Archives de 4 mai 2013

Le programme de restauration des architectures oasiennes mené par Salima Naji nominé pour l’Aga Khan Award 2013

 Extraits du site

Aga Khan Award for Architecture

(voir le site complet : http://www.akdn.org/architecture/project.asp?id=4327)

Preservation of sacred and collective oasis sites - Guelmim Region, Morocco : Aga Khan Award for architecture 2013

Preservation of sacred and collective oasis sites – Guelmim Region, Morocco : Aga Khan Award for architecture 2013

M3For the last decade Salima Naji, trained as an architect and anthropologist, has worked to save the heritage of several oasis towns in the anti-Atlas mountains of Morocco. This ambitious undertaking involves four sites that range in scale from communal granaries to partially abandoned fortified towns. Naji has carried out the work with skilled masons and unskilled workmen, whom she has trained in traditional building techniques and who go on to apply their skills at other sites. Architecture and public spaces have been conserved not only for their historic value, but as locally rooted, sustainable models for contemporary building. Throughout, Naji has encouraged a participatory process with new and traditional community groups and actors. Her work provides an alternative model for conservation in Morocco: one that insists on maintaining the link between local communities and their historic environments.
  Oasis_02  oasis 3 Qsar Agadir Ouzrou
Oasis 4  Oasis 05  Oasis 06Agadir Id Issa, Amtoudi

  Oasis 07 Zawya Kbira, Qsar Assa
  Oasis  08 Qsar Assa
Oasis 09 Qsar Assa, open theatre
  J:Projets d'architecture n°61 à 8091. Assa 2010 expo, maquette Assa masterplan

Cliquez sur les photos ci-dessus pour les agrandir
 
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Mardi 30 avril, le prestigieux Aga Khan Award for Architecture a retenu le programme de préservation des architectures sacrées et collectives des oasis de la région de Guelmim, mené par l’architecte Salima Naji, parmi plus de 400 projets, dans sa short list des nominés, à même de concourir pour la phase finale du prix avec 19 autres projets très éclectiques. Le prix final sera décerné à 5 ou 6 projets en septembre 2013.

Le jury a salué son engagement et surtout sa volonté de multiplier avec la société civile locale les projets intégrés permettant outre le maintien de compétences constructives, le maintien d’un espace public de qualité support à toutes les pratiques immatérielles.

Cette sélection vient couronner 10 ans de chantiers participatifs dans le grand Sud marocain.

La sauvegarde des deux greniers collectifs d’Amtoudi (Id Issa et Aguelouy), la réhabiliation du Ksar d’Assa et le sauvetage des parties collectives de celui d’Agadir Ouzrou participent d’un même programme dans lequel elle a décliné une approche participative similaire.

Sur chaque site, la restauration a été initiée avec la main d’oeuvre locale en concertation avec la société civile. Cette stratégie élaborée à partir du travail sur les greniers collectifs d’Amtoudi a ensuite été reproduite sur un projet d’une plus grande envergure qu’est le Ksar d’Assa, puis ensuite de celui d’Agadir Ouzrou.

Dans le cadre de ces villages fortifiés, elle a pris une dimension totale car outre les architectures collectives et sacrées, il a été décidé de soutenir des porteurs de projet privés qui ont développé une nouvelle activité.

Le ksar d’Assa du fait du soutien indéfectible d’Ahmed Hajji, directeur de l’Agence du Sud, est de loin le projet le plus ambitieux et le plus abouti. Aujourd’hui, malgré l’état de ruine avancé, deux zones (le sommet autour du borj Ihachch avec le théatre de plein air, et le bas autour de la Zawya ont été intégralement requalifiées) ensuite dans le ksar les passages et des demeures ont été réhabilitées.

A Agadir Ouzrou, la crise financière internationale a suspendu le financement apporté par le CISS et le projet s’est limité aux façades sur la palmeraie et à l’entrée historique du Ksar.

Ces projets permettent de maintenir un espace public de qualité pour les habitants qui sont désireux de conserver des lieux historiques sans toujours arriver à mobiliser les ressources nécessaires pour le faire. Par ailleurs, à Assa, le Ksar reste au cœur de la culture immatérielle et de nombreuses pratiques votives ou festives.

Salima Naji nous fait le grand plaisir de  nous permettre de consulter les planches de présentation du projet et le texte synthétique déclinant les objectifs du programme : voir ci-dessous.
(Vous pouvez agrandir les planches en cliquant sur elles)

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NB: Un beau livre, Ksar Assa, sauvegarde d’un port du Maroc saharien de Salima Naji raconte ce projet en photos, plans et texte, sur 254 pages.Qsar Assa

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