Prix de L’Economiste de la recherche : Le suspense enfin levé sur les primés

par Aziza EL AFFAS – leconomiste.com

  • Remise des trophées ce soir
  • Trois nominés des ENCG de Settat et Agadir
  • Le caractère pratique des recherches, critère déterminant pour le jury

Les membres du jury en compagnie des lauréats et nominés de I’édition 2013.

C’est aujourd’hui que seront connus les heureux gagnants du prix de L’Economiste en économie et gestion. Ce rendez-vous, très attendu depuis une décennie par les étudiants et les chercheurs, marque un véritable tournant dans la vie des lauréats. En effet, beaucoup y voient un coup de pouce à leur carrière, une notoriété gagnée grâce à la médiatisation de leurs recherches académiques et surtout un tremplin pour explorer de nouveaux horizons.
L’esprit du prix de L’Economiste est d’inciter les chercheurs et leurs encadrants à poser un regard neuf, faire de l’analyse et donner du sens à leurs travaux. Cette initiative, très saluée par le milieu des affaires, représente depuis quelques années un baromètre de la qualité et une distinction non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour les institutions de formation représentées.
Il ne s’agit donc pas d’une simple récompense, mais d’un gage de la qualité et du caractère pratique et concret des travaux de recherche primés. Cette édition, les diplômés de l’ENCG (Settat et Agadir) se sont distingués avec 3 nominés dans les catégories doctorat et master. Un étudiant de l’Ecole Mohammadia  d’Ingénieurs (EMI) compte aussi parmi les nominés.
Pour cette 10e édition, le jury devra départager les nominés dans les catégories: «Meilleure thèse», «Meilleur master» et «Meilleur mémoire en licence ou bachelor».
Sur une quarantaine de candidatures, trois travaux seront primés.
Dans la catégorie «Meilleure thèse» de doctorat, deux nominés prétendront au trophée. Il s’agit de Majda El Agy, aujourd’hui professeur à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, Université Cadi Ayyad (Marrakech). Sa thèse de doctorat s’intitule: «Contribution de l’accompagnement du succès entrepreneurial : Cas des créateurs d’entreprises de la région Souss-Massa-Draâ» (soutenue à l’ENCG-Agadir en octobre 2013). Cette recherche a le mérite d’étudier les pratiques d’accompagnement entrepreneurial susceptibles d’avoir un impact sur le succès des créateurs d’entreprises pendant la phase de démarrage.
«L’intérêt de ce travail réside à la fois dans sa lecture théorique sur l’accompagnement et son côté pratique, celui de fournir des propositions aux entrepreneurs et parties prenantes soucieuses du développement local et régional», fait valoir El Agy. Pour les besoins de ce travail, une étude quantitative a été réalisée auprès de 200 créateurs installés dans la région Souss-Massa-Draâ.
Mohammed Mraoua, aujourd’hui manager/advisory à Ernest & Young à Montréal, est le second nominé, dans la même catégorie. Ce lauréat de l’EMI Rabat/INSA Rouen a réalisé une thèse sur «La gestion du risque climatique par l’utilisation des produits dérivés d’assurance». Soutenu en juin de l’année dernière, «ce travail de recherche aborde Ia problématique d’évaluation des dérivés climatiques dans le contexte particulier du Maroc», soutient Mraoua.
Les travaux effectués dans le cadre de cette thèse sont une contribution aux aspects statistiques, économétriques et financiers de la modélisation et de l’évaluation des produits dérivés climatiques. «Un intérêt particulier a été accordé au contexte marocain aussi bien au niveau du volet qualitatif (description du risque climatique, marché du climat, mécanismes de gestion) qu’au niveau quantitatif», souligne l’auteur de la thèse.
Fait marquant cette année, l’ENCG Settat accapare la catégorie «master» avec deux nominés: Fatima Ezzahra Siragi aujourd’hui doctorante en 1re année, et Ismail Badraoui, enseignant à l’Université Internationale de Rabat. Le travail de Siraji s’intitule: «La génération Y en entreprise: Particularités et attitudes à l’égard du travail (cas du Maroc)». Pour ce mémoire, l’originalité réside dans le choix de la thématique. D’autant plus que le concept de génération y fait l’actualité tant au niveau national qu’international. «L’objectif de cette recherche est de dessiner un portrait de la génération Y au Maroc, en la comparant aux autres nationalités, et d’expliquer leur apport au travail en analysant leurs comportements, leurs attentes et leurs motivations. Le tout sur la base d’une étude menée auprès de 250 jeunes cadres marocains», indique Siragi.
Ismail Badraoui s’est intéressé, quant à lui, au monde des coopératives avec un sujet de mémoire intitulé: «Intégration verticale de la chaîne de valeur: Opportunités et limites pour les coopératives agricoles dans le plan Maroc Vert». Ce travail d’analyse revient sur le concept de l’intégration verticale de la chaîne de valeur et permet de comprendre en détail les caractéristiques de ce modèle économique. Il cible notamment les coopératives et tente de dégager une matrice de mesures pour les aider à se développer.
«Les résultats de cette recherche sont importants dans la mesure où ils contribuent directement à la réussite d’une stratégie nationale visant à reformer le secteur agricole et à en faire un levier de développement», explique Badraoui, qui insiste sur le caractère pratique de son mémoire.
Quant à la 3e catégorie, celle des mémoires de licence/bachelor, elle promet des surprises. L’intérêt de cette édition réside aussi dans la qualité du conférencier, Kamal Oudrhiri, scientifique de renom. Ce jeune chercheur marocain à la Nasa dont le profil et l’expérience professionnelle servent de référence à la jeunesse marocaine dans un contexte caractérisé  par  une  crise  de  leadership.

Un jury prestigieux

LES critères de sélection accordent une importance particulière à l’originalité du sujet, sa pertinence pour comprendre ou agir sur le terrain et à l’effort de la méthode. Ces critères se basent aussi sur l’apport de la recherche pour l’entreprise, son accessibilité, ses possibilités de réalisation et son intérêt pour le grand public. Quant au jury, il est composé de personnalités du monde universitaire et des affaires: le président Driss Alaoui Mdaghri, ancien ministre, Ahmed Rahhou, PDG du CIH, Nezha Hayat, membre du directoire de Société Générale, Ahmed Driouchi, doyen de I’Institut d’analyses économiques et des études prospectives à I’Université AI Akhawayn, Rachid Hamdad, DGA de TBWA/ALIF, et Asmaa Bellamine, ancienne cadre à la BCP. Nadia Salah, directrice des rédactions du groupe Eco-Médias, est également membre de ce jury, ainsi que Mohamed Benabid, rédacteur en chef de L’Economiste, et Meriem Oudghiri, secrétaire générale de la même rédaction.

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Publié 22 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Université

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