Agadir, Théâtre hassani : Le renforcement des liens entre artistes

MAP – lematin.ma

Ouverture à Agadir, du 2e Festival national du théâtre hassani. Il ambitionne de contribuer au développement de la pratique théâtrale au Sahara et d'attirer l'attention sur l'importance de lui accorder davantage d'intérêt. Ph : MAP.

Ouverture à Agadir, du 2e Festival national du théâtre hassani. Il ambitionne de contribuer au développement de la pratique théâtrale au Sahara et d’attirer l’attention sur l’importance de lui accorder davantage d’intérêt. Ph : MAP.

Le coup d’envoi de la deuxième édition du Festival national du théâtre hassani, une manifestation initiée du 14 au 18 mai par l’Atelier Wafa de théâtre d’Agadir avec le soutien d’autres partenaires, a été donné, mercredi à Agadir, en présence de plusieurs troupes théâtrales.

«Les organisateurs sont fermement convaincus de la profondeur et de la richesse de la culture hassanie, ainsi que du droit du théâtre hassani à un rayonnement conséquent», a souligné en ouverture le président du Festival, Ismaïl Elenetra.

Pour lui, cette expression artistique, loin de rester cantonnée dans une région géographique précise, se doit de s’ouvrir à un public plus large dès lors que la langue hassanie ne représente point un handicap pour les récepteurs ne la parlant pas.

Il a noté que ce Festival ambitionne de contribuer au développement de la pratique théâtrale au Sahara et d’attirer l’attention sur l’importance de lui accorder davantage d’intérêt, soutenant que la tenue de cette manifestation hors des trois régions du Sahara traduit la volonté et la propension des organisateurs à l’ouverture.

Sur le programme de cette édition, il a évoqué une série de représentations théâtrales de troupes venant d’Agadir, Guelmim, Essmara et de Lâayoune, la performance d’une troupe musicale de Tan Tan et un récital de poésie animé par Mohamed Salem Baba rey de Dakhla, en plus d’ateliers de formation et d’autres activités culturelles avec la participation d’une pléiade de chercheurs, artistes et intervenants concernés par la culture et le théâtre hassanis.

De son côté, le secrétaire général du CNDH, Mohamed Sabbar, a indiqué que l’adhésion du Conseil à ce festival s’inscrit en droite ligne de son souci de contribuer à la promotion des droits culturels en tant que composante des droits de l’Homme et en parfaite conformité avec les dispositions de la Constitution de 2011 ayant consacré la diversité des affluents de la culture nationale, dont la culture hassanie.

Il a, aussi, relevé que le soutien qu’apporte le Conseil à cette manifestation s’inscrit dans le prolongement des actions menées par le CNDH et ses trois commissions régionales dans les provinces du Sud visant à promouvoir les droits de l’Homme en général et les droits culturels en particulier.

Il a, ainsi, rappelé que le Conseil a œuvré, avec d’autres partenaires, pour le lancement du projet d’un musée du Sahara à Dakhla, l’élaboration d’une anthologie de la musique hassanie, la création d’un master des études sahraouies et d’un Centre des études sahariennes, mettant l’accent sur le rôle de ce Festival dans la professionnalisation de la pratique théâtrale au Sahara, le renforcement des liens entre artistes hassanis et leurs pairs d’autres régions du Royaume et l’enrichissement de l’expression artistique et culturelle aux plans régional et national.

La cérémonie d’ouverture a été émaillée par un vibrant hommage à une constellation d’artistes, dont Mohamed El Jam, Hassan Badida et Mostafa Toubali, ainsi qu’à Touriya Jabrane qui préside le jury de cette 2e édition, aux côtés de Miloud Bouchaid (universitaire et chercheur en théâtre hassani), Ahmed Mouloud Weldaydah Elhlal (professeur universitaire à Nouakchott et directeur du Centre des études sahariennes), Abdellatif El Taibi (journaliste et artiste), Moukhtar Eldah (un des fondateurs du théâtre hassani), Naima Zitane (professeur à l’Isadac) et Ahmed Mesaaya (écrivain et universitaire).

Le 2e Festival national du théâtre hassani est organisé en partenariat avec le CNDH, le Centre des études sahraouies, le groupe OCP, l’Agence du Sud, le ministère de la Culture, la commune urbaine d’Agadir et l’Association SMD Cultures.

Publicités

Publié 16 mai 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Art, Théâtre

%d blogueurs aiment cette page :