Nouveau single de Don Bigg : Un hommage au Maroc et à son fils (VIDÉO)

Par Anna Ravix – huffpostmaghreb.com

INTERVIEW – Aujourd’hui, Taoufik Junior, le fils de Don Bigg a trois ans. Pour son anniversaire, son papa lui offre son nouveau single: « TJR ». Un morceau de son nouvel album qui sort dans quelques jours.

HuffPost Maroc: Ce nouveau single est tout en douceur… Ce sont les années qui vous assagissent?

Don Bigg: Je parle de la relation d’un père avec son fils, c’est très difficile de ne pas être doux avec ce genre de sujets. Et c’est aussi un retour aux sources: le clip est tourné à Fkih Ben Salah, la mère patrie. C’est important de savoir d’où on vient pour avoir une meilleure idée d’où on va.

Le clip est très soigné, on a l’impression d’une grosse production américaine: c’était votre défi?

Je me suis donné ce challenge: que ça soit tourné au Maroc dans un bled paumé, sans qu’on ai l’impression de regarder un documentaire.Je voulais prouver que ce genre d’images n’étaient pas réservées aux grosses productions américaines. C’était un pari, que je pense avoir gagné, après c’est au public d’en juger, mais personnellement, j’en suis assez satisfait. Je voulais revenir aux sources et en même temps faire quelque chose d’innovant, avec une très belle image qui représente le Maroc que j’aime, que je veux, et que je vois surtout.

Quels messages adressez-vous à votre fils?

Je lui raconte son histoire, je lui conseille d’être soi-même, de se faire confiance, d’être fier de lui tout en gardant la tête sur les épaules. Je lui dis aussi comme la vie peut être difficile au Maroc, mais que je ne veux jamais aller vivre vivre ailleurs. C’est vraiment un titre très personnel.

Comment a réagi votre fils?

Il aime, il aime le revoir, il chante avec…. Il reprend les gestes qu’il a fait devant la caméra pendant le tournage. Il connaît bien ces ambiances, et lui même, il a toujours une caméra, un iphone qui traine autour, il prend des photos… Il est dans son élément en fait. Et d’ailleurs, la première chose qu’il a fait quand il a vu les caméras, c’est de prendre la place du réalisateur: il voulait shooter la scène!

Comment s’est faite la rencontre avec Ahmed Soultane?

Le choix d’Ahmed Soultane s’est fait quand j’ai fini mes couplets: j’ai eu le sentiment que j’avais besoin d’un refrain en tamazight. Je trouvais dommage d’avoir un titre aussi marocain, et de ne parler qu’à une partie des Marocains. A chaque fois que je me produis dans la région d’Agadir, mes fans me demandaient toujours si je pensais écrire un titre en tamazight.

Mais je ne suis pas un arriviste, et le faire pour le faire, dans un but commercial, je ne travaille pas comme ça, depuis le jour où j’ai commencé à faire du rap mon métier. Mais cette fois, ce dialogue tamazight s’est imposé de lui même. Et il se trouve que nous sommes amis avec Ahmed depuis une dizaine d’années. Je pense que c’est le seul, au Maroc, qui maîtrise à la fois le tamazight et le feeling soul. Je ne me suis pas posé la question deux fois, je l’ai appelé pour qu’il vienne écouter le titre, ça l’a touché, on a enregistré dans la semaine qui a suivi.

C’est le premier single de votre prochain album, qui sortira fin février, les autres titres ressemblent à celui là?

En fait, je dirais que ce sont plus des « feelings » que des titres. Ce sont des « feelings » que j’ai eu tout au long de l’année 2014, et c’est pour ça que la sortie de l’album a tardé jusqu’en février 2015. Il fallait absolument que je ressente chaque titre et que je n’ai aucune préméditation sur la sortie, ou l’écriture de tel ou tel couplet. Du coup, c’est un album très personnel, assez dark, mais tout en restant moi-même.

Et vous y parlez de politique comme d’habitude?

Je ne me suis jamais considéré comme étant engagé. Je n’aime pas trop ce cliché qu’on colle à mes albums. On y prend ce qu’on veut et on laisse de côté ce qui ne rentre pas dans ce cliché. Alors que dans mes albums il y aura toujours quelques titres politiques, d’autres doux, d’autres plutôt jovials, de l’égotrip aussi. C’est la même chose sur mon prochain album. Même si j’apporte une nouveauté: deux sujets sur lesquels on ne m’attend pas du tout. C’est une surprise, vous verrez…

Publicités

Publié 14 février 2015 par Michel Terrier dans Actualité, Agadir, Musique

%d blogueurs aiment cette page :