Archives de 1 février 2013

Souss-Massa-Draâ :Coup de pouce au développement touristique rural

par Fatiha NAKHLI – soussannonces.net

d2289989f877a23a256ec9b8f8828594Une convention signée avec le conseil général de l’Isère

Nouvelle dynamique pour le tourisme rural dans le Souss-Massa-Draa. Une convention de collaboration a été signée entre le Réseau de développement touristique rural (RDTR) du Souss-Massa-Draâ et l’Association de coopération pour le développement local des espaces naturels, Tetraktys, relevant du conseil général de l’Isère. Cette convention s’articule autour de trois axes de travail prioritaires. Notamment l’appui à la planification touristique rurale, à la commercialisation et le renforcement des capacités institutionnelles du RDTR. Ce partenariat rentre dans le cadre de la coopération décentralisée initiée depuis quelques années entre la région Souss-Massa-Draâ et le conseil général de l’Isère.
Des ateliers de formation sur la création de circuits touristiques ont été organisés au profit des porteurs de projets touristiques ruraux. Le choix de cette thématique vient renforcer le deuxième axe stratégique du Réseau notamment «le développement des circuits touristiques» et qui fait partie des cinq axes de son plan d’action. Ces formations ont pour objectif d’impliquer les porteurs de projets et les acteurs du tourisme rural de la région SMD dans le développement des circuits touristiques tout en veillant à présenter une offre variée. C’était aussi l’occasion pour les professionnels du tourisme rural d’élaborer de nouveaux circuits touristiques ruraux.
A terme, cette coopération va permettre un développement économique, social et culturel de la population de la région.
En effet, elle va contribuer au renforcement des capacités des acteurs du développement afin d’accélérer l’appropriation et la prise en charge du développement touristique. Et aussi de promouvoir le renforcement d’une société civile participant à la formulation et à la mise en œuvre des politiques de développement.
Pour rappel, ces ateliers de formation ont démarré au siège du conseil régional du Souss-Massa-Draâ en présence des membres adhérents du Réseau et des représentants institutionnels du conseil régional, et de la délégation régionale de tourisme.
Les conseils provinciaux de tourisme, Pays d’accueil touristique, et l’Université Ibn Zohr… étaient aussi représentés. Les ateliers devaient se poursuivre au niveau de Zagora et Ouarzazate.

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Publié 1 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Découverte, Tourisme

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Premier trophée d’Agadir de Kart le 23 février 2013

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L’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger va-t-elle laisser tomber l’Ecole Gauguin d’Agadir ?

IMG_4610IMG_4612De nombreux parents d’élèves étaient ce matin présents devant l’Ecole Gauguin d’Agadir pour protester contre la menace de fermeture de l’Ecole Gauguin qui fait actuellement partie de l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) et son rattachement au Lycée Français d’Agadir qui dépend de l’OSUI (l’Office Scolaire et Universitaire International), l’OSUI étant une association privée, loi de 1901.

Rappel concernant le maintien d’un enseignement français au Maroc après 1956
De la « Mission » à l’AEFE :
L’indépendance du Maroc en 1956 entraîna un profond changement dans l’appareil éducatif français au Maroc. La convention culturelle de 1957 signée par les deux gouvernements marocain et français perpétua l’enseignement français au Maroc sous le terme de Mission Universitaire et Culturelle Française au Maroc. La plupart des établissements scolaires furent rétrocédés au Maroc, à l’exception de sept établissements secondaires, dont les lycées Gouraud et Lyautey, et de plusieurs dizaines d’écoles primaires. On parla désormais des établissements de la Mission. Dans le même temps, le Maroc manquant cruellement de diplômés et d’enseignants, continua à faire appel, et pour une vingtaine d’années, à des milliers de coopérants pour enseigner dans ses écoles publiques (ils étaient encore 8500 dans l’enseignement secondaire en 1969-70). Dans le même temps, et au fur et à mesure que partirent les Européens du Maroc, on assista à une marocanisation croissante des effectifs scolaires de la Mission. Mais il faut souligner l’étonnante stabilité des effectifs marocains au sein de la Mission, de 13 965 élèves en 1958, ils se stabilisèrent à 9788 élèves en 1967, pour remonter légèrement à 11 087 en 1979-80 (chiffre toujours équivalent aujourd’hui). Pourtant, cette stabilité numérique s’accompagne d’une part relative de plus en plus forte : 28,5 % des effectifs de la Mission en 1958, 37 % en 1967, 50 % en 1979.

À partir des années soixante-dix toutefois, la Mission changea de nature, et sa place dans le système scolaire du Maroc fut réaménagée. Le départ de la majorité des coopérants français des lycées publics marocains de 1977 à 1979 fut concomitant de l’instauration de frais de scolarité dans les établissements français en 1978. La mission était désormais le principal secteur d’enseignement francophone au Maroc, dans la mesure où le retour de l’Istiqlâl au pouvoir en 1977 marqua le début de l’arabisation des établissements secondaires marocains. En 1989, toute la filière du baccalauréat marocain était arabisée.
De nombreux parents ayant reçu une scolarité en français dans les établissements de la Mission ou du public, voulaient que leurs enfants bénéficient du même enseignement.
Si bien que les établissements de la Mission, devenue AEFE en 1990 (Agence de l’Enseignement Français à l’Étranger), durent faire face à une pression croissante de demandes de scolarisation. C’est pourquoi d’autres établissements français tentent d’accueillir certains éconduits d’un système très saturé, en particulier ceux de l’OSUI qui,
contrairement à l’AEFE, est une association privée créée par la Mission laïque pour répondre aux attentes du pays et qui ne reçoit pas de subventions du ministère français de l’Education. Il assure son autofinancement. Le réseau des établissements scolaires de l’OSUI comprend des établissements de Casablanca (lycée Louis Massignon, 1996), d’Agadir (lycée français d’Agadir, 1997), de Rabat (école André Malraux, 1997) et l’école Jean Charcot d’El Jadida (1997)

Qu’est-ce que l’AEFE ?
Créée en 1990, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est un établissement public national placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères.
Elle assure les missions de service public relatives à l’éducation en faveur des enfants français résidant hors de France et contribue au rayonnement de la langue et de la culture françaises ainsi qu’au renforcement des relations entre les systèmes éducatifs français et étrangers. L’objectif de l’AEFE est de servir et promouvoir un réseau scolaire unique au monde, constitué en 2012 de plus de 480 établissements implantés dans 130 pays.

Pilotage
L’Agence gère l’ensemble des concours humains et financiers apportés par l’État au fonctionnement des établissements d’enseignement français à l’étranger. Elle recrute, affecte, rémunère et assure l’inspection des personnels titulaires de l’Éducation nationale (plus de 6 500 personnes) qu’elle met à disposition des établissements dont elle a la gestion directe (75 en 2012-2013) ou qui lui sont associés par une convention (156).

Soutien
L’Agence propose des évènements fédérateurs aux établissements du réseau. Elle relaie des projets pédagogiques communs initiés par ces établissements scolaires. Elle alloue aux établissements scolaires des subventions de fonctionnement, d’investissement, d’équipement et d’appui pédagogique. Elle apporte à des familles françaises une aide à la scolarité sous forme de bourses scolaires. Elle accorde des bourses Excellence-Major aux plus brillants des élèves étrangers désireux de poursuivre leurs études supérieures en France.

Conseil
L’Agence assure la formation continue des personnels. Elle fournit une ingénierie dans les domaines de la pédagogie, de l’orientation scolaire et professionnelle, de l’immobilier et de la gestion.

La mission de l’Agence est fixée par l’article L452-2 du code de l’Education :

L’agence a pour objet :
1° D’assurer, en faveur des enfants français établis hors de France, les missions de service public relatives à l’éducation ;
2° De contribuer au renforcement des relations de coopération entre les systèmes éducatifs français et étrangers au bénéfice des élèves français et étrangers ;
3° De contribuer, notamment par l’accueil d’élèves étrangers, au rayonnement de la langue et de la culture françaises ;
4° D’aider les familles des élèves français ou étrangers à supporter les frais liés à l’enseignement élémentaire, secondaire ou supérieur de ceux-ci, tout en veillant à la stabilisation des frais de scolarité ;
5° D’accorder des bourses aux enfants de nationalité française scolarisés dans les écoles et les établissements d’enseignement français à l’étranger dont la liste est fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation, du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé de la coopération.

IMG_4615Voici un avis adressé aux parents d’élèves concernant ce projet :

  1. Chers parents de Gauguin, l’heure est grave !! Suite à la réunion du mercredi 23 janvier dernier, organisée à la demande de la Directrice de l’AEFE et du Directeur de l’OSUI, une Assemblée Générale Extraordinaire est prévue ce Mercredi 30 Janvier à 19h au sein de notre établissement, afin d’informer les parents sur les décisions qui ont été prises par ces deux instances sur l’avenir de notre école. Devons nous accepter ce « simulacre » de concertation, et se laisser imposer une vision et un projet unique, qui ne laisse au final, aucune place au dialogue et à la réflexion « commune ».

    Des possibilités il y en a d’autres, encore faut il avoir envie de les aborder !
    Nous parents d’élèves de Gauguin, sommes prêts à ouvrir la concertation sur la base de propositions et non sur les détails d’applications d’un projet de fusion déjà bien ficelé que l’on pourrait nommer : Comment l’OSUI va avaler Gauguin…. !!

    Mobilisons-nous pour défendre notre école publique et l’avenir de nos enfants. Ne nous laissons pas manipuler et exigeons, sur la base d’un contrat moral, d’être consultés comme il se doit, sur l’avenir de l’enseignement de nos enfants et non de venir nous faire la leçon sur la qualité de leur éducation !!
    Rien n’est décidé, cela nous a été confirmé, La Ministre n’a rien signé, il est donc temps de faire bouger les choses et de faire enfin entendre notre voix. Tous ensemble nous le pouvons !!
    La commission « GauguinAvenir »
    du CPE d’Agadir

IMG_4620Serait-il correct que l’AEFE abandonne Agadir ainsi que les parents d’élèves français et marocains qui lui ont toujours fait confiance pour donner à leurs enfants un enseignement de qualité prodigué sous la responsabilité du Ministère de l’Education Nationale ?

Photos M. Terrier

Publié 1 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Enseignement, Scolarité

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