Archives de 13 novembre 2013

Institut Français d’Agadir : Le spectacle «Ha» de Bouchra Ouizguen Une chorégraphie à couper le souffle

Ayoub Akil – lematin.ma

Le-spectacle-Ha-de-Bouchra-OuizguenSamedi 23 novembre à l’Institut français d’Agadir

Transes, interjections, cris, claquettes des pieds et des mains, rires, éructations… «Ha» est plus qu’une danse syncrétique, cette chorégraphie de la danseuse contemporaine franco-marocaine Bouchra Ouizguen est une longue transmission, un acte de foi. Munie de sa bande de chikhates, danseuses-chanteuses de la «Aïta», la cofondatrice de la troupe Anania propose à travers ce spectacle une nouvelle lecture de la réalité sociale du corps. «Il ne s’agit pas d’une danse syncrétique ou des éléments culturels qui viendraient s’amalgamer ensemble. Mais plutôt de quelque chose de profondément nouveau : une manière de bouger, de vivre où le geste, la voix et même le rire ne forment qu’une seule entité. Cela paraîtrait étrange, en ce 21e siècle blasé qui a déjà tout vu, mais Bouchra Ouizguen a réussi à faire naître une véritable esthétique.

Au-delà de toute considération virtuose ou technique», explique Céline Piettre, critique de danse contemporaine et journaliste culturelle française. Dans «Ha», Bouchra Ouizguen, aimant surprendre, cherche surtout à donner à voir et à apprécier une pièce qu’elle définit comme «âpre et épurée, ponctuée de moments d’une étonnante douceur».
Voici donc une nouvelle façon d’aborder avec légèreté le thème de la folie, cousine de la sagesse. Et pas des moindres. Dans «Ha», c’est ce qu’elle cherche aussi, cette folie qui sépare et libère à la fois. Objectif : sonder les obsessions enfouies en chacun de nous. Une portée philosophique qui trouve écho dans les quatrains du poète persan et soufi, Jalâl ad-Dîn Rûmi. «Dans l’amour, demande-moi le résumé de la folie, demande-moi l’âme et la raison perdues (…)». Ces mots résonnent dans l’esprit de Bouchra et des danseuses-chanteuses Fatéma El Hanna, Kabboura Aït Ben Hmad et Naïma Sahmoud, communément appelées «Laâbates». Celles-ci font désormais partie de sa compagnie, depuis le spectacle à succès «Madame Plazza».

Dans «Ha», la chorégraphe vise à «plonger plus encore leurs corps furieusement chargés dans un abandon qui les abstrait de leurs contours identitaires. En tension entre écriture formelle et inévitable débord du sens, loin de tout exotisme, le quatuor chante et danse la folie, cette richesse de la raison reléguée aux marges de notre société», affirme Bouchra Ouizguen, pour qui le spectacle «Ha» est aussi et surtout émancipateur.

Sur scène, les quatre femmes, des têtes qui tremblent, des corps qui se balancent et des visages qui reniflent, invitent le public à une bonne série de prières hypnotiques, voire des psalmodies. C’est aussi le fruit d’un travail de plus de deux ans, où Bouchra et sa compagnie sont allées observer l’errance du corps et de l’esprit des Hommes, dans les sanctuaires marocains comme «Bouya Omar» ou encore «Bouya Rahal», entre autres esprits saints. L’errance, l’extase, elles les ont vécues, mais dans ce spectacle elles ne les reproduisent pas, elles les remettent en question. À découvrir dans les différents Instituts français du Maroc, le 20 novembre à Marrakech, le 23 novembre à Agadir, les 27 et 28 novembre à Casablanca, le 30 novembre à Rabat et enfin le 4 décembre prochain à Tétouan.

 Une chorégraphe chevronnée

Née en 1980 à Ouarzazate, Bouchra Ouizguen fait des études en France et devient soliste en danse orientale au Maroc entre 1995 et 2000. Elle se forme essentiellement auprès de trois chorégraphes, Bernardo Montet, Mathilde Monnier et Boris Charmatz. En 2002, elle crée avec Taoufiq Izeddiou et Saïd Aït El Moumen la compagnie Anania. Elle est l’auteure du solo «Ana Ounta», créé en 2002 dans le cadre du projet «Prière de regarder», sous la direction artistique de Mathilde Monnier. «Mort et moi», solo qu’elle crée en 2005, sera présenté à Marrakech et en tournée à Tours, à la Fondation Cartier et au Festival de danse de Montpellier. À partir de 2005, elle co-organise les Rencontres chorégraphiques de Marrakech. Elle coécrit le duo «Déserts, désirs» avec Taoufiq Izeddiou, en 2006. Bouchra Ouizguen est interprète pour Julie Nioche dans «Matter» en 2007 et crée la même année un duo avec une chanteuse de cabaret Aïta qui va précéder sa première pièce de groupe : «Madame Plaza».
Cette création sera représentée plus de cinquante fois en Europe et dans le monde. En 2011, elle crée avec le chorégraphe Alain Buffard le solo «Voyage Cola» dans le cadre des «Sujets à vif» du Festival d’Avignon.

Publié 13 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art, Culture, Danse

Agadir accueillera un nouvel Institut de l’aviation civile et de l’espace

lematin.ma

Agadir-accueillera-un-nouvel-InstitutLa formation aéronautique se consolide au Maroc avec la prochaine création, à Agadir, d’un Institut de l’aviation civile et de l’espace (IACE), suite à un partenariat entre l’Université internationale d’Agadir «Universiapolis» et la société d’ingénierie marocaine «CORE». Selon les initiateurs de ce projet, l’inauguration est prévue pour le 7 décembre prochain qui coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de l’aviation civile.
Cet institut sera ainsi dédié à la formation initiale et continue des contrôleurs et gestionnaires de la navigation aérienne. Il s’agit de la première expérience du genre en Afrique, note Aziz Bouslikhane, président d’Universiapolis qui ajoute que «l’IACE ambitionne d’être un pôle d’excellence avec de nombreux partenaires africains et européens, et vise également à assurer l’exploitation des aéroports dans le cadre des partenariats publics-privés qui s’ouvrent à nous sur toute l’Afrique».

Pour sa part, le président de l’IACE, Charraf Slaoui, a assuré que ce projet, doté d’un investissement de 10 millions de DH pour la première année 2014, devra démarrer avec 32 étudiants au 1er semestre pour passer à 64 au 2e semestre, il devra accueillir 192 contrôleurs aériens, contre 150 à 200 bénéficiaires du programme de formation continue. 

Publié 13 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Enseignement, Technique, Université

Concert de la Tolérance – Entretien avec Sofia Essaïdi, chanteuse et comédienne franco-marocaine

Propos recueillis par Mae Ait Bayahya – lematin.ma

«La tolérance est un point fondamental de l’humanité»

Sofia-EssaidiLe Matin : Vous êtes à Agadir pour participer au «Concert pour la tolérance», que représente pour vous la tolérance ?
Sofia Essaïdi : La tolérance est un point fondamental de l’humanité. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas, donc on a besoin de faire des événements comme on va faire ce soir pour rappeler qu’il faut être tolérant, que c’est vraiment la base, sans cela, rien ne marche.
Il y a bel et bien de l’intolérance dans ce monde, je l’ai découvert en tournant le film «Aicha», j’ai découvert des choses que je ne connaissais pas. J’ai eu la chance de ne pas connaître cela et de bien grandir en France tout en étant marocaine. Moi, je n’ai jamais de problème pour louer un appartement ou accéder à un emploi, mais je sais que le problème existe vu de près.

Vous qui êtes artiste, pensez-vous avoir un rôle fondamental à jouer en tant que messager et ambassadeur de valeurs telles que la tolérance, le respect, le dialogue ?
J’estime que quand on est artiste on se doit de faire passer des messages, car il y a un public derrière nous, il y a des personnes qui nous écoutent. Si on peut faire avancer les choses, faire entendre les bons messages au plus grand nombre, il faut le faire. Pour moi, le rôle de l’artiste est de donner du bonheur aux gens, mais aussi de leur rappeler l’essentiel : ne pas oublier ceux qui n’ont pas leur chance, ceux qui ne sont pas nés du bon côté. En France, il y a beaucoup de concerts organisés pour défendre des causes et c’est avec un immense plaisir que j’y participe à chaque fois.

Vous avez été révélée par la «Star Academy» en 2003. Dix ans après, vous êtes toujours présente sur la scène musicale. Quel est le secret d’une téléréalité réussie ?
Le talent ne suffit pas toujours dans ce genre de programme, le sort des artistes après l’émission est entre leurs propres mains. Il faut se dire que cette émission, c’est juste un tremplin et qu’après, tout reste à faire. Moi, j’ai repris tout à zéro. Ce qui m’intéressait ce n’était pas de devenir une star, mais d’être une artiste complète.
Cela fait dix ans que je travaille dans ce sens et je ne suis toujours pas devenue celle que j’ai envie d’être, j’ai encore beaucoup de chemin à parcours avant de devenir une véritable artiste. Certains s’imaginent artistes parce qu’ils passent à la télé, mais cela ne suffit pas pour faire de vous des artistes. Ce métier est passionnant, mais violent, le tri se fait automatiquement. Si on n’est pas là pour les bonnes raisons, on abandonne, c’est trop difficile. Ceux qui restent, ce sont les artistes, ceux qui vivent pour leur passion.

Vous êtes brillante sur scène, une excellente danseuse et poignante à l’écran, qu’est-ce qui vous transcende le plus dans tout cela ?
Ce qui me transcende c’est de me balader entre la musique, la comédie et le spectacle. J’ai compris au bout de dix ans que mon bonheur venait de cette alliance des trois. Si je ne faisais que chanter ou que tourner des films par exemple, il me manquerait quelque chose. D’ailleurs depuis Cléopâtre, je ne suis pas allé sur scène avec un spectacle et ça me manque. La comédie musicale c’est un registre qui me va vraiment bien, car il y a la danse la musique et la comédie.

Quels sont vos projets pour les mois qui viennent ?
Je travaille sur un projet de comédie musicale et parallèlement sur un nouvel album. Il y aura aussi le tournage de la suite des aventures d’«Aicha». Malheureusement la disparition en septembre dernier d’Hamidou Benmassoud (qui tenait le rôle du père d’Aicha dans le film) a bouleversé les choses. On devait reprendre le tournage plus tôt, mais comme il nous a quittés, on doit réécrire le scénario. Il va y avoir un manque énorme, mais on tient vraiment à tourner une suite pour lui rendre hommage.

Biographie de l’artiste

Née à Casablanca le 6 août 1984 d’un père marocain et d’une mère française, Sofia Essaïdi est chanteuse et comédienne. Passionnée de danse et de musique, Sofia Essaïdi participe à la saison 3 de la Star Academy et atteint la demi-finale. En 2007, elle obtient le rôle principal de Cléopâtre, une comédie musicale mise en scène par Kamel Ouali et connaît un véritable triomphe. En 2009, Sofia Essaïdi obtient le rôle principal d’«Aicha», un téléfilm diffusé sur France 2 et réalisé par Yamina Benguigui. Elle y interprète Aicha Bouamazza, une jeune maghrébine qui refuse la vie toute tracée qu’on lui a choisie. Le 23 janvier 2010, Sofia est élue artiste féminine francophone de l’année aux NRJ Music Awards, en 2012 elle reçoit le Buzz Awards de la meilleure artiste féministe.

Publié 13 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Musique, People, Spectacle

Agadir : Les arrivées touristiques en hausse de 13.8% en octobre

MAP – lavieeco.com

L’activité touristique à Agadir a enregistré, en octobre dernier, une augmentation de +13,87% en arrivées et +18,16% en nuitées dans les établissements hôteliers classés de la ville par rapport à la même période de l’année écoulée.

agadir-marocCette hausse est due est aux performances réalisées sur les marchés algérien (+65,45% en arrivées et +66,63 en nuitées), polonais (+22,87 et +34,82%), russe (+19,38 et +49,98%), britannique (+18,35 et +9,85%) et hollandais (+15,57 et +2,88%), indique mardi un rapport du Conseil régional du tourisme d’Agadir.

La même tendance haussière a été enregistrée par le marché national avec des augmentations respectives de (+11,30 et +13,65%), les marchés belge (+10,87 et +13,35%), allemand (+10,76 et +9,78%) et français (+0,41 et +11,60%), poursuit le communiqué.

Le seul marché ayant enregistré une baisse est celui de l’Arabie saoudite avec un recul de -15,73% en arrivées et -20,28% en nuitées.

La durée moyenne de séjour a enregistré une augmentation, en se situant aux alentours de 5,02 par rapport à 4,84 au titre de la même période de l’année 2012.

Le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville a également enregistré une augmentation de +18,42%, soit 54,44% par rapport à 45,97% en octobre 2012.

Le rapport fait aussi état d’une augmentation, durant les dix premiers mois de l’année en cours, de +8,32% en termes d’arrivées, soit 755 540 visiteurs reçus contre 697 520 reçus dans la même période de 2012.

Les nuitées ont également ont connu une augmentation de +9,85%, soit 3 880 484 nuitées pendant les 10 premiers mois de 2013 par rapport à 3 532 406 durant la même période de 2012.

La répartition des arrivées et nuitées cumulées durant les 10 premiers mois de l’année 2013 par les principaux marchés, fait ressortir une augmentation au niveau des marchés de la Russie respectivement de +105,18 et +107,54%, de la Pologne (+23,41 et + 37,56%), la Grande Bretagne (+18,67 et +15,97%), l’Italie (+17,69 et +7,31%), la Hollande (+11,56 et +8,21%), la Belgique (+6,51 et +11,41%), le marché national (+4,62 et +4,74%), alors que le marché saoudien a enregistré une augmentation 3,20% en arrivées.

Le taux d’occupation moyen dans les hôtels classés de la ville d’Agadir durant les 10 premiers mois de 2013 a également enregistré une augmentation de +11,23%.

Publié 13 novembre 2013 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Hôtellerie, Tourisme

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