Archives de 3 décembre 2014

Les intempéries passées, les réparations et le nettoyage commencent.

Le déluge qui s’est abattu sur le sud du Maroc, en dehors des malheureuses victimes et dégâts considérables qu’il a pu provoquer, a eu le mérite d’amener l’eau qui était tant souhaitée pour les cultures et les forêts, de remplir les barrages qui se trouvaient à un niveau critique et de « nettoyer » les collines et montagnes. Le résultat de ce « nettoyage » a été d’amener sur les plages des centaines de tonnes de toutes sortes d’objets et de détritus de toutes sortes.

La plage d’Aglou :

Comment la crue des oueds arrive en quelques minutes, en charriant des tonnes de déchets :

Sur la plage d’Imiouadar, des sangliers morts ont été retrouvés sur la plage :

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Agadir n’a pas échappé, bien évidemment à ces ennuis, mais notre Maire, M. Tariq Kabbage que j’ai rencontré ce matin m’a indiqué que les services de la commune étaient sur place pour procéder au nettoyage.

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Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Environnement, Météo

Barrages de Souss-Massa-Drâa : un taux de remplissage de plus de 90 %

lemag.ma – MAP

Agadir – Les retenues des dix barrages de la région Souss-Massa-Drâa ont affiché, au 2 décembre courant à 8h00, un taux de remplissage de 90,1 %, indique un rapport de l’Agence hydraulique de la région Souss-Massa (ABHSM).

Le volume actuel des barrages est de l’ordre de 1313.79 millions de m3, sur une capacité totale de 1458.54 millions de m3, soit l’équivalent de 930.91 millions de m3 d’apports en eau depuis le 20 novembre dernier, relève ce rapport.

La répartition des réserves stockées fait ressortir un taux de remplissage à 110,5 % pour le barrage Dkhila, 105,2 % pour le barrage Mansour Eddehbi, 103,2 % pour le barrage Youssef Ben Tachefine, 102,8 % pour le barrage d’Aoulouz, 102,2 % pour Imi El Kheng, 101,8 % pour le barrage Ahl Souss, 101,3 % pour le barrage Moulay Abdellah, 67,1 % pour le barrage Tiouine et 57,4 % pour le barrage Abdelmoumen.

Dans une déclaration à la MAP, le directeur de l’ABHSM, Mhamed Faskaoui, a souligné le rôle important de ces barrages qui, au-delà des pertes humaines et dégâts matériels causés par les dernières crues, ont permis de réduire sensiblement les dommages des fortes précipitations qui se sont abattues sur la région.

Il a précisé que, outre les effets bénéfiques des dernières pluies au profit des habitants des zones de montagne, du couvert végétal et des plantes aromatiques et du système écologique dans son ensemble, ces apports en eau permettront d’alimenter la nappe phréatique et d’économiser plus de 55 millions de m3 d’eau de pompage.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Agriculture, Eau

Enquête sur une mafia internationale de trafic du poulpe marocain

h24info.ma

 

 

Le Ministère de l’agriculture enquête sur un réseau de trafic de poulpe. Aziz Akhanouch réussira­t­il, enfin, à éradiquer une véritable mafia organisée?
L’Inspection générale du Ministère de l’agriculture vient d’entamer une enquête avec douze fonctionnaires de ce département et six vétérinaires de l’Office nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA). Les autorisations d’exportations et les certificats de conformité sanitaires ont mené à ces personnes. Les interrogatoires ont concerné les
sites d’Agadir, Casablanca et Chaoun.

Modus operandi

Le point de départ de cette enquête est la plainte déposée par une société italienne d’export de poulpe installée au Sud marocain. Le quotidien Al Massae rapporte que les dirigeants de cette entreprise ont constaté la circulation de poulpe marocain sur le marché international à bas prix. Ces produits low­cost constituent une concurrence déloyale pour l’export réglementé. Selon la plainte de l’entreprise italienne, ces quantités de poulpe étaient pêchées durant le repos biologique.
Depuis son arrivé à la tête de ce département, Aziz Akhanouch mène une lutte pour préserver le stock marocain de poulpe. Des opérations sont lancées à Agadir et ailleurs
pour constater les infractions au repos biologique. En 2014, le département de la pêche maritime a réalisé une grande opération au port d’Agadir. Cette action a permis la saisie d’environ 28.000 pots utilisés pour la pêche du poulpe.
Rappelons que les articles 33 et 34 du dahir de 1973 relatif à la pêche maritime prévoient, outre les amendes, des peines privatives de liberté. Ces deux dispositions répriment d’une peine de prison allant de trois mois à un an et d’une amende pouvant atteindre 1 million de DH en cas de «pêche pendant le temps, saison, lieux ou heures prohibés». Malgré ce dispositif législatif, la pêche illégale de poulpe est loin de pouvoir de s’arrêter…

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Pêche

Maroc : Fortes inondations et faibles moyens

par Hamid Dades – lereporter.ma

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Encore une fois, toute une région du pays a dû faire face à la colère de la nature. Des pluies diluviennes ont fait des ravages dans le sud. Certes, il y a bien eu une alerte officielle, mais faute de moyens, on a couru au drame pour ensuite en recenser les dégâts et compter les morts. Les faits.

Du 21 au 23 novembre, le sud du Maroc a subi des pluies diluviennes qui ont entraîné la crue de plusieurs oueds près des massifs du Haut et de l’Anti-Atlas. Au moins huit personnes sont mortes et 24 disparues dans les zones de Guelmim, d’Agadir-Ouarzazate et de Marrakech. Une centaine de maisons en pisé ont été totalement ou partiellement détruites et une centaine de routes coupées à la circulation.
Dans un premier temps, ce n’était pas plus que des informations et quelques rares images du drame qui allaient circuler. Puis, on commença à parler de morts dont le nombre est passé de 16 à 18, puis à 32, pour s’arrêter «officiellement» à 36 personnes…
Initiatives individuelles ici et là, sauvetages par les moyens de bord animés surtout par un élan solidaire des habitants des régions touchées, voilà ce qu’était réellement le cas juste après ce drame…

Puis le Roi intervient

Encore une fois, les régions fortement touchées par les inondations, notamment la région de Guelmim où plusieurs victimes et portés disparus ont été annoncés, ainsi que d’importants dégâts matériels, des dizaines de personnes n’ont été sauvées que grâce à l’intervention royale. En effet, SM le Roi Mohammed VI a donné ses Hautes instructions aux autorités compétentes pour prendre toutes les mesures urgentes nécessaires afin d’apporter toutes les formes d’aide et de soutien aux populations sinistrées. Le Souverain a aussi décidé de prendre en charge les frais d’inhumation et des obsèques des victimes, ainsi que les frais des soins des blessés.

Ces moyens de sauvetage, que l’on croyait ne pas avoir, paraîtront ainsi providentiellement pour mettre fin à la souffrance d’une population déjà dans la précarité. Et l’on a enfin un bilan clair des dégâts. Bilan annoncé par le ministre de l’Intérieur lui-même. Mohamed Hassad a en effet affirmé que, conformément aux Hautes instructions royales, tous les services (Forces Armées Royales, Gendarmerie royale, Sûreté nationale, Protection civile, Forces auxiliaires…) ont été mobilisés pour faire face aux intempéries exceptionnelles qu’ont connues, la semaine dernière, certaines régions du Maroc, causant des pertes humaines et des dégâts au niveau des biens et des infrastructures. Ces services ont tous et sans exception été placés en état d’alerte maximum, sous la supervision des walis et des gouverneurs, dans le cadre des centres de commandement provinciaux et régionaux qui regroupent l’ensemble des services concernés, en coordination avec le centre de commandement central, opérationnel 24 heures sur 24.

Pertes humaines et matérielles

Grâce à cette mobilisation, a précisé le ministre, 432 personnes, qui se trouvaient dans des situations très dangereuses, ont été secourues, dont 94 l’ont été à l’aide d’hélicoptères déployés sur ordre de SM le Roi, pour participer aux opérations de sauvetage.
Concernant les routes, il a indiqué que la principale préoccupation était la réouverture de celles submergées par les eaux, faisant état de 150 interventions enregistrées à cet effet au cours des trois premiers jours après le drame. Il a de même ajouté que 20 mille familles ont été touchées par les coupures du courant électrique, dont 4.000 sont encore à ce jour aux prises avec ces coupures.
Hassad a fait état de 170 interventions pour la remise en état de l’électricité dans la région et la distribution des aides par des hélicoptères, dont certains sont toujours en train d’alimenter quelques douars dans les provinces d’El Haouz et de Ouarzazate.
Malgré les efforts déployés et les mesures préventives prises, les pertes ont été importantes, notamment les décès enregistrés.

Chronologie d’un drame

Les fortes précipitations qui se sont abattues entre jeudi 20 et samedi 22 novembre n’ont fait que deux morts et deux disparus.
Le premier drame, qui a fait 14 morts, est survenu le soir du samedi 22 novembre, vers 22h, lorsqu’un autocar transportant 15 personnes a tenté de traverser un Oued dans la ville de Guelmim.
Dimanche 23 novembre, vers 10h du matin, alors que les autorités locales et la Gendarmerie royale se trouvaient sur place, trois grands taxis ont passé outre l’alerte des autorités et tenté de traverser l’Oued, causant des pertes humaines.
Quant aux dégâts matériels, on compte jusqu’à ce jour 50 habitations en pisé détruites, alors que les pertes en cheptel et en agriculture ne sont pas encore déterminées faute de données.
Les routes ont aussi reçu un sacré coup. Trois routes principales sont toujours fermées devant la circulation, dont la route reliant Tata à Foum Izguid et celle reliant Es-smara à Sakia El Hamra.

Déchaînement inhabituel de la nature

Les régions sinistrées sont réputées pour être sèches et arides. Les précipitations qu’elles ont connues sont ainsi exceptionnelles à tous points de vue. Mais en quatre jours (de jeudi à dimanche, 20-23 novembre), 140 mm ont été enregistrés dans la ville de Guelmim, 110 mm à Agadir, 90 à Sidi Ifni et 80 mm à Laâyoune. De même, les montagnes qui sont à l’origine de la crue des oueds, ont également connu de fortes précipitations ayant atteint en quatre jours 340 mm à Ighrem Negdal (Ouarzazate) et 415 mm à Sti Fadhma (El Haouz). A titre de comparaison, lors de la période du 1er au 20 novembre 2002, la ville de Guelmim a enregistré 70 mm de précipitations.

Pas de surprise, mais que faire?

Les pluies derrière ce drame étaient loin d’être une surprise. Officiellement, les services de la météorologie nationale avaient publié, mercredi 19 novembre, des bulletins annonçant d’importantes averses orageuses, tout en précisant les régions concernées. Ces bulletins ont été diffusés à travers la radio, la télévision et d’autres médias. D’abord, dans certaines régions touchées, l’information est-elle bien arrivée? Des gens au seuil de la misère, se battant à longueur de journée pour se maintenir en vie, ont-ils eu le temps d’écouter la radio? En plus, les pauvres petits agriculteurs ne pouvaient que se réjouir de l’arrivée d’une pluie aussi forte soit-elle. D’où le fait que, imputer la responsabilité à certains citoyens qui n’ont pas pris les mesures préventives nécessaires ne semble pas vraiment tenir, puisque d’emblée, ils n’en ont pas les moyens! Certains ont certes eu tort de ne pas avoir respecté les mises en garde des autorités locales et de la Gendarmerie royale, notamment les conducteurs de transport public qui ont mis en péril la vie de citoyens, vu que le plus grand nombre de décès a été enregistré à bord des moyens de transport public. Mais les autres, qu’a-t-on fait pour les prémunir? Et qu’adviendra-t-il des rescapés à l’orée d’un hiver qui s’annonce déjà désastreux? Occuperont-ils encore des établissements scolaires et des habitations de fortune en attendant l’éclaircie pour y voir «clair»?
La gestion du drame n’est pas toujours critiquable puisqu’il intervient toujours à l’improviste et que l’on se permet de déplorer le manque de moyens. Mais, l’après-drame? Certes, les dégâts sont connus et recensés. Il est donc temps de compter les moyens à mettre au service de ces sinistrés et de protéger ces derniers des aléas de la météo qui annonce déjà de très fortes précipitations (du jeudi 27 au dimanche 30 novembre).

Finir sur une bonne note

Les efforts déployés par tous les services qui se sont mobilisés, de jour comme de nuit, pour préserver la sécurité des personnes et des biens, notamment la Protection civile, la Gendarmerie royale, les Forces Armées Royales, les Forces auxiliaires et les autorités locales, sont bien sûr à saluer. Mais ce qui est inacceptable, c’est de monter sur ce sinistre pour animer des surenchères partisanes et des dénigrements politiciens, notamment ces propos sur la mise d’hélicoptère au service de ressortissants étrangers et de ne pas porter secours aux Marocains. Il faudrait quand même souligner que, quels que soient leurs moyens, les équipes de secours n’auraient pas pu intervenir par n’importe quel temps. Les hélicoptères étaient là samedi et dimanche, mais n’avaient pas pu intervenir à cause du mauvais temps… Et pourtant, ils ont réussi l’évacuation de plus d’une quarantaine de personnes prises au piège des eaux des crues dans la région d’Ouaâroun dans le sud-ouest de Guelmim.
Deux hélicoptères de la Gendarmerie royale ont été mobilisés pour acheminer une aide alimentaire aux populations sinistrées par les crues à Tighdouine (province d’El Haouz). Les deux appareils s’activaient à enchaîner les rotations en fonction des conditions climatiques pour faire parvenir les denrées alimentaires aux habitants de 649 foyers répartis sur les 15 douars de cette commune rurale située en zone montagneuse.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Météo

Intempéries : l’élan de solidarité avec les zones sinistrées

Par Abdelkhalek Moutawakil – labass.net

Après la tempête…, la solidarité. Les marins et armateurs d’Agadir ont en effet fait preuve d’un généreux esprit d’entraide avec les victimes des inondations dans les régions Sud, n’hésitant pas à convoyer plusieurs bateaux chargés de denrées alimentaires vers la ville de Sidi Ifni, devenue inaccessible par route.

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Les pluies diluviennes qui ont dévasté de nombreuses zones dans le Sud ont provoqué la fermeture de plusieurs axes routiers. De nombreuses chaussées ont subi de graves dommages, les rendant impraticables, alors que plusieurs ponts n’ont pas résisté à la violence des crues. Une situation chaotique qui a rendu incontournable le recours à la voie maritime.

Dans le port d’Agadir, les marins travaillent d’arrache pied en coordination avec les autorités. Les bateaux de pêche immobilisés depuis plusieurs jours par le déchaînement des éléments, reprennent du service pour la bonne cause. Ils sont cette fois chargés à tour de bras en denrées alimentaires, en produits de première nécessité, bonbonnes de gaz… Destination : Sidi Ifni, une ville particulièrement touchées par les inondations des derniers jours, tout comme la ville de Guelmim.

Un élan de solidarité qui met du baume au cœur des habitants sinistrés de ces régions, à l’instar de la décision du roi Mohammed VI qui a donné des instructions pour apporter toute l’aide nécessaire aux populations touchées. Il s’agit d’approvisionner en urgence quelque 250 villages enclavés. Les instructions royales mobilisent les services du ministère de l’Intérieur, mais aussi la Gendarmerie royale qui sont en alerte maximale depuis une dizaine de jours. Des moyens exceptionnels sont ainsi déployés pour atteindre les zones sinistrées dans des délais très courts, compte tenu de l’ampleur des dégâts dans certaines régions.

Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Météo, Solidarité

Exposition-vente des artistes-peintres de l’UFE, salle Vera-Cruz les 13 et 14 décembre

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Publié 3 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Art, Expositions, UFE

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