L’industrie de la croisière face aux risques sécuritaires et sanitaires

meretmarine.com

L’année 2014 n’est pas terminée qu’elle peut déjà être considérée comme l’une de celles ayant nécessité la plus grande adaptabilité pour les acteurs de l’industrie de la croisière, notamment les armateurs et ports d’escales. Croisière de France, qui exploite actuellement les paquebots Horizon et Zenith, vient d’annoncer que « par mesure de sécurité » elle annulait ses prochaines escales à Tunis en les remplaçant par Naples, Palerme ou Ajaccio selon les croisières concernées en octobre et novembre.

Crise ukrainienne, menaces terroristes, manifestations à Hong-Kong, conflit israélo-palestinien ou épidémie d’Ebola… CDF est loin d’être la première compagnie maritime à modifier cette année ses itinéraires en raison du contexte international et des risques sécuritaires comme sanitaires. Passant d’un pays à l’autre, les armements s’adaptent tant bien que mal à la situation. Car, même s’ils sont habitués à jongler avec les escales, ils se retrouvent aujourd’hui confrontés par une véritable superposition d’évènements.

Côté clientèle, les mesures préventives sont dans l’ensemble bien accueillies par les passagers qui, pour beaucoup, demandent même aux croisiéristes d’élargir ces dispositions à d’autres pays. Les inquiétudes portent par exemple sur le Maroc et la Turquie.

Pour les compagnies, les modifications des itinéraires pour raison de sécurité ou de force majeure sont la base des conditions générales de ventes (CGV). Car, même si dans l’ensemble les passagers comprennent bien qu’il s’agit avant tout d’assurer leur propre sécurité, certains pourraient être tentés de réclamer des compensations. Lors de l’annulation d’une escale, en raison d’une avarie ou d’un problème technique par exemple, les compagnies envisagent des gestes commerciaux de diverses natures. Mais pas dans le cadre de mesures de sûreté, où les escales sont remplacées par d’autres. Même si parfois cela peut créer une certaine frustration chez les passagers, le principe de précaution est toujours la plus sage décision quand il s’agit de la sécurité de milliers de personnes. Les évènements tragiques des dernières semaines et des mois qui les ont précédées rappellent d’ailleurs que la menace est bien réelle dans de nombreuses régions du monde.

 


Le port d’Haïfa, le plus grand d’Israel (© : TOSHKET)

 

Des attaques de roquettes fatales aux escales israéliennes

 

Au Proche-Orient, l’été a été marqué par un nouvel affrontement autour de la Palestine entre le Hamas et l’armée israélienne. Un conflit qui a très vite éloigné les paquebots des ports de l’Etat hébreux, qui étaient de plus en plus prisés des armateurs. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, l’AIDAdiva, de la compagnie allemande AIDA Cruises, a été pris dans une attaque de roquettes alors qu’il se trouvait dans le port d’Ashdod. Le navire, avec 2700 passagers et membres d’équipage à bord, n’a semble-t-il pas été directement ciblé et n’a pas subi aucun dommage. Mais certaines roquettes sont passées très près. L’une d’elle a même explosé au dessus du paquebot, probablement abattue par la défense aérienne israélienne et son bouclier anti-missile Dôme de Fer.

 

L’AIDAdiva pris dans une attaque de roquette à Ashdod

 

Un événement immédiatement suivi de conséquences puisque, dès le 9 juillet, le Syndicat des Entreprises de Tour-Opérating recommandait d’éviter cette zone de la Méditerranée. La veille, le SETO avait émis la même recommandation pour certaines régions d’Egypte (Péninsule du Sinaï), encore déconseillées à ce jour.

Considérant l’instabilité politique en Egypte, Costa Croisières, par exemple, avait suspendu toutes ses escales dans le pays durant l’hiver 2013-2014 ainsi que ses croisières en Mer Rouge. Elle avait remplacé ces destinations par des escales alternatives plus longues en… Israël (Ashdod et Haïfa). Escales que la compagnie italienne a donc suspendues dès le mois de juillet. Cet automne, pour remplacer les ports israéliens, elle a modifié les itinéraires des croisières de 12 jours des Costa Pacifica et Costa Deliziosa par des entre Istanbul et Athènes. Quant à sa filiale allemande AIDA Cruises, des mesures identiques lui ont aussitôt été appliquées. D’autres compagnies (entre autres Crystal Cruises, Princess Cruises et Oceania Cruises) ont également adapté dès cet été leurs itinéraires pour éviter les ports Israéliens.

Ashdod étant situé entre Gaza et Tel Aviv (seconde plus grande ville du pays), les escales se sont vraiment raréfiées en Israël. Dimanche, néanmoins, deux paquebots étaient en escale à Haïfa, à une centaine de kilomètres au-dessus de Tel Aviv.

 

L’armée israelienne, devant le Mariner of the Seas, lors d’un exercice simulant une attaque chimique à la roquette dans le port d’Ashdod en 2011  (© : LUCIDWATERS)

L’armée israelienne, devant le Mariner of the Seas, lors d’un exercice simulant une attaque chimique à la roquette dans le port d’Ashdod en 2011  (© : LUCIDWATERS)

L’armée israelienne, devant le Mariner of the Seas, lors d’un exercice simulant une attaque chimique à la roquette dans le port d’Ashdod en 2011  (© : LUCIDWATERS)

 

La crise ukrainienne vide le nord de la Mer Noire

Un autre conflit a impacté les escales du début de l’année, celui entre la Russie et l’Ukraine. Là encore, les compagnies ont dû modifier leurs itinéraires qui comportaient des visites des ports de Yalta, Sébastopol ou Odessa. MSC, Costa, Regent Seven Seas, Azamara, Windstar ou Oceania ont décidé de s’éloigner de l’Ukraine en la remplaçant par Volos et Nauplie en Grèce, Batumi en Géorgie, Burgas en Bulgarie, Samsun et Amasra en Turquie ou Constanța en Roumanie.

Il y a 15 jours, le paquebot Ocean Majesty, affrété par le voyagiste allemand Hansa Touristik, a fait escale à Yalta, en Crimée, après avoir mouillé en Russie, à Sotchi. L’événement intervient dans un contexte très tendu : d’un côté à cause des sanctions décrétées par l’Union Européenne, de l’autre après que le gouvernement Ukrainien ait émis en juin une directive fermant les ports de Crimée aux navires internationaux. L’Organisation Maritime Internationale (OMI) avait alors fait savoir que « l’entrée des navires battant pavillon étranger dans les ports fermés de Ketch, Sébastopol, Féodosia, Yalta et Yevpatoria sera considérée par l’Ukraine comme une violation des normes du droit international allant à l’encontre de sa souveraineté, ainsi que comme une transgression de la loi Ukrainienne passible de poursuites, y compris pénales, contre les armateurs, les affréteurs et les capitaines des navires concernés. La décision restera en vigueur jusqu’au rétablissement de l’ordre constitutionnel de l’Ukraine sur le territoire occupé de la Crimée ». Sauf que la région a fait sécession pour devenir un territoire russe et que, même si ce bouleversement territorial, présenté comme une annexion, n’est pas reconnu par la communauté internationale, le retour de la Crimée dans le giron de Kiev est plus que compromis.

 

L’Ocean Majesty dans le port de Yalta en 2013  (© : ALEX KOSTIN)

L’Ocean Majesty dans le port de Yalta en 2013  (© : ALEX KOSTIN)

 

L’entrée de l’Ocean Majesty dans le port de Yalta avec 436 passagers à bord a donc fait l’objet de récupérations politiques, les presses russes et pro-européennes se contredisant sur la portée de cette escale. La ministre du Tourisme de la Crimée, aujourd’hui russe, a sauté sur l’occasion pour indiquer que « ces touristes donneront un bon exemple aux ressortissants étrangers qui souhaitent visiter la Crimée » en faisant part de ses espoirs de voir les touristes allemands partager leurs impressions autour d’eux à leur retour. Elena Iourtchenko et la presse européenne se contredisent sur les chiffres du tourisme cet été. Ceux-ci sont difficiles à vérifier. Une chose semble sûre, la Crimée a accueilli dans le meilleur des cas moitié moins de touristes qu’en 2013 (env. six millions cette année là).

Le rattachement de la péninsule à la Russie a, en tout cas, eu pour conséquence d’imposer aux voyageurs l’obtention d’un visa russe. Les passagers des navires de croisières peuvent s’en passer à condition de débarquer dans le cadre d’une excursion organisée par la compagnie.

Jusqu’à l’année dernière, l’Ukraine avait en projet de moderniser les ports de Sébastopol et Yalta afin d’accueillir davantage d’escales. Un accord avec Royal Caribbean International avait été annoncé comme signé par les autorités maritimes ukrainiennes. La compagnie américaine était, semble-t-il, prête à participer financièrement à ces projets qui s’élèvent tout de même à 150 millions d’euros rien que pour le port de Yalta. Le changement de gouvernance en Crimée aura sans aucun doute modifié le cours de ces projets.

 

L’Ukraine avait pour projet de moderniser le port de Yalta pour l’accueil des paquebots (© : DR)

 

Les pays du Maghreb jugés trop instables

 

On l’a vu, Croisière de France annule ses prochaines escales à Tunis. Le contexte, sur fond de guerre contre le terrorisme et d’enlèvements d’occidentaux par le groupe djihadiste Daech et ses satellites, oblige les armateurs à la plus grande prudence. L’Algérie, où a eu lieu l’enlèvement d’Hervé Gourdel, n’est quasiment pas concernée par les escales de paquebots. En revanche, le Maroc et la Tunisie en accueillent très régulièrement. Les ports de La Goulette et Bizerte, en Tunisie, offrent aux passagers la possibilité de partir sur Tunis, quand Casablanca, Agadir ou Tanger permettent de visiter les souks et les côtes du Maroc.

 

Le MSC Splendida en escale à La Goulette en Tunisie (© : LUIGI MERENNA)

Entrée dans le port de La Goulette en Tunisie (© : LUIGI MERENNA)

La mosquée de Casablanca au Maroc (© : KEVIN IZORCE)

 

Il y a quelques jours, le Quai d’Orsay a établi une carte des pays où les Français doivent « renforcer leur vigilance en raison de l’intervention internationale contre Daech». La Tunisie, l’Egypte et le Maroc, très fréquentés par les Français (18 % de la fréquentation touristique du Maroc), font partie des pays cités. Plus exactement, le Maroc, un temps intégré par les médias, suite à une incompréhension, n’est plus aujourd’hui concerné que par une partie de sa frontière Sud avec l’Algérie.

Une annonce que le ministère des Affaires Etrangères tempère donc légèrement aujourd’hui puisqu’elle a aussitôt eu des répercutions sur les réservations : « Une grande partie de la Tunisie est en vigilance renforcée, et la majorité du Maroc est en vigilance normale. Mais évidemment, le danger évolue selon l’endroit où on se trouve. Selon qu’on soit à Tunis ou en treck dans le sud du pays, ce n’est pas la même chose. Nous appelons surtout à faire preuve de bon sens ». Jean Pierre Mas, le Président du Syndicat des Agents de Voyage français, a dénoncé une communication excessivement alarmiste du ministère et une mauvaise interprétation des médias : « La communication du Quai d’Orsay a été si mauvaise qu’il y a eu confusion entre vigilance et interdiction de se rendre dans ces pays. Une vraie Bérézina pour les réservations. Nos réservations ont baissé de 50 % par rapport à la semaine précédente ».

 

Carte partielle des pays où la vigilance est recommandée au 26 septembre (© : MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES)

 

La Tunisie a également été boycottée par un armateur pour d’autres raisons cette année. En mars dernier, Norwegian Cruises Line a décidé d’annuler toutes ses escales après s’être vu refuser par les autorités tunisiennes de débarquer une vingtaine de passagers de nationalité israelienne qui voyageaient à bord du Norwegian Jade. Selon la compagnie, toutes les formalités et les passeports des passagers étaient en règle. Les autres touristes ayant pu débarquer sans problème, le président de NCL n’a pas digéré cette décision : « Nous sommes outrés par cet acte et le fait que nous n’ayons pas été prévenus à l’avance de cette pratique. Nous nous excusons sincèrement auprès de nos passagers qui ont été affectés et voulons qu’ils sachent que nous avons opté pour une réponse appropriée ». Immédiatement, les escales suivantes ont été annulées et l’armateur a précisé qu’il ne retournerait pas en Tunisie. Un signal très clair envoyé à tous les pays qui pourraient être tentés de s’aventurer sur ce terrain.

 

Norwegian Cruise Line boycotte la Tunisie depuis le mois de mars après l’incident du Norwegian Jade (© : NCL)

 

Des escales en Turquie et à Hong-Kong surveillées de près

 

La carte de vigilance du ministère des Affaires Etrangères intègre également la Turquie. Le Parlement turc a autorisé la semaine dernière une intervention militaire contre Daech dans la Syrie voisine. La Turquie a ainsi rejoint les 13 pays actuellement engagés contre les djihadistes en Irak et en Syrie. Une décision qui pourrait impliquer des représailles de la part du groupe terroriste et qui augmente sans aucun doute le risque d’attentat contre des occidentaux sur le sol turc. Un territoire, il faut le rappeler, vaste et dont les escales fréquentées par les paquebots (Istanbul, Ismir, Marmaris, Kusadasi) sont relativement éloignées de la frontière syrienne. A ce jour, les compagnies n’ont pas encore annoncé de modifications mais surveillent l’évolution de la situation avec beaucoup d’attention.

 

Le Silver Wind en escale à Istanbul (© : KEVIN IZORCE)

Istanbul (© : KEVIN IZORCE)

Le port de Kusadasi en Turquie (© : KEVIN IZORCE)

 

Un autre pays est observé de près : La Chine et plus particulièrement Hong-Kong. Des centaines de milliers de chinois manifestent ces derniers jours dans l’enclave chinoise pour réclamer plus de libertés, notamment sur le plan démocratique. Les autorités de Pékin ont donc suspendu les autorisations de voyages en groupe vers Hong-Kong et des enseignes de luxe fréquentées par les touristes ont fermé leurs portes.

Néanmoins, pour l’instant, dans l’attente de l’évolution de la situation, les paquebots continuent d’y faire escale à l’image du SuperStar Virgo lundi.

 

Ebola bouleverse les itinéraires

 

En plus de la situation sécuritaire, il faut également composer actuellement avec le risque sanitaire. L’épidémie du virus Ebola, qui touche une partie de l’Afrique depuis le printemps, est aujourd’hui responsable d’un bilan tragique. Même si les pays les plus touchés (Guinée, Sierra Leone, Liberia, Nigeria) ne sont pas directement concernés par des escales de paquebots, l’évolution de l’épidémie inquiète à juste titre les armateurs et leurs passagers. Les compagnies qui touchent l’Afrique de l’Ouest ont rapidement procédé à des modifications d’itinéraires à l’image des américains Regent Seven Seas et Seabourn ou de la compagnie nordique Fred Olsen.

Seabourn a choisi à la place de proposer les ports espagnols durant sont itinéraire de Barcelone à Cape Town. Fred Olsen substitue le port sénégalais de Dakar et Banjul, en Gambie, par davantage de temps passé aux Canaries pour ses itinéraires de novembre et décembre à bord du Braemar. Quant à Regent Seven Seas, le Seven Seas Mariner restera en overnight (nuit à quai) à Tenerife et fera escale à Lanzarote en remplacement de Dakar, les 17 et 18 octobre dans le cadre de sa croisière de 21 nuits entre Lisbonne et Miami.

Même si le Sénégal est à cette heure peu touché par Ebola (un seul cas), il jouxte la Guinée où l’épidémie est devenue très importante. Même si les frontières terrestres sont fermées, tous les pays limitrophes sont regardés avec beaucoup d’attention par les opérateurs touristiques et le risque de propagation dans ces régions voisines est considéré comme important. Les îles du Cap-Vert interdisent désormais l’accès à leur territoire aux touristes étrangers ayant fait un séjour dans certains pays d’Afrique de l’Ouest (dont le Sénégal) ce qui impose aux armateurs l’annulation de ces escales s’ils veulent continuer à toucher ces îles.

Qui plus est, une vigilance accrue est demandée aux touristes français par le Quai d’Orsay en raison de groupes terroristes opérant dans la bande Sahélienne.

Depuis plusieurs jours, d’autres compagnies prennent les mêmes décisions. Holland America vient de remplacer ses escales au Ghana, en Gambie et au Sénégal par une overnight à Cape Town, un escale au Cap Vert et Tanger, au Maroc. Saga Ocean Cruises a par exemple une croisière en novembre avec des escales en Gambie et à Dakar (et une escale au Cap Vert). La compagnie anglaise nous a confirmé que « l’itinéraire restait le même pour l’instant car les pays concernés ne présentent pas de risques. Le FCO (Foreign and Commonwealth Office) ne déconseille pas les voyages dans ces pays. Le Sénégal a pris des mesures de sécurité en fermant ses frontières terrestres, maritimes et aériennes vers les pays touchés par le virus. L’escale au Cap-Vert aura lieu avant celles en Gambie et au Sénégal. Néanmoins, nous ne feront pas courir de risque à nos passagers. S’il y avait un changement d’itinéraire nous avertirions immédiatement nos clients ».

Les annonces d’annulations d’escales en Afrique de l’Ouest pour des compagnies appartenant à de grands groupes ont eu des répercutions immédiates sur les marchés financiers puisque l’action NCL (qui détient Regent Seven Seas via sa holding Prestige Cruises International) a aussitôt perdu 2,8% pendant que la valeur Carnival Corporation (Seabourn) chutait de 5,5%.

La compagnie portugaise Portuscale Cruises avait également une croisière « Terre d’Afrique » programmée cet hiver. Un bel itinéraire qui devait conduire le paquebot Funchal de Lisbonne jusqu’en Angola avec des escales à Madère, au Cap Vert, à Sao Tomé et Principe (qui a mis en place un cordon sanitaire, mais pas de cas d’Ebola signalé) et en Guinée Bissao (pas de cas à ce jour). Contacté, Rui Alegre, président de Portuscale Cruises nous a annoncé sa décision : «  Malheureusement la croisière Terre d’Afrique a été suspendue jusqu’à nouvelle date en raison de la situation en Afrique car la principale priorité pour Portuscale Cruises est la sécurité de nos passagers ».

 

L’itinéraire que devait faire le Funchal pour sa croisière « Terre d’Afrique » (© : PORTUSCALE CRUISES)

Le Funchal (© : PORTUSCALE CRUISES)

 

Un vrai argument commercial en faveur de la croisière

 

On l’a vu, cette année aura joué avec les nerfs des armateurs et de leurs passagers qui, ne l’oublions pas, sont parfois mis devant le fait accompli. Mais la réactivité face à ces aléas, qui impactent pour un temps l’ensemble du tourisme dans les régions touchées par les problématiques sécuritaires et sanitaires, devient aujourd’hui un vrai argument commercial pour les compagnies de croisière. Contrairement à des séjours à terre réservés de longue date et qui s’annulent face à un événement risqué, la croisière permet en effet de s’adapter à une situation en se détournant de l’itinéraire initialement prévu. Les vacances des passagers sont donc sauvées et leur sécurité garantie.

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Publié 10 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Tourisme

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