Quand Agadir inspire la littérature

par Jihane Bougrine – leseco.ma

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L’article de Jihane Bougrine complet :

«Agadir, la ville impassible» est un bel hommage à la capitale du sud par les éditions Azigzao sous la plume de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prend tout son sens avec les images de Michel Monteaux et Saïd Aoubraim.
Un ouvrage sur une ville qui inspire, telle a été la volonté de l’écrivain et professeur universitaire, Hassan Wahbi, qui prête sa plume et la met au service d’Agadir. Ce dernier a su sublimer ses mots par les images de deux photographes de talent : Michel Monteaux et Saïd Aoubraim. Loin des clichés et des habituels focus touristiques, «Agadir, la ville impassible» n’est ni un guide, ni une saga historique. C’est un regard de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur sur la passion compliquée que suscite la ville chez ceux qui la vivent et ceux qui la découvrent. «Après plus de dix ans d’engagement volontaire dans la promotion d’Agadir, notamment dans l’édition de presse gratuite régionale, Azigzao Communication s’est laissée porter par sa sensibilité et la ferveur de son équipe pour concrétiser un projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps, l’édition d’un livre impliqué et sincère sur la ville d’Agadir», confie un responsable de la maison d’éditions. C’est ainsi que le Marseille marocain fait rêver tant par sa lumière que pas ses mystères. «Impassible, est-elle qualifiée…Car elle ne se donne pas au premier regard…Dans son évolution cyclique comme dans ses murs, Agadir ne ressemble à aucune autre ville du Maroc», ajoute l’auteur, Hassan Wahbi. «Ce livre lève une part de mystère…pour ceux qui pressentent un secret sous ce voile monochrome que la ville étend comme pour se protéger des curieux», continue la même source qui explique que l’ouvrage «Agadir, la ville impassible» démystifie une destination incomprise et en mal d’amour, aborde sa complexité, sa profondeur insoupçonnée, dépeint ses cœurs multiples qui battent au gré de ses artères, de son bord de mer…ses édifices massifs et imperturbables qui charrient le temps car dressés là, presque contre la volonté de tous. À son parcours académique et à son exercice de l’enseignement de la langue et de la littérature françaises, Hassan Wahbi a également uni son phrasé et son sens aigu de l’analyse dans la publication de plusieurs ouvrages de critique littéraire en hommage au romancier Abdelkébir Khatibi, dont le dernier «A. Khatibi, l’esprit de la lettre», coédition Marsam/Université Ibn Zohr en 2014.

L’écrivain est aussi à l’origine d’un nombre de réflexions poétiques dont «Le Corps de l’autre», chez L’Harmattan en 2013, «Éloge de l’imperfection», chez Al Manar en 2012.  Quant à Michel Monteaux, il offre un regard neuf et affectueux sur les couleurs discrètes mais bien présentes de la ville, sur ses habitants affairés loin des lieux de villégiature. Initialement assistant réalisateur pour le cinéma en France, Michel Monteaux s’est s’installé à Los Angeles dans les années quatre-vingts en tant que photographe professionnel, avant d’ouvrir, huit ans plus tard, un studio à Santa Fé, au Nouveau-Mexique. De retour en France au milieu des années 90, il a mis son expérience des portraits et reportages au service de la presse et des grandes entreprises. Sensible aux paysages multidimensionnels, il a participé à de nombreuses expositions et illustré un ouvrage, nommé «Vertiges», avec des photographies saisissantes… c’est avec ce regard nouveau et des yeux qui ont beaucoup voyagé qu’il dépeint la ville joyeuse. Un contraste qui donne bien puisque le deuxième photographe connaît bien Agadir. Membre fondateur de l’Association marocaine d’art photographique en 1988, Said Aoubraim a, tout au long de son parcours, animé plusieurs journées d’étude sur l’image dans les institutions universitaires d’Agadir. En 2010, il a été gratifié du Wissam Al Madina, médaille de la culture de la ville d’Agadir et a été médaillé d’or de «Al Thani Award for Photography», au Qatar en 2008. Avec son appareil photo, il a sillonné le grand Sud marocain, le Haut-Atlas, l’Anti-Atlas et les dunes, avant d’entamer des voyages à la découverte des paysages du continent asiatique et du continent africain. Said Aoubraim a aussi publié «Igoudars : Patrimoine du Sud» en 2000, «Tafraout, éléments d’un site» en 2003 et «Ajgal, patrimoine amazigh» en 2008. Pour ce livre «Agadir, la ville impassible», le photographe a capturé des moments de vie, mais aussi des monuments parmi les plus incontournables de la ville. À eux trois, ils font de ce beau livre «Agadir, ville impassible», un événement incontournable, à ne pas rater…

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Publié 7 janvier 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Littérature, Urbanisme

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