« BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS », exposition photographique à DarZahia, Taroudant

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À l’occasion de L’Aïd el Ahda, le riad DarZahia prête ses murs à une exposition photographique sur le rituel populaire bilmawen, mascarade populaire incarnée par des créatures d’apparence monstrueuse, semant l’effroi dans les villages de l’Atlas. Pour cette exposition, deux photographes portent un regard fasciné et poétique sur cet évènement qui se produit chaque année lors de la fête du sacrifice du mouton.

 

 

« BILMAWEN, CROQUE-MITAINES DE L’ATLAS »

Exposition photographique à DarZahia, Taroudant.

Photographies de Claude Philip et Marc Belli.
Du 11 au 31 octobre 2014, (entrée libre tous les jours de 14h à 18h).

Vernissage en présence des photographes le samedi 11 octobre à partir de 17h

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Chaque année, le matin de Tafaska, des créatures mi-hommes mi-animales sèment l’effroi dans les villages du Haut Atlas marocain, ce sont les bilmawens, ou boujlouds en arabe.

Agiles, pernicieux et armés de pieds de bouc, ils courent partout distribuant des coups de sabots à ceux qu’ils croisent sur leur chemin.
A leur approche, les villageois s’enfuient pour leur échapper, mais quand ils sont rattrapés ils savent aussi que les coups de sabots leur porteront bonheur.

Ainsi se pratique depuis la nuit des temps ce rituel populaire chez les berbères, une tradition indigène très enracinée dans la culture amazigh.

Les mutations en profondeur des sociétés au Maghreb ont peu à peu relégué cette tradition dans l’oubli, à l’exception du Maroc. Le peu que l’on sache sur la signification de ce rituel est qu’il feint d’incarner l’esprit des ancêtres sortis de leur tombes venus visiter et tourmenter les vivants. L’événement combine la manifestation joyeuse avec des aspects socio-culturels élaborés et des performances théâtrales où se mêlent la tragédie et le burlesque, pendant que d’autres jouent des tambours, dansent et chantent.

Le jour du sacrifice du mouton, les jeunes hommes autour de la vingtaine, confectionnent des accoutrements avec les peaux encore sanguinolentes des bêtes fraîchement dépecées. À l’abri des regards, ils se noircissent la figure à l’aide de poudre de charbon de bois, et se masquent le visage d’une tête de bouc ou de bélier, souvent coiffés d’un petit bouquet de fleurs et de feuillages. Parés de la tête aux pieds de peaux et de poils, tels des personnages maléfiques acquis aux démons et aux mauvais esprits, ils partent inquiéter les villageois, jusque dans leur maison, jour et nuit durant 5 jours.

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