Archives de 5 février 2014

Maroc : Le réseau autoroutier atteint 1 416 km

lavieeco.com

Le ministère de l’équipement approche de l’objectif des 1 800 km d’autoroutes à l’horizon 2015. Les autoroutes reliant Berrechid à Béni Mellal et Safi à El Jadida seront les principaux chantiers de 2014.

Autoroutes-Travaux-BTP-(2014-02-04)

Le développement du réseau autoroutier national se fait à pas de géant depuis une décennie, et l’année 2013 n’a fait que confirmer la cadence. Il faut dire que l’exercice écoulé était particulièrement stratégique pour le programme autoroutier national puisqu’il a acté le démarrage du deuxième volet du schéma d’armature autoroutière. Celui-ci devrait se traduire par l’ouverture de nouveaux axes ainsi que par l’extension d’autres déjà en place. L’objectif est de porter, à l’horizon 2015, le réseau autoroutier à 1 800 km. Actuellement, il est de 1 416 km et les projets initiés ou poursuivis en 2013 devraient permettre d’atteindre l’objectif escompté. Selon le reporting du ministère de l’équipement et du transport, les douze derniers mois ont ainsi été marqués par la poursuite des  travaux de l’autoroute Béni Mellal-Berrechid qui s’étale sur 172 km. En tout, la tutelle a budgétisé 6,1 milliards de DH pour la réalisation de ce projet. «Ce projet constitue une action importante en termes d’aménagement du territoire en vue de favoriser et d’accélérer le développement de la zone centrale du pays et lui permettre de se rapprocher du premier pôle économique du pays qu’est Casablanca», explique-t-on auprès de la tutelle. Néanmoins, la réalisation de cette autoroute a connu quelques difficultés qui risquent de retarder sa livraison. Interpellé récemment au Parlement sur cette question, le ministre a en effet annoncé la mise en service du dernier tronçon de cette autoroute en 2016, alors qu’il devait l’être au plus tard en 2015. Ce retard s’expliquerait, dans un premier temps, par des difficultés rencontrées au niveau des expropriations vu que certains cas ont nécessité le recours à la justice.

L’année 2013 a également connu le lancement des travaux de l’autoroute reliant El Jadida à Safi, longue de 143 km, pour un coût estimé à 4 milliards de DH. Ce projet vient s’ajouter à la poursuite de la réalisation de la bretelle de contournement de Rabat qui nécessite une enveloppe de 2,8 milliards de DH. Cette dernière devrait donner au trafic de transit, au niveau de la wilaya de Rabat – Salé, la possibilité d’éviter la traversée de la capitale, et de permettre la connexion entre les autoroutes qui convergent vers l’agglomération de Rabat-Salé en provenance du Sud, de l’Est et du Nord.  «L’année 2014 sera marquée, d’une part, par la poursuite, voire l’achèvement de certaines composantes du programme autoroutier complémentaire, et, d’autre part, par la finalisation des études relatives à l’autoroute reliant Oujda à la frontière algérienne», annonce-t-on auprès de la tutelle. La faisabilité d’autres axes autoroutiers sera également à l’étude, d’après le ministère. D’ailleurs, les appels d’offres relatifs à certains d’entre eux sont actuellement lancés, comme c’est le cas de l’autoroute reliant Guelmim au reste du réseau national. C’est le cas aussi pour la liaison entre Fès et Tétouan. Mais à ce niveau, l’appel d’offres récemment lancé par le ministère laisse également la porte ouverte à une voie express qui pourrait soit compléter la liaison autoroutière, soit représenter l’ensemble de la liaison entre les deux régions.Il faut dire que ce choix découle d’une nouvelle stratégie adoptée par les pouvoirs publics et qui mise justement sur la réalisation des voix express en complément du réseau autoroutier. Ce programme devrait se traduire par la réalisation, à l’horizon 2016, de 1 600 km de voies express. Un nouveau programme de réalisation des voies express reliant les plateformes logistiques et les zones industrielles intégrées est également à l’étude. En attendant, les données du ministère révèlent qu’à fin 2013, 727 km de voies express ont déjà été mises en service et près de 180 km sont en cours de réalisation.

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« Profession mikhali » vous réconciliera avec les chiffonniers ambulants

Sana Guessous – lavieeco.com

Ils sont quelque 10 000 travailleurs informels à collecter et à trier les déchets au Maroc. Les « mikhalis », ces petites mains qui recyclent comme elles peuvent, font l’objet d’un petit film de réhabilitation, réalisé par l’entreprise d’emballage Gharb Carton et Papier.

eboueur-Bou3ar-Mikhali-(2014-02-05)Que savez-vous des mikhalis, ces «chiffonniers» ambulants accusés de renverser les poubelles, salir les quartiers, perturber la circulation, enlaidir le paysage urbain avec leurs carrioles… De tous les maux de la terre, ou presque ?
Un petit documentaire de quinze minutes, mis en ligne le 23 janvier dernier, nous renseigne sur le quotidien méconnu de ces travailleurs informels, et nous invite à les scruter sous un angle inédit. Plutôt que de les déprécier, les combattre, pourquoi ne pas les considérer comme un atout pour nos villes ?

Recyclage à la marocaine

Car ces quelque dix mille petites mains ont le mérite de débarrasser nos rues de toutes sortes de déchets. «Les gens nous prennent pour des clochards, des voyous, déplore Mustapha, 21 ans. Ils nous accusent de débarquer des campagnes pour saccager les villes. Ils ne se rendent pas compte que c’est nous qui nettoyons la moitié de «leurs» villes».

100 à 150 kilos de carton usagé. C’est ce que collecte par exemple un chiffonnier tous les jours, selon les chiffres de l’excellent documentaire de sensibilisation «Profession mikhali», réalisé par la société d’emballage Gharb Papier et Carton, filiale du groupe Ynna Holding. «Nous vendons le carton récupéré à des intermédiaires, à 35 centimes le kilo. Ça nous rapporte entre 250 et 300 dirhams par semaine», confie un travailleur informel. Des camions acheminent ensuite cette marchandise à un centre de collecte et de ramassage à Casablanca, qui la compresse et l’expédie à son tour aux papeteries et autres usines pour être recyclée. Broyé, épuré, réduit en pâte puis transformé en papier d’emballage, le vieux carton ramassé par les soins du chiffonnier recouvre ainsi une nouvelle vie.

Grâce aux mikhalis, le Maroc récupère environ 28% du carton perdu. Un taux certes encore loin des 60% recyclés en Europe, mais que nous pourrions atteindre si seulement nous nous dotions du système de tri sélectif, à l’état de projet depuis dix ans… «Le carton part et revient sans cesse. Sans nous, il se noierait au milieu des ordures et ne servirait plus à rien, explique Mustapha. Il faudrait, à ce moment-là, beaucoup de bois, d’arbres, pour refaire le carton dont auront besoin les usines». Concrètement, nous informe le documentaire, une tonne de papier recyclé épargne 2,5 tonnes de bois coupé.

Le Maroc, qui consomme 180 000 tonnes de carton par an, doit importer 70% de sa matière première pour pallier aux besoins d’un secteur qui génère 11 milliards de dirhams de chiffre d’affaire par an, soit 2,7% du PIB industriel et 1,14% du PIB national.
«Nous importons alors que nous pourrions recycler notre propre carton usagé, se lamente Abdelali, intermédiaire. Et nous dénigrons ceux qui nous aident à recycler, qui nous fournissent une précieuse denrée». A méditer.

Publié 5 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Société

Souss-Massa-Draâ : Les investissements en chute libre

par Malika Alami – leconomiste.com

  • Ils sont passés de 25,58 milliards de DH en 2012 à 4,11 milliards en 2013
  • Les projets touristiques tournent au ralenti
  • L’énergie et les mines s’en sortent mieux, avec 34% des engagements
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Pas de chiffres mirobolants pour l’investissement en 2013 dans la région du Souss-Massa-Draâ. C’est ce qui ressort du dernier bilan annuel du Centre régional d’investissement (CRI). Quelque 580 projets d’un montant global de 4,11 milliards de DH ont été lancés l’an dernier, avec à la clé 7.623 opportunités d’emploi. L’enveloppe est largement en deçà de celle engagée en 2012, soit 25,58 milliards de DH. Et pour cause, 2012 était une année exceptionnelle, avec le lancement de plusieurs projets, notamment celui de l’aménagement de la station de Taghazout. Le chantier est estimé, à lui seul, à 10 milliards de DH.
Le tourisme reste parmi les secteurs les plus porteurs. Il représente  21% des engagements de 2013. Parmi les grands projets à venir, celui du réaménagement de l’ancien hôtel Salam de la société Vocation Loisirs à Agadir. Ce dossier faisait partie des projets validés en 2012,  mais depuis, il n’a pas démarré.
Le promoteur est en passe de réaliser un autre projet très en vue, une résidence immobilière de promotion touristique (RIPT). Une première sur l’avenue
Mohammed V à Agadir. A terme, l’établissement devrait offrir à la station balnéaire de la ville une capacité additionnelle de 308 chambres et 20 suites hôtelières. Une deuxième RIPT est prévue, avec 94 appartements et 4 duplex. Le chantier nécessitera près de 365 millions de DH. Il permettra la création d’environ 738 postes de travail.
Une troisième RIPT est au programme dans la région. Il s’agit d’une initiative de la commune de Mirleft dans la province de Sidi Ifni. Cette localité attire de plus en plus de touristes étrangers et nationaux amoureux de la nature ou à la recherche de dépaysement. D’un coût de 125 millions de DH, ce nouveau projet consiste en l’aménagement d’un hôtel de 30 lodges et d’une RIPT de 51 villas et 40 duplex. Il devrait générer à terme près de 380 emplois. Malgré ces projets, il faut reconnaître que les promoteurs touristiques sont plutôt frileux actuellement. L’activité du secteur, bien qu’en augmentation, reste en deçà des attentes. Sur le terrain, les chantiers sont plutôt au ralenti.
Le secteur qui s’en tire le mieux pour le moment c’est l’énergie et les mines qui accapare 34 % des montants engagés, avec une enveloppe totale de 1,39 milliard de DH. L’activité minière est l’un des piliers de la croissance du Souss-Massa-Draâ. Durant le premier semestre 2013, ce sont 880 autorisations qui ont été signées, totalisant des  investissements de l’ordre de 1,41 milliard de DH.

Megarama débarque à Agadir

Agadir s’apprête à accueillir un complexe cinématographique Megarama. Le dossier a été validé en 2013. Une bonne nouvelle pour les Gadiris, puisque toutes les salles de cinéma de la région ont été fermées! Il faudra cependant encore attendre, le temps de l’aménagement du complexe. Estimé à 200 millions de DH, il comprendra 13 salles d’une capacité totale de 2.962 places, dont une grande salle de 1.124 places, 14 pistes de bowling ainsi que des espaces de restauration et de service. Le tout sur un terrain en plein cœur de la station balnéaire. Le projet permettra la création de 280 emplois directs.

Publié 5 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Région

Guelmim se dotera de son Oasis d’or

Mohamed Laabid – aujourdhui.ma

P1130808

La ville de Guelmim avait rendez-vous avec la pose de la première pierre pour la construction du projet Oasis d’or, et qui aura des effets positifs sur l’économie de la région, et constituera une forte valeur ajoutée en termes de valorisation du produit touristique local.

Le coup d’envoi des travaux pour la construction de ce projet phare pour la région de Guelmim-Smara a été donné, vendredi dernier, par le nouveau wali de la région, Omar Elhadrami, accompagné d’une délégation officielle composée d’élus et de chefs de service extérieur. Ce projet qui a choisi pour site la commune rurale Abayno contre un investissement global de 130 millions de dirhams devra générer plus de 120 postes d’emploi directs et 500 postes indirects. La durée des travaux est de 4 ans.

Ce chantier se compose de deux volets : le premier porte sur une unité hôtelière de 4 étoiles qui s’étend sur 18 hectares, dont 120 chambres et 14 suites luxueuses, piscine, parking, jardin et d’autres installations.
Le second volet de ce projet consiste en un programme résidentiel, qui intéresse 248 lots de villa dont la superficie est de 154 à 500 mètres carrés, ainsi que 100 appartements, en plus d’un centre commercial sur 15 mille mètres carrés.

Ce projet participera à l’accélération du rythme de développement de toute la région sur les plans économique et social, et permettra également une mise en valeur des potentialités naturelles, culturelles et civilisationnelles de Guelmim. L’Oasis d’or devra renforcer les ressources de la région et sa capacité d’hébergement, ainsi que la valorisation de son produit, à travers des activités à caractère local (sport, divertissement, désert).

Pour rappel, cette région a été dotée en septembre dernier, en présence du ministre du tourisme, Lahcen Haddad, d’un contrat-programme pour le développement du secteur touristique, en vertu duquel 57 projets seront lancés : trois projets structurants et 54 projets complémentaires pour un investissement global de plus de 24,16 milliards de dirhams (MMDH). Ces projets sont répartis entre les provinces de Guelmim, avec 19 projets d’une valeur globale d’environ 20,89 MMDH, de Tata (16 projets/63,8 MDH), Tan Tan (3,08 MMDH) et Assa Zag (6 projets/22,7 MDH).
Dans le cadre des projets structurants, il a été prévu de développer deux stations balnéaires à la Plage blanche, en deux phases, et Oued Chbika, pour un investissement de 23 MMDH.

En parallèle, 54 projets complémentaires seront réalisés pour une somme totale de 1,16  milliard DH, dans le cadre de 4 programmes touristiques concernant les volets écologie et développement durable (28 projets),
patrimoine et héritage culturel (14 projets), divertissement et activités sportives (5 projets) et produits touristiques à forte valeur ajoutée (4 projets)

Photo M. Terrier

Publié 5 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Développement, Tourisme

Maroc : L’Etat autorise les citoyens à ouvrir des comptes en devise

Adam Sfali – Lemag.ma

Rabat : Avoir son compte bancaire en dollars ou en euros est un droit nouveau, acquis pour les citoyens marocains.

6294017-9491559En effet, l’office de change, a émis hier soir une circulaire nouvelle, portant assouplissement de la réglementation des changes au Maroc.

Selon l’énoncé de la dite circulaire, un avantage significatif a été accordé à tous les citoyens marocains, en les autorisant à ouvrir des comptes bancaires en devises étrangères, utilisables pour financer leurs voyages à l’étranger pour tourismes ou pour affaires.

Autre changement de taille, prévu par la nouvelle circulaire de l’office de change, concerne les MRE, ainsi, les marocains du monde, qui décident de rentrer définitivement au Maroc, ont désormais droit, de continuer à détenir et à disposer librement de leurs avoirs en devises constitués à l’étranger.

La circulaire de l’office de change, datée du 3 février 2014, est disponible en consultation ci-dessous :

.Circulaire N° 3/2014 relative aux comptes en devises au nom des personnes physiques et des sociétés non exportatrices

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Publié 5 février 2014 par Michel Terrier dans Actualité

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