Agadir : «Aga 02», un exercice de sûreté à l’aéroport Al Massira

lematin.ma

«Aga 02» met en œuvre une situation fictive ne faisant aucune référence à une situation existante, ni à des groupes terroristes connus.

 

L’aéroport Agadir Al Massira a vécu, jeudi dernier, au rythme d’un exercice de sûreté de type général, baptisé «Aga 02», et qui a pour vocation d’évaluer le système de sûreté de l’aviation civile mis en place au niveau de cette plateforme aéroportuaire en vue de son amélioration, en le mettant à l’épreuve d’un scénario de gestion de crises basé sur une série d’événements chronologiques.

Cet exercice, auquel ont été associés tous les partenaires concernés par la sûreté de l’aviation civile, ainsi que des représentants des autorités locales d’Agadir, a débuté au hall de l’aéroport Agadir Al Massira par la simulation de certains actes illicites contre les opérations de l’aviation, ponctués par des scènes de prise d’otages dans la salle d’embarquement et au bord d’un avion au sol. Initié par l’Office national des aéroports (ONDA), cet exercice s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des exigences du Programme national de sûreté de l’aviation civile et des recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Cet exercice traite essentiellement de la réaction générale des différents partenaires intervenant dans le cadre du plan d’urgence de l’aéroport, ainsi que de la chaîne de commandement, vis-à-vis des différents événements, en l’occurrence l’ONDA, la RAM, la Direction générale de sûreté nationale (DGSN), la Gendarmerie royale, les Forces Royales Air, les douanes, les services de santé et de la Protection civile.
L’opération consiste, selon ses initiateurs, à évaluer la mise en place d’une équipe de gestion de crises, l’efficience de la chaîne de commandement des différents intervenants, le fonctionnement et l’équipement du Centre directeur des opérations d’urgence (CDUO) et le plan de gestion de crises de l’aéroport.
Elle consiste aussi à évaluer le traitement des victimes, la cohérence entre les procédures et règles de gestion de crises des différents services et partenaires concernés, la relation avec les médias, ainsi que le traitement des otages.

S’agissant des paramètres de l’exercice en lui-même, «Aga 02» est conçu comme une opération mettant en œuvre une situation fictive ne faisant aucune référence à une situation existante, ni à des groupes terroristes connus, sachant que le calendrier principal des événements, les narrations spécifiques et les messages nécessaires au déclenchement de certaines d’actions prévues dans le scénario sont distribués exclusivement aux participants à l’exercice, en fonction de leur rôle.
Dans une déclaration à la presse, le directeur du Pôle d’exploitation aéroportuaire (ONDA) Hamid Moqaddem a affirmé que le but de cet exercice «consiste à tester l’efficacité des mesures prises ou celles devant être opérées par l’équipe de gestion des crises».
«Aga 02» fait suite à six exercices précédents de type général, à savoir «Rocco 1» organisé à l’aéroport Mohammed V Casablanca (mai 1998), «Rocco 2» à l’aéroport Agadir Al Massira (mai 2000), «Rocco 3» à l’aéroport de Fès-Saïss (juin 2005), «Tingis 01» à l’aéroport Tanger Ibn Battouta (mai 2009), «Ménara 01» à l’aéroport Marrakech Ménara
(juin 2011) et «Safexo 01» à l’aéroport Mohammed V.


Gestion de crise

Les exercices de simulation dans les aéroports du Royaume se suivent et ne se ressemblent pas. Avant Agadir, le dernier en date a eu lieu à l’aéroport Mohammed V de Casablanca. Baptisée «Safexo 01», cette simulation avait été organisée à l’initiative de l’ONDA au Terminal 3. Une centaine d’acteurs avaient participé à cet exercice qui s’est décliné en quatre volets : incendie dans la salle d’embarquement, incident lors du transport de produits dangereux dans la zone de fret, incendie à l’intérieur d’un avion qui a dû faire demi-tour juste après son décollage et, enfin, un dernier exercice où il était question de gérer l’hystérie des proches et familles des victimes d’un incident au sein de l’aéroport.
Cet exercice avait connu la participation de l’ensemble des services concernés par la chaîne de sécurité des opérations aéroportuaires, à savoir les éléments de la Protection civile, de la police, de la Gendarmerie, de l’ONDA et de l’unité médicale d’urgence de l’aéroport. Le programme a été tenu secret pour tous ces intervenants, exception faite des 100 acteurs qui avaient pour mission de donner du fil à retordre aux différents services d’intervention. Aussi, une douzaine d’observateurs marocains ont suivi de près le déroulement de l’exercice. Leur mission consistait à faire une évaluation en temps réel par rapport au programme préalablement ficelé. De même, une mission officielle d’observateurs américains avait assisté à l’exercice.

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Publié 15 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Transports

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