NOUVEL AN SOUS HAUTE SÉCURITÉ POLICIÈRE ET MILITAIRE

Par Ziad Alami – le360.ma

Un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place pour protéger les festivités du Nouvel An contre d’éventuels actes de revanche contre la participation du Maroc à la guerre anti-Daech.

 

Les festivités de ce Nouvel An interviennent alors que la guerre anti-Daech fait rage en Irak et en Syrie. Au Maroc, partie prenante aux frappes anti-« Etat islamique », la vigilance a été élevée au plus haut niveau en prévision d’actes de représailles de la part de cette organisation terroriste, révèle Akhbar Al Yaoum, dans son édition weekend du 27 au 28 décembre. Le quotidien évoque une stratégie de prévention exhaustive et sans précédent, pour laquelle les services de sécurité, tous corps confondus, ainsi que les Forces armées royales, ont été mobilisés. «Les instructions données aux autorités impliquent le rehaussement au plus haut point du niveau d’alerte et de vigilance», annonce le quotidien, en révélant que les unités militaro-sécuritaires déployées, dans le cadre du plan «Hadar», autour des sites névralgiques redoubleront d’effectifs et s’élargiront à sept villes stratégiaues du royaume. Il s’agit de Tanger, Fès, Kénitra, Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir, outre les sites estampillés «sensibles» tels les aéroports, les institutions publiques et les lieux de fréquentation touristique. «Dans ce contexte, il a été procédé, conformément à des instructions fermes données par de hauts sécuritaires, à l’annulation des congés des éléments de sécurité», indique le quotidien.

Mobilisation tout azimut pour les festivités du Nouvel An

Evoquant les détails de ce nouveau Plan antiterroriste, Akhbar Al Yaoum révèle que des circulaires adressées aux préfets de police leur enjoignant de renforcer le degré de vigilance, sans que des ordres soient donnés afin d’exécuter des opérations ou resserrer la vigilance autour de personnes jugées suspectes. «Les circulaires n’évoquent pas l’existence d’un danger imminent, mais insistent sur la nécessité d’élever le degré de vigilance», a dévoilé à Akhbar Al Yaoum une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat. La même source explique que ces mesures exceptionnelles ont été prises à la lumière des menaces proférées à l’encontre du Maroc, en raison de sa participation à la campagne militaire contre la région syro-irakienne sous contrôle de Daach. Pour rappel, ces menaces viseraient, outre les sites névralgiques du royaume, les ambassades et consulats de pays prenant part aux frappes anti « EI », leurs lieux de culte, ainsi que leurs intérêts socio-économiques.

Démantèlement d’une filière de recrutement au profit de Daach

«Une coordination entre les services de la DGST, la BNPJ et la gendarmerie royale a permis le démantèlement, vendredi 26 décembre, dans la région de Fès-Boulmene,  d’une cellule terroriste constituée de sept personnes, dont des membres de la Salafyia Jihadia», rapporte Assabah, en indiquant que ces salafistes spécialisés dans le recrutement au profit de Daach avaient prêté allégeance au soi-disant «calife» du prétendu «Etat islamique». «Les intéressés ont été arrêtés à leurs domiciles à Fès, Moulay Yacoub, Boulmene et Sefrou», précise le quotidien, en révélant qu’ils ont été conduits à la préfecture de police de Fès, en attendant qu’ils soient transférés vers le siège de la BNPJ à Casablanca. «Le démantèlement de cette cellule intervient quelques jours seulement après l’arrestation, à Boulmene, d’un quinquagénaire qui se préparait à proclamer la création d’un soi-disant Etat islamique au Maghreb et en Andalousie», rappelle le quotidien, en ajoutant qu’un récent coup de filet antiterroriste a permis le démantèlement de plusieurs filières terroristes dont les membres sont issus de quartiers défavorisés tels Bensouda et Dhar Elkhmiss.

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Publié 28 décembre 2014 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Evènements, Société, Tourisme

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