Agadir, l’autre escapade au Maroc

par lefigaro.fr

Fille d’Atlantique, de soleil (300 jours par an) et du désert qui pointe
à ses portes, elle s’est donné les moyens de séduire ses visiteurs.

Sofitel Agadir Thalassa Sea and Spa - Maroc CREDIT : © Grégoire Gardette/Sofitel-Groupe ACCOR

Sofitel Agadir Thalassa Sea and Spa – Maroc                                                                           CREDIT : © Grégoire Gardette/Sofitel-Groupe ACCOR

Agadir retrouve sa voix. Et sa voie. Avec une promenade de 7 km aménagée en bord d’Atlantique, avec un palace flambant neuf doté d’un centre de thalassothérapie dernier cri et avec un petit bijou de boutique-hôtel, aussi discret que douillet.

Ces trois initiatives récentes montrent que la ville sinistrée par le tremblement de terre du 29 février 1960 à 23 h 40 veut désormais parler avenir. Certes, le bétonnage issu d’une reconstruction hâtive et trop bon marché empêche encore Agadir et ses 500.000 habitants de jouer la carte du charme. Sauf dans ses nouveaux quartiers chics au nord comme au sud où de coquettes villas témoignent de réussites abritées derrière des rangées de palmiers et des haies de bougainvillées. Sauf aussi le long de cette plage de sable, immensément longue et large qui tapisse l’arc de cercle quasi parfait de sa baie. Les photographes sont aux anges face à ce décor ensoleillé que s’approprient les joueurs de foot et les amoureux, surligné d’une vague puissante qui roule en majesté dans sa gerbe d’écume. Splendide.

Côté ville, la plage est bordée par une immense allée piétonne arborée, avec des murets pour la causette et des ­lu­minaires propres à rassurer les pro­meneurs du soir. C’est épatant pour ceux ­qui veulent flâner main dans la main et un régal aussi pour les joggeurs, rollers et autres pédaleurs qui fréquentent en nombre cet espace de liberté et de loisirs.

À l’autre bout de la baie

Deux ombres au tableau, quand même: le trop grand nombre d’hôtels qui bordent la moitié de cette promenade et, en sanctuarisant leur façade, la privent des boutiques et des terrasses qu’elle mériterait ; et puis la tristesse de la marina censée boucler dans les parfums d’aventure ce grand ouvrage maritime mais dont les quais n’attirent ni les plaisanciers, ni l’animation qu’ils génèrent. Bref, pontons déserts.

Alors, direction l’autre bout de la baie et le Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa. Sa boîte de nuit, le So Club, triomphe chaque soir et c’est un excellent signe. L’œil devient franchement rond quand il découvre cet hôtel tout en lignes basses et tendues alternant le noir avec le blanc, l’eau et les ombres, l’artisanat marocain avec le design occidental. Graphisme et esthétique réussis.

Ce Sofitel abrite 124 chambres et 49 suites, 3 restaurants (dont Le Palais du Jardin, une salle en jeux de miroirs où est servie une assiette brillante), une piscine extérieure chauffée, un bar dernier cri dont le look entre ombres et lumières ne dépareillerait pas à Londres ou à Manhattan, un night-club donc… Ainsi qu’un spa tout blanc qui jouxte le centre de thalasso dont les eaux sont directement puisées au large, dans les profondeurs de l’Atlantique.

Noter que ce Sofitel jouxte le premier établissement de l’enseigne, le Royal Bay Resort (ici, la décoration est placée sous le signe du feu), ce qui pour les résidents multiplie les accès aux restaurants, soins, bars, car la circulation entre les deux maisons est libre.

Une vraie maîtresse de maison

Troisième démonstration, celle que mène le Riad Maison Blanche, à deux pas du précédent, posé sur une bosse qui domine l’océan. L’établissement de 28 clefs mise sur l’ambiance cocoon chic. Aux commandes, Élisabeth Halgrain, une Française tout imprégnée de Maroc, une vraie maîtresse de maison. Des gravures anciennes à la vaisselle, en passant par les onze soucoupes (fruits, crêpes, smoothies…) installées sur la table du petit déjeuner, les tapis, le mobilier chiné, les sculptures, les bouquets qui fleurissent le patio et mille autres détails révèlent l’hôtel tenu par elle avec fermeté et précision.

Mention spéciale aux balcons des chambres, postes d’observation parfaits à l’heure où le ciel s’embrase, et au spa: une piscine, un Jacuzzi et des salles de massages où sont prodigués des soins (corps ou visage, gommages, traitements à l’huile d’argane, etc.), attentifs, personnalisés. Le tout, à prix étonnamment sages.

En trois démonstrations, Agadir retrouve sa flamme, elle qui brille par ailleurs de ses parcours de golfs, d’un souk charmant dans les allées du quartier des fleurs et des fruits, de mille échappées belles sur les pistes du grand Sud… Aujourd’hui, côté escapade, la capitale du Souss assure. L’alternative à Marrakech, l’éternelle rivale touristique, est devenue crédible.

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Publié 22 février 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Hôtellerie, Tourisme

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