Archives de 1 mai 2013

Sortie de printemps de l’UFE le 11 mai 2013

sortieUFE

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Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, UFE

Communiqué n° 49 de l’UFE Agadir

UFE49

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, UFE

Un petit tour sur le port d’Agadir

Le mauvais temps n’empêche pas quelques pêcheurs de sortir en mer, nous en avons vu préparer leurs filets pour partir en pêcheIMG_6779IMG_6775 IMG_6776 IMG_6777D’autres bateaux rentraient, accompagnés de leur cortège de mouettesIMG_6774 IMG_6782 IMG_6787 IMG_6789 IMG_6793 IMG_6795 IMG_6797Une belle lumière sur le portIMG_6770avec Sidi Bouknadel en arrière-planIMG_6772

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Encore beaucoup de vent et du Kite-Surf à Anza

Une dizaine de cargos se sont mis à l’abri depuis quelques jours dans la baieIMG_6752

Le vent force 6 qui soufflait aujourd’hui encore sur la côte permettait à quelques adeptes de Kite-Surf de nous faire voir ces belles images IMG_6754IMG_6756 IMG_6760 IMG_6761 IMG_6762 IMG_6769

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Sport

Dédicace de l’ouvrage «L’imaginaire marocain à travers les proverbes» de Laila Errhouni, Jeudi 2 mai 2013 à 19 h 00 au café littéraire le sous-sol

Imaginaire marocain proverbes«L’imaginaire marocain à travers les proverbes » est le titre d’un nouveau livre paru récemment aux éditions Founoun , de l’écrivaine et professeur chercheur en littérature française à la Faculté des lettres et des Sciences humaines d’ Ibnou Zohr Agadir, Laila Errhouni.
Un titre fort choisi, en fait, avec une belle couverture qui dévoile une partie de notre patrimoine immatériel marocain, dont la directrice du festival Founoun des poésies marocaines, interroge et extériorise les traces et richesses de notre mémoire collective.
Sachant que le proverbe soit l’expression de la mémoire collective. Le livre est là pour dénicher le sens caché de tout un héritage pluriel. Par ailleurs, la chercheur a essayé avec une traduction/ adaptation très profonde et pertinente des proverbes marocains populaires afin de déconstruire les mystérieuses traditions, mœurs et tout un mode de vie de cette mosaïque des composantes culturelles et ethniques de cette terre tolérante et plurielle.
Dans ce cadre, l’écrivaine dans le paratexte du livre nous explique les grands motifs et objectifs, en signalant : « Par ce travail, nous voulions concourir à la connaissance d’une partie du patrimoine immatériel marocain, contribuer à transmettre une culture brassée et bercée par plusieurs courants de pensée. De toute évidence, la mentalité marocaine a connu une évolution, elle est en cela comme toutes les autres nations. Les vérités puisant leurs légitimes d’un contexte historique et géoculturel, voir religieux et culturel.»

Places limitées
La cotisation à l’événement est fixée à 30 dhs
le étudiants à 15 dhs

Prière de confirmer votre présence par mail à : jemiaks@gmail.com

Livre disponible au sous -sol art gallery

Taghazout: Les premières commercialisations en juin

Malika ALAMI – soussannonces.net

  • C’est la partie résidentielle qui est concernée 
  • Le concept et l’aménagement des zones tampons dévoilés ce 25 avril

d49ec0b7b8348ec7352c0a8c223dfa81Hyatt, Pierre & Vacances, Intercontinental, Marriott, Radison, Méridien, Hilton, les futures enseignes de la station.
Incontestablement, le projet de la nouvelle station balnéaire de Taghazout donnera à terme un nouveau souffle à la destination Agadir. Dans quatre ans, ce sont 12.376 lits dont une capacité touristique de 7.450 lits qui sont prévus. Pour l’heure, selon Ahmed Oulahna, DG de la Sapst (Société d’aménagement et de promotion de la station de Taghazout), le chantier avance conformément aux prévisions. Les aménagements de la voirie sur le site sont à 50% réalisés. Le premier golf, pour sa part, est à 65% aménagé. Le club house est au stade des gros œuvres. Le premier hôtel et la médina ainsi que le village de surf au programme sont à un taux d’avancement de 15%, est-il indiqué. Cette composante devrait être opérationnelle fin 2014. Pour rappel, c’est l’entreprise Zerkdi qui a été chargée de la réalisation de la phase des gros œuvres. Une fois finalisé, cet établissement sera commercialisé sous l’enseigne Hyatt. Ce sera en effet la première enseigne à s’implanter sur le site puisque la gestion de l’hôtel du golf lui est désormais déléguée. D’autres grandes enseignes sont aussi pressenties sur la station telles que Méridien, Intercontinental, Hilton, Radison, Mariott.
Pour le moment tout est au stade des négociations, avance-t-on du côté de la Sapst. La CDG, Sud Partner et le groupe Alliances sont en discussion avec ces griffes internationales de l’hôtellerie. D’un autre côté, la Sapst a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour la sélection de deux investisseurs pour l’aménagement de deux quatre étoiles sur le site. Deux opérateurs du secteur ont été retenus. Leur identité sera dévoilée prochainement, précise le manager de la Sapst. Parallèlement, les responsables du projet disent s’occuper du montage financier avec les banques et que «tout est en bonne voie». En tout cas, les dirigeants de la Sapst sont confiants sur le développement du chantier et le respect des délais. En attendant, la commercialisation de la partie résidentielle devrait démarrer au mois de juin prochain. En effet, en complément de l’offre hôtelière et Ript, Taghazout Bay abritera également à terme une capacité résidentielle de 1.573 logements implantés sur les hauteurs du site. Il est question de 790 appartements, 403 villas et 380 résidences éco-resort. L’ambition est d’en faire une station balnéaire nouvelle génération, proposant une pluralité d’activités tout au long de l’année, mais aussi une destination durable. L’enjeu de ce programme d’envergure de 10 milliards de DH est énorme pour toute la région. Au cours des cinq prochaines années, les lits touristiques de la station Taghazout bay représenteront une augmentation de 25% de la capacité actuelle de la ville d’Agadir. Ils draineront plus de 300.000 touristes et 1,5 million de nuitées supplémentaires pour le pays et la région Souss-Massa-Draâ. De quoi redonner du souffle au tourisme. Ceci sans compter près de 20.000 nouveaux emplois. Pour atteindre ces objectifs, l’adhésion de tous est indispensable.

Zones tampons

Le développement de la station de Taghazout ne se fera pas sans la mise à niveau de son environnement proche. L’étude urbanistique lancée en faveur des zones tampons avance bien. Après la phase diagnostic, le dossier est au stade du concept et de l’aménagement. Les orientations retenues en la matière devraient être exposées ce 25 avril devant une commission régionale. Pour rappel, le coût de cette étude est de 1,8 million de DH, financé par la Société d’aménagement et de promotion de la station Taghazout (SAPST). Elle a été confiée au bureau d’études Eddea et devrait être finalisée fin mai. Elle vise à réaliser un plan d’aménagement pour ces sites. Situés respectivement dans les communes d’Aourir et de Taghazout, ils s’étalent sur respectivement 11 et 50 ha. Ces localités deviendront à terme des zones de connexion pour la future station balnéaire.

Fin de l’embargo sur les prénoms amazighs. Le ministre de l’Intérieur reconnaît la discrimination qui frappait les familles imazighen

Narjis Rerhaye – libe.ma

AmazighVictoire à la Sisyphe pour les Imazighen? C’est en tout cas la question que se posent les activistes de l’amazighité depuis que le ministre de l’Intérieur Mohand Laenser a annoncé devant le Parlement la levée de l’interdiction des prénoms amazighs. Face aux députés, Mohand Laenser a indiqué qu’une circulaire a été envoyée à l’ensemble des administrations du Royaume et à l’étranger  et ce, pour mettre  fin à une discrimination qui frappait jusque-là les familles imazighen qui ne pouvaient attribuer le prénom de leur choix à leurs enfants. La circulaire 32.20 lève donc une interdiction  de fait et une profonde injustice en vigueur depuis 1996. La circulaire a été adressée à tous les bureaux d’état civil du pays ainsi qu’aux services consulaires.
Depuis l’adoption de la nouvelle Constitution qui consacre l’identité amazighe du Maroc et donne le statut de langue officielle à l’amazigh et la nomination du gouvernement Benkirane,  12 prénoms amazighs ont été refusés par les autorités.  «Il y a toujours un embargo sur certains prénoms amazigh. Ce dossier est  loin d’avoir été réglé une bonne fois pour toutes. Il est inconcevable que les personnes concernées ne puissent donner à leurs enfants des prénoms issus de leur propre culture, en l’occurrence la culture amazighe. Ailleurs, il y a un mot pour cela, la ségrégation!», nous déclarait l’activiste et avocat dans le civil  Ahmed Arrehmouch, le 13 janvier à l’occasion de la célébration du nouvel an amazigh.
Dans un pays où on peut appeler sa fille «Hourya»,  Tileli, son équivalent en amazigh et qui signifie liberté dans les deux langues, a été récemment interdit. En terre marocaine, on peut aussi s’appeler Nejma et se voir refuser le prénom Titrit, qui est son synonyme chez les Imazighen. Au Maroc, le libre choix des prénoms qui fonde une identité pouvait être jusque-là entravé et la volonté parentale confisquée. Ainsi en décidait, parfois, l’officier de l’état civil ici et dans les consulats du Maroc. L’année qui nous quitte a vu le refus de Masilia et Sifax. Plus fort encore, le prénom «Amazigh» a été refusé à des parents imazighen et fiers de l’être.
A Larache en 2006,  l’affaire «Illy» a relancé la polémique sur l’interdiction des prénoms d’origine amazighe après avoir mobilisé l’opinion publique nationale et internationale.
En 2010, le Maroc a été épinglé sur la question des prénoms amazighs par le comité onusien pour l’élimination de la discrimination raciale, lequel demandait solennellement aux autorités  de «clarifier leur position» sur les prénoms dits marocains. Dans un  rapport édifiant, les experts onusiens ont fait observer que des bureaux d’état civil ainsi que des consulats marocains à l’étranger refusaient des prénoms ne présentant pas «un caractère marocain». Selon le comité et à la lumière des plaintes reçues par des citoyens victimes de cette discrimination, ces consulats disposeraient de listes de prénoms autorisés sur les passeports marocains. Cette liste a été instaurée alors que Driss Basri était tout puissant ministre de l’Intérieur et que les députés avaient, dans un élan panarabiste étriqué et amnésique de l’identité amazighe du Maroc, voté en faveur d’une loi n’autorisant que les prénoms à caractère marocain et donc puisés dans la pure tradition de l’arabité.
Et c’est justement pour mettre fin au calvaire des parents dont les nouveau-nés sont privés de prénom que les députés de l’Union socialiste des forces populaires ont récemment déposé une proposition de loi  visant à amender les articles 20 et 21 de la loi n°37-99 relative à l’état civil. «Ce que nous refusons par contre, c’est bien le fait que des prénoms soient refusés sans d’autres formes de procès parce qu’ils sont amazighs et qu’un fonctionnaire fait valoir une liste arbitraire et qui n’a aucune valeur juridique. Dans le Maroc d’aujourd’hui, dans un pays comme le nôtre qui a fait vœu de réformes après s’être réconcilié avec son identité, ceci est inacceptable», explique la députée usfpéiste Hasna Abouzaid avant de rappeler que «la Constitution consacre la pluralité du Royaume qui,  à travers une même identité, se fonde sur des composantes arabes, islamiques, amazighes et sahraouies».
La levée  (totale ?) d’une interdiction qui ne disait pas son nom est le résultat d’une longue bataille que les activistes imazighen n’ont eu de cesse de mener. Les prénoms amazighs auront en principe droit de cité. En attendant que le chef du gouvernement accepte enfin de rencontrer les représentants des Imazighen. «Nous avons pourtant écrit plusieurs fois à Abdelilah Benkirane. Il nous a toujours opposé un silence assourdissant», déclare avec amertume celui qui préside aux destinées du Réseau amazigh pour la citoyenneté.

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Patrimoine, Société, Tradition

Aérien : un schéma directeur pour répondre aux objectifs de la Vision 2020

Mohamed Moujahid – lavieeco.com

La stratégie sera adaptée aux besoins des huit territoires touristiques identifiés. Elle repose sur quatre mécanismes de soutien aux tour-opérateurs et aux compagnies aériennes. Il reste à trouver les moyens pour financer la stratégie.

Maroc-aerien-2020-(2013-04-30)Le transport aérien continue d’être un casse-tête pour les autorités qui président aux destinées du secteur du tourisme. Ce mode de transport a subi au cours des dernières années de profondes transformations au niveau international, et au Maroc, la situation actuelle exige une réelle prise en main par les pouvoirs publics, en mettant en place «un modèle marocain» afin de coller aux objectifs de la Vision 2020 pour le tourisme. Celle-ci vise à cet horizon 20 millions de touristes au lieu de 9,3 millions au cours des trois dernières années. Un tel objectif ne peut être atteint sans, entre autres, une montée en flèche du nombre de fréquences aériennes sur le Maroc. Dans cette optique, une étude a été réalisée par le cabinet Monitor Company Group pour le compte du ministère du tourisme, dans le but d’identifier les mesures de soutien des dessertes aériennes à mettre en place. Cette étude portant la mention «Confidentiel» qui a été livrée par le cabinet en 2012, et dont La Vie éco a obtenu une copie succincte, part de l’hypothèse que le nombre de fréquences aériennes hebdomadaires, hors Casablanca et Rabat, devrait atteindre obligatoirement 1 650 en 2020 au lieu de 512 en 2011, soit une augmentation de 14% par an sur la période. Une tâche difficile dans la mesure où, souligne l’étude, la situation actuelle est caractérisée par une réduction des fréquences point à point au cours des dernières années, un déséquilibre entre les destinations émergentes et les destinations matures qu’il faudra corriger, et par une réduction des fréquences charter.

Par ailleurs, pour définir les mécanismes de soutien du transport aérien, l’étude prend en considération à la fois la demande, c’est-à-dire les segments de touristes ciblés par marché émetteur qu’il va falloir diversifier, et l’offre, c’est-à-dire l’évolution des capacités d’hébergement dans les destinations (ou marques) nationales à travers les 8 territoires touristiques identifiés par la Vision 2020 qui comprennent des destinations confirmées ou matures et des destinations qui devraient émerger dans les prochaines années.

Quatre mécanismes pour définir un «modèle marocain»

S’agissant de la nature des mécanismes de soutien à l’aérien, l’étude, après avoir opéré un benchmarking des mesures qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, a identifié quatre mécanismes qui serviront de base pour définir un «modèle marocain» répondant aux besoins des différents territoires touristiques en fonction de leurs particularités :

- Subvention directe de tour-opérateurs (TO), sélectionnés sur la base d’un appel d’offres, pour limiter leurs risques liés à l’affrètement d’avions et l’allotement des vols, un procédé utilisé généralement pour les destinations charters, notamment balnéaires. Un tel procédé s’inspirerait par exemple de ce que fait l’Espagne pour plusieurs de ses destinations dont les Baléares où une subvention directe est accordée au TO pour proposer aux touristes des offres compétitives et attractives durant les périodes de basse saison allant du 1er octobre au 1er avril. Cette subvention est de l’ordre de 100 euros par pax en provenance de l’Europe de l’Ouest et de 150 euros en provenance de l’Europe de l’Est.

- Création d’un fonds de croissance régional, c’est-à-dire un fonds de soutien pour octroyer des incitations financières à des compagnies aériennes, régulières ou low-cost, pour ouvrir de nouvelles dessertes vers des destinations nationales dont la saisonnalité n’est pas bien nette, c’est-à-dire des destinations sûres et bien établies comme Marrakech. Un tel mécanisme, précise l’étude, est parfaitement conforme à l’accord d’open sky signé par le Maroc et l’Union Européenne. Il consiste à partager, pour une période maximale de 5 ans, le risque associé au lancement de nouvelles dessertes, viables à moyen terme, en utilisant des leviers comme le cofinancement des taxes aéroportuaires, du co-marketing et en accordant une fiscalité avantageuse aux compagnies. Tell que pratiqué en Europe, ce financement se fait de manière dégressive et ne peut dépasser 50% des coûts annuels et 30% des coûts totaux du lancement de la nouvelle desserte. Selon les auteurs de l’étude, les deux tiers des dessertes soutenues continuent à opérer après l’arrêt du soutien.

- Création de Routes Essentielles, un mécanisme qui consiste à offrir un montant de soutien à une seule compagnie aérienne sélectionnée par appel d’offres pour desservir en exclusivité une seule destination, généralement une destination enclavée dont l’économie dépend étroitement du tourisme, comme par exemple Ouarzazate. Ce mécanisme est utilisé aux Etats-Unis depuis 1978 suite à la libéralisation du ciel américain. L’Europe a mis en place en 2005 une réglementation spécifique relative à ces aides pour développer des aéroports régionaux et les routes domestiques, souligne l’étude de Monitor.

- Création d’un fonds de soutien financier qui pourrait être mobilisé dans des périodes de crise ou de retournement de conjoncture auxquelles le secteur du tourisme est toujours exposé.

Pas de soutien pour le territoire Centre Atlantique 

Maintenant, il s’agit de savoir quel genre de soutien déployer pour chaque territoire.
D’emblée, l’étude exclut le territoire «Centre Atlantique» de tout soutien, c’est-à-dire les régions du Grand Casablanca et Rabat-Salé, mais aussi Doukkala-Abda et Gharb-Chrarda. L’on suppose que ces régions sont considérées comme plus nanties que d’autres et tirent leurs ressources majoritairement d’autres activités que du tourisme. C’est aussi le territoire où l’on trouve le plus grand aéroport du Royaume qui draine près de la moitié du trafic aérien. Dans le territoire «Marrakech Atlantique» qui englobe deux destinations touristiques de choix, Marrakech et Essaouira, l’étude recommande d’accroître les dessertes sur Marrakech et de faire émerger Essaouira. Au regard de la capacité litière actuelle de la ville ocre, il est nécessaire de mettre de nouvelles dessertes dans l’immédiat et ceci d’autant plus que la demande additionnelle est estimée relativement mature et provient pour 60% de France et du Royaume-Uni. Cette demande devrait être satisfaite par la compagnie nationale Royal Air Maroc et les compagnies low cost. Un soutien pourrait être envisagé pour les marchés émergents et lointains, éventuellement en période de crise.

Il en va de même pour Essaouira dont la demande additionnelle prévue proviendrait pour 70% de la France et du Royaume-Uni, assurée par des compagnies nationales et low cost. Actuellement, la destination mobilise 2 fréquences hebdomadaires alors qu’elle aurait besoin de 42 en 2020. Considérée comme une destination non établie, il s’agira de soutenir la demande à travers le mécanisme de routes essentielles à partir de Londres, et de mettre en place, à partir de 2016, un fonds de croissance à la fois pour la France et pour le Royaume-Uni.

Dans le territoire de «Maroc Centre» (Fès-Boulemane, Meknès-Tafilalet, Taza, Ifrane…), il s’agit de redresser le taux d’occupation des établissements hôteliers dans l’immédiat, car situé en dessous de la moyenne nationale. L’étude estime que 40% des voyageurs dans cette région font face à une absence totale de liaisons aériennes, il s’agira donc d’assurer une desserte vers les marchés traditionnels que sont la France où se trouve 40% de la demande additionnelle, et l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni qui devraient générer également 40% de cette demande. Aussi, le mécanisme de soutien devrait débuter dès 2013 avec l’augmentation des vols low cost et réguliers et avec aussi une priorité pour le marché français, relativement mature, grâce à un fonds de croissance adapté. Il s’agit de s’appuyer principalement sur l’aéroport de Fès qui comptait 37 dessertes en 2011 et qui devrait bénéficier de 196 en 2020.

Pour le territoire «Maroc Méditerranée» (Oriental, Taza-Al Hoceima Taounate…), la priorité sera donnée aux marchés russe et polonais, car 60% des besoins additionnels émane de ces marchés. D’où la nécessité de mettre en place des mécanismes de soutien pour concurrencer les pays du pourtour méditerranéen. Le mécanisme adapté est celui du soutien direct pour les TO pour desservir par les liaisons charters, principalement, les destinations de Maroc Méditerranée et drainer une masse critique de touristes.
Quant au territoire Cap Nord (Tanger et Tétouan), il s’agit de lui assurer dans l’immédiat une montée en puissance des dessertes en raison de la capacité d’hébergement disponible. La demande additionnelle en desserte émane pour moitié de marchés relativement matures (France et Royaume Uni) et cette demande s’adresse en premier lieu aux compagnies nationales et low cost ciblant une clientèle de city break. L’étude ne précise pas le mécanisme de soutien adapté.

Le territoire «Atlas et vallées» (Khénifra, Midelt, Errachidia, Tadla-Azila, Ouarzazate…) est le territoire type de l’offre nature, et l’étude préconise d’enclencher rapidement les dessertes supplémentaires via les aéroports de Ouarzazate et, dès 2013, via Errachidia qui a un potentiel de 350 000 pax par an, soit 26% des arrivées sur ce territoire, 49% pour Ouarzazate et 25% pour Béni-Mellal via l’aéroport de Casablanca. Il s’agit d’atteindre une masse critique à partir de deux marchés, la France et le Royaume-Uni, et de satisfaire la capacité en lits actuelle en augmentant le taux d’occupation. La desserte vers Errachidia devrait bénéficier du mécanisme Routes Essentielles dès aujourd’hui et basculer à partir de 2016 vers le mécanisme de fonds de croissance une fois que la demande aura atteint un seuil de maturité. Il s’agit en gros de faire bénéficier Ouarzazate de 66 vols à l’horizon 2020 au lieu d’un seul aujourd’hui et Errachidia, qui n’en a aucun, de 29 vols hebdomadaires.

«Souss Sahara Atlantique» qui regroupe le Souss-Massa-Draa (sans Ouarzazate, Tinghir et Zagora), Laâyoune, Boujdour, Sakia El Hamra, Guelmim et Smara, possède un grand potentiel en balnéaire grâce à une demande émanant de Russie, de Pologne, d’Allemagne et du Royaume-Uni à condition d’avoir un modèle attractif pour soutenir la concurrence et synchroniser les dessertes aériennes avec l’arrivée de nouvelles capacités d’hébergement, notamment à Guelmim et Agadir. Il faudrait surtout mettre en place des mécanismes de soutien direct au TO pour porter le nombre de vols sur Agadir de 99 en 2011 à 291 en 2020 et pour Guelmim de 4 vols à 86.

Enfin, le «Grand Sud Atlantique» (Oued Eddahab-Lagouira) réclame une liaison limitée mais régulière avec Dakhla à travers le mécanisme de Routes Essentielles vers des hub importants comme Paris, Londres ou Madrid où se trouve une demande pour le tourisme de niche.

Reste à mettre en place tous ces schémas et surtout à trouver les moyens de les financer.

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme, Transports

TOURISME: FAUTE D’ASSISES, VISIBILITÉ ZÉRO

Bachir THIAM – leconomiste.com

  • LES JOURNÉES PROFESSIONNELLES NE SUFFISENT PAS
  • UN ÉCRAN DE FUMÉE, SELON DES OPÉRATEURS
  • KHOURIBGA, FIEF ÉLECTORAL DE HADDAD
Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, est déterminé à ériger Khouribga en territoire touristique

Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, est déterminé à ériger Khouribga en territoire touristique

Début avril se tenaient à Agadir les 2e journées professionnelles du tourisme (JPT). Occasion, expliquait-on, de partager les analyses de la situation du secteur, renforcer la concertation entre les secteurs public et privé sur les actions de promotion et de se doter d’outils garantissant des actions commerciales plus efficaces. Le choix d’Agadir s’en trouve justifié. Les 26 et 27 avril, soit moins d’un mois plus tard, les 3e JPT se tiennent à Khouribga. Un territoire touristique, sorti de nulle part, fief électoral de Lahcen Haddad, le ministre MP du Tourisme. Pourtant, selon un communiqué du ministère, il s’agit bien d’une nouvelle étape qui marque le démarrage des Forums régionaux du tourisme. Une trouvaille de Haddad qui vient s’ajouter à la panoplie d’actions «visant le maintien de la dynamique de croissance du secteur touristique et le positionnement du Maroc au top 20 des destinations touristiques mondiales».
L’enjeu est certes de taille. Car, au-delà du secteur, il est indispensable aujourd’hui de créer une stratégie cohérente de promotion de tous nos atouts (produits, savoir-faire, territoires…) aussi bien au Maroc qu’à l’international, pour renforcer l’attractivité de la destination et augmenter le rayonnement du Maroc dans le monde.
En ce sens, la démarche de Haddad, «occuper le terrain», même sur des sujets mineurs, est louable. Ces JPT rencontrent de bons échos chez les professionnels du secteur, même si par ailleurs ils continuent à dire leur incompréhension du «report sans explications» des Assises du tourisme, prévues en décembre 2012.
Ce n’est pas que l’importance et l’intérêt de ces journées ne sont pas avérés, mais contrairement aux Assises du tourisme, celles-ci ne couvrent qu’une infime partie des thématiques à l’agenda du secteur, à savoir le marketing et la commercialisation. La non tenue des Assises du tourisme, depuis celles de Marrakech en novembre 2010, est perçue chez nombre d’opérateurs comme une sorte d’écran de fumée quant aux objectifs de la nouvelle stratégie. D’autant plus qu’elles devraient porter sur «la gouvernance de la vision 2020». Les Assises internationales, normalement tous les 2 ans sous l’égide du ministère de tutelle, sont la seule occasion pour recadrer le déploiement de la stratégie. Celles nationales, organisées par la Fédération du tourisme, elles, avaient tendance à dresser le bilan qui fâche pour justement tirer la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, ni l’une, ni l’autre n’est à l’agenda des rendez-vous du secteur. Conséquences: une sorte de blocus de l’information stratégique sur le secteur au moment même où se discutent, ce mardi à Skhirat, les questions fiscales. C’est toute la crédibilité du secteur qui en prend un sacré coup.

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Un brin de muguet pour ce 1er mai

Qu’il porte bonheur à vous tous !Muguet

Publié 1 mai 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Tradition

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