Trois compagnies annoncent une découverte de pétrole au large d’Agadir

medias24.com

rig-644x336

Les compagnies d’hydrocarbures déclarent avoir atteint des réservoirs de pétrole suite au forage du puits SM-1, sur la licence offshore de Sidi Moussa. Les firmes exploitantes procèdent désormais à des analyses afin d’évaluer le potentiel de cette découverte.

 

Bien que la prudence soit encore de mise, les entreprises hydrocarbures exploitant la licence offshore de Sidi Moussa, au large d’Agadir, annoncent, ravies, la découverte de poches de pétrole au terme du forage du puits SM-1. Selon des communiqués officiels des compagnies San Leon Energy, Genel Energy et Serica, relayés par le site spécialisé Proactive Investors, le puits offshore a été creusé à une profondeur de 3.000 mètres. Un objectif ciblé suite aux nombreuses analyses 3D précédemment réalisées.

Si ce forage «encourageant» confirme la présence de pétrole au large des côtes marocaines, les opérateurs prospectant sur cette licence offshore ne semblent pas vouloir vendre la peau de l’ours… La firme britannique Genel Energy, partenaire principal de l’exploitation détenant 60 % du permis, souligne sans équivoque qu’il «est encore prématuré à ce stade des opérations d’évoquer une découverte significative, tant que les tests techniques et les interprétations définitives ne sont pas encore achevés». Une position mesurée, adoptée par l’ensemble des partenaires sur ce programme.

Le PDG de San Leon Energy, entreprise indépendante cotée en bourse, Oisin Fanning s’adresse pour sa part aux investisseurs et déclare que «le puits foré intitulé SM-1, fait actuellement l’objet de tests permettant d’en évaluer le potentiel. Dès l’obtention des résultats, ceux-ci seront mis sur le marché, à disposition des investisseurs». Serica Energy, partenaire minoritaire avec ses 5%, fournit un son de cloche identique. Son PDG, Tony Craven Walker, indique également que les analyses du puits seront effectuées dans «les plus brefs délais».

A ce stade de la découverte, l’incertitude subsiste quant à l’exploitation commerciale de ces réservoirs pétroliers extracôtiers. Peu d’éléments permettent en effet de quantifier le volume de pétrole découvert sur ce puits. Par ailleurs, bien que le Maroc ait ouvert ses eaux territoriales à l’exploitation hydrocarbures à de nombreuses compagnies étrangères, il ne rencontre pour l’heure que des résultats peu convaincants. Le même sort attend-t-il le permis de Sidi Moussa?

Si un nouvel échec décevra sans doute les attentes du Royaume, il réjouira en revanche les îles Canaries voisines qui militent pour leur part activement contre la prospection hydrocarbure, menaçant selon les environnementalistes le fragile écosystème insulaire autant que le tourisme dans cette région du globe.

Selon des sources professionnelles espagnoles, l’offshore entre Agadir et les Canaries est riche en hydrocarbures.

 

Publicités

Publié 20 octobre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Région

%d blogueurs aiment cette page :