IMG_4981 IMG_4996 IMG_5004 IMG_5006 IMG_5011 IMG_5017 IMG_5024 IMG_5025 IMG_5031 IMG_5037 IMG_5039Après quelques mises au point techniques, IMG_5059c’est la finale des onze qualifiés, avec un départ style 24 heures du Mans, ancienne version :IMG_5066IMG_5067IMG_5068 IMG_5081 IMG_5082Une lutte acharnée mais parfaitement correcte entre Nadir Kabbage et Jean Eudes voit finalement la victoire de Nadir IMG_5083Il ne cache pas sa joie à l’arrivée aux stands :IMG_5087C’est ensuite la Petite Finale (celle des « poireaux »)IMG_5093avec parfois quelques petits problèmes :IMG_5096IMG_5110IMG_5101Un vétéran s’est joint aux coureurs : Adrien Andreo (le n° 11) qui a su tirer son épingle du jeu : parti en 8ème place, il se classe 4ème !IMG_5107C’est ensuite l’annonce du classement officiel :Trophée Karting finale1Trophée Karting finale2et la remise des coupes :IMG_5115 IMG_5116

Pascal (1er), Olivier (2ème) et Vincent (3ème)

Pascal (1er), Olivier (2ème) et Vincent (3ème)

Nadir Kabbage (1er), Jean Eudes (2ème) et Sébastien (3ème)

Nadir Kabbage (1er), Jean Eudes (2ème) et Sébastien (3ème)

Une magnifique photo de famille pour clore cette belle journée :IMG_5132Vous pourrez retrouver toutes ces photos enregistrées en haute définition avec beaucoup d’autres (198 en tout) en cliquant sur le lien suivant :

https://skydrive.live.com/redir?resid=C968DE7E7222F946!4838&authkey=!AAsxfsMe0-W2RiY

Photos M. Terrier

Agadir, l’autre escapade au Maroc

par lefigaro.fr

Fille d’Atlantique, de soleil (300 jours par an) et du désert qui pointe
à ses portes, elle s’est donné les moyens de séduire ses visiteurs.

Sofitel Agadir Thalassa Sea and Spa - Maroc CREDIT : © Grégoire Gardette/Sofitel-Groupe ACCOR

Sofitel Agadir Thalassa Sea and Spa – Maroc                                                                           CREDIT : © Grégoire Gardette/Sofitel-Groupe ACCOR

Agadir retrouve sa voix. Et sa voie. Avec une promenade de 7 km aménagée en bord d’Atlantique, avec un palace flambant neuf doté d’un centre de thalassothérapie dernier cri et avec un petit bijou de boutique-hôtel, aussi discret que douillet.

Ces trois initiatives récentes montrent que la ville sinistrée par le tremblement de terre du 29 février 1960 à 23 h 40 veut désormais parler avenir. Certes, le bétonnage issu d’une reconstruction hâtive et trop bon marché empêche encore Agadir et ses 500.000 habitants de jouer la carte du charme. Sauf dans ses nouveaux quartiers chics au nord comme au sud où de coquettes villas témoignent de réussites abritées derrière des rangées de palmiers et des haies de bougainvillées. Sauf aussi le long de cette plage de sable, immensément longue et large qui tapisse l’arc de cercle quasi parfait de sa baie. Les photographes sont aux anges face à ce décor ensoleillé que s’approprient les joueurs de foot et les amoureux, surligné d’une vague puissante qui roule en majesté dans sa gerbe d’écume. Splendide.

Côté ville, la plage est bordée par une immense allée piétonne arborée, avec des murets pour la causette et des ­lu­minaires propres à rassurer les pro­meneurs du soir. C’est épatant pour ceux ­qui veulent flâner main dans la main et un régal aussi pour les joggeurs, rollers et autres pédaleurs qui fréquentent en nombre cet espace de liberté et de loisirs.

À l’autre bout de la baie

Deux ombres au tableau, quand même: le trop grand nombre d’hôtels qui bordent la moitié de cette promenade et, en sanctuarisant leur façade, la privent des boutiques et des terrasses qu’elle mériterait ; et puis la tristesse de la marina censée boucler dans les parfums d’aventure ce grand ouvrage maritime mais dont les quais n’attirent ni les plaisanciers, ni l’animation qu’ils génèrent. Bref, pontons déserts.

Alors, direction l’autre bout de la baie et le Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa. Sa boîte de nuit, le So Club, triomphe chaque soir et c’est un excellent signe. L’œil devient franchement rond quand il découvre cet hôtel tout en lignes basses et tendues alternant le noir avec le blanc, l’eau et les ombres, l’artisanat marocain avec le design occidental. Graphisme et esthétique réussis.

Ce Sofitel abrite 124 chambres et 49 suites, 3 restaurants (dont Le Palais du Jardin, une salle en jeux de miroirs où est servie une assiette brillante), une piscine extérieure chauffée, un bar dernier cri dont le look entre ombres et lumières ne dépareillerait pas à Londres ou à Manhattan, un night-club donc… Ainsi qu’un spa tout blanc qui jouxte le centre de thalasso dont les eaux sont directement puisées au large, dans les profondeurs de l’Atlantique.

Noter que ce Sofitel jouxte le premier établissement de l’enseigne, le Royal Bay Resort (ici, la décoration est placée sous le signe du feu), ce qui pour les résidents multiplie les accès aux restaurants, soins, bars, car la circulation entre les deux maisons est libre.

Une vraie maîtresse de maison

Troisième démonstration, celle que mène le Riad Maison Blanche, à deux pas du précédent, posé sur une bosse qui domine l’océan. L’établissement de 28 clefs mise sur l’ambiance cocoon chic. Aux commandes, Élisabeth Halgrain, une Française tout imprégnée de Maroc, une vraie maîtresse de maison. Des gravures anciennes à la vaisselle, en passant par les onze soucoupes (fruits, crêpes, smoothies…) installées sur la table du petit déjeuner, les tapis, le mobilier chiné, les sculptures, les bouquets qui fleurissent le patio et mille autres détails révèlent l’hôtel tenu par elle avec fermeté et précision.

Mention spéciale aux balcons des chambres, postes d’observation parfaits à l’heure où le ciel s’embrase, et au spa: une piscine, un Jacuzzi et des salles de massages où sont prodigués des soins (corps ou visage, gommages, traitements à l’huile d’argane, etc.), attentifs, personnalisés. Le tout, à prix étonnamment sages.

En trois démonstrations, Agadir retrouve sa flamme, elle qui brille par ailleurs de ses parcours de golfs, d’un souk charmant dans les allées du quartier des fleurs et des fruits, de mille échappées belles sur les pistes du grand Sud… Aujourd’hui, côté escapade, la capitale du Souss assure. L’alternative à Marrakech, l’éternelle rivale touristique, est devenue crédible.

Publié 22 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Hôtellerie, Tourisme

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