Samir Benmalek – lematin;ma
Les augmentations moyennes de la température de +0,6°C, +1,8°C ou de +3,3°C auront des conséquences inévitables sur les disponibilités en eau dans des zones où le stress hydrique est déjà important. Mais les oasis, fruits de l’adaptation des populations locales durant des siècles à un climat en continuel changement, sont soumises à des pressions de plus en plus fortes, d’où «la nécessité de mettre en place des mécanismes d’adaptation accélérée dans un environnement toujours plus rude», comme l’a souligné Bruno Pouëzat, représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (Pnud) au Maroc, lors de l’ouverture de la conférence sur «l’adaptation au changement climatique, entre défis et opportunités», qui s’est déroulée hier lundi à Agadir. Même si les populations oasiennes «n’ont pas attendu nos débats», selon la formule de Mohamed Nbou, directeur des études et de la planification au ministère chargé de l’Environnement, il fallait également mettre en place un cadre qui regroupe les populations concernées, les pouvoirs publics et les institutions internationales. Ce partenariat a pris forme durant la période 2010-2012, qui a connu la naissance du projet spécifique d’adaptation au changement climatique pour des oasis résilientes. Ce programme, financé par le Japon en partenariat avec le Pnud, a été prolongé jusqu’en 2014 et doté de 3 millions de dollars, selon Rachid Tahiri, du ministère chargé de l’Environnement. «Le donateur, qui a vu ses investissements apporter des résultats positifs, a donc décidé d’une deuxième phase avec une intervention du gouvernement marocain», a précisé Bruno Pouëzat qui croit savoir que l’exode rural dans ces régions a diminué et «on a même constaté un retour des populations. C’est un renversement de tendance».
Faire émerger l’économie verte
La première phase de programme est d’abord passée par l’implication des agriculteurs dans différents aspects : gestion des ressources hydriques afin de «décorréler la production agricole et la ressource en eau», renforcement du système d’alerte avec l’entrée en fonction de dix nouvelles stations météo intégrée dans le réseau national, l’éclairage public à partir de l’énergie solaire comme c’est le cas dans la commune rurale de Fezna sur une longueur de 8 kilomètres, nouvelles techniques culturales… Ces réalisations et «le choc du changement climatique qui impose une décision immédiate» offrent également l’opportunité de favoriser l’émergence d’une économie verte. «Si le système économique reste fragile en l’absence d’approche territoriale, la résilience des oasis face aux changements climatiques est un levier vers l’éclosion d’une économie verte», a souhaité Rachid Tahiri. Lors des débats qui ont succédé aux conférences, une intervention d’un élu local a pointé un doigt accusateur sur certains choix de cultures, ce qui explique peut-être cette absence d’approche territoriale : «Cultiver de la pastèque dans une commune comme Tata est un crime», faisant allusion à la grande quantité d’eau, jusqu’à 800 litres, nécessaires pour la production d’une pastèque.



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