Archives de 14 février 2015

Succès du vide grenier de Français Du Monde-ADFE

Ce vide-grenier a connu un franc succès : certains se pressaient déjà à l’ouverture pour ne pas que les bonnes affaires leur passe sous le nez !

Les photos ci-dessous ont été prises à l’heure du déjeuner et là, on pouvait circuler facilement, les rangs s’étaient éclaircis, les étals aussi !

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Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation

Nouveau single de Don Bigg : Un hommage au Maroc et à son fils (VIDÉO)

Par Anna Ravix – huffpostmaghreb.com

INTERVIEW – Aujourd’hui, Taoufik Junior, le fils de Don Bigg a trois ans. Pour son anniversaire, son papa lui offre son nouveau single: « TJR ». Un morceau de son nouvel album qui sort dans quelques jours.

HuffPost Maroc: Ce nouveau single est tout en douceur… Ce sont les années qui vous assagissent?

Don Bigg: Je parle de la relation d’un père avec son fils, c’est très difficile de ne pas être doux avec ce genre de sujets. Et c’est aussi un retour aux sources: le clip est tourné à Fkih Ben Salah, la mère patrie. C’est important de savoir d’où on vient pour avoir une meilleure idée d’où on va.

Le clip est très soigné, on a l’impression d’une grosse production américaine: c’était votre défi?

Je me suis donné ce challenge: que ça soit tourné au Maroc dans un bled paumé, sans qu’on ai l’impression de regarder un documentaire.Je voulais prouver que ce genre d’images n’étaient pas réservées aux grosses productions américaines. C’était un pari, que je pense avoir gagné, après c’est au public d’en juger, mais personnellement, j’en suis assez satisfait. Je voulais revenir aux sources et en même temps faire quelque chose d’innovant, avec une très belle image qui représente le Maroc que j’aime, que je veux, et que je vois surtout.

Quels messages adressez-vous à votre fils?

Je lui raconte son histoire, je lui conseille d’être soi-même, de se faire confiance, d’être fier de lui tout en gardant la tête sur les épaules. Je lui dis aussi comme la vie peut être difficile au Maroc, mais que je ne veux jamais aller vivre vivre ailleurs. C’est vraiment un titre très personnel.

Comment a réagi votre fils?

Il aime, il aime le revoir, il chante avec…. Il reprend les gestes qu’il a fait devant la caméra pendant le tournage. Il connaît bien ces ambiances, et lui même, il a toujours une caméra, un iphone qui traine autour, il prend des photos… Il est dans son élément en fait. Et d’ailleurs, la première chose qu’il a fait quand il a vu les caméras, c’est de prendre la place du réalisateur: il voulait shooter la scène!

Comment s’est faite la rencontre avec Ahmed Soultane?

Le choix d’Ahmed Soultane s’est fait quand j’ai fini mes couplets: j’ai eu le sentiment que j’avais besoin d’un refrain en tamazight. Je trouvais dommage d’avoir un titre aussi marocain, et de ne parler qu’à une partie des Marocains. A chaque fois que je me produis dans la région d’Agadir, mes fans me demandaient toujours si je pensais écrire un titre en tamazight.

Mais je ne suis pas un arriviste, et le faire pour le faire, dans un but commercial, je ne travaille pas comme ça, depuis le jour où j’ai commencé à faire du rap mon métier. Mais cette fois, ce dialogue tamazight s’est imposé de lui même. Et il se trouve que nous sommes amis avec Ahmed depuis une dizaine d’années. Je pense que c’est le seul, au Maroc, qui maîtrise à la fois le tamazight et le feeling soul. Je ne me suis pas posé la question deux fois, je l’ai appelé pour qu’il vienne écouter le titre, ça l’a touché, on a enregistré dans la semaine qui a suivi.

C’est le premier single de votre prochain album, qui sortira fin février, les autres titres ressemblent à celui là?

En fait, je dirais que ce sont plus des « feelings » que des titres. Ce sont des « feelings » que j’ai eu tout au long de l’année 2014, et c’est pour ça que la sortie de l’album a tardé jusqu’en février 2015. Il fallait absolument que je ressente chaque titre et que je n’ai aucune préméditation sur la sortie, ou l’écriture de tel ou tel couplet. Du coup, c’est un album très personnel, assez dark, mais tout en restant moi-même.

Et vous y parlez de politique comme d’habitude?

Je ne me suis jamais considéré comme étant engagé. Je n’aime pas trop ce cliché qu’on colle à mes albums. On y prend ce qu’on veut et on laisse de côté ce qui ne rentre pas dans ce cliché. Alors que dans mes albums il y aura toujours quelques titres politiques, d’autres doux, d’autres plutôt jovials, de l’égotrip aussi. C’est la même chose sur mon prochain album. Même si j’apporte une nouveauté: deux sujets sur lesquels on ne m’attend pas du tout. C’est une surprise, vous verrez…

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Musique

L’ASSURANCE MALADIE POUR LES INDÉPENDANTS EN VIGUEUR EN JANVIER 2016

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L’Assurance maladie des indépendants, une catégorie ne bénéficiant ni de couverture sociale ni de pensions de retraite, entrera en vigueur à compter de janvier 2016, a annoncé, vendredi à Agadir, le ministre de l’Emploi et des affaires sociales Abdeslam Seddiki.

« Cette mesure concerne les pharmaciens au même titre que les autres catégories concernées par le programme élargi de la couverture sociale des indépendants », a affirmé le ministre à l’ouverture du 3ème Grand salon des pharmaciens du Sud, initié du 13 au 14 février par l’Alliance des syndicats des pharmaciens du Sud (ASPS), sous l’égide du ministère de la Santé et de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc (FNSPM).)

Il a souligné « l’impact important de cette mesure » qui, a-t-il dit, permettra d’élargir la couverture sociale à d’autres catégories comme les étudiants, les artisans et les professionnels du transport, ce qui se répercutera positivement sur l’activité des pharmaciens « dont près de 40 pc d’entre eux passent par des crises financières aigues ».

Appelant les professionnels du secteur à intensifier les efforts et à contribuer efficacement à la mise en oeuvre de cette mesure, il a considéré que le Maroc, qui compte actuellement un peu plus de 10 mille pharmaciens, a besoin de redoubler cet effectif, du fait que près de 50 pc des citoyens recourent aux herboristes pour leur médication en l’absence d’une couverture sociale et médicale.

Plus tôt, le président de l’ASPS Hamid Ouahbi avait qualifié de « paradoxe effarant le fait que le pharmacien lui-même ne bénéficie ni de retraite, ni de couverture médicale, ni de protection sociale », appelant par la même à associer les professionnels à l’élaboration des politiques sectorielles afin « de rompre avec les résultats limités de la couverture sociale ».

L’intervenant a soutenu que l’expertise du pharmacien, sa formation scientifique et son interaction positive avec les patients comme avec son environnement immédiat sont autant d’éléments qui militent en faveur de sa libération de « l’image stéréotypée de vendeur ou revendeur de médicaments », afin d’en faire un acteur essentiel dans le chantier du développement socioéconomique escompté.

Placée sous le signe « la régionalisation est une obligation d’urgence pour la réussite de la nouvelle politique du médicament et de la pharmacie au Maroc », cette 3ème édition du Grand salon des pharmaciens du Sud, après celles de Taroudant et de Dakhla, regroupe plus de 70 exposants et pas moins de 500 participants, dont des experts, des conseillers et des professionnels du secteur pharmaceutique.

Au programme de cette rencontre, dont l’ouverture a été émaillée par une série d’hommages à nombre d’acteurs et d’intervenants du secteur, figurent deux conférences sur « les éléments-clés de la réforme de l’ordre des pharmaciens » et « les nouveaux acquis de la profession », avec la participation d’une pléiade d’intervenants et d’acteurs institutionnels du ministère de tutelle, de l’ASPS et de la FNSPM.

Les travaux de ce salon devront se poursuivre par l’organisation d’une série de conférences et d’ateliers animés par des professeurs, des consultants et des experts confirmés avec la participation de laboratoires pharmaceutiques, qui traiteront de thématiques variées allant de la nutrition à la gestion et à législation pharmaceutiques, en passant par la dermatologie, l’hématologie, le diabète ou l’urologie.

Créée en 2012, l’ASPS regroupe près de 850 pharmaciens affiliés au Syndicat des pharmaciens de la wilaya d’Agadir, Syndicat des pharmaciens de la province de Taroudant et région, Syndicat des pharmaciens d’Ouarzazate, Zagora et Tinghir, Syndicat des pharmaciens de Tiznit et régions, Syndicat des pharmaciens de la wilaya de Guelmim-Essmara, Syndicat des pharmaciens de la province de Tantan, et au Syndicat des pharmaciens de la région d’Oued Eddahab-Lagouira.

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Santé, Société, Solidarité

Tourisme. Les détails sur la campagne de communication du Maroc

medias24.com

Abderrafie Zouiten, DG de l’ONMT, donne les premiers détails sur la manière dont sera déclinée la campagne de promotion de la destination Maroc.

Tourisme. Les détails sur la campagne de communication du Maroc

100 MDH seront donc consacrés à une campagne de promotion de la destination Maroc, en réaction à la conjoncture internationale marquée par les amalgames provoqués par le terrorisme. Depuis le meurtre en Algérie de Hervé Gourdel puis les attentats de Charlie Hebdo à Paris, les touristes français voyagent moins et lorsqu’ils le font, ils sont nombreux à éviter le Maghreb.

Le Maroc a décidé de consacrer la somme de 100 MDH pour une campagne qui se veut rassurante, surtout en France où 20% du budget seront dépensés. Abderrafie Zouiten expose les premiers détails relatifs à cette campagne.

Cette grande campagne de communication sera déployée, début mars pour promouvoir la destination touristique marocaine en Europe et dans les pays du Golfe.
Dans une déclaration à la MAP, M. Zouiten a précisé que cette campagne, qui s’étalera jusqu’à fin juin, représente une enveloppe de près 100 millions de DH, dont 20 millions de DH destinés au seul marché français, notant que l’objectif de cette opération d’envergure est de marquer très fort le positionnement du label Maroc et de mettre en avant les atouts du Royaume et les valeurs de tolérance, d’ouverture et de respect de l’Autrequi sont les siennes.
Cette campagne, qui débutera début mars sur tout le territoire français, sera déployée sur les chaînes de télévision, notamment TF1, BFMTV et Canal+, les réseaux sociaux ainsi que sur des affiches dans le métro et dans les principales artères de la France, a expliqué le directeur général de l’ONMT.
Elle concernera également la région de l’Europe de l’est avec la Pologne, la Slovaquie et la Tchéquie, les pays scandinaves ainsi que ceux du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), a fait savoir M. Zouiten, notant que les professionnels marocains du tourisme sont mobilisés avec une forte proximité sur le terrain, pour assurer plein succès à cette opération.
Il a indiqué, à cet effet qu’un grand événement a été organisé cette semaine par le Royal Mansour auprès de grands prescripteurs en France, ce qui a permis de mettre en avant la marque Maroc et les produits agricoles bio du pays.
« C’est ce genre d’actions qui vont être multipliées par les opérateurs marocains du secteur du tourisme », a-t-il dit, relevant que sur le registre de la promotion de la destination Maroc et de l’esprit culturel du Royaume, « L’Alma Chamber Orchestra », un orchestre composé de grands musiciens, va se produire prochainement au théâtre national Mohammed V de Rabat , à Alger et à Tunis, dans le cadre d’une opération spécifiquement maghrébine pour véhiculer les valeurs d’ouverture et de fraternité entre les peuples de la région.
Autre événement qui illustre l’attrait de la destination Maroc auprès de la clientèle française est le Marathon des Sables dont la prochaine édition (3-13 avril) battra tous les records avec 1.400 inscrits, s’est félicité M. Zouitene.
Il a indiqué, d’autre part, que lors de sa rencontre avec le président de l’association des tour-opérateurs français René-Marc Chikli, il a tenu à assurer les opérateurs touristiques français de la pleine disposition de l’ONMT à tout mettre en œuvre pour que le Maroc, pays de paix, de tolérance et d’accueil, reste la première destination non européenne au départ du marché français.
L’accent a été également mis lors de cette rencontre sur le soutien que peut apporter l’ONMT aux tour-opérateurs français aussi bien au niveau de la communication que de l’accompagnement marketing.
Pour sa part, René-Marc Chikli a salué l’étroite collaboration entre l’ONMT et l’association des tour-opérateurs français visant à renforcer le partenariat entre les deux parties et à accentuer le flux des touristes français vers le Maroc pour ne rien perdre sur la saison du printemps ou de l’été.
« Notre premier partenaire (l’ONMT) a réagi plus vite que les autres. Les tour-opérateurs français sont très satisfaits de cette réactivité qui leur a permis de construire un redémarrage de la destination », a-t-il dit, notant qu’il n’y a pas de défiance à l’égard du Maroc de la part des touristes français.
« Dès le printemps, on retrouvera notre clientèle sur les destinations Marrakech, Agadir, Fès ou autres. On est confiants aujourd’hui. On ressent un redémarrage des réservations depuis une dizaine de jours, a-t-il indiqué, rappelant que les attentats de Paris, qui ont endeuillé la France, « sont aujourd’hui derrière nous ».
Et de conclure que le partenariat exemplaire entre l’ONMT et l’association des tour-opérateurs français permet de transmettre des messages positifs aux clients pour animer la destination Maroc.

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Tourisme

Maroc : 360 millions d’euros d’investissements dédiés au secteur aérien

Par Imen Zine – leconomistemaghrebin.com

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L’Office national des aéroports (ONDA) du Maroc mobilise 360 millions d’euros d’investissement en 2015, dont une grande part sera allouée aux travaux de modernisation de l’aéroport de Casablanca et au renforcement des moyens de contrôle aérien.

D’ailleurs, 43,5% de cette enveloppe  sera consacrée à la poursuite du développement des capacités aéroportuaires du royaume.

La même source a dévoilé que 86,6 millions d’euros seront dédiés à la sûreté et la sécurité des aérodromes, et 60 millions d’euros à la construction du nouveau Centre de contrôle régional à Agadir.

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Transports

Usine de dessalement d’Agadir : l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) publié

par Ariane Salem – .medias24.com

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Le but est d’identifier les opérateurs capables de construire et d’exploiter l’équipement destiné à l’irrigation.

Comme Médias 24 l’annonçait le 19 janvier, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime souhaite établir un partenariat public-privé (PPP) pour la construction et l’exploitation d’une unité de dessalement près d’Agadir, et vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) auprès d’investisseurs et opérateurs pour le projet.

L’unité de dessalement de l’eau de mer devrait avoir une capacité finale de 167.000m3 par jour et approvisionner la zone agricole de Chtouka Aït-Baha à travers un réseau d’irrigation.

Le ministère souhaite réaliser ce projet à travers une délégation de service public auprès d’un ou plusieurs opérateurs privés qui assureront le cofinancement, la conception, l’exploitation, la maintenance et la gestion commerciale pendant 30 ans de l’usine et du réseau.

Le gouvernement accordera une subvention pour la réalisation des travaux, et l’opérateur recevra une redevance d’irrigation de la part des agriculteurs.

Les sociétés et organismes intéressés sont invités à retirer le dossier de pré-qualification et à déposer leur candidature au plus tard le 17 avril 2015 à l’adresse ci-dessous.

Les candidats qui seront pré-qualifiés, participeront dans une seconde étape à l’appel d’offres international qui sera lancé pour la sélection du partenaire stratégique.

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Développement, Eau

Marché de l’argent : Les artisans bijoutiers s’éteignent doucementf

par Fatiha Nakhli – leconomiste.com

  • En plus d’une forte concurrence, la filière confinée au stade traditionnel met les artisans au chômage
  • La cherté de la matière première conduit à l’approvisionnement via les intermédiaires
  • Une convention tutelle-Managem pour «revitaliser» coopératives et artisans

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes
rustiques y sont exposés ainsi que quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux…
Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles,
colliers traditionnels… dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles

 

Désœuvré, Lahcen, artisan bijoutier, occupe ses journées à faire la tournée des vendeurs de bijoux en argent à Agadir, espérant trouver des petites bricoles à faire pour survivre. A part réparer quelques bracelets, colliers ou autres boucles d’oreilles quand la journée est bonne, il ne peut plus aspirer à créer ses propres modèles dans son petit atelier de manière régulière. Parfois, quand la chance lui sourit, il arrive à acquérir quelque 500 ou 250 grammes de matière première pour travailler durant tout le mois.
Le fait est que les fournisseurs, en manque de confiance, ne «lâchent» plus la marchandise facilement. Ils exigent d’être payés d’abord suite aux difficultés rencontrées avec les artisans qui, n’arrivant plus à joindre les deux bouts, deviennent de mauvais payeurs malgré eux. Ainsi, depuis quelques années, les gros commerçants ne s’aventurent plus à remettre de la matière première aux artisans «qui ne ramènent que la moitié de ce qu’on leur a donné», nous explique-t-on à Souk Al Had d’Agadir. Ils préfèrent importer, de manière légale, des bijoux de Turquie et de Thaïlande qui sont très demandés localement. Une opération avec laquelle, certes, ils réalisent un bon retour sur investissement une fois les taxes douanières honorées. Mais en même temps, cela met sur la touche des centaines d’artisans dont le maillon devient inutile et le service pratiquement pas nécessaire.
Comme Lahcen, ils sont aujourd’hui nombreux à souffrir de cette situation. «A mon âge avancé, je ne peux même plus me reconvertir dans un autre métier, je ne sais rien faire d’autre», déplore Lahcen. Le marché local se passe ainsi, de plus en plus, de leurs services car il est pratiquement «noyé» dans la marchandise provenant de Turquie et de Thaïlande, et ces bijoux importés ont tout pour eux: diversité des modèles, finesse dans le travail… et grande quantité et qualité. De fait, dans un pays comme la Turquie, la fabrication des bijoux se fait de manière mécanique et industrielle sous la supervision d’ingénieurs spécialisés. Tandis qu’au Maroc, cette filière reste toujours confinée au stade artisanal et traditionnel.

Difficulté d’accès à la matière première

La décision des commerçants de se tourner vers le marché extérieur est aussi motivée par la difficulté d’accès à la matière première.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

La difficulté d’accès à la matière première oblige les artisans à recourir à la refonte. Les machines de fonderie transforment les anciennes
pièces ou morceaux inutilisés en plaques ou filaments de différentes épaisseurs. Celles-ci dépendent des modèles que l’artisan veut réaliser.
Le grammage 925 par kilo est exigé pour que les bijoux brillent et soient de meilleure qualité

 

L’argent est là mais les prix montent ou descendent selon la Bourse internationale de Londres. Et la mise en place de points de vente légaux a été un véritable échec. Les acheteurs continuent de recourir au marché noir pour s’approvisionner à un prix qui se stabilise autour de 5 DH le gramme au lieu de 7 DH et plus. Les artisans ne demandent qu’à être fournis en matière première. A cause de l’éloignement, ceux qui passent par les intermédiaires (qui se fournissent directement dans les mines) sont lésés car ces derniers n’hésitent pas à arrondir leurs marges. Il faut signaler à ce propos que le ministère de tutelle exige des artisans de se regrouper en coopératives pour qu’ils puissent être fournis sans passer par les intermédiaires. Une solution qui ne fait pas l’unanimité puisque l’adhésion à un groupement de coopératives nécessite d’avancer une importante somme d’argent, ce qui n’est pas à la portée de tous, explique Lahcen Aseffar, président de l’Association des bijoutiers d’Agadir. Bonne nouvelle cependant pour les artisans puisqu’une convention-cadre vient d’être signée en décembre dernier entre le ministère de tutelle et Managem. Objet, sur la matière première extraite, un quota sera réservé et remis aux coopératives qui se chargeront de le vendre à un prix unifié aux artisans.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

«A l’instar d’un pays comme la Turquie, nous aimerions avoir nos propres usines pour fabriquer des bijoux localement et créer des emplois», explique cet importateur. «Pour cela, nous sommes prêts à investir, mais il faut que l’Etat nous soutienne pour l’acquisition de machines de haute technologie et la mise en place de formations spécifiques pour démarrer», a-t-il ajouté. Il précise par ailleurs que la force d’un pays comme la Turquie est aussi de faire des opérations marketing via des séries télé cultes comme «Harem Soultane». Un feuilleton turc qui a fait une si bonne promotion aux bijoux en argent et pierreries que les ventes ont explosé dans les pays arabes. En effet, les clientes demandent les mêmes modèles que ceux portés si gracieusement par les actrices.
En attendant, pour Lahcen et ses confrères, le recours à la refonte des bijoux cassés reste une alternative navrante. Quand c’est possible, un peu de matière première pure est ajoutée pour que le raffinage soit meilleur. Le problème est que parfois, par ignorance ou inadvertance, des pièces rares peuvent être dissoutes. Ce qui porte un coup horrible au patrimoine.
Heureusement, des initiatives sont entreprises de temps en temps pour sauver ce qui peut être sauvé afin que ce capital n’aille pas à la dérive. C’est ainsi que dans le Souss, un musée a été totalement dédié à la mémoire du patrimoine amazigh. Des tapis, poteries et portes rustiques y sont exposés. Quelques outils utilisés par les anciens artisans dans la fabrication des bijoux: soufflet traditionnel, foyer, pince pour tenir le creuset, enclume, marteau…Et bien sûr et principalement des bijoux en argent. Des pièces d’une beauté rare, bracelets, fibules, boucles d’oreilles, colliers traditionnels, dont certaines remontent aux XVIe et XVIIIe siècles.

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Des pièces anciennes sont vendues aux enchères à l’étranger, raconte Abdelhak Arkhaoui, président de l’association Tifaout des bijoutiers de Tiznit.
«J’ai assisté à Paris à une de ces ventes où un bracelet ancien a été vendu à 36.000 euros. Et le vendeur a présenté la facture légale d’achat.
C’est ainsi que notre patrimoine nous file entre les mains au lieu d’être placé dans nos musées», déplore-t-il

 

«Parmi les bijoux exposés au musée amazigh, il y a des pièces impossibles à reproduire car elles gardent bien leur secret de fabrication par les artisans juifs», explique Lahcen Aseffar. Cet homme a joué un rôle prépondérant dans l’acquisition par la municipalité, dans les années 90, d’une collection de pièces rares appartenant à un de ses amis collectionneurs. En tout, c’est un trésor de plus de 1.400 pièces, soit près de 120 kilos d’argent, réunis durant des années. La Commune urbaine n’avait pas hésité à débourser un montant de 850.000 DH pour que la collection reste dans le Souss au lieu d’être distribuée dans différents musées au Maroc comme cela avait été proposé dans le temps. Vu la rareté des pièces, le prix avancé a plus que triplé aujourd’hui, assure Aseffar en bon connaisseur. Bien sûr, toutes les pièces ne peuvent être exposées en même temps, sachant que le musée du patrimoine amazigh d’Agadir comprend trois spacieuses salles d’exposition sur trois niveaux. Ce sont donc quelque 200 pièces qui sont exposées à la fois, par thème et en un système rotatif. Les visiteurs ont ainsi l’occasion de découvrir des nouveautés à chacune de leurs visites. Il faut rappeler que le musée, qui existe depuis 14 ans maintenant, compte 30.000 visiteurs par an, entre touristes, nationaux et écoliers de la région.

                                                                  

Tiznit, capitale de l’argent

Marché de l’argent: Les artisans bijoutiers s’éteignent doucement

Toutes les villes du Souss tiennent commerce de la bijouterie d’argent, mais Tiznit reste la plaque tournante. La couleur est annoncée dès l’entrée de la ville avec la fibule (ou Tazerzit) comme emblème. Promesse tenue une fois arrivé à l’ancienne médina où se trouvent pas moins de 150 commerces spécialisés dans la vente des bijoux en argent. La kessaria, où règne l’odeur de la menthe fraîche, fait le bonheur des touristes nationaux et étrangers qui peuvent se procurer de petites merveilles à des prix toujours plus raisonnables qu’ailleurs.
Dans les vitrines bien décorées, parures frontales, larges bracelets, boucles, bijoux de poitrine ou de cheville et autres fibules donnent envie d’acheter. Les pendentifs ont parfois une signification religieuse ou traditionnelle. Contre le mauvais œil ou le mauvais sort, le chiffre 5 est reproduit dans la «Khamsa», réputée pour sa vertu protectrice. Avec ses 6.000 artisans, dont 400 spécialisés dans l’orfèvrerie, Tiznit n’est toutefois pas le seul lieu où se travaille l’argent. «Les ateliers pullulent aussi à Tafraout, Ida Ousmlal, Tighmi, Tlat Lakhsass, Chtoua Ait Baha, Taroudant qui eux-mêmes fournissent Tiznit, explique Baba El Kourchi, délégué de l’artisanat à Agadir. Maillage, niel, filigrane, incrustation de pierres.

Les secrets des techniques de l’orfèvrerie d’argent sont transmis dans ces ateliers de père en fils. «Malgré les difficultés que traverse le secteur, nous devons pérenniser notre savoir en le transmettant aux générations futures», explique cet artisan. A Tiznit, l’art de l’argent est tellement au cœur de l’économie que, depuis cinq ans maintenant, un festival lui est spécialement dédié. Ainsi, chaque été, le festival d’argent Timizart met la province de Tiznit sous le feu des projecteurs. Et insuffle une vraie dynamique tant au niveau de l’hôtellerie, la restauration que la vente des bijoux, cuir et autres produits du terroir comme l’huile d’argan et amlou. Les deux dernières éditions ont d’ailleurs permis au public de découvrir, respectivement, le plus grand poignard d’argent pesant 27 kilos et un caftan incrusté de pierres semi-précieuses comme le corail, l’amazonite, l’ambre… et pesant 5 kg dont 2 kilos d’argent pur. Une fierté pour la ville.

Formation continue

La formation continue est l’une des stratégies du ministère de l’Artisanat, de l’Economie sociale et solidaire pour améliorer les conditions de vie des artisans. Ces formations leur permettent d’être à jour et de découvrir les nouvelles techniques de travail sous la houlette de designers. Un centre de formation professionnelle de la bijouterie a ainsi été créé à Tiznit il y a près de quatre ans où plus de 600 personnes ont bénéficié de la formation.
Des unités mobiles veillent de même à assurer cette formation continue pour toucher, notamment, les artisans de Taroudant, Tiznit, Ida Ousmlal, Ouarzazate et Zagora. Cette caravane reprend dès janvier. Elle démarrera de Tmsia et Inezgane au bénéfice d’une centaine de personnes avant de se diriger vers d’autres escales. Ce que les professionnels proposent, c’est que, en plus des formations, l’accompagnement se fasse au quotidien, jusqu’à ce que l’artisan crée son propre atelier. Pour cela, il serait intéressant de mettre en place des conventions avec les banques pour des crédits à taux préférentiel. Par ailleurs, pour la valorisation des bijoux en argent dans la province de Tinghir, une casbah va être convertie en musée pour l’exposition des pièces en argent. Une convention a été signée dans ce sens avec la province de Tinghir, le conseil rural et la coopérative Azlag pour la bijouterie.

 

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Artisanat, Culture, Patrimoine, Région

Communiqué de l’UFE

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Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Animation, Sport

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