Archives de août 2013

Le moussem d’Imourane

Enormément de monde au moussem d’Imourane aujourd’hui, la foule se pressait sur le rocher du diable et aux alentours :   IMG_8114 IMG_8115 IMG_8116 IMG_8118Très difficile de s’approcher du trou « magique » dans le rocher tant la foule est dense au dessus et à proximité :IMG_8124 IMG_8125

Les vagues s’engouffrent par la partie inférieure du trou et provoquent un souffle d’air chargé d’embruns qui est projeté au dessus :IMG_8126Voici ce trou au dessus duquel les jeunes filles sont maintenues par deux personnes :IMG_8130Cette jeune fille est aidée pour prendre sa place :IMG_8128Et celle-ci est tenue au dessus du trou pendant que les 7 vagues magiques arrivent :IMG_8131D’autres jeunes filles préfèrent un peu plus de confort pour attendre un peu à l’écart les 7 vagues qui vont peut-être les aider à trouver un mari :IMG_8122Majda Saber explique : « Depuis fort longtemps, les femmes avaient pour habitude d’emmener leurs filles en âge de mariage sur cet îlot. En venant tôt le matin et loin des regards, les mères escortaient leurs filles jusqu’à un petit trou situé dans un rocher de cet îlot. Le rituel était simple et dangereux à la fois. Deux femmes tenaient fermement la fille par les épaules alors qu’elle était exposée à la force des vagues déchaînées qui remontaient du trou », explique, Fadma, une sexagénaire. « Les deux femmes devaient tenir la fille avec une grande force pour qu’elle ne glisse pas dans le trou. Et c’est alors que la fille expose son corps à sept vagues successives sans parler ni se retourner. Le résultat est assuré : plusieurs filles se sont mariées directement après avoir accompli ce rituel », clame-t-elle. Pourquoi sept vagues ? La question semble sans réponse et « c’est ainsi tout simplement ce que nos ancêtres faisaient ».

Remarque : j’ai pris soin pour les deux photos des jeunes filles qui se livrent à ce rituel, par respect pour elles, qu’on ne puisse pas les reconnaître ou les identifier.
 
Photos M. Terrier

Publié 31 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Découverte, Société, Tradition

Baisse de la mortalité due aux piqûres de scorpions Le ministère de la Santé réfute le traitement lié aux antidotes

MAP – libe.ma

5804275-8653071Le nombre des cas de décès dus aux piqûres de scorpions a enregistré une baisse sensible, passant de 400 cas annuellement à environ 50 durant les cinq dernières années. Cette baisse a été observée depuis le lancement en 2002 de la première campagne nationale de lutte contre les piqûres et envenimations scorpioniques, a indiqué mercredi le ministère de la Santé. Le Centre national anti-poison et de pharmacovigilance (CAPM) a répertorié 13 cas mortels de piqûres de scorpions au cours de la première moitié de 2013 contre 65 l’année dernière, précise le ministère dans un communiqué. 
Le ministère a, d’autre part, démenti « les informations non scientifiques et infondées » publiées par certains médias concernant les piqûres de scorpions au Maroc, affirmant que le traitement se base sur la prise en charge hospitalière et la réanimation médicale et non pas sur les antidotes. 
Le traitement des piqûres de scorpions n’est guère lié aux antidotes dont l’usage a été délaissé depuis plus de 11 ans en raison de leur inefficacité, explique la même source, notant que le traitement est basé sur la distinction entre les cas de piqûres (90%) et ceux d’intoxication par ces piqûres (10%). 
Le communiqué rappelle, par ailleurs, les mesures préventives et les actions de sensibilisation entreprises en vue de lutter contre ce phénomène, notamment la campagne nationale de lutte contre les intoxications résultant des piqûres des animaux venimeux qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les piqûres scorpioniques et des serpents pour l’année 2013. 

Publié 31 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Environnement, Santé

SOUSS: LA CULTURE DU THYM MENACÉE

par Fatiha NAKHLI – leconomiste.com

  • LA CUEILLETTE ABUSIVE PRÉCIPITE SA DISPARITION
  • UN BUSINESS QUI PROFITE AUX INTERMÉDIAIRES ET GROSSISTES
La cueillette à la racine des plantes aromatiques profite moins aux habitants locaux qu’aux intermédiaires et  grossistes pour qui c’est un commerce juteux bien qu’illégal

La cueillette à la racine des plantes aromatiques profite moins aux habitants locaux qu’aux intermédiaires et grossistes pour qui c’est un commerce juteux bien qu’illégal

Devant leurs conditions de vie précaires et le manque d’opportunités d’emploi, beaucoup d’habitants d’Immouzzer Ida Outanane ont recours  à la cueillette des plantes aromatiques et médicinales en tant qu’activité vivrière. Or, une telle pratique est en train de causer la disparition de cette ressource naturelle. D’autant plus que ces plantes sont arrachées à la racine sans aucun souci de préservation de l’environnement. C’est ainsi que le thym, thuya ou ldaghmous sont de plus en plus rares à cause de l’action humaine. Ignorance ou je m’en-foutisme ? Toujours est-il qu’un comportement pareil a déjà fait des dégâts dans la région de Taroudant où le thym est désormais quasi inexistant. Il faut préciser que ce braconnage d’un nouveau genre a souvent lieu la nuit et c’est par camions que les résidents d’Immouzzer Ida Outanane  voient leurs ressources prendre le large pour un commerce illégal mais juteux et dont ils ne profitent pas tellement. Ce sont plutôt les grossistes qui le distribuent partout dans le pays, qui en tirent le meilleur bénéfice. A Souk Al Had à Agadir, le kilo de thym varie entre 40 et 60 DH, selon les échoppes et le circuit emprunté  par les marchands pour l’acquérir. Certains herboristes ont recours aux grossistes d’Inezgane, d’autres sont desservis sur place par les montagnards, qui font du porte-à-porte pour écouler leur marchandise. Et ceux-ci n’ont pas trop de marge de manœuvre quant au prix. Une fois qu’ils ont procédé à la cueillette du thym, il faut qu’ils l’écoulent très vite car il ne supporte pas l’humidité, explique un herboriste. Ce qui explique la première vente à 25 ou 30 DH. Mais la revente peut grimper jusqu’à 60 DH le kilo, notamment lorsque les précipitations de l’année en cours sont faibles. S’y ajoutent  les intermédiaires qui s’accaparent une grosse part du marché. Bref, c’est l’anarchie totale.

Cela fait près de trois ans que la sonnette d’alarme a été tirée par les organisateurs du Festival du miel d’Immouzzer Ida Outanane qui ont zoomé sur les dangers de la cueillette en masse et à la racine. Cette sensibilisation a été menée à travers l’organisation de plusieurs ateliers comprenant des  spécialistes et des associations locales afin de débattre et d’échanger sur l’avenir de la plante du thym, qui est notamment à l’origine du meilleur miel au Maroc. Cette année, ces actions ont été concrétisées par la signature d’une convention-cadre entre le Conseil provincial d’Agadir Ida Outanane, p16b_90la Direction régionale des eaux et forêts (DREFLCD) et les associations et coopératives locales. «Le principal objectif est d’offrir un cadre de réflexion entre les signataires qui vont échanger, chercher et proposer des solutions qui répondent aux problèmes constatés», explique Nasser Boukssim, directeur du festival. La commission créée suite à cette convention-cadre a pour mission de sensibiliser les différents acteurs sociaux pour les faire adhérer au débat.

C’est dans ce contexte précis qu’une rencontre sur «la sensibilisation pour la protection de la flore et de l’écosystème des Ida Outanane»  a été organisée récemment dans la localité d’Immouzzer Ida Outanane. C’était l’occasion d’expliquer de manière tangible la complexité de la situation. Cette activité vivrière pour les uns, braconnage pour les autres, va à l’encontre des intérêts des apiculteurs pour qui la cueillette compromet la pérennité de la plante, voire difficile  à régénérer. D’ailleurs, la production de miel commence déjà à s’en ressentir  puisqu’elle va en diminuant. Pour les apiculteurs, «il n’y a pas d’alternative, il faut arrêter ce massacre, ce commerce illégal, devenu un vrai business qui profite plus aux grossistes qu’aux habitants locaux. Si cela continue sur le même rythme, plus personne ne pourra en tirer bénéfice». Il s’agit donc pour la commission de trouver un compromis et des alternatives. Heureusement, la forêt des Ida Outanane est très riche en plantes aromatiques et médicinales: thym, romarin, lavande, armoise.

«Il faut répertorier celles nécessaires à la production du miel et les protéger de toute cueillette, avance Boukssim. D’un autre côté, il faudra, pour les besoins du marché, encourager la culture du thym (dans les  pépinières) qui sera destiné à la cueillette,  à l’extraction des huiles essentielles et à la valorisation des produits, poursuit Boukssim. De plus, il serait souhaitable d’organiser les populations sous forme de coopératives et d’orienter leurs activités vers d’autres plantes aromatiques et médicinales dont la valeur commerciale doit être connue. Des formations dans le domaine de la valorisation devront aussi être assurées par les services compétents. 

Massacre écologique
La cueillette illégale des plantes aromatiques et médicinales à Immouzzer  n’est pas le seul fléau dont souffre la région. La vallée du Paradis connaît un autre massacre qui se manifeste par les constructions anarchiques, sans autorisation, et dégâts écologiques près du site des cascades et de l’oued qui subissent des rejets des eaux usés, fosse septique en plein lit, construction d’un pont … (voir L’Economiste du 5 août 2013). Une commission, chapeautée par  l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa Drâa,  s’est déplacée pour relever les infractions et dresser un procès-verbal en octobre dernier. La population se plaint des responsables communaux qui n’ont rien entrepris pour redresser la situation. «Nous avons de moins en moins de clients», se plaint cet hôtelier. Les touristes sont rebutés par l’invasion des constructions anarchiques, en dur. Même les cascades ne les intéressent plus, car désormais très polluées, ajoute-t-il.

Perché à 1.250 mètres d’altitude, Immouzzer Ida Outanane, réputée pour son miel de thym, ses palmeraies et ses cascades est en train de perdre le seul capital qui pouvait la faire décoller économiquement.

Expérience réussie
Une coopérative agricole  a été créée dans la localité de Toudma, communes de Tikki et de Bigoudine. Objectif, valoriser les plantes aromatiques et médicinales à travers l’extraction des huiles essentielles, l’eau parfumée et la commercialisation de ces plantes sous forme de feuilles séchées, produire et commercialiser l’huile d’argan. Des formations ont été assurées afin de permettre à la population regroupée en coopératives de faire bon usage du matériel utilisé, notamment pour l’extraction des huiles essentielles, des conditions de conservations, de la technique de la cueillette, du respect du degré d’acidité dans les produits… et de l’importance de signaler la source.

Sous pépinière, si vraiment le thym doit être coupé, il faut en prélever les extrémités de 10 à 15 cm, environ le tiers de la longueur des tiges, à l’aide d’un ciseau ou d’un petit sécateur. Il faut laisser assez de tiges pour permettre à la plante de reprendre une bonne croissance. Il faut ramasser le thym en préservant le milieu, sans le déraciner et en laissant suffisamment de branches pour la conservation et la reproduction de l’espèce. 
Avis d’un spécialiste.

Publié 31 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Commerce, Environnement

Des moments si agréables…

Hier, nous étions pour déjeuner, une petite bande d’anciens gadiris :
Valérie de Fouad qui a fait paraître ce livre souvenir d’Agadir :

Val de Fouadavec elle, son époux Badr, Adlane, le frère de Badr, tous deux musiciens qui ont créé le groupe Bin O Bin :BinObinNael, le fils de Valérie et Badr :IMG_8111et nos fidèles amis Elyane, Robert et Chantal

Badr et Valérie

Badr et Valérie

... les mêmes avec Elyane.

… les mêmes avec Elyane.

Un plaisir qui n’a pas de prix de passer l’après-midi en si agréable compagnie !

Publié 31 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Bons moments

Visite au rucher d’Inzerki

Jeudi dernier, petite balade au rucher d’Inzerki où je devais retrouver Brahim Chtoui, président de l’Association du rucher d’Inzerki pour lui annoncer une bonne nouvelle : la parution prochaine d’un livre d’Erwan et Sandrine Keraval « Abeilles du Monde » pour lequel j’avais transmis des photos du Rucher d’Inzerki. Ce sera un livre magnifique, d’environs 120 pages, avec énormément de photos, une couverture cartonnée. Il sera vendu 15€, dont 1€ sera versé à des associations soutenant l’apiculture, dont l’Association du Rucher d’Inzerki.

C’était l’occasion de faire cette visite en faisant découvrir à Chantal Tronquit-Ballester ce rucher collectif (le plus grand et le plus ancien du monde) et les magnifiques paysages qui l’entourent.

Le Rucher :

IMG_8094 IMG_8095La présence de Chantal sur la photo vous indique l’échelle exacte de la construction :IMG_8096
Dispositif utilisé pour la récolte du pollen : les abeilles passent dans les ouvertures visibles sur la photo pour entrer dans la ruche. Le passage étant étroit, le pollen se détache de leurs pattes, passe au travers du tamisIMG_8097 pour être recueilli dans le tiroir situé au dessous :IMG_8098

 

Les magnifiques paysages qu’on voit depuis la piste qui mène au rucher :

IMG_8093 IMG_8099 IMG_8100 IMG_8101 IMG_8102 IMG_8103 IMG_8104 IMG_8105 IMG_8106 IMG_8107 IMG_8108Cliquez sur les photos pour les agrandir

 

Le moussem d’Imourane, à la rencontre des sept vagues magiques !

 Marc d’Haenen – thrmagazine.info –  1 Septembre 2012

Chaque année, le premier septembre, a lieu le traditionnel moussem d’Imourane, sur la plage du kilomètre 14, au Nord d’Agadir. Face au petit village de Tamghart, ce lieu est aussi connu comme le « Rocher du Diable ». Cet endroit prisé des surfeurs et des pêcheurs à la ligne, attire aussi d’autres personnes à la recherche de tout autre chose.

1La légende dit que les sept vagues magiques sortent de la grotte d’Imourane en apportant le bonheur conjugal et la fertilité aux jeunes filles en quête d’un mari ! Il en est ainsi depuis la nuit des temps… La pratique est quelque peu acrobatique, voire risquée, mais la légende est tenace et les jeunes filles tentent le coup. Deux personnes tiennent la jeune fille par les épaules et la maintiennent au dessus d’un trou du rocher. La force des vagues projette un souffle d’air et d’embruns qui entoure la jeune fille d’écume. Il faut rester au dessus du trou durant le passage de sept vagues, sans parler, ni se retourner. Ensuite, la jeune fille est sensée trouver un mari et le bonheur au cours de l’année à venir. 

2Le jour du moussem, la foule est dense sur le rocher et aux alentours. Il est quasiment impossible d’accéder près du trou de la grotte et d’apercevoir les jeunes filles. Mais la fête, le marché et surtout la fantasia qui se déroule sur la plage ravit les visiteurs. Peu ou pas de touristes sont présents. Il s’agit d’une fête traditionnelle pour les habitants de la région. Une fête qui a gardé toute son authenticité.          

Musiciens, colporteurs, diseurs de bonne aventure, côtoient les étals des bouchers et les boutiques des rôtisseurs. Les tajines cuisent sur les fourneaux au charbon de bois. Nous avons même aperçu un authentique four à pain, construit spécialement pour l’occasion, où l’on peut acheter le vrai pain Tafernoute. Les boutiques improvisées du marché proposent un tas de babioles, de jouets pour enfants, de vêtements à bas prix et les inévitables encens et autres herbes odorantes. Un régal pour les yeux et les narines. 

3Vers la fin de la journée, la foule deviens de plus en plus dense. La fantasia va commencer. Les cavaliers, parés de leurs plus beaux atours, enfourchent leurs montures rivalisant d’élégance. Les chevaux de race « barbe » sont sellés et harnachés de cuir, de maroquin rouge, de damasquin,… Les étriers sont souvent en argent. Les fusils traditionnels sont chargés de poudre noire, prêts à envoyer leurs décharges de fumée et d’étincelles. Les participants à la fantasia descendent vers la plage où le périmètre de jeu est déterminé.

Tout l’art de la fantasia est de pousser les montures d’un groupe de cavaliers, « la sorba », au galop de charge, le « baroud », et de tirer un coup de fusil tous ensemble au dernier moment. Les plus habiles réussissent à ce que leurs coups de fusils ne fassent qu’une seule détonation parfaitement synchronisée. L’effet produit est impressionnant, surtout si l’on se trouve en face des cavaliers, tirant puis arrêtant leur monture juste avant de toucher la foule. Cet exercice s’appelle la « Talqa ». 

4Durant toute la fin de l’après-midi, jusqu’au coucher du soleil, la plage résonne des détonations des coups de fusil, pour le plus grand plaisir des spectateurs. A la nuit tombée, les habitants rejoindront leurs douars avec les moyens du bord, le plus souvent à pieds. Certaines jeunes filles pensant déjà à leur futur mari.  

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Texte et photos : Marc d’Haenen. 

 

Publié 30 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tradition

Tiznit veut améliorer son transport public

Majda saber – aujourdhui.ma

Tiznit-(2013-08-29)La ville de Tiznit continue sa transformation. Un projet de création d’une nouvelle gare routière est dans le pipe. Situé à l’est de la ville, ce projet est initié par la municipalité de Tiznit. De ce fait, un avis d’appel à manifestation d’intérêt a été lancé. Notons que ce projet sera réalisé à proximité de la route nationale 104 qui conduit vers Tafraout. Pour ce faire, les responsables de la ville envisagent d’entamer un dialogue avec les professionnels du secteur pour procéder au déplacement de cette activité.

Il est à souligner que ce pôle sera érigé sur une superficie de 36.100 m2. Par ailleurs, il est constitué de deux tranches. La première sera construite sur une superficie de 24.600 m2. Elle est constituée entre autres de restaurants, aires de jeux, du bâtiment principal ainsi que d’une place pour les grands taxis et les centres commerciaux. La deuxième tranche sera construite sur une superficie de 11.500 m2. Elle sera composée d’un parking souterrain, d’un hôtel ainsi que d’une galerie marchande. Pour rappel, le transport public est assuré, à la ville de Tiznit, par 138 autocars dont on compte une centaine en transit. Par ailleurs, les taxis sont au nombre de 308. La mise en place de ce projet jouera incontestablement un grand rôle dans la structuration et organisation du transport public au niveau de cette ville.

Les efforts consentis par les responsables de la ville pour assurer un bon service du transport public continuent. Notons que les responsables se sont également attaqués à la question du transport collectif. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé et deux entreprises ont soumissionné. Et c’est la société «Lux Transport» qui a remporté le marché. Par ailleurs, une étude de proximité du réseau de transport intercommunal par autobus a été réalisée par le cabinet «Al Khibra». Cette étude s’est focalisée sur trois points liés aux déplacements, le diagnostic de l’état actuel de ce service et des scénarios d’améliorations possibles.

De ce fait, la durée du contrat de gestion pourrait s’allonger sur dix ans avec une possibilité de prolongation de 5 ans. Ceci étant, le programme d’investissement présenté par la société annonce que les investissements seront réalisés au cours des cinq premières années. Rappelons dans ce cadre que le réseau de transport sera constitué de 16 lignes qui couvriront les axes urbains et périurbains. Les tarifs seront de l’ordre de 3 à 6 dirhams et peuvent aller jusqu’à 10 dirhams pour les distances atteignant les 40 km. Un abonnement scolaire et universitaire sera également prévu. Le tarif mensuel annoncé est de l’ordre de 100 dirhams.

Publié 30 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Région, Transports

Mobilité piétonne : Les trottoirs ne sont-ils pas faits pour marcher ?

 Priscilla Maingre – lematin.ma

Les trottoirs constituent un élément de liaison essentiel des réseaux piétonniers, car ils permettent d’isoler le piéton des dangers de la circulation routière. Ceux-ci devraient être adaptés aux ressources de mobilité de tous et garantir une continuité de cheminement. Hélas, ce n’est pas le cas partout ! 

Mobilite-pietonneAyant des problèmes d’équilibre, Brahim éprouve des difficultés quand il marche sur des trottoirs étroits. «J’ai peur de tomber lorsque je croise d’autres piétons, car même si je suis âgé et avec une canne les gens ne s’écartent pas lorsqu’ils croisent ma route», raconte-t-il.

C’est donc à lui d’éviter les gens en circulant parfois même sur la chaussée. «Outre les autres piétons, je dois aussi zigzaguer entre des deux roues mal parqués ou des poubelles déposées sur le trottoir. C’est fatigant pour moi, je n’ai plus 20 ans, alors je circule sur la chaussée», poursuit la même source. Cependant, le vieil homme est conscient du danger qu’une telle action représente. «Il m’arrive d’être surpris par le dépassement d’un véhicule circulant à grande vitesse. Marcher sur la chaussée n’est, certes, pas la meilleure chose à faire, mais a-t-on le choix, nous autres pauvres piétons ? “Ils” sont capables de goudronner cinq fois une même chaussée qui n’est pas en si mauvais état que ça, mais les trottoirs c’est une autre histoire !» se lamente Brahim. Échafaudages de chantiers, parasols ou stores, panneaux de signalisation, lampadaires, supports publicitaires suspendus, branches, ne devraient pas exposer le piéton au risque de se heurter la tête. Et pourtant, Mohamed, 72 ans, raconte : «Il m’est arrivé de me heurter à des obstacles tels que des branches d’arbre non taillées provenant d’une propriété. Les gens laissent pousser leurs plantations jusqu’à ce que celles-ci encombrent la chaussée». Celui-ci remet également en cause les panneaux de circulation ou les stores de commerce, bien trop bas à son goût.

«Ils sont parfois à hauteur de tête et je ne suis pas grand de taille. Mon fils s’est blessé à la tête un jour en ne faisant pas attention…», se rappelle ce père de famille. Ayant quelques problèmes de vue, ceux-ci s’intensifiant avec la tombée du jour, il préfère emprunter les chemins les mieux éclairés la nuit. «Je peux ainsi facilement identifier les obstacles au sol et je me sens davantage en sécurité. Mais cela n’est valable que pour les grands boulevards, malheureusement». Samir se dit outré par le comportement de certains automobilistes qui n’hésitent pas à garer leur véhicule sur le trottoir, obligeant les piétons à marcher sur la chaussée.

«J’étais avec ma mère, qui ne peut marcher qu’avec une canne d’un côté et prend appui sur une personne de l’autre. Quand une voiture vient se garer juste devant nous sur le trottoir. Je lui demande aimablement de dégager le passage, mais celui-ci me fait signe depuis son véhicule de faire le tour. Si j’avais pu lâcher ma mère, je lui aurais refait le portrait ! Au lieu de ça, bah, j’ai fait le tour… Et l’automobiliste ingrat quitta le trottoir quelques secondes plus tard», explique-t-il, encore furieux.
Naïma, 54 ans, a un problème à la hanche et peine à parcourir une pente raide, vu son manque de force. Elle nous explique ce qu’elle appelle «le phénomène des trottoirs-escaliers»… «Tout le monde sait ce que c’est, je leur ai simplement donné un nom», plaisante-t-elle avant de poursuivre en expliquant qu’il s’agit «d’un trottoir n’ayant jamais la même hauteur» notamment à cause des commerces qui «délimitent leur territoire». «En tant que piétons, en ligne droite c’est un peu comme gravir une montagne : un coup on monte, puis on descend…». Et puisqu’on parle hauteur, venons-en à celle des trottoirs. «Certains font au moins 50 cm ! Je suis en pleine forme physiquement et j’ai du mal à monter sur le trottoir, je me demande comment font les personnes à mobilité réduite», s’interroge Meryem, 19 ans.

Les jeunes ne sont, en effet, pas épargnés. Lamia, 24 ans, est une femme active et coquette. Le tailleur et les talons sont de rigueur dans sa profession, mais les trottoirs lui rendent la vie dure : trous non rebouchés, racines apparentes… Les raisons de faire une mauvaise chute ne manquent pas pour la jeune femme. «Je peux me rendre au travail à pied, cela n’est qu’à 10-15 minutes de chez moi. Mais les trottoirs sont en si mauvais état que je suis obligée de faire un détour de 15 autres minutes. Après avoir chuté plusieurs fois ou y avoir laissé un talon, je pars maintenant en tailleur-baskets et je me chausse en arrivant au travail. Pas très glamour, mais plus sûr», confie-t-elle. 

Sanctions et peines encourues
Aïcha ne se sent pas à l’aise sur le trottoir notamment à cause des voitures ou motocyclettes qui bloquent le passage. Mais ce que Aïcha ne sait pas, c’est que le stationnement sur un passage protégé pour piétons, sur un trottoir ou en double file est interdit au Maroc et passible d’une amende de 1 500 DH. «Je ne circule pas sur la chaussée par plaisir. Je préfèrerais circuler tranquillement sur le trottoir, mais j’ai toujours peur de me faire faucher par une mobylette, qui, pour éviter les bouchons préfère emprunter l’accès réservé aux piétons, c’est légal ça ?», se demande-t-elle. Encore une fois, non. Le Code de la route marocain mentionne : «Est passible d’une amende de 300 DH tout conducteur d’un cycle, cyclomoteur, tricycle et quadricycle, véhicule à traction animale ou voiture à bras n’empruntant pas les voies affectées à la circulation des usagers de sa catégorie». Et si le chauffard vous percute, cela peut lui coûter encore plus cher. «En cas de blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de travail permanente dans les mêmes circonstances : 1 mois à 2 ans de prison et 10 000 à 20 000 DH», précise la même source.

  • Force est de constater que les trottoirs ne sont pas faits pour marcher. Nombreux sont les accidents subis par les piétons qui font une chute à cause de trottoirs mal entretenus, présentant un défaut ou encore à cause d’un espace de circulation réduit. Toutes ces causes poussent le piéton à circuler sur la chaussée, mettant ainsi en danger sa vie et celle des automobilistes. Aux mauvaises langues qui diront que le piéton marocain est mal éduqué et circule à tort et à travers sur la chaussée, ceux-ci répondent en racontant leurs expériences quotidiennes et le calvaire enduré pour circuler en toute tranquillité.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Circulation

Tourisme : Le Maroc, première destination des Français

Yassine Ahrar – lematin.ma

Le Maroc continue de séduire les Français. Après avoir été élu destination d’hiver favorite des vacanciers par le classement de l’association professionnelle des tour-opérateurs en France (CETO), les estivants de l’Hexagone citent le Maroc comme première destination hors Europe pour leurs vacances d’été. Le Maroc est classé quatrième destination favorite des Français pour la période de juillet-août 2013, devancé par l’Espagne, l’Italie et le Portugal.

À Saïdia, tous les hôtels classés, soit 3 500 lits, sont complets du 12 août au 8 septembre.

À Saïdia, tous les hôtels classés, soit 3 500 lits, sont complets du 12 août au 8 septembre.

Durant l’hiver 2012-2013, 144 500 Français ont cédé à l’appel des sirènes du Maroc, faisant de lui leur destination préférée de cette saison. 
En été, le Maroc persiste et signe en totalisant 10% des réservations des touristes français et en se classant quatrième derrière l’Espagne, qui a raflé 15% des réservations effectuées, suivie par l’Italie (13%) et le Portugal (12%). La crise a beau avoir eu raison des plans de voyage de 52% des Français, les 48% restants ont quand même puisé dans leurs réserves pour s’accorder un congé d’été. Bon nombre d’entre eux ont dû faire l’impasse sur l’hébergement haut standing, les formules all inclusive ou encore sur les formules de circuit, pour leur préférer les deals, le camping ou la location entre particuliers.

Les chiffres s’en sont ressentis, la saison d’hiver ayant été globalement calamiteuse pour les TO français, avec un trafic en repli de 11,9% par rapport à la même période de l’année précédente. Cela n’a toutefois pas empêché le Maroc de continuer à drainer les touristes de l’Hexagone, allant même jusqu’à gagner 7% supplémentaire de fréquentation, alors que la tendance générale est plutôt à la baisse.
On aurait pu s’attendre à une baisse de régime, due à une saison plombée par le mois sacré du Ramadan. Une étude réalisée par le Haut-Commissariat au plan (HCP) atteste le contraire. Selon cette étude, «les sept (ou huit) jours de jeûne que l’on observerait durant août ne devaient occasionner qu’une baisse de 6,5% des nuitées (-16% pour celles des nationaux)».

À Saïdia par exemple, tous les hôtels classés de la station balnéaire, soit 3 500 lits, sont complets du 12 août au 8 septembre. Le constat est le même à Mdiq, Martil, Al Hoceïma, Nador, El Jadida et Agadir.
Même son de cloche outre-Atlantique. Au moment où l’instabilité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a éloigné les touristes de la région, le Maroc reste une destination touristique attractive pour de nombreux visiteurs et garde la confiance des organisateurs de voyages. Les tour-opérateurs français ont réitéré leur confiance dans la destination Maroc, «valeur sûre» dans une conjoncture difficile, a assuré le président de l’Association des tour-opérateurs français (CETO), René-Marc Chikli, qui table sur un avenir encore plus prometteur pour la destination «la plus préférée» des Français (lire notre édition du 11-07-2013). Pour le CETO, le Maroc est le seul pays qui a su résister à la crise et se montrer rassurant à un moment où les consignes de sécurité du Quai d’Orsay tendent à décourager l’estivant d’opter pour certaines distinations de la région.

La crise politique qui sévit au pays du Nil s’est accrue depuis la destitution du Président Mohamed Morsi, le 3 juillet dernier, poussant la France à passer de la cinquième à la onzième place des pays émetteurs de touristes vers le pays, entrainant une baisse d’affluence de l’ordre de 30%. La Tunisie continue également à faire les frais de son Printemps arabe, concédant 33% de ses touristes français durant l’hiver 2012-2013 et 40% en une année. Le Maroc de son côté a su rapidement s’affranchir des séquelles d’Argana et a rapidement fait montre d’un visage rassurant envers les touristes étrangers.
Le Maroc reste la première destination favorite dans l’Hexagone. En 2012, 11% de Français avaient émis le souhait de passer des vacances ou de longs week-ends au Royaume. Ils se font également plus jeunes, avec une majorité d’estivants âgés de moins de 30 ans.

Les séniors sont aussi friands de la destination Maroc. Climat agréable, infrastructure développée et coût de la vie raisonnable (environ 30% moins cher qu’en France) ont su convaincre entre 20 000 et 25 000 retraités français de couler des jours heureux au Royaume. Marrakech reste la ville qui a le plus d’attrait pour eux, suivie d’Agadir, d’Essaouira et d’El-Jadida. Les mieux lotis n’hésitent pas à opter pour un hébergement en hôtel 5 étoiles ou en riad, par contre, crise oblige, les séjours se font plus courts et les formules de circuits trouvent de moins en moins de preneurs.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

AGADIR: LA RÉGATE ARRECIFE-AGADIR APRÈS UNE LONGUE ABSENCE

F. N. – leconomiste.com

p14_430Un vrai coup de promo, cette trentaine de voiliers rejoignant la baie et la Marina d’Agadir après près de 40 heures de navigation. La 5e édition de la régate internationale Arrecife-Agadir a en effet parcouru quelque 200 miles au départ de l’ancien port de commerce d’Arrecife pour rejoindre la station du Souss. Après plusieurs années d’absence, cette compétition dont la première édition remonte à 1986 est de retour. La manifestation a été organisée dans le cadre de la convention Naucam signée en février dernier à Agadir. Ce projet, dont l’enveloppe budgétaire est de 450.000 euros et qui s’étale sur deux ans, porte sur la coopération transfrontalière entre la région Souss-Massa-Drâa et les îles Canaries. Le réseau ambitionne de participer à l’amélioration de l’offre touristique et de redynamiser les activités économiques, sociales et culturelles liées au tourisme nautique et sportif dans les deux destinations.  D’un autre côté, il permet de favoriser les espaces de promotion pour les activités des ports et d’organiser des activités nautiques, sportives et  touristiques. Il faut préciser que le projet est chapeauté d’un côté par l’Université, la municipalité de Las Palmas de Gran Canaria et le Centre technologique des sciences marines. Et de l’autre, par le ministère du Tourisme, l’Agence nationale des ports, le Conseil de la région SMD,  l’Université Ibn Zohr, la CCISA et l’Institut supérieur des pêches maritimes.
Pour rappel, la 5e édition de la régate internationale Arrecife-Agadir est organisée par le Yacht Club d’Agadir et le Royal Club nautique d’Arrecife (Lanzarote) en partenariat avec la wilaya d’Agadir, le Conseil régional Souss-Massa-Drâa, la Commune urbaine d’Agadir, la Fédération Marocaine de Yachting à voile, la Fédération espagnole de voile, la Marina d’Agadir, la CGEM, Proexca, l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir et le CRT.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport, Voile

Perturbations de l’alimentation en eau potable : A GUELMIM, LA SITUATION DURE DEPUIS SIX MOIS!

F. N. – leconomiste.com

Robinet eauMalgré le rush de festivaliers que connaît la ville d’Agadir, l’alimentation en eau potable n’a pas connu de perturbations. «Nous avons assez de ressources pour gérer convenablement la gestion de l’eau potable», a déclaré à L’Economiste un responsable à la Régie autonome multiservices d’Agadir (RAMSA). En effet, dans les différents quartiers de la ville, l’approvisionnement est régulier et la qualité de l’eau potable normale.
Mais la situation est plus contrastée au-delà du chef-lieu de la région. A Tiznit, des coupures occasionnelles ont été signalées. Un peu plus loin, à Mirleft, à 35 kilomètres de Tiznit, les pénuries d’eau ont été déclarées dans plusieurs quartiers périphériques. En revanche, la situation est tout à fait normale au centre. Cette localité est desservie par un château d’eau relevant de l’Onep. Celui-ci est approvisionné à partir du barrage Youssef Ben Tachfine. Et à cause de la trop grande demande exercée à Mirleft centre, les quartiers situés en aval souffrent de coupures fréquentes et contraints au rationnement de l’eau potable. «Avec la rentrée scolaire qui approche, il y a moins de touristes au village, explique cet hôtelier. La situation est en train de se rétablir, a-t-il ajouté en précisant que son établissement n’a pas eu à affronter ce problème».
Néanmoins, à Guelmim, la commune est mal approvisionnée en eau potable. Et cela fait près de six mois que cela dure. Un responsable au niveau de l’Onep de la ville explique que la situation est principalement due à la canicule et à la sécheresse. Le besoin devient plus grand et la pression peut atteindre  la pointe de 160 litres par seconde. Ce qui fait que la distribution devient limitée d’où les coupures dans certains quartiers. Pas tous en même temps, mais selon un système de rotation et sans discrimination aucune.
lOffice-National-de-lEau-Potable-ONEPPour redresser la situation à l’avenir, l’Onep a investi plus de 5 millions de DH pour la réalisation d’un nouveau château d’eau. En principe, il sera opérationnel en 2014.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Consommation, Eau, Environnement

INCENDIES DE FORÊT : LES LEÇONS D’AMSKROUD

M. A. M. – leconomiste.com

  • 3.000 HECTARES D’ESPACES FORESTIERS RAVAGÉS PAR LE FEU PAR AN
  • UN PROGRAMME DE LUTTE ET DE PRÉVENTION QUI COMMENCE
L’incendie de la forêt d’Amskroud a remis sur la table la question de lutte et de prévention des feux de forêt, qui ont ravagé plus de 150.000 hectares d’espaces forestiers depuis une cinquantaine d’années

L’incendie de la forêt d’Amskroud a remis sur la table la question de lutte et de prévention des feux de forêt, qui ont ravagé plus de 150.000 hectares d’espaces forestiers depuis une cinquantaine d’années

«La forêt est une richesse, la laisser brûler est un crime, une catastrophe!». La campagne de sensibilisation lancée depuis plusieurs mois par le Haut commissariat aux eaux et forêts n’a pas suffi pour empêcher l’éclatement de nouveaux incendies. En mettant le paquet sur la sensibilisation, le Haut commissariat voulait agir sur la première cause des feux de forêt, à savoir l’élément humain. En effet, près de 99% des incendies sont le fait de l’homme. C’est le cas du sinistre qui a ravagé la forêt d’Amskroud, dans la région d’Agadir. Les éléments de la Protection civile n’ont pu en venir à bout qu’après plusieurs jours d’intervention. Il faut dire qu’il s’agissait d’un violent incendie, qui a dévasté plus de 960 hectares de forêts, composés majoritairement de thuya, d’argan et d’oléastre. D’autant plus que «cette zone est formée à 80% de thuya, une espèce forestière qui retient le feu pour une longue période, et donc difficile à éteindre», a expliqué Abdeladim Lhafi, Haut commissaire aux eaux et forêts. De plus, la forêt d’Amskroud fait partie des zones à risques, à cause de la température qui dépasse 46°, avec des vents qui participent à attiser le feu. Un incendie similaire avait éclaté dans cette région en 2011. Globalement, les incendies touchent en moyenne 3.000 hectares par an, selon le Haut commissariat aux eaux et forêts. Ils sont considérés comme l’un des facteurs majeurs de la dégradation du tissu forestier. Surtout vu la récurrence des incendies, face à la faiblesse du taux de boisement au niveau national. En effet, le département de Lhafi dénombre plus de 280 incendies par an. Sur les 50 dernières années, près de 13.000 incendies ont ravagé plus de 150.000 hectares de forêts. Chaque année, un dispositif spécial est mis en place à partir du mois de mai. p5b_16Néanmoins, ce sont les deux mois d’août et de septembre qui constituent la période critique. Cette année, Lhafi avait mis en garde, il y a quelques mois, contre le risque d’incendie qui reste très élevé durant cet été. Pour lui, la forêt marocaine compte parmi les plus exposées aux risques d’incendies, notamment durant les années pluvieuses, à cause de la floraison des herbes inflammables.

Pour faire face à ce phénomène récurrent, le Haut commissariat aux eaux et forêts a mis en place un plan directeur de prévention et de lutte contre les incendies de forêt. Celui-ci se décline à travers une série de mesures pour maîtriser les feux de forêts. Il s’agit notamment de l’élaboration d’outils de prédiction permettant d’évaluer le danger et d’anticiper les risques, via des actions de prévention et de dissuasion. En effet, le Haut commissariat aux eaux et forêts a mis en place un système informatique dédié à cette mission (voir interview ci-contre). Le plan directeur prévoit également le renforcement de la surveillance via des postes vigies et des patrouilleurs. Le réseau de communication permet aussi d’améliorer la transmission de l’alerte et la coordination entre les intervenants, afin de raccourcir le temps d’intervention. A cela s’ajoutent l’optimisation et l’amélioration de l’efficacité des équipements et des moyens d’intervention. Pour l’incendie de la forêt d’Amskroud par exemple, plusieurs équipes terrestres et aériennes ont été mobilisées, dotées d’équipements d’intervention sophistiqués. Ces mesures s’étendent également au renforcement des capacités techniques du personnel en charge de la protection des forêts. Outre les agents du Haut commissariat aux eaux et forêts, notamment les guetteurs et les patrouilleurs, «les éléments d’intervention relevant des Forces de l’air et de la Gendarmerie royale ont acquis une grande expérience et fait preuve de beaucoup de professionnalisme sur le terrain», a estimé Lhafi.

Le volet de la sensibilisation n’est pas en reste. Des campagnes de communication, notamment sur les chaînes publiques, sont régulièrement programmées. L’objectif est de renforcer la prise de conscience des citoyens concernant l’impact de la dégradation de l’espace forestier sur l’équilibre écologique, est-il indiqué. Outre ces mesures d’ordre stratégique, les interventions sur le terrain répondent à des critères clairement définis, selon le Haut commissaire aux eaux et forêts. En effet, «pour chaque incendie, la stratégie d’intervention est basée sur trois éléments», explique Lhafi. Il s’agit d’abord de déterminer les risques de l’incendie, afin que la première intervention soit dédiée à la sécurisation des points sensibles et des populations avoisinantes. Ensuite, le commandement de l’opération élabore une stratégie de lutte contre l’incendie en tenant compte de ses spécificités. Car, «aucun feu de forêt ne ressemble à un autre», tient à préciser le Haut commissaire aux eaux et forêts. C’est ce qui permet d’établir les moyens à mettre en place lors de l’intervention. Le troisième volet est lié à la sécurité des intervenants, notamment les troupes au sol et la flotte aérienne.

Arrestation de l’auteur présumé
L’auteur présumé de l’incendie d’Amskroud a été arrêté suite à l’enquête menée par la Gendarmerie royale. Il s’agit d’un adolescent de 15 ans, habitant du douar de Doussoulil, qui  cherchait à collecter les ruches sauvages en utilisant le feu. La superficie ravagée par l’incendie, qui a duré 143 heures, est de 950 hectares.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Environnement

L’eau

Editorial – leconomiste.com

nsalah_edito_204Il y a cinq-six ans encore, la gestion marocaine de l’eau  était si exemplaire  qu’elle était donnée en exemple par les organisations internationales, y compris l’OMS chargée de la santé mondiale. Les experts du ministère, de l’Onep et des entreprises privées étaient régulièrement sollicités pour montrer à d’autres (et pas que des pays plus pauvres que nous!) l’eau-made in Morocco.
Le Maroc avait acquis son excellente  réputation dès les années 1980, grâce à trois clefs: d’abord, bien programmer et bien tenir le calendrier  pour les constructions des ouvrages, petits, grands et gigantesques; ensuite, en gérant au plus efficace le vrai prix de revient de l’eau; enfin, en n’hésitant pas à déléguer la distribution à des privés quand les entités publiques s’étaient montrées insuffisantes.
De l’organisation, de l’ardeur au travail, de la compétence et de l’agilité, sans oublier des constantes remises en cause, pour ne pas perdre de vue l’objectif: fournir de l’eau partout dans ce pays sec. Le croirait-on aujourd’hui: il fut un temps où les Californiens voulaient savoir comment les Marocains faisaient pour mobiliser l’eau!
Et puis les années sont passées. On a cru que tout ça fonctionnait tout seul. Plus besoin des cadres de haut niveau, plus besoin d’entités responsables et autonomes, même de programme… Des missions et séminaires d’évaluation?  Pas la peine!
Aujourd’hui, alors que l’hiver a été exceptionnellement pluvieux, les enquêtes  de L’Economiste signalent des raréfactions, des baisses de pression, des coupures et jusqu’à des pénuries. Ce pourrait être deux ou trois cas isolés… Au contraire, la situation s’est dégradée partout,  du nord au sud du pays, d’est en ouest, et même autour des grandes villes comme Casa, Rabat, Agadir…
Les parlementaires doivent lancer d’urgence une enquête car  le modèle hydraulique marocain se meurt, enveloppé dans le complot du silence.

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Eau, Environnement

Circulation routière : les mesures prises par le Maroc sont toujours inutiles !

Biladi.ma

Aziz Rabbah

Aziz Rabbah

En avril dernier, le ministre de l’équipement et du transport, Aziz Rabbah, s’était enorgueilli de son code de la route drastique qui avait permis une baisse du nombre des accidents mortels de 19,5% au premier trimestre. Pourtant, dès le second trimestre, les statistiques repartent à la hausse.

Circuler au Maroc est une des choses les plus périlleuses au monde. C’est pour y remédier que des mesures ne cessent d’être prises, comme le renforcement du code de la route. Cette mesure drastique avait d’ailleurs permis, en avril dernier, au ministre de l’équipement et du transport, Aziz Rabbah, de s’enorgueillir d’une baisse du nombre des accidents mortels de 19,5% au premier trimestre.

Alors que la généralisation de ce code de la route aurait dû toujours induire une baisse des accidents, c’est tout le contraire qui s’est produit au deuxième trimestre avec des statistiques qui repartent à la hausse.
Pour s’en convaincre, Il suffit de constater que 50 usagers de la route ont perdu la vie entre le 13 et le 24 août.

Si une partie de l’explication de cette hausse correspond à l’augmentation du trafic en période estival, le non-respect du code de la route et le manque de civisme des usagers n’en demeurent pas moins, comme les excès de vitesse, le défaut de maîtrise des véhicules, l’inattention des conducteurs ou encore la conduite en état d’ivresse.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’une étude comportementale des usagers de la route au Maroc a permis de révéler que les panneaux Stop ne sont pas respecté dans 94% des cas, que 28% des conducteurs en milieu urbain ne bouclent pas leur ceinture de sécurité, ou encore que 9% des usagers de la route ne s’arrêtent pas à un feu rouge.

Avec de tels chiffres, les mesures contraignantes prises à l’encontre des contrevenants doivent être drastiquement appliquées pour espérer qu’elles servent de leçons. Mais pour cela, il faut que les forces de police agissent, serrent la vie et appliquent une intransigeance absolue. C’est difficile à admettre, mais seule une application répressive drastique du code de la route pourra contribuer à sauver des vies.

C’est très bien d’améliorer le code de la route, mais encore faut-il le faire respecter ! On voit sans cesse en ville des policiers planqués à l’ombre auprès des carrefours qui laissent tout faire devant eux sans réagir ! Sur la route, ce n’est pas beaucoup mieux, sauf pour les radars portables quand les gendarmes en sont équipés, mais là, il n’y a que la vitesse qui compte, les autres infractions ne sont pas même remarquées (non respect du Stop, franchissement de ligne continue, circulation à contre-sens, dépassement sans visibilité, arrêt ou stationnement dangereux, changement de file de circulation sans prendre le soin de regarder son rétroviseur et d’utiliser le clignotant, circulation à cheval sur la ligne médiane et des tas d’autres encore……….)

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Circulation, Transports

Transport aérien et trafic portuaire : Croissance significative

Yassine Ahrar – lematin.ma

C'est l'aéroport Mohammed V de Casablanca qui a affiché la plus forte croissance.

C’est l’aéroport Mohammed V de Casablanca qui a affiché la plus forte croissance.

Les aéroports marocains continuent leur ascension. Selon les chiffres publiés par l’Office national des aéroports marocains (ONDA), les plateformes du pays ont affiché une croissance de 12,59% en juin, par rapport au même mois en 2012. Un peu moins de 13 000 appareils ont transité à travers les différents aéroports du Maroc durant cette période, ce qui, en comparaison avec juin 2012, représente une augmentation de trafic de l’ordre de 10,05%. Dans la répartition par terminal, c’est la capitale économique du Royaume qui rafle la mise. L’aéroport Mohammed V (Casablanca) a accaparé 47,40% du trafic. Il est suivi par l’aéroport Marrakech-Menara qui affiche une part de 19,17% alors que celle d’Agadir Al Massira se cantonne à 8,44%, précise l’ONDA.

Sur les 1,4 million de passagers qui ont transité par les aéroports marocains, 1,2 million l’ont fait sur des vols internationaux. Enregistrant une augmentation de 12%, le trafic international continue à tirer l’affluence aéroportuaire vers le haut. Les vols vers l’Europe ont enregistré une augmentation de trafic de 11,97%. Deux autres faisceaux ont témoigné d’une évolution à deux chiffres : le trafic vers les pays du Maghreb et celui vers le Moyen et l’Extrême Orient ont respectivement affiché des croissances de trafic de 26,29% et de 15,09%.
Les vols domestiques, bien que contribuant à plus faible mesure à la croissance du trafic aérien global, n’ont pas démérité pour autant. Ainsi les vols internes ont fait preuve d’une bonne santé, affichant eux aussi une croissance à deux chiffres, de l’ordre de 18,94% en juin. Seule ombre sur le tableau, le trafic fret a fait les frais de la crise à l’échelle mondiale, il enregistre une diminution de 1,51% avec le transport de 4 296,93 tonnes de marchandises durant le mois de juin.

Le transbordement, locomotive du transit portuaire

À fin mai, le trafic portuaire affiche une santé similaire à celle des aéroports. Le trafic global, une fois inclue l’activité de transbordement, s’est apprécié de 9,5% par rapport au mois de mai 2012, passant ainsi de 37,81 millions de tonnes à 41,42 millions de tonnes. Le trafic national, constituant 77% du volume de l’activité portuaire au Maroc, a accusé un léger recul, passant de 31,88 millions de tonnes à 31,76 millions entre 2012 et 2013. Il s’agit d’une baisse de régime largement due à un retrait des importations de 1,9%, à 19,98 millions de tonnes, alors que les exportations ont progressé de 2,3%, à 11,77 millions de tonnes. La hausse d’activité portuaire est donc principalement due au transbordement, essentiellement effectué à Tanger Med.

Ce dernier a su s’affranchir des difficultés essuyées en 2012 et assuré une croissance progressive durant les cinq premiers mois de 2013. Au final, le transbordement s’est apprécié de 62,8%, à 9,66 millions de tonnes. Le constat est différent pour les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP). Ces derniers ont eu fort à faire avec le tassement des échanges extérieurs. Dans ces ports, le trafic national a fléchi de 5,1%, à 27,91 millions de tonnes, une situation directement liée à la baisse de l’activité import de 8,9%. Sur les 11 ports, 7 affichent des chiffres en recul. Casablanca, qui traite un peu plus du tiers du volume, a perdu 9,4% (-11,5% à l’import et -9,4% à l’export).

Publié 28 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Tourisme, Transports

Guelmim : La porte du désert célèbre le dromadaire

Mohamed Laabid – aujourdhui.ma

A travers l’organisation de cet événement, l’Association ambitionne d’imprimer une forte impulsion à l’animation culturelle et artistique au niveau local

A travers l’organisation de cet événement, l’Association ambitionne d’imprimer une forte impulsion à l’animation culturelle et artistique au niveau local

La ville de Guelmim dénommée porte du désert, vibre du 20 au 26 août à l’heure de la cinquième édition du festival de la semaine du dromadaire, et qui vise à promouvoir les atouts économiques et touristiques dont regorge la région, et à mettre en valeur le patrimoine local.

Cet événement, initié par l’association «Festival de Guelmim pour le développement et la communication», est devenu un rendez-vous annuel incontournable dans la région de Guelmim-Smara et se tient cette année sous le signe «Le modèle de développement à Guelmim et les perspectives de l’action participative».

A travers l’organisation de cet événement, l’association ambitionne d’imprimer une forte impulsion à l’animation culturelle et artistique au niveau local et entend faire connaître l’héritage civilisationnel local et les atouts économiques et touristiques.

Selon les organisateurs, la tenue de ce festival vise à mettre en avant la place qu’occupe le dromadaire dans la vie des habitants des provinces du Sud, qui est intimement lié à la culture de cette région et a toujours suscité la fierté de cette partie de la population marocaine. Le cheval est également à l’honneur de cette édition. Ainsi une soixantaine d’éleveurs brigueront les prix récompensant les vainqueurs des différentes compétitions prévues.

D’après eux, cette édition connaît une évolution au niveau de la programmation dans le but de protéger le patrimoine culturel qui distingue la région, favoriser son rayonnement, en mettant en lumière la culture liée aux provinces du Sud, ses traditions, ses coutumes et ses fêtes. Figurent également au programme des spectacles de Fantasia (Tbourida), donnés par dix chevaliers locaux.

Côté musique, cette édition s’annonce riche en promesses, ainsi et tout au long du festival, le public aura à apprécier un brassage de styles musicaux, promus par des chanteurs nationaux et étrangers ainsi que par des groupes locaux amazighs et hassanis, dont les lauréates de XFactor, Saida Charaf et Dounia Batma.

En marge du festival, un salon d’artisanat sera organisé pour encourager les artisans locaux et promouvoir leurs produits. Des soirées de poésie sont également prévues.

La cérémonie d’ouverture du festival, qui s’est déroulée mardi dernier en présence des autorités locales, a été agrémentée par des chants et des chorégraphies qui illustrent la diversité et la richesse du patrimoine culturel marocain. Ainsi que par un défilé où les tambours, les youyous des femmes et les tableaux folkloriques présentés ont résumé en une heure de nombreux symboles du patrimoine culturel et social de la région du Sahara au Maroc.

Quelques photos que j’ai prises aujourd’hui à Guelmim.
Il y avait des milliers de dromadaires, ce qui illustre parfaitement la place importante qu’ils occupent dans la culture et la tradition locales.IMG_8060 IMG_8061 IMG_8062 IMG_8064 IMG_8065 IMG_8075 IMG_8076 IMG_8079 IMG_8083Des selles servant aux courses de dromadairesIMG_8072 IMG_8070Et, pendant que nous étions à Guelmim, juste un petit détour pour aller voir, dans un tout autre domaine, les récentes installations de l’Ecole Supérieure de Technologie de l’Université Ibn Zohr, une très belle réalisation !IMG_8088 IMG_8089 IMG_8090

La traversée du rapprochement

infomaroc.net

5e Régate internationale à Agadir.

118354Fidèles à leur tradition, le Yacht Club d’Agadir et le Royal Club Nautique d’Arrecife des Iles Canaries organisent à partir du 22 aout courant, la 5ème régate internationale Agadir-Arrecife. C’est une grande activité sportive qui vise à consolider les rapports de coopération des ibéro-marocaine, conforté déjà par le rapprochement multidimensionnel entre le gouvernement autonome canarien et le conseil régional Souss Massa Drâa.
Dans une conférence de presse, tenue mercredi dernier au siège du Yacht Club d’Agadir, Ahmed Benouaden, président de la Fédération royale marocaine du yachting et président du YCA a réédité la prééminence des relations traditionnelles qui unissent les deux parties, aspirant, de part et d’autre, de fortifier les passerelles de partage et d’échange au service des deux partenaires. Cette rencontre médiatique à laquelle ont pris part le président de la Fédération canarienne des sports nautiques, de l’attachée de communication au Conseil Régional de Tourisme Agadir Souss Massa Drâa (CRT) et le représentant de la Marina d’Agadir, a été l’occasion de mettre en exergue le programme de cette compétition sportive.
En effet, les concurrents espagnols dont deux ne sont parvenus à continuer le parcours pour des raisons purement techniques, arrivent, au fur et à mesure, dans les côtes de la capitale du Souss. La durée du trajet de la régate est estimée à 40 heures depuis l’île d’Arrecife à destination d’Agadir. Une cérémonie de clôture et de remise des prix, à laquelle assisteraient plusieurs personnalités officielles sera organisée, demain samedi au local du YCA. Il est à signaler que cette initiative méritoire qui a eu le mérite d’ancrer, pendant des années, une activité sportive inédite, souffre, toutefois, d’un certain désintérêt de la part de nombre de décideurs aussi bien régionaux que centraux qui auraient pu l’adopter et lui insuffler tout l’impact nécessaire afin d’en faire un véritable créneau générateur de retombées notoires au niveau touristique et sportif en direction de la cité et des jeunes adeptes. Il est, en fait, déplorable de constater qu’un événement de haute notoriété ne soit pas assez soutenu par nombre d’instances concernées, tant au niveau régional que national, quoique son rayonnement ne cesse d’animer les initiateurs et pérenniser ce beau rendez-vous. « Vous savez, Agadir s’avère le lieu idoine de développer les sports nautiques, grâce à son climat perpétuellement clément, sa quiétude et ses infrastructures sportives. Ce serait une opportunité pour dynamiser ce sport qui attire, de plus en plus, les jeunes, d’autant qu’il existe au Maroc 37 clubs et plus de 1700 licenciés. Un bilan, certes, dérisoire comparativement à l’Espagne ou encore la France, mais, par le biais de l’appui de tous, y compris l’encouragement de la presse, on pourrait hisser ce sport à de plus hauts niveaux. Agadir en serait, sans doute, le levier de cet embellissement, d’autant qu’elle accueille, en 1914, le championnat pan-arabe des sports nautiques », dira, par la suite, Hassan Boukili, membre du bureau fédéral de voile.

Publié 24 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport, Voile

La semaine du dromadaire de Guelmim

A.E.K. – libe.ma

5789170-8630308C’est l’été, la saison des festivals. Ils se succèdent à un rythme infernal.
Dans la région de Guelmim-Smara, ces festivals ou moussems se comptent par dizaines. Lundi s’est achevée la première édition culturelle d’Aouinet Lahna, à une centaine de kilomètres au sud-est  de Guelmim. Les visiteurs de ce village, jusque-là ignoré pour ne pas dire délaissé, ont eu à découvrir toute une culture, des traditions et un mode de vie séculaire que continuent de préserver, jalousement, les descendants de la tribu Torkoz. Lesquels étaient venus de partout, de l’intérieur du pays, mais aussi d’Europe et d’Afrique pour assister à cet évènement. Mardi 20 août, c’était l’ouverture de la Semaine du dromadaire de Bab Sahara, Guelmim dans sa 5ème édition. Organisée par l’Association ‘’Festival de Guelmim pour le développement et la communication’’, sous le thème «  Modèle de développement à Guelmim et les perspectives d’avenir ». Un communiqué a été publié par cette association et dont Libé a reçu copie. Dans le cadre de la stratégie de développement adoptée, depuis quelque temps par les décideurs de la ville, en partenariat avec les acteurs associatifs locaux et les différents partenaires au développement, ladite association organise la 5ème édition de la Semaine du dromadaire. Le programme du festival considéré par les habitants de Guelmim et des provinces avoisinantes comme une importante étape historique de l’Oued Noune, comporte de nombreux volets. On peut citer le rassemblement des camélidés auquel participeront plus de 60 éleveurs, sous la supervision de la Chambre d’agriculture et de la direction régionale de l’agriculture. Ces éleveurs entreront en compétition pour le prix qui sera décerné au meilleur éleveur dans toutes les catégories de dromadaires. Ce rassemblement constituera une référence pour les visiteurs qui pourront y trouver réponse à toutes  les questions relatives au dromadaire. Il a comporté également des méharées et des fantasias auxquelles participeront des dizaines de chameliers et de cavaliers.
Pour la distraction nocturne des visiteurs, sur la place Al Kassam et la belle corniche dont vient de se doter la ville, des scènes ont été érigées pour accueillir les représentants des meilleures troupes musicales amazighes et hassanies  locales. Les scènes verront également défiler un grand nombre d’artistes nationaux et internationaux. Pour honorer les jeunes talents lauréats des compétions Arab Idol et X-Factor, la soirée du 23 août a été consacrée à Mohamed Rifi, Dounia Batna et autres artistes en herbe de Libye, de Jordanie et d’Egypte. Connus pour leur hospitalité et le sens de l’accueil qui les caractérisent, les Guelmimis  préparent une 5ème édition dans une atmosphère festive mettant en avant les grandes réalisations accomplies dans le domaine des infrastructures  sportives et d’aménagement.
A noter que cette édition est organisée en partenariat entre l’Association Festival de Guelmim, le ministère de l’Intérieur, l’Agence du Sud, la wilaya et les conseils élus de Guelmim.

Publié 24 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Animation, Festival, Tradition

Visite au festival du miel d’Imouzzer des Ida Outanane

Festmiel_0001FestmielCette année, pour la première fois, l’ensemble des stands des exposants est sous chapiteau.
La climatisation, même si elle a un peu de mal rend la visite plus agréable.

Comme les autres années, de nombreux exposants producteurs, coopératives apicole présentent leur production.IMG_8040 IMG_8042 IMG_8043 IMG_8044 IMG_8045 IMG_8046Le miel engendre de fortes retombées économiques dans la région Souss-Massa-Draâ qui compte près de 14.000 apiculteurs pour un nombre global de 128.000 ruchers dont 80 % sont traditionnels. Le tout génère une production annuelle estimée à 900 tonnes pour toute la région.IMG_8048IMG_8047 IMG_8050 IMG_8053 IMG_8057Festmiel_0002

La Coopérative Apicole Tazouite indique sur son dépliant les vertus et propriétés curatives des différents miels de la région :Festmiel_0003Festmiel_0004Festmiel_0005Quelques autres exposants aussi pour des productions d’autres produits du terroir de la région : Safran de Taliouine, Rose à parfum de Kelaat M’Gouna, Plantes médicinales bio du Jardin de Jacky près de Biougra :Festmiel_0006

A l’extérieur du chapiteau, un espace d’arts plastiques où les enfants peuvent exprimer leur créativité :IMG_8058

Ensuite, retour sur Agadir en empruntant la belle route qui va d’Imouzzer à Tamri, pour étrenner notre nouvelle voiture, un 4×4 Renault Koleos 150 CV – disponible chez Renault Sodisma Agadir – (publicité gratuite pour mon ami Hadj Rachdi)IMG_8059

Publié 24 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Festival, Région, Tourisme, Tradition

Accidents routiers : l’hécatombe persiste sur les routes marocaines en été

El Hadji Mamadou Gueye – yabiladi.com

Agadir, Al Hoceima, Assilah, Chichaouia et El Jadida, toutes ces villes ont été le théâtre d’accidents meurtriers entre le 13 et le 21 août. Au total, sur les accidents que nous avons relayés sur Yabiladi.com, 45 personnes ont péri et 163 autres ont été blessés, dont 24 grièvement. Si la tendance était à la baisse durant la 1ère moitié de 2013, juillet et août ont relancé la machine en raison de la forte circulation estivale et du retour des MRE avec l’augmentation de 10% du nombre de véhicules. Explications. 

64953139d41af3fbdebef54985ad43c4565Cela n’étonne plus personne quand on affirme que les routes marocaines sont parmi les plus meurtrières au monde ! Si on fait le bilan des accidents référencés dans les médias ces 8 derniers jours, 45 personnes ont péri dans des accidents routiers survenus entre le 13 et le 21 août. Avec ces chiffres, le bilan de ce mois, non encore dévoilé par le Comité national de prévention des accidents (CNPAC), risque de s’alourdir. Au niveau régional, le constat est même un peu plus affolant: les 10 régions qui ont enregistré des augmentations durant la 1ère moitié de 2012 représentent les principales zones mortelles pour les usagers de la route.

Pourtant, au titre des 6 premiers mois de l’année 2013, on se dirigeait vers une baisse du nombre de tués et de blessés graves comparé à la même période en 2012. Pour preuve,le nombre d’accidents graves avait chuté de 16%, les décès de 15,15%. De même pour les blessés graves (-14,84%). Plus globalement, le nombre d’accidents de la route avait connu un fléchissement de 3,33 %. Comparé aux hausses de 8 et de 11% en 2012 et 2011, il y avait de quoi se réjouir, ce que le ministre du Transport n’a pas hésité à faire. Mais la machine s’est à nouveau emballée ces deux dernières semaines où les accidents ont été nombreux tout comme les victimes.

Hausse du trafic et des d’entrées de véhicules en juillet et août

En ce mois d’août, le nombre de morts sur les routes marocaines devrait monter en flèche. Certes les chiffres officiels ne sont pas encore dévoilés, mais les quelques accidents connus et répertoriés ont été très meurtriers. La première cause est à chercher dans l’augmentation considérable du trafic sur les routes nationales pendant la saison estivales. Le chassé-croisé des vacanciers, les sorties plus nombreuses sont propices à une hausse des accidents. A celà vient s’ajouter les quelques 300 000 véhicules de plus en provenance d’Europe qui s’ajoutent à un parc de près de 3 millions de voitures. Ainsi le parc automobile du royaume augmente de 10% chaque été avec la venue des MRE. Ces derniers, pas forcément habitués à conduire sur les routes marocaines sont souvent victimes de graves accidents, comme celui survenu dernièrement sur l’autoroute Casablanca-El Jadida qui a causé la mort de trois MRE.

Mais au delà de la hausse du trafic, le comportement des chauffeurs est le plus à blamer. La quasi-totalité des accidents répertoriés pour cette courte période (une partie du mois d’août) sont dus au facteur humain : dépassements, excès de vitesse, non-respect du code de la route, conduite en sens interdit…

Seulement 3 millions de véhicules et 14 fois plus de morts qu’en France

Le constant devient plus alarmant si on jauge le Maroc par rapport à d’autres pays dont le parc est largement plus fourni. Selon une étude réalisée en 2012 par le CNPAC, avec un parc automobile largement inférieur à celui de la France, la route marocaine tue en prooprtion, 14 fois plus par rapport à l’Hexagone et 11,7 fois plus comparé aux Etats-Unis.

Au total, ce sont plus de 4 000 personnes qui succombent chaque année suite à des accidents routiers, causant des dégâts matériels estimés à 14 milliards de dirhams, soit 2% du PIB La seule satisfaction est dans les stratégies de réduction des accidents qui sont élaborées par le CNPAC. Un an après le lancement, on constate une réduction du nombre d’accidents routiers. Mais, selon certains experts, ce fait s’explique beaucoup plus par le renforcement des contrôles et la sanction à l’endroit des fautifs. Chaque automobiliste sur les routes marocaines devrait faire sien le proverbe : « Prudence est mère de sureté ».

Personnellement, je dois dire que je suis quelquefois étonné qu’il n’y ait pas plus d’accidents, aussi bien en ville que sur la route !

Publié 23 août 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Circulation, Transports

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