Archives de 28 avril 2014

Soirée marocaine au restaurant Ikbal le 10 mai 2014

Ikbal

Publicités

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sorties

L’Institut français d’Agadir et la Commune Urbaine d’Agadir organisent du samedi 3 au vendredi 9 mai les 6èmes RENCONTRES DU CIRQUE ET DES ARTS DE LA RUE

Encart 6RC-P2014

A cette occasion, est organisée la soirée GRANDS SPECTACLES au Théâtre de verdure de la Municipalité samedi 3 mai à 20 heure. Un des temps forts de ces 6èmes RENCONTRES !

Acrobaties, mât chinois, bascule, jonglage, portés… vont donner à cette soirée un air de fête

Les Compagnies Colokolo, Shems’y et Ocus, de France et du Maroc, vont présenter au cours de cette soirée trois spectacles.

Nous commencerons la soirée par le spectacle Prince à dénuder de la Compagnie française Ocus. Dans ce spectacle, une princesse, un prince et un cheval. C’est une princesse qui, se sentant seule dans son donjon, décide, pour y remédier, de commander un prince sur Internet. Elle a envie qu’il sente bon, qu’il ait les dents qui brillent et qu’il joue de la guitare électrique. Espérons que le prince commandé soit à la hauteur de ses attentes !

Nous poursuivrons la soirée avec le spectacle Hamsse de l’Ecole nationale de Cirque Shems’y. Sur scène prendront place sept grands acrobates. Le spectacle Hamsse est une évasion vers l’imaginaire, et ce, en pleine ville, une bulle d’énergie à offrir à tous les regards.

Enfin, Qahwa nos nos de la Compagnie marocaine Colokolo est, avec ses acrobates, ses jongleurs, ses danseurs urbains, un spectacle un dynamisme inouï.

En plus de la soirée GRANDS SPECTACLES, sont organisés sous le chapiteau jaune de la Compagnie Ocus au Complexe culturel Khaïr Eddine des spectacles pour petits et grands du lundi 5 au vendredi 9 mai. La magie des spectacles prendra effet tous les soirs à 20 heure.

Les invitations pour la soirée GRANDS SPECTACLES sont à retirer à la médiathèque de l’IFA.

 

Pour plus d’informations sur l’ensemble des spectacles, voir ci-dessous le programme de ces 6èmes RENCONTRES DU CIRQUE ET DES ARTS DE LA RUE.:

 

Encart 6RC-P2014

Encart 6RC-P2014

Encart 6RC-P2014

Encart 6RC-P2014

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Spectacle

Rencontre Littéraire et Sportive avec Nelson Monfort au Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa le 9 mai 2014 à 19 h 30

Microsoft Word - CP monfort nelson.doc image001

 

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Culture, Interview, Littérature, Sport

Thomson and First Choice expand UK network

routes-news.com

Thomson and First Choice are introducing 29 new routes from regional UK airports including Birmingham, Manchester and Bristol.

b7d41aa04e4da12ee42f355b9c8e1b10_XL

The airlines are set to increase capacity at UK regional airports with the introduction of 29 new routes in summer 2015 to destinations such as Dubrovnik, Marrakesh and Antalya.Birmingham Airport will see five new routes to Agadir, Morocco; Chanai, Greece; Djerba, Tunisia; Sal, Cape Verde and Porto Santo.Four new routes from Bristol Airport include Santorini, Greece; Pula, Croatia; Marrakech, Morocco and Dubrovnik, Croatia.Manchester Airport is due to have new routes to Alghero, Italy; Djerba, Tunisia; Split, Croatia and current winter route to La Palma in the Canaries.Director of aviation planning for Thomson and First Choice, Karen Switzer, said: “Expanding access to our portfolio of destinations and hotels is a key part of our overall strategy.“The demand for more regional routes is strong, and adding additional capacity from the 20 UK airports we serve as well as introducing 29 new routes demonstrates our commitment to getting holidaymakers to their sun spot more easily.” Other airports benefiting from new destinations include Humberside, Norwich, Glasgow, Edinburgh and Aberdeen, with reintroduction of Antalya, Turkey from Cardiff.

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme, Transports

Le fort d’Aglagal, sur les traces du Cheikh Essaâdi à Agadir

MAP – h24info.ma

Rares sont les Gadiris de souche, et rarissimes encore sont les nombreux visiteurs et amoureux d’Agadir, qui savent qu’il y a plusieurs siècles, cette terre n’était point un « waste land », mais que s’y dressait une forteresse redoutable, une école réputée, et que s’y sont livrées de farouches batailles.

Traversée par un important réseau routier, la zone est en effet émaillée d'un chapelet de douars.©DR

Traversée par un important réseau routier, la zone est en effet émaillée d’un chapelet de douars.©DR

« Vas-y doucement, regardes du côté gauche, arrêtes-toi ici, et jette un regard du côté droit. Ici, tu n’as pas le droit d’aller vite! », c’est en ces termes secs, mais enrobés d’un humanisme profond, que le jeune Ahmed, accompagnateur de la MAP, dessinait avec rigueur et rudesse les contours d’une plongée, à la fois pénible et passionnante, dans les méandres historiques d’une ville qui, en apparence seulement, n’affiche pas plus de 70 ans d’existence.

Avec la même rigueur, la même sévérité de ton, Ahmed poursuit ses sommations sèches: « Vas-y doucement, arrêtes-toi ici. Tu vois cet arganier là-haut? Tu dois grimper toute cette crête rocheuse et escarpée pour voir les vestiges du fort d’Aglagal, là où fut assassiné un des illustres fondateurs de la dynastie sâadienne, Cheikh Mohamed Essâadi » (1540/1554) .

Or, rien au premier abord ne laisse présager que le petit village d’Agard, juché derrière une forêt d’argan touffue au pied du Haut-Atlas, à 12 km seulement au nord-est d’Agadir, abritait autant de mystères, quoique l’on sache que la région dispose d’une école traditionnelle et d’une mosquée presque millénaire d’où émanent des fragrances de dévotion, de spiritualité et des fragments d’histoire.

Un chapelet de douars
Traversée par un important réseau routier le long de la route menant via Azrarag vers la commune de Drarga à l’est d’Agadir, la zone est en effet émaillée d’un chapelet de douars et d’anciennes habitations disposant quasiment toutes d’un lieu de culte ou d’une école coranique.

Dans « L’encyclopédie du Maroc », Ahmed Bouchareb écrit que ce fort d’Aglagal, dont ne subsistent plus aujourd’hui que des vestiges à peine visibles, est le lieu dans lequel les Sâadiens durent se retrancher en 1515, après que les Portugais eurent cessé de poursuivre les combattants, dans le sillage d’une grande expédition militaire ayant débouché sur leur défaite et la mort de nombre de leurs alliés.

Pour Houcine Affa, ancien doyen de la faculté de Chariâa d’Aït Melloul et chercheur dans l’histoire de la région, ce fort, dont le nom amazigh renvoie à « la montagne pierreuse », aurait été fondé sous les Almoravides, au moment où Youssef Ibn Tachfine cherchait à assurer la protection des routes commerciales contre les attaques des tribus Masmouda.

La même forteresse a été prisée par les moudjahidines, alliés des chorfas sâadiens: ils y affluèrent en nombre au moment où ces derniers lançaient la guerre sainte contre l’occupation portugaise du fort d’Agadir et des autres présides occupés.

Le chercheur soutient que les Sâadiens ont combattu les Portugais à partir d’Aglagal dès 1536, à coups de sorties conjuguées au renforcement de leur fort en construisant notamment une muraille et des tours équipées de 40 à 50 mortiers orientés vers le fort de « Founty » ou vers d’autres installations coloniales de la ville, avant sa libération définitive en 1541.

Une tête coupée
Mais quel rapport entre Aglagal et la mort de Cheik Mohamed Essâadi? L’historien Mohamed Sghir Al Ifrani raconte, avec moult détails, sur les circonstances de l’assassinat du Chérif, abattu en milieu de la nuit, alors qu’il faisait escale à la forteresse d’Aglalgal sur le chemin de Marrakech, par quatre personnes qui lui avaient prêté allégeance, plus tôt, à Taroudant.

Les assassins perfides lui ont coupé la tête et se sont enfuis avec leur « trophée » vers Sijilmassa, puis vers Alger d’où ils ont gagné la Porte Sublime à Istanbul, capitale des Ottomans à l’époque, reprend Houcine Affa, précisant que « c’est bel et bien ici que Mohamed Cheikh Essâdi a été assassiné avant que sa dépouille ne soit transférée, sans tête, à Marrakech pour y être inhumée ».

Pour M. Affa, auteur d’un livre à paraître prochainement sous le titre « Mesguina, la porte du Souss »,  cette thèse est confortée par la position géographique de cette région: « toutes les caravanes provenant du Sahara chargées d’or et d’autres matières précieuses traversaient la région de Mesguina, l’unique passage à travers les montagnes de l’Atlas à côté de Sijilmassa à l’est ».

Importants flux humains
Il relève que cette zone, habitée par les tribus d’Aït Abbas, Aït Takoute et Aït Al Kablat, a été traversée depuis fort longtemps par d’importants flux humains, comme en témoignent les vestiges des Almoravides. Ainsi, à environ mille mètres à vol d’oiseau du fort d’Aglagal, se dresse la mosquée de Timezguida Ougard, un lieu de culte entouré d’un impressionnant cimetière sâadien et de deux sépultures curieusement orientée vers le Sud.

Pourquoi encore cette orientation? Mohamed Bayri, un acteur associatif, fait observer, en se basant sur la tradition orale, que cette orientation était due à l’emplacement erroné du mihrab almoravide, qui ne cadre pas avec le mihrab de la mosquée sâadienne.
Il note que certains racontent même que les dépouilles étaient inhumées dos au sol et pieds vers la kibla, dans l’espoir de ressusciter, le jour du Jugement dernier, dans cette posture.

Faisant peu de cas de cette « interprétation populaire », M. Affa souligne que ce mihrab est ainsi orienté à l’instar de plusieurs mosquées érigées par les Almoravides dans le sud (au moins 11), du fait que ces derniers s’en tenaient au sens apparent d’une tradition prophétique selon laquelle le Prophète Sidna Mohammed aurait répondu à ses disciples, au moment de la fondation de la mosquée de Médine, « qu’entre l’est et l’ouest, il y a kibla ».

De son côté, Haj Abdallah, un des vieux habitants d’Agard, fait observer que le cimetière attenant à cette mosquée est petit, comparé aux autres cimetières qui s’étendent sur des superficies de plusieurs hectares, du côté droit de la route, tout en déplorant au passage l’abandon et l’oubli qui menacent ces sites.

A ce propos précisément, Omar Affa, frère de Houcine Affa et professeur d’histoire à la faculté des lettres de Rabat, écrit que Timezguida Ougard se distingue par ses constructions qui diffèrent des habitations locales: elles ont été édifiées selon le style architectural sâadien. Quant aux tombeaux appelés par la population « Tissâadiyine », certains portent des ornements, ce qui laisse supposer, pour l’historien, que ces sépultures sont celles de princes sâadiens.

Un cimetière pour Moujahidine
Le chercheur poursuit que le cimetière attenant à cette mosquée, la plus ancienne et la plus proche du littoral atlantique vers le port d’Agadir, recevait les dépouilles des moudjahidines tombés au champ d’honneur lors des batailles menées par les Sâadiens contre les Portugais pour libérer le fort d’Agadir (1505/1541).

Une théorie justifiée, selon lui, par l’immense étendue de ce cimetière, incontestablement disproportionné par rapport à la population de cette région, sachant que les tribus de Mesguina ne comptaient pas plus d’un millier de foyers (moins de 3.000 âmes) à la fin du 19e siècle.

Abondant dans le même sens, Houcine Affa signale que ce nombre impressionnant de tombes à proximité de la forteresse d’Aglaga et du village d’Agard -d’où partait la plupart des expéditions militaires contre les Portugais-, ne peut s’expliquer que par le nombre élevé des morts tombés dans la guerre contre les Portugais et, plus prosaïquement, dans les batailles que se sont livrées ensuite Mohamed Cheikh et son frère Al Aâraj après la prise d’Agadir en 1541.

Le fort d’Aglalgal est, depuis, tombé en ruines, hormis quelques vestiges: la population s’est déplacée vers le port d’Agadir.

Mais l’école d’Agard n’a pas dérogé, entretemps, à sa mission scientifique puisqu’elle a continué à rayonner tout au long de l’époque sâadienne, bien avant la création d’une école similaire dans le village voisin d’Ighlane au sud-est.

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Agadir, Histoire

Retrouvailles des anciens de Gauguin

IMG_5779

Dans quelques jours, certains seront à Agadir pour la réunion des anciens de l’école Gauguin.  


Pour une participation de 1000 dh, 
le programme est le suivant :

Jeudi 1er mai : A 19h00 pot de bienvenue au club Al Moggar dans le hall de l’hôtel.

Vendredi 2 
: Rendez-vous dans le hall du Club Al Moggar, pour aller déjeuner à l’Atlas Kasbah, puis match de foot sur le parking de Gauguin à 17h00, avec de bonnes pâtisseries d’ex-Hilton et enfin pour finir la soirée en beauté, soirée blanche à partir de 20h00 au club Al Moggar, avec repas et animation.

Samedi 3 : Rendez-vous à 10h00 dans le hall du Club Al Moggar pour déjeuner à Imchguiguilne avec visite organisée du grenier fortifié. Soirée au Millenium, ex Byblos, pour retrouver certains souvenirs d’enfance.

Dimanche 4 : journée cool : bronzage et décontraction au Paradis Plage. Prenez juste les boissons.

 

Sont conviés à participer à ces retrouvailles tous les anciens de Gauguin, leurs parents, leurs conjoints et leurs enfants.

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Ali Assebane au 06 99 12 55 56.

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Bons moments

Connect Institute organise un événement exceptionnel à Agadir !

La première édition de Agora Agadir aura lieu le vendredi 2 mai 2014 à 17h00 à Riad Haj Bachir.

Réservez vos places et celles de vos proches pour participer à cet événement unique. Unique par son panel d’intervenants remarquables. Unique par les discussions et échanges qu’il offre. Unique par le cadre dans lequel il aura lieu.

Enregistrez-vous en remplissant ce formulaire.

Ou contactez-nous sur: 05 28 22 78 82 / 06 61 31 60 67

Visitez notre Page Facebook!

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir

Produits du terroir : Un vecteur du développement local

Alié Dior Ndour – lavieeco.com

Inscrits dans le Pilier II du Plan Maroc Vert, les produits du terroir sont une alternative pour la diversification des sources de revenu des agriculteurs. La production annuelle est estimée à 2,3 millions de tonnes, soit un chiffre d’affaires de 15 milliards de DH.

terroir-Maroc-(2014-04-25)

Le choix n’est pas fortuit. En décidant de placer la 9e édition du Salon international de l’agriculture de Meknès (SIAM) sous le sceau des produits du terroir, le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime veut conférer à ces cultures toute l’importance qui leur revient dans la stratégie agricole. Plus principalement, le choix est dicté par la nécessité d’exploiter tout le potentiel que recèle le Royaume pour favoriser le développement local, plus particulièrement dans des zones marginales, et permettre aux populations de diversifier leurs sources de revenus afin d’améliorer leur condition de vie.

Mais ce n’est pas que cela, les produits du terroir peuvent à terme constituer une source de devises non négligeable pour le pays, tant ils sont demandés dans le monde entier à la faveur de l’évolution des modes de consommation et surtout en raison de la défiance que suscitent de plus en plus les produits alimentaires et de soins corporels industriels. «Le concept terroir est un moyen de se démarquer, il ouvre des portes», résume Ahmed Khannoufi, chargé des affaires de la direction de développement de la commercialisation des produits du terroir à l’Agence pour le développement agricole (ADA).

Près de 150 produits à fort potentiel recensés

De par sa diversité climatique et physique, le Maroc regorge de richesses naturelles ancestrales qui ne demandent qu’à être exploitées. «Un grand réservoir naturel de ressources phylogénétiques et animales», pour reprendre l’expression de Jawad Chami, DG du SIAM. La production nationale de produits du terroir est d’environ 2,3 millions de tonnes par an, dont les trois quarts sont assurés par 5 régions (Souss-Massa-Draâ, Marrakech-Tensift-El Haouz, Meknès-Tafilalet, Guelmim-Es Smara et l’Oriental). Le chiffre d’affaires correspondant des producteurs s’élève à près de 15 milliards de DH.

Ce ne sont que quelques indications révélatrices de la dimension du secteur. Si l’on se réfère aux objectifs du Plan Maroc Vert, l’activité devrait être largement plus consistante à moyen et long termes.

Compte tenu du mode d’organisation des producteurs (activité familiale, petites quantités, mise en valeur déficiente des produits, prédominance  du circuit commercial informel…), il fallait donc tout revoir de manière à massifier l’offre en vue de pouvoir accéder dans de meilleures conditions à des marchés dont la demande porte souvent sur de grandes quantités.

Cette mission est dévolue à l’ADA qui est chargée, entre autres, de proposer aux autorités gouvernementales des plans d’action relatifs au soutien de l’agriculture solidaire à travers la promotion et la mise en œuvre de projets économiquement viables en vue d’améliorer le revenu des agriculteurs.

L’agence a commencé par recenser les produits, région par région. Près de 150 produits végétaux et animaux ont été ainsi identifiés. Toutes les filières, de la production à la commercialisation, ont été étudiées pour déterminer les chances de réussite à l’exportation. De manière plus prosaïque, il fallait s’assurer du potentiel de l’offre marocaine, des marchés prometteurs et des conditions d’accès à ces marchés, dont le principal est la France. Une stratégie en cinq points est arrêtée en 2011. D’abord, réorganiser les groupements de producteurs (coopératives  ou groupements d’intérêt économique).

Sur une centaine recensée, 50 sont retenues pour être accompagnées. Le choix s’est fait après un diagnostic complet (gouvernance, situation financière, possibilité de valorisation des produits…). Le plan d’action qui leur a été soumis doit les faire passer à une situation cible performante. Ce n’est là qu’un premier pas : «Cette approche sera généralisée», indique M. Khannoufi.

Le deuxième point concerne la logistique. Le ministère, à travers l’ADA, a donc décidé de mettre  à la disposition des groupements des plateformes régionales de stockage (entrepôts secs et froids) et de conditionnement, de même que des showrooms pour la commercialisation. Pour le moment, deux plateformes sont en construction, un autre au sein de l’Agropolis de Meknès et un dans la zone d’activité économique d’Aït Kamra à Al Hoceïma.
Troisième point, le développement des marchés domestiques  et extérieurs.

L’objectif consiste à faire la promotion des produits du terroir pour leur ouvrir les portes des réseaux moderne de distribution, principalement les grandes et moyennes surfaces. Au niveau local, des négociations sont en cours avec des GMS pour référencer les produits du terroir ou augmenter l’offre. Pour illustration, des conventions spécifiques sur les dattes d’Erfoud sont signées.

Mais les produits sont disponibles en quantité dans des boutiques spécialisées. Selon l’ADA, plusieurs journées de promotion ont été organisées en association avec les GMS. Par exemple, à l’occasion du mois de Ramadan, une opération promotionnelle des produits du terroir a eu lieu du 24 juillet au 14 août 2013 dans 10 magasins Marjane situés dans 8 villes (Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Tétouan, Marrakech, Agadir et Mohammédia).

A première vue, les efforts commencent à payer. Le chiffre d’affaires réalisé dans ce réseau de distribution moderne a progressé de 27% entre 2012 et 2013, passant de 4,5 MDH à 5,7 MDH.

A l’étranger, l’agence organise la participation à des salons et foires. C’est à cet égard que des délégations comprenant des coopératives ont été envoyées à Paris, Berlin, Riyad, aux Emirats Arabes Unis et en Suisse. Partout, les consommateurs n’ont pas été indifférents aux produits marocains. Ce qui a encouragés des acheteurs et distributeurs de ces pays de signer des partenariats. Environ 15 000 tonnes, tous produits confondus, ont été exportées en 2012-2013. Encore modique, vu le potentiel. Néanmoins, il est certain que le circuit formel commence à fonctionner convenablement.

Le quatrième axe de la stratégie consiste à encourager les groupements à labelliser leurs produits. Le label est un moyen d’identification, de garantie de la qualité d’un produit et de protection contre la fraude. La démarche est bien définie par la loi 25-06 sur les signes distinctifs d’origine et de qualité (SDOQ)  des produits agricoles et des denrées alimentaires et des produits agricoles et halieutiques.

Ce texte permet la valorisation des produits du terroir grâce à la reconnaissance de leurs spécificités dues à l’origine géographique, au savoir-faire des populations locales et/ou à leurs conditions d’obtention et de transformation. Trois signes sont couverts par ce texte : le label agricole (LA), l’indication géographique (IG) et l’appellation d’origine (AO). L’objectif est de concevoir une marque parapluie Maroc pour «mettre en valeur» toute l’offre.

Le cinquième point est relatif à des campagnes de communication institutionnelle au Maroc et à l’étranger pour mettre en exergue les produits phare.

L’Etat apporte un appui financier aux projets d’investissement

L’Etat ne se contente pas d’aider à l’organisation des producteurs. Il apporte également son appui dans le cadre du Pilier II du Plan Maroc Vert en finançant en partie des projets de mise en valeur par le biais du Fonds de développement agricole (FDA). Il en est ainsi de l’unité de conditionnement et de transformation de la figue de barbarie d’une capacité annuelle de 8 000 tonnes ouverte à Sidi Ifni en 2012 et dont l’objectif est d’exporter au moins 20% de la production. Porté par le GIE Sobbar Ait Bâamrane, le projet a nécessité un investissement de 22 MDH. C’est un signe que l’Etat veut se montrer disponible pour faire en sorte que les produits du terroir soient un vecteur du développement local.

Publié 28 avril 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agriculture, Artisanat, Région, Tradition

%d blogueurs aiment cette page :