Université d’Aït Melloul : Les premiers amphis livrés en novembre

Yassine SABER – lesecos.ma

Un montant de 100 MDH a été engagé pour les trois tranches afférentes à la construction de ce nouveau campus. Au total, ce sont 7 amphis et 40 salles qui seront construits.  

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À l’approche de la rentrée universitaire, le challenge est de taille pour l’université Ibn Zohr (UIZ) d’Agadir. Près de 19.097 nouveaux inscrits rejoindront les différents établissements universitaires à accès ouvert. Pour atténuer cette pression, la présidence de l’UIZ d’Agadir a décidé d’activer sa politique de décentralisation de l’offre en enseignement supérieur. Ainsi, le pôle universitaire d’Aït Melloul sera ianuguré au cours de cette année universitaire. Il recensera six filières en faveur des bacheliers de la préfecture d’Inzegane-Aït Melloul et la province de Chtouka-Aït Baha (Biougra) vue de réduire la pression sur les sites d’Agadir. Il y a d’abord la filière des études anglaises et celle de géographie. Pour ce qui est des sciences, le campus abritera les filières de physique et de chimie. Enfin, les filières de droit et d’économie et de gestion seront également proposées. Sur les 19.097 inscrits sur la plateforme de préinscription en ligne de l’université, 3.275 étudiants relèvent du campus d’Aït Melloul, soit 17% de l’effectif. Sur le site, les travaux avancent à un rythme soutenu dans une partie du terrain qui s’étend sur 27 ha, à proximité de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, sur la route nationale n°10, dans la localité d’Azrou. Quant à l’enveloppe budgétaire engagée, le montant est de l’ordre de 100 MDH pour les trois tranches. Des marchés publics seront lancés par la présidence de l’Université Ibn Zohr d’Agadir et le ministère de tutelle. Pour le moment, la première tranche a été déjà lancée par l’entreprise El Oillaf Sarl, une des sociétés opérant dans le secteur du BTP, suite à un appel d’offres, tandis que les deuxième et la troisième tranches seront respectivement lancées par la Compagnie générale immobilière (CGI) et l’entreprise Zerkdi. Au total, l’opération permettra de construire 7 amphis et 40 salles de sorte à absorber l’effectif en augmentant la capacité d’accueil de l’université. Les premiers amphis seront opérationnels, selon la présidence de l’Université Ibn Zohr, au mois de novembre prochain, tandis que la deuxième et la troisième tranches et la dernière prendront fin, respectivement au mois de mois d’avril et de juin.


Intervew de Omar Halli
Président de l’Université Ibn Zohr

Les ÉCO : Les travaux de construction de l’annexe d’Aït Melloul ont été lancés il y a quelques mois. Où en est ce projet ?
Omar Halli : Le pôle d’Aït Melloul est en cours de construction. Actuellement, on dispose de deux amphis et 20 salles qui seront achevés fin novembre ou mi-décembre, dans le cadre de la première tranche lancée par l’université. Pour les autres, les travaux viennent de commencer. La deuxième tranche, qui consiste en la réalisation de trois autres amphis, sera livrée en avril. La troisième, qui concerne 2 amphis, sera prête en juin prochain. À titre informatif, c’est la première fois qu’une université disposera d’un amphi de 800 places, les autres comptant, en moyenne, 500 places.

Pourquoi avoir choisi ce site ?
Nos différentes études sur la mobilité ont prouvé que le flux provenant de la préfecture d’Inzegane-Aït Melloul est égal à celui d’Agadir-Ida Outanane. C’est pourquoi nous avons acquis, avec l’aide des Eaux et forêts, cette parcelle en vue de satisfaire les besoins de ce grand bassin de recrutement. Au moins 20% des étudiants qui se dirigent vers Agadir pour s’inscrire aux facultés à accès ouvert proviennent de la préfecture Inzegane-Aït Melloul. Il y a d’autres problèmes, notamment les difficultés de déplacement liées au transport des étudiants, surtout dans les heures de pointe.

Et pour le corps professoral ?
La proximité nous permettra de faire appel aux professeurs du site d’Agadir, situé à 8 km de là, mais aussi d’encourager la vacation. Actuellement, nous avons lancé 20 postes pour recruter des enseignants-chercheurs et quelques administrateurs. Les étudiants commenceront leurs cours à l’annexe d’Agadir, près de la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES), dont 45% de la capacité n’est pas encore exploitable. Après le mois de janvier, les étudiants iront au pôle d’Aït Melloul pour continuer leurs études.

Justement, comment vous-comptez développer ce site ?
Le défi pour nous est d’édifier un pôle universitaire jouxtant l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et non pas une simple annexe. Nous comptons développer le site à travers la réalisation d’une bibliothèque, un bloc administratif en plus de la gestion optimale du site ainsi que le développement de la recherche scientifique. Aujourd’hui, on commence avec 3.250 étudiants. Ce nombre est appelé à se développer d’ici quatre ans pour arriver à 13.000 étudiants. Actuellement, nous disposons d’un acteur privé, un promoteur de la région qui compte créer une cité universitaire avec un petit mall pour les étudiants qui habitent plus ou moins loin. Il faut également animer la ville d’Aït Melloul, notamment son complexe culturel qui se situe à quelques kilomètres du campus. Nous comptons étudier ce dossier avec la commune urbaine.

Le projet est implanté dans un site couvert d’arganiers. Quelles mesures ont été prises pour minimiser l’impact sur l’environnement naturel ?
L’arganier ne sera arraché que si c’est véritablement nécessaire. Un recensement a été déjà réalisé grâce aux Eaux et forêts pour une éventuelle réimplantation. Pour la question de la distraction du régime forestier, nous nous sommes déjà déjà réunis avec les usufruitiers, avant le lancement des travaux, pour les indemniser de leurs droits d’exploitation.

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