Produits de la mer – L’équation de la valorisation

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • 55% des ressources vont à la fabrication de la farine et l’huile de poisson
  • Agadir Haliopole Cluster en campagne de sensibilisation
Si la valorisation est étendue à l’extrême, elle peut alors concerner environ 55% des captures.  Pour le moment, seule 45% de la sardine est utilisée par la conserve et la congélation. 25% du corps de la sardine est tout simplement jetée car ne correspondant pas au calibrage des boîtes de conserve. Les 30% restant et qui concerne la tête, les viscères, la queue, les nageoires et les écailles sont susceptibles d’être utilisés mais il faudra que les industriels fassent preuve d’innovation. Dans d’autres pays, des programmes permettent de les optimiser et d’en extraire notamment du collagène.

Si la valorisation est étendue à l’extrême, elle peut alors concerner environ 55% des captures. Pour le moment, seule 45% de la sardine est utilisée par la conserve et la congélation. 25% du corps de la sardine est tout simplement jetée car ne correspondant pas au calibrage des boîtes de conserve. Les 30% restant et qui concerne la tête, les viscères, la queue, les nageoires et les écailles sont susceptibles d’être utilisés mais il faudra que les industriels fassent preuve d’innovation. Dans d’autres pays, des programmes permettent de les optimiser et d’en extraire notamment du collagène.

 

La ressource halieutique diminue, c’est un fait. Preuve en est que dans la région Souss Massa Draâ (principal fournisseur), 50% de la matière première provient d’autres régions, s’inquiète un professionnel. Il s’agit donc de préserver l’existant et de le valoriser. Le pôle de compétitivité Agadir Haliopole-Cluster vient d’organiser un séminaire au profit des entreprises du secteur de la pêche et de l’industrie de transformation des produits de la mer de la région Souss Massa Draâ sur la valorisation des produits de la mer. Pour l’instant, on en est loin, voire très loin. «Nous avons constaté que 55% des ressources (sont dédiées à la fabrication de la farine et de l’huile de poisson; c’est une sous valorisation  qui nous place dans une posture de gaspillage», concède Mohamed Bouayad, président d’Agadir Haliopole (AHP). Monter sur la chaîne de valeur est la seule option possible  pour améliorer notre compétitivité et consolider nos positions sur nos marchés traditionnels, prévient-il.
Avant de parler de valeur ajoutée, il faudra au minimum passer par la maîtrise de quelques fondamentaux, notamment le respect de la chaîne de froid et des bonnes pratiques dans la gestion de la matière première. « Il faut aussi créer des lignes spécialisées dans les unités de transformation pour valoriser les coproduits et encourager la R&D, complète Abdellatif Moukrim. Agadir Haliopôle, pôle de compétitivité de Souss Massa Draâ pour la pêche et l’industrie de transformation des produits de la mer est l’un des mécanismes mis en place dans la région pour accompagner cette optimisation des ressources.Dans la région, l’industrie de la conserve consomme en moyenne  385.340 tonnes de poisson dont 150.125 par achats directs  et 235.000 tonnes  à travers les mareyeurs. Elle produit en moyenne 211.930 tonnes de sous produits dont près d’un tiers sont transformables. Quant à elle, l’industrie de congélation consomme en moyenne 306.630 tonnes  de matière première dont 90% de pélagiques. Elle produit environ 168.646 tonnes  de sous produits dont 76.657 de matière première valorisable.
Pour ce qui est de l’industrie de farine et huile de poisson, elle consomme en moyenne 213.990 tonnes de poisson dont 74.900 de produits propres à la consommation humaine. D’un autre côté, elle reçoit en moyenne  380.576 tonnes de sous produits en provenance des unités de conserve et de congélation. Potentiellement, la matière première  valorisable par an est de 279.989 tonnes  soit 26,34% des captures avec une valorisation pour l’instant limitée à la chair de  poisson. En l’étendant à la tête, aux viscères, la queue et aux écailles, elle peut alors atteindre environ 55% des captures.

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Publié 7 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Pêche

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