Réaction d’un ami ( J. M. ) sur l’article « L’agadir d’Imchguiguilne est en danger ! »

J. M. :

« Enfin, cela confirme le fait que l’ensemble des responsables devraient aussi passer de l’agitation à la concrétisation sérieuse. A force de se désintéresser du patrimoine, voilà où on en arrive. C’est la bêtise et la jalousie qui prennent le dessus, faute d’avoir une gestion cohérente de ce type de bâtiments et une vraie réflexion sur leur exploitation. 

Quand on lit l’article récent http://www.aujourdhui.ma/maroc/culture/souss-massa-draa-renovation-et-revalorisation-des-igoudars-a-l-ordre-du-jour-110443#.VDv6f_l_uLg (qui se trouve ci-dessous), on voit bien qu’on ne va pas au bout des choses en incluant les igoudars dans une véritable dynamique touristique pourtant assez simple… et ce ne sont pas les moyens qui manquent avec  1 924 000 dh investis sur… Ikounka !? Une somme importante qui laisse bien peu de traces en terme de communication sur ce site et rien sur Imchguiguilne pourtant à juste 4 km de là.
Peut-être y-a-t-il la aussi une part de cause à effet sur ce qui vient de se passer… A savoir. »

 

Souss-Massa-Drâa: Rénovation et revalorisation des igoudars à l’ordre du jour

La protection du patrimoine architectural et culturel demeure une question qui se pose avec acuité au Maroc. Les igoudars, qui témoignent de cette richesse, ont été tout au long des dernières années sujets à la dégradation.
Aujourdhui.ma | 7-06-2014 08:55:00
Par Majda Saber

Les igoudars

La protection du patrimoine architectural et culturel demeure une question qui se pose avec acuité au Maroc. Les igoudars, qui témoignent de cette richesse, ont été tout au long des dernières années sujets à la dégradation.

Des programmes de rénovation et la revalorisation de ces greniers collectifs ont été adoptés pour en faire des sites à valeur ajoutée dans les circuits touristiques. Au niveau de la région du SMD, la protection et valorisation de ce patrimoine culturel régional ainsi que son intégration en tant que composante socio-économique et vecteur de promotion du tourisme culturel donnent aujourd’hui leurs fruits.

Dans ce cadre, une journée d’étude a été organisée par l’Association Souss-Massa-Drâa pour le développement culturel en partenariat avec la délégation régionale de la culture, l’Anzoa, et le conseil provincial du tourisme de Chtouka Ait Baha. L’objectif étant de sensibiliser à la valeur de ce patrimoine humain. Cependant, l’élaboration d’une stratégie regroupant tous les partenaires est plus que demandée. Cette journée d’étude est d’emblée une première étape pour mettre en place les jalons d’une stratégie de travail à même de contribuer à la protection des igoudars, à la définition de circuits touristiques autour de ces greniers, à la mise en place de la signalétique et à la création de musées ruraux. «Cette nouvelle orientation visant la protection du patrimoine sera cadrée par le lancement de la stratégie nationale 2020 de sauvegarde du patrimoine. L’étude et la préparation de cette feuille de route ont beaucoup avancé», souligne Mohamed Loutfi, secrétaire général du ministère de la culture.

Par ailleurs, la région de Chtouka Ait Baha qui est connue par ses greniers collectifs s’est déjà mobilisée pour sauvegarder cette richesse architecturale. Le corps associatif conscient de l’importance du patrimoine a travaillé sur la rénovation de plusieurs igoudars et dont on cite «Agadir Inoumar» qui dispose de 303 chambres.

«Nous avons œuvré depuis l’année 2011 en partenariat avec le conseil provincial du tourisme afin de mettre en place une étude de projet visant à énumérer et diagnostiquer les modes d’intervention pouvant garantir la rénovation et la protection de ce patrimoine. De ce fait, une enveloppe budgétaire a été consacrée à cette cause.

Ce qui nous a permis dans un premier temps de rénover quatre igoudars, la construction d’un centre de documentation et la mise en place de la signalétique. Le budget de cette étape a été de l’ordre de 1.924.000 dirhams. Notons que le financement a été débloqué par le conseil régional, le conseil préfectoral ainsi que le conseil provincial du tourisme», déclare le préfet de Chtouka Ait Baha. En effet, cette première étape du programme de rénovation et protection s’est soldée par la restauration d’«Agadir Ikounka» dans la commune Imi Mkourn. Une visite de ce site historique a été organisée au cours de la même journée d’étude pour l’inaugurer.

Parallèlement à cette journée d’étude, une exposition de documents, cartes, photos et archives permettant de faire connaître les igoudars a été organisée au cours de la même journée.
Il est à signaler que les igoudars ont été érigés tout au long de l’histoire dans des régions du Maroc et du Maghreb pour servir de greniers pour les denrées alimentaires, les documents, les moissons tout en permettant d’abriter les femmes et enfants en période de guerres tribales.

Ces greniers disposent d’espaces de prière, ateliers d’artisanat ainsi que des sources d’eau. La gestion des igoudars par les populations locales témoigne d’une grande et minutieuse organisation afin de répondre à tous les besoins aussi bien sur le plan architectural que celui de gérance.

Publicités

Publié 13 octobre 2014 par Michel Terrier dans Agadir

%d blogueurs aiment cette page :