Archives de 1 février 2015

Le Maroc espère une accélération de ses exportations de pêche en 2015

par Ariane Salem – medias24.com

Alors que s’ouvre la 3e édition du salon Halieutis à Agadir le 18 février, l’occasion est choisie pour présenter un bilan de la production halieutique marocaine. 

Halieutis

Outil d’accompagnement de la stratégie nationale Halieutis, ce salon est l’occasion pour les professionnels de la pêche mais également de la construction navale de présenter les potentialités du secteur halieutique marocain auprès d’exposants et visiteurs internationaux.

L’événement vise également à faire connaître la stratégie Halieutis et le contenu de ses programmes de mise à niveau des infrastructures et de flotte, ses plans d’aménagement de la ressource, de développement de l’aquaculture et de pôles régionaux de compétitivité des produits de la mer.

60.000 visiteurs venus d’une trentaine de pays sont attendus à Agadir.

Le Maroc, 1er producteur halieutique en Afrique

Réputée pour ses eaux très poissonneuses – ses poissons pélagiques et céphalopodes en premier lieu, mais également, ses poissons blancs, ses crustacés et ses coquillages – le Maroc se hisse à la tête des producteurs de pêche maritime en Afrique et à la 25e place mondiale.

Avec une production annuelle d’un million de tonnes, la pêche maritime contribue au PIB à hauteur de 2,3% en moyenne depuis une dizaine d’années et représente plus de 170.000 emplois directs et près de 500.000 emplois indirects.

La ressource halieutique est destinée essentiellement à l’approvisionnement de traitement des produits de la mer en vue d’une exportation (à hauteur de 80% des ressources), le reste étant destiné à l’approvisionnement du marché local.

Les produits de la mer représentent ainsi 50% des exportations agro-alimentaires du Maroc, soit 7% de ses exportations totales. Les poissons pélagiques (sardines, anchois, thonidés, etc.) sont la ressource la plus exportée. A ce titre, le Maroc occupe le rang de premier producteur et exportateur mondial de sardine.

La demande extérieure devrait s’accélérer en 2015

Du côté du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, on s’attend à ce que ce secteur gagne en importance dans les années à venir. La demande internationale en produits de la mer est encourageante et devrait s’accélérer.

Pragmatiquement, les accords de pêche et de coopération récemment renouvelés avec l’UE et la Russie devraient contribuer à cette accélération.

La convention signée avec l’UE en septembre renouvelle l’accord d’accès à la ressource halieutique du front atlantique qui avait été rompu pendant 2 ans. 126 bateaux de pêche européens, dont 99 espagnols ont ainsi pu obtenir une licence d’opération au large du Maroc, en contrepartie de 40 millions d’euros par an, de transferts de technologie et d’engagement de créations d’emplois.

Le même type d’accord existe également avec la Russie et le Japon. Ces accords devraient ainsi donner lieu à une intensification de la pêche des petits poissons pélagiques essentiellement.

Les grands projets d’aquaculture devraient également contribuer à l’accélération de la demande et à une meilleure valorisation des produits de la mer.

Le parc Haliopolis à Agadir lancé en 2009 qui aura à terme un potentiel de transformation de 500.000 tonnes de produits de la mer par an est notamment un projet phare du plan Halieutis.

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Publié 1 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Salons

Institut français d’Oran : Action culturelle commune

Un grand plaisir de revoir Béatrice Bertrand, l’ancienne directrice de l’Institut Français d’Agadir !

par Djamel Benachour – elwatan.com

Béatrice Bertrand, directrice de l’Institut français d’Oran

Béatrice Bertrand, directrice de l’Institut français d’Oran

 

La première est violoniste, soliste internationale et s’est déjà produite dans les salles les plus prestigieuses, comme le Carnegie Hall de New York ou Pleyel à Paris. Le second, diplômé de l’Ecole supérieure des arts de la Côte d’Ivoire, anime des tournées et enseigne l’art de la percussion partout dans le monde.

L’intérêt de cet événement organisé par l’Institut français d’Oran réside dans le fait qu’il sera précédé, deux jours avant, par une série de rencontres et d’échanges avec les professeurs et les élèves du conservatoire qui, par ailleurs, vient juste d’être entièrement rénové. Le programme trimestriel de l’IFO a été rendu public dimanche lors d’une conférence de presse animée par Béatrice Bertrand, la nouvelle directrice de l’Institut.

Dans la continuité de ce qui a été avancé par son prédécesseur, un accent particulier a été mis sur la coopération et le partenariat avec la municipalité mais aussi avec certains acteurs de la société civile intéressés par l’action culturelle. Certains spectacles ne sont pas propres à Oran, comme c’est le cas pour Eclisses, un quatuor de guitares (3 mars), car invités dans le cadre d’une tournée comprenant les villes d’Annaba, Constantine, Alger et Tlemcen (du 26 février au 5 mars).

Compte tenu de la diversité des publics, la même salle abritera également ce 28 février  une prestation d’un groupe, Blind Digital Citizen, spécialisé dans la musique contemporaine avec un style où se mêlent musiques électroniques, sonorités et rythmes divers inspirés de la planète rock ou blues. Tous les arts sont représentés dans ce programme et certains événements tendent à devenir une tradition, comme les journées de la photographie en février ou le festival du conte en mars.

Dans ce contexte, une soirée spécifique aux contes pour femmes est prévue le 10 mars, avec Nicolas Buenoventura Vidal, qui s’intéresse notamment aux mythes amérindiens. Côté cinéma, un hommage particulier sera rendu à l’acteur talentueux, feu Sotigui Kouyati qui a tenu le premier rôle dans Little Sénégal, de Rachid Bouchareb  sorti en 2001, mais aussi dans Le courage des autres, de Christian Richard (1982).

D’autres films seront projetés éventuellement en présence de producteurs ou de réalisateurs, à l’instar du film émouvant de Pascal Plisson intitulé Sur le chemin de l’école (2013) et consacré aux enfants contraints de parcourir des kilomètres à pied pour assouvir leur soif d’apprendre. Le repenti, de Merzak Allouache (Algérie, 2013) et Le démantèlement (Québec, 2013) complètent cette trilogie classée sous le signe des «trophées de la francophonie» et prévus le 16 et 18 mars.

Tout un programme pour enfants et une série de conférences sur des thèmes divers complètent ce programme agrémenté, le 26 février, par un moment de détente théâtrale musico-comique avec les Rois vagabonds. Ce «concerto pour deux clowns» sera interprété par Julia Moa Caprez et Igor Sellem. «A maintes reprises, quatre ou cinq fois, j’ai demandé à travailler en Algérie, un pays que je connaissais seulement par le biais de ses intellectuels que j’ai eu l’occasion de rencontrer», indique Bétarice Bertrand.

Son vœu a fini par être exaucé. Auparavant, elle a exercé à Agadir et Casablanca (Maroc), à Caracas (Venezuela) mais aussi à Tripoli (Libye) avec l’interlude de l’ouverture démocratique opéré juste après la chute du régime d’El Gueddafi, mais avant l’avènement du chaos qui prévaut encore aujourd’hui.

La nouvelle directrice met en avant  sa maîtrise relative de la langue arabe (parler) et ambitionne d’attirer le public arabophone par des actions qu’elle a privilégiées dès son arrivée en septembre, comme c’est le cas de la présentation des programmes également en langue arabe.

Publié 1 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Culture, Souvenir

Africa Lion commence mardi à Agadir

medias24.com

Le plus grand exercice militaire annuel américain en Afrique, Africa Lion, commence ce mardi 2 février à Agadir. Il réunira 7 pays dans sa première phase.

Soldats marocains et marines us au cours de l'exercice précédent.

Soldats marocains et marines us au cours de l’exercice précédent.

Le Maroc, les États-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Tunisie, la Mauritanie et le Sénégal entament ce mardi à Agadir, la première phase de l’exercice annuel Africa Lion 2015.

L’exercice débutera par un atelier de renforcement des capacités de renseignement au cours de la première semaine de février. La phase principale de l’exercice aura lieu mi-mai.

L’exercice est effectué conformément aux normes d’exploitation de la paix mandatées par l’ONU. Chaque événement est conçu pour renforcer la coopération et la maîtrise opérationnelle entre les nations pour les crises futures et de la réponse d’urgence dans la région. La formation met l’accent sur le renforcement des capacités militaires combinées et en intégrant les expériences et les leçons apprises par les participants.

La deuxième phase de l’exercice implique environ 2.500 personnes originaires des 7 pays participants auxquels se joindront des contingents des Pays-Bas et en Belgique. Le scénario de l’exercice 2015 se concentre sur l’aide humanitaire, les secours en cas de catastrophe, les opérations de stabilité, de commandement et de contrôle avec un volet maritime. Les forces aériennes marocaine et américaine seront également impliquées, notamment dans le ravitaillement en vol et l’appui aérien rapproché missions de formation.

Publié 1 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Solidarité

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